Vue d'ensemble
Définition médicale, champs réglementaires, dispositifs de soins, sanctions et numéros d'aide.
Ce qu'il faut savoir
- Une addiction est une pathologie cérébrale définie par une dépendance à une substance (alcool, drogues, tabac) ou à une activité (jeux d'argent ou de hasard), avec des conséquences négatives pour la santé.
- Le dossier couvre cinq dépendances : alcool, drogues, tabac, cigarette électronique et jeux d'argent.
- L'interdiction de fumer vise les lieux publics fermés, les transports publics, les établissements scolaires, le lieu de travail et de nombreux espaces extérieurs. Un espace fumeurs peut être aménagé, sauf dans les écoles et les établissements de santé.
- La mise en vente, la vente, la distribution et l'offre gratuite des cigarettes électroniques jetables sont interdites : amende de 100 000 €.
- L'interdiction volontaire de jeux est une démarche personnelle et confidentielle auprès de l'ANJ. Elle dure 3 ans et est renouvelable tacitement.
- Quatre services d'écoute gratuits et anonymes accompagnent la personne concernée comme son entourage.
Conditions essentielles
- Il faut être majeur pour demander à être interdit de jeux : les mineurs ne sont pas autorisés à jouer.
- Le traitement d'une dépendance aux drogues peut être demandé à l'initiative de la personne, par signalement d'un professionnel (médecin ou assistante sociale) ou par injonction thérapeutique.
- Les substituts nicotiniques remboursés le sont à 65 % sur prescription médicale ; le reste peut être pris en charge par la complémentaire.
Les étapes
- Identifier la dépendance : substance ou activité.
- Vérifier les règles applicables : lieux interdits, seuils, sanctions.
- Contacter un service d'écoute gratuit et anonyme, ou son médecin traitant.
- Drogues : se rendre dans un CSAPA, un Caarud ou une unité hospitalière d'addictologie.
- Tabac : demander une prescription de substituts nicotiniques et appeler le 39 89.
- Jeux d'argent : déposer une demande d'interdiction volontaire auprès de l'ANJ.
- En cas d'infraction, saisir les personnes et organismes habilités à la signaler.
Les montants d'amende, les seuils d'alcoolémie, les délais d'interdiction et les horaires d'ouverture des services sont détaillés ci-dessous.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour la conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, voir les fiches liées « Alcool au volant » et « Drogue au volant ».
Qu'est-ce qu'une addiction ?
Les addictions sont, du point de vue scientifique et médical, des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou à une activité, avec des conséquences négatives pour la santé.
La dépendance porte sur une substance (alcool, drogues, tabac) ou sur une activité (jeux d'argent ou de hasard). Le dossier est rattaché au thème « Social - Santé », sous-thème « Santé », pour la France entière.
Règle
Le régime diffère : l'alcool et les drogues relèvent d'une réglementation des lieux et d'un dispositif de soins ; le tabac et le vapotage d'une interdiction de consommation dans certains lieux ; les jeux d'argent d'un mécanisme d'interdiction de jouer piloté par l'ANJ.
Les quatre services d'écoute du dossier sont accessibles à la personne concernée comme à son entourage.
Les cinq dépendances couvertes
- Alcool
- Consommation réglementée, interdite dans certains lieux et à certaines personnes. L'ivresse sur la voie publique est illégale.
- Drogues
- La personne dépendante peut bénéficier d'une cure de désintoxication ; la justice peut prononcer une injonction thérapeutique.
- Tabac
- L'interdiction vise notamment les lieux publics fermés ; des espaces fumeurs peuvent être aménagés.
- Cigarette électronique
- Vapoter est interdit notamment dans les établissements scolaires et ceux accueillant, formant ou hébergeant des mineurs.
- Jeux d'argent
- L'interdiction de jeux peut être volontaire ou demandée par un tiers (juge, ministre de l'intérieur ou représentant légal).
Les règles de conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants relèvent de deux fiches liées distinctes, classées dans le thème « Transports - Mobilité ».
Alcool : quels lieux sont réglementés ?
L'ivresse manifeste dans un lieu public est interdite. Aucun taux d'alcoolémie ne la délimite : l'état d'ivresse est évalué par les forces de l'ordre selon la situation.
Les forces de l'ordre peuvent conduire, à ses frais, la personne en cellule de dégrisement, pour la durée nécessaire à la dissipation des effets — 6 heures en général, durée laissée à l'appréciation de l'autorité.
Règle
La vente et la consommation sur la voie publique ne sont pas interdites au niveau national, mais peuvent être réglementées par une autorité locale (arrêté préfectoral ou municipal), dans la limite du temps et de l'espace.
- Interdits de proximité : pas de débit à consommer sur place autour des établissements de santé, centres de soins et de prévention en addictologie, Caarud, établissements d'enseignement, de formation, d'hébergement collectif ou de loisirs de la jeunesse, stades, piscines et terrains de sport.
- Débits de nuit : mise à disposition obligatoire d'éthylotests indiquant les taux limites d'alcoolémie et rappelant l'interdiction de conduire au-delà.
- Stades et gymnases : vente et distribution interdites, sauf autorisation exceptionnelle.
- Mineurs : vente ou offre gratuite interdite aux moins de 18 ans. Le mineur de moins de 16 ans ne peut entrer seul dans un bar ou un café servant de l'alcool : il doit être accompagné d'un parent, d'un tuteur ou de toute autre personne majeure en ayant la charge ou la surveillance.
Alcool : au travail et au volant
Aucune boisson alcoolisée n'est autorisée sur le lieu de travail, sauf le vin, la bière, le cidre ou le poiré.
Règle
Ces boissons peuvent être autorisées lors d'événements particuliers (pot de départ ou de fin d'année, anniversaire, repas d'affaires) ou au restaurant d'entreprise. L'employeur peut interdire tout alcool pour des raisons de sécurité : sa responsabilité peut être engagée en cas d'accident causé par un salarié ivre. Il est interdit de laisser entrer ou séjourner des personnes en état d'ivresse.
- Conduite normale : interdiction à partir de 0,5 gramme par litre de sang.
- Permis probatoire ou conduite accompagnée : seuil de 0,2 gramme par litre.
- Éthylotest anti-démarrage (EAD) : les règles varient selon la situation.
Alcool : quelles sanctions ?
| Situation | Sanction |
|---|---|
| Ivresse sur la voie publique | Contravention jusqu'à 150 € |
| Ivresse lors d'une partie de chasse | 1 500 € d'amende |
| Vente d'alcool à des mineurs | 7 500 € d'amende |
| Offre gratuite d'alcool à des mineurs dans débits, commerces et lieux publics | 7 500 € d'amende |
| Mineur de moins de 16 ans non accompagné admis dans un bar ou café | 750 € contre le responsable |
La personne arrêtée en état d'ivresse sur la voie publique est jugée par le tribunal de police, qui peut être celui du lieu de commission, de constatation ou de résidence du prévenu.
La conduite sous l'emprise d'un état alcoolique peut entraîner, selon le taux relevé : amende, retrait de points, suspension ou retrait du permis, voire prison. Un magistrat peut prononcer une injonction de soins.
En cas d'hospitalisation (coma éthylique, par exemple), la convocation et l'audience auront lieu ultérieurement.
Alcool : comment être aidé ?
On peut se rapprocher de son médecin traitant ou contacter Alcool info service, aide et soutien destinés à tous ceux qui se questionnent sur leur consommation d'alcool ou celle d'un proche. Le service fournit des informations sur les effets, les risques, la loi et les lieux d'accueil.
- Téléphone : 0 980 980 930, anonyme et non surtaxé, ouvert 7 j/7 de 8 h à 2 h.
- Chat individuel : via *alcool-info-service.fr/chat*, du lundi au vendredi de 14 h à minuit, le samedi et dimanche de 14 h à 20 h. Une fenêtre « Besoin d'aide ? » s'affiche lorsqu'un écoutant est disponible.
- Si le chat ne fonctionne pas, il est conseillé de téléphoner.
Drogues : dispositifs de soins et d'accueil
La dépendance aux drogues — cannabis, héroïne, cocaïne — peut se traiter à l'initiative de la personne elle-même. Deux services médicaux spécialisés peuvent la guider, complétés par des structures d'accueil à moindre risque.
- CSAPA
- Centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie : accompagnement vers l'arrêt de drogues, la consommation modérée ou un traitement de substitution pour les dépendants aux opiacés. L'usager choisit. Le sevrage peut être ambulatoratoire ou hospitalier ; l'accompagnement se poursuit pendant toute sa durée et au-delà, par ateliers consolidant l'arrêt.
- Unités hospitalières
- Prise en charge ambulatoire en addictologie hospitalière, avec consultations externes du type CSAPA.
- Caarud
- Conseil personnalisé, accueil collectif et individuel, matériel de prévention des infections, médiation sociale contre les nuisances, délivrance de certains médicaments (eau pour préparations injectables), soutien à l'accès aux soins, aux droits, au logement et à l'insertion professionnelle.
- HSA
- Haltes soins addictions, ouvertes par certains CSAPA et Caarud jusqu'au 31 décembre 2027. Elles aident les personnes majeures voulant réduire les risques (surdose, infection), qui peuvent consommer en conditions sécurisées et être accompagnées (médecin traitant, aide psychiatrique, sevrage).
Il existe une HSA à Paris et une autre à Strasbourg. L'entourage peut aussi s'adresser à un CSAPA.
Drogues : le signalement à l'ARS
Un médecin ou une assistante sociale peut signaler le cas d'une personne toxicomane à l'Agence régionale de santé (ARS), qui ordonne une enquête sur sa vie familiale, professionnelle et sociale et demande un examen médical.
| Résultat de l'examen | Suite donnée |
|---|---|
| Une dépendance est révélée | Cure de désintoxication dans l'établissement de son choix ; sinon l'ARS peut en désigner un d'office. |
| Aucune dépendance | Surveillance médicale par un médecin choisi par le directeur général de l'ARS, un dispensaire d'hygiène sociale, ou un établissement agréé, public ou privé. |
Le code de la santé publique prévoit à la fois le signalement par les services sociaux et le signalement par l'autorité judiciaire.
Drogues : l'injonction thérapeutique
Un juge peut demander à une personne toxicomane de se faire soigner : ces soins sont une injonction thérapeutique (ou injonction de soins) et peuvent comprendre une cure de désintoxification.
Règle
Elle est ordonnée dans le cadre d'une mesure alternative aux poursuites pénales, d'une peine complémentaire ou d'un sursis avec mise à l'épreuve. Le juge informe l'ARS, qui fait procéder à l'examen médical par un médecin relais et, éventuellement, à une enquête sur la vie familiale, professionnelle et sociale.
Le médecin fait connaître à l'autorité judiciaire son avis sur l'opportunité de la mesure. L'expérimentation des salles de consommation à moindre risque relève de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 ; le cahier des charges des « haltes soins addictions » a été approuvé par un arrêté du 26 janvier 2022.
Tabac : quels lieux sont interdits ?
Dans tous les lieux publics fermés ou de travail, il est interdit de fumer sauf dans des espaces aménagés.
| Lieux | Interdiction | Espace fumeurs |
|---|---|---|
| Établissement d'enseignement public ou privé, et zone de l'espace public dans un rayon de 10 mètres des entrées des écoles, collèges et lycées | OUI | NON |
| Centres de formation des apprentis (CFA) | OUI | NON |
| Établissement accueillant, formant ou hébergeant des mineurs ou servant à leur pratique sportive, et zone dans un rayon de 10 mètres des entrées | OUI | NON |
| Établissement de santé | OUI | NON |
| Lieu public clos et couvert (restaurant, café, centre commercial, discothèque) | OUI | OUI |
| Lieu collectif de travail sans accueil du public | OUI | OUI |
| Lieu collectif de travail avec accueil du public | OUI | OUI |
| Bureau individuel | OUI | NON |
| Transport public, y compris les abribus pendant les heures de service | OUI | NON |
| Plage pendant la saison balnéaire | OUI | NON |
| Parc et jardin publics | OUI | NON |
Établissement d'enseignement public ou privé, et zone de l'espace public dans un rayon de 10 mètres des entrées des écoles, collèges et lycées
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Centres de formation des apprentis (CFA)
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Établissement accueillant, formant ou hébergeant des mineurs ou servant à leur pratique sportive, et zone dans un rayon de 10 mètres des entrées
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Établissement de santé
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Lieu public clos et couvert (restaurant, café, centre commercial, discothèque)
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- OUI
Lieu collectif de travail sans accueil du public
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- OUI
Lieu collectif de travail avec accueil du public
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- OUI
Bureau individuel
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Transport public, y compris les abribus pendant les heures de service
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Plage pendant la saison balnéaire
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Parc et jardin publics
- Interdiction
- OUI
- Espace fumeurs
- NON
Règle
Il est aussi interdit de fumer dans une voiture en présence d'un mineur et dans une aire collective de jeux. Le responsable peut élargir l'interdiction à ses locaux si la mesure est justifiée et proportionnée.
Depuis le 1ᵉʳ avril 2026, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition et l'emploi de produits à usage oral contenant de la nicotine sont interdits. Cette interdiction ne s'applique pas aux tabacs à chiquer.
Tabac : fumoirs et sanctions
Les fumoirs sont des salles closes affectées à la consommation du tabac, où aucune prestation de service (exemple : cafétéria) ne peut être délivrée. Ils doivent respecter des normes techniques précises (extraction d'air par ventilation mécanique permettant un renouvellement d'air) et garantir la sécurité des non-fumeurs. Leur installation n'est pas une obligation, et aucun fumoir ne peut être créé dans les écoles, collèges, lycées, universités ni dans les établissements de santé.
Règle
Les mineurs n'y sont pas autorisés et une signalétique spécifique doit être apposée à l'entrée.
| Personne visée | Faits sanctionnés | Amende |
|---|---|---|
| Responsable des lieux | Absence de la signalisation prévue | jusqu'à 750 € |
| Responsable des lieux | Emplacement réservé non conforme aux normes techniques | jusqu'à 750 € |
| Responsable des lieux | Favorisation volontaire de la violation de l'interdiction | jusqu'à 750 € |
| Usager | Fumer dans un lieu à usage collectif hors emplacement réservé | jusqu'à 750 € |
| Usager | Fumer dans un véhicule en présence d'un mineur | jusqu'à 750 € |
Responsable des lieux
- Faits sanctionnés
- Absence de la signalisation prévue
- Amende
- jusqu'à 750 €
Responsable des lieux
- Faits sanctionnés
- Emplacement réservé non conforme aux normes techniques
- Amende
- jusqu'à 750 €
Responsable des lieux
- Faits sanctionnés
- Favorisation volontaire de la violation de l'interdiction
- Amende
- jusqu'à 750 €
Usager
- Faits sanctionnés
- Fumer dans un lieu à usage collectif hors emplacement réservé
- Amende
- jusqu'à 750 €
Usager
- Faits sanctionnés
- Fumer dans un véhicule en présence d'un mineur
- Amende
- jusqu'à 750 €
Tabac : qui peut signaler ?
- Toute personne d'une entreprise
- Dépose plainte auprès du procureur de la République ou du commissariat. L'infraction doit être constatée par un officier de police judiciaire, qui ne peut entrer dans l'entreprise que sur autorisation de l'employeur ou après mandat d'un juge d'instruction.
- Agent de contrôle de l'inspecteur du travail
- Établit un procès-verbal en double exemplaire, envoyé au préfet du département et déposé au parquet.
- Associations de plus de 5 ans
- Déclarées depuis au moins 5 ans à la date des faits et dont les statuts prévoient la lutte contre le tabagisme : elles peuvent se porter partie civile.
- Associations de consommateurs agréées
- Si leurs statuts prévoient la lutte contre le tabagisme, elles peuvent se porter partie civile.
- Associations familiales (Unaf)
- Rattachées à l'Union nationale des associations familiales : elles peuvent se porter partie civile.
Le parquet représente les intérêts de la société devant les juridictions. Le procureur de la République le dirige : destinataire des plaintes, il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.
Les périmètres et modèles de signalisation sont fixés par un arrêté du 21 juillet 2025 (articles R. 3512-2 et R. 3512-7 du code de la santé publique).
Tabac : arrêter de fumer
Les substituts nicotiniques sont un traitement médicamenteux qui augmente les chances de réussir à arrêter de fumer.
Règle
Ceux figurant sur la liste des substituts nicotiniques remboursés sont remboursés à 65 % sur prescription médicale. La part restante — après remboursement de l'Assurance maladie et avant participations forfaitaires — peut être prise en charge par la complémentaire. Les pharmacies peuvent pratiquer la dispense d'avance de frais.
- 39 89 – Tabac info service : non surtaxé et gratuit, ouvert du lundi au samedi de 8 h à 20 h, avec demande de rappel possible.
- Personnes sourdes ou malentendantes : plateforme Acceo, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h 30 et le samedi de 9 h à 12 h 30.
Vapotage : quels lieux sont interdits ?
Vapoter est interdit dans les établissements scolaires, ceux accueillant, formant ou hébergeant des mineurs, les moyens de transport collectif fermés et les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Contrairement au tabac, l'interdiction ne s'applique pas partout : elle laisse au responsable des lieux une faculté de décision dans plusieurs catégories.
| Lieux | Interdiction de vapoter |
|---|---|
| Établissement d'enseignement public ou privé | OUI |
| Centres de formation des apprentis (CFA) | OUI |
| Établissement accueillant, formant ou hébergeant des mineurs ou servant à leur pratique sportive | OUI |
| Établissement de santé (hors espaces collectifs de travail fermés et couverts sans accueil du public, comme une salle d'opération) | NON, sauf décision contraire du responsable |
| Lieu public clos et couvert (restaurant, café, centre commercial, discothèque) | NON, sauf décision contraire du responsable |
| Lieu collectif de travail sans accueil du public | OUI |
| Lieu collectif de travail avec accueil du public | NON, sauf décision contraire du responsable |
| Bureau individuel | NON, sauf décision contraire du responsable |
| Aire de jeux pour enfants (parc, jardin public) | NON |
Règle
Le responsable, par le règlement intérieur, peut élargir l'interdiction à l'ensemble de ses locaux. Une chambre d'hôtel est assimilée à un lieu privé : l'interdiction y repose sur sa décision.
Vapoter au volant est interdit dès que la cigarette électronique, tenue en main, empêche une bonne conduite : le conducteur doit pouvoir exécuter facilement et sans délai toute manœuvre utile. La verbalisation est à l'appréciation des forces de l'ordre.
Vapotage : cigarettes jetables et sanctions
La mise en vente, la vente, la distribution ou l'offre gratuite des cigarettes électroniques jetables — les « puffs » — sont interdites. L'interdiction vise les dispositifs non rechargeables en liquide, que leur batterie soit rechargeable ou pas. La sanction est une amende de 100 000 €.
| Personne visée | Faits sanctionnés | Amende |
|---|---|---|
| Responsable des lieux | Absence de la signalisation prévue | jusqu'à 450 € |
| Usager | Vapoter dans un lieu à usage collectif | jusqu'à 750 € |
Responsable des lieux
- Faits sanctionnés
- Absence de la signalisation prévue
- Amende
- jusqu'à 450 €
Usager
- Faits sanctionnés
- Vapoter dans un lieu à usage collectif
- Amende
- jusqu'à 750 €
Règle
L'employeur doit veiller à la santé et à la sécurité de ses travailleurs par des actions de prévention, d'information et de formation.
Vapotage : qui peut agir ?
- Inspection du travail
- Établit un procès-verbal en double exemplaire, envoyé au préfet et déposé au parquet.
- DGCCRF
- Compétente pour diverse infractions liées aux dispositifs de vapotage : teneur maximale en nicotine, certains additifs, publicité en faveur de tous les produits de vapotage.
- RéponseConso — 0809 540 550
- Numéro non surtaxé. Lundi et mardi 8 h 30-12 h 30 et 13 h 15-17 h 15 ; mercredi 13 h 15-17 h 15 ; jeudi 8 h 30-12 h 30 ; vendredi 8 h 30-16 h.
- Salarié
- Dépose plainte auprès du procureur de la République ou du commissariat.
- Associations
- Celles déclarées depuis au moins 5 ans à la date des faits et dont les statuts prévoient la lutte contre le tabagisme, les associations de consommateurs agréées et les associations familiales rattachées à l'Unaf peuvent se porter partie civile.
Jeux : s'interdire de jouer
Pour se protéger, on peut demander à être interdit de jeux : l'inscription dans un fichier spécifique est transmise aux casinos physiques, cercles de jeux et opérateurs légaux de jeux en ligne.
C'est une démarche strictement personnelle et confidentielle, réalisée uniquement par la personne concernée ou son tuteur. Il faut être majeur : les mineurs ne sont pas autorisés à jouer. Elle est recommandée en cas de conséquences d'un jeu excessif — problèmes financiers et familiaux, isolement, angoisse, difficultés de s'arrêter de jouer.
- Évaluer sa dépendance
- Un questionnaire en ligne de l'Autorité nationale des jeux (ANJ) permet une évaluation anonyme.
- Aider un proche
- Le site de l'ANJ propose des conseils à la rubrique « Je fais partie de l'entourage d'un joueur ».
- Carte bancaire utilisée par un proche
- Prévenir la banque afin qu'elle bloque de futurs prélèvements, puis informer l'opérateur de jeux, qui peut bloquer voire clôturer le compte du proche.
- Auto-exclusion et LVA
- Possibilité de s'auto-exclure d'un site et d'opter pour une limitation volontaire d'accès auprès de casinos et clubs de jeux.
Règle
La demande se fait par internet ou par courrier (formulaire ANJ). Pour une demande par courrier, l'ANJ renvoie un recommandé avec accusé de réception : l'inscription démarre quand l'ANJ reçoit l'avis attestant la bonne réception du pli recommandé.
L'interdiction dure 3 ans et est renouvelable tacitement : sans démarche auprès de l'ANJ, elle est maintenue. Elle vaut en métropole et outre-mer. Sa levée, par internet ou courrier, est déconseillée en cas de conséquences d'un jeu excessif.
Jeux : conséquences de l'interdiction
| Situation | Conséquence |
|---|---|
| Cas général | Interdiction d'entrer dans un casino physique ou club de jeux, d'accéder à un site agréé par l'ANJ (paris sportifs, hippiques, poker) et aux jeux de la FDJ et du PMU avec compte joueur. Aucun compte ne peut être ouvert sur un site de jeux d'argent. |
| Salarié d'un établissement de jeux | Accès au lieu de travail interdit : l'interdiction entraîne la perte de l'agrément et donc la perte de l'emploi. Elle vaut pour tous les métiers exigeant un agrément. |
| Candidat à un emploi | Un refus d'agrément entraîne l'impossibilité d'être recruté dans l'établissement durant 3 ans. |
Le fichier est transmis aux casinos physiques, aux clubs de jeux et aux sites légaux. Chaque établissement contrôle systématiquement l'identité à l'entrée des salles de jeux, et les sites doivent informer de la possibilité de s'auto-interdire.
Jeux : l'interdiction par un tiers
- Initiative de la justice
- Le tribunal judiciaire est compétent dans le cadre d'une peine complémentaire (tentative d'escroquer un casino), d'une libération conditionnelle ou d'un sursis avec mise à l'épreuve. Le juge peut exiger de l'ANJ une interdiction de 5 ans maximum. Sa fin est automatique.
- Initiative du ministre de l'intérieur
- Prononcée en cas de troubles à l'ordre, à la tranquillité ou au déroulement normal des jeux (violences commises dans un casino). Elle peut être prononcée même sans votre accord, de 5 ans maximum. L'ANJ en est informée. Sa fin est automatique.
- Contestation
- L'interdiction ministérielle se conteste devant le tribunal administratif dont dépend votre domicile.
- Initiative du tuteur
- Le tuteur s'adresse à l'ANJ. L'interdiction dure 3 ans, est renouvelable tacitement et vaut en métropole et outre-mer. Sa levée passe par le service en ligne ou par courrier à l'ANJ, 11 boulevard Gallieni, 92130 Issy-les-Moulineaux.
Dans tous les cas, l'interdiction empêche l'accès aux casinos physiques, aux clubs de jeux, aux sites agréés par l'ANJ et aux jeux de la FDJ et du PMU réalisés avec un compte joueur. Elle n'est possible qu'à partir de la majorité.
La levée est déconseillée en cas de conséquences d'un jeu excessif : problèmes financiers et familiaux, isolement, angoisse, impossibilité de s'arrêter de jouer.
Numéros d'écoute et services d'aide
| Service | Téléphone | Horaires |
|---|---|---|
| Alcool info service | 0 980 980 930 | 7 j/7, 8 h-2 h. Anonyme, non surtaxé. Chat : lun-ven 14 h-minuit, sam-dim 14 h-20 h. |
| Drogues info service | 0 800 23 13 13 | 7 j/7, 8 h-2 h. Gratuit et anonyme. Chat : lun-ven 14 h-minuit, sam-dim 14 h-20 h. |
| 39 89 – Tabac info service | 39 89 | Lun-sam 8 h-20 h. Non surtaxé, gratuit, rappel possible. Acceo : lun-ven 9 h-17 h 30, sam 9 h-12 h 30. |
| Joueurs info service | 09 74 75 13 13 | 7 j/7, 8 h-2 h. Anonyme, non surtaxé. Chat : lun-ven 14 h-minuit, sam-dim 14 h-20 h. Mail sous 48 h. |
| RéponseConso (DGCCRF) | 0809 540 550 | Lun-mar 8 h 30-12 h 30 et 13 h 15-17 h 15 ; mer 13 h 15-17 h 15 ; jeu 8 h 30-12 h 30 ; ven 8 h 30-16 h. |
Alcool info service
- Téléphone
- 0 980 980 930
- Horaires
- 7 j/7, 8 h-2 h. Anonyme, non surtaxé. Chat : lun-ven 14 h-minuit, sam-dim 14 h-20 h.
Drogues info service
- Téléphone
- 0 800 23 13 13
- Horaires
- 7 j/7, 8 h-2 h. Gratuit et anonyme. Chat : lun-ven 14 h-minuit, sam-dim 14 h-20 h.
39 89 – Tabac info service
- Téléphone
- 39 89
- Horaires
- Lun-sam 8 h-20 h. Non surtaxé, gratuit, rappel possible. Acceo : lun-ven 9 h-17 h 30, sam 9 h-12 h 30.
Joueurs info service
- Téléphone
- 09 74 75 13 13
- Horaires
- 7 j/7, 8 h-2 h. Anonyme, non surtaxé. Chat : lun-ven 14 h-minuit, sam-dim 14 h-20 h. Mail sous 48 h.
RéponseConso (DGCCRF)
- Téléphone
- 0809 540 550
- Horaires
- Lun-mar 8 h 30-12 h 30 et 13 h 15-17 h 15 ; mer 13 h 15-17 h 15 ; jeu 8 h 30-12 h 30 ; ven 8 h 30-16 h.
On peut appeler que l'on soit concerné directement ou indirectement. Ces services fournissent écoute, soutien, conseils et orientations, ainsi que des informations sur les effets, les risques, la loi et les lieux d'accueil.
Les quatre premiers services sont gratuits et anonymes. Chez Joueurs info service, les questions posées le vendredi soir et le week-end reçoivent une réponse à partir du lundi suivant ; en forte affluence, les délais sont rallongés — il est alors conseillé de téléphoner. Si le chat ne fonctionne pas, contactez un écoutant par téléphone.
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Addictions
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Alcool au volantFiche liée (voir aussi) — Transports - Mobilité
- Drogue au volantFiche liée (voir aussi) — Transports - Mobilité
- Quels sont les jeux d'argent interdits aux mineurs ?Fiche liée (Question-Réponse)
- Un mineur peut-il entrer dans un casino ?Fiche liée (Question-Réponse)
Les montants d'amende, les seuils d'alcoolémie, les taux de remboursement et les durées d'interdiction de jeux sont fixés par le code de la santé publique, le code du travail, le code de la route et le code de la sécurité intérieure. Plusieurs règles ont évolué récemment : interdiction des produits à usage oral contenant de la nicotine depuis le 1ᵉʳ avril 2026, interdiction de la vente de cigarettes électroniques jetables, arrêté de signalisation du 21 juillet 2025. Les dispositifs d'accueil évoluent aussi : les haltes soins addictions ne sont ouvertes que jusqu'au 31 décembre 2027 et ne sont implantées qu'à Paris et Strasbourg. Vérifier les dernières évolutions auprès de la DILA, du ministère chargé de la santé et de l'Autorité nationale des jeux.
