Couple tenant les clés de leur nouveau logement — installation dans un chez-soi

Promesse de vente d'un logement existant : promesse unilatérale ou compromis

Pour vendre ou acheter un logement existant, deux principaux avant-contrats existent : la promesse unilatérale de vente, par laquelle le seul vendeur s'engage en laissant à l'acquéreur la faculté d'opter, et le compromis de vente (promesse synallagmatique), par lequel vendeur et acquéreur s'engagent réciproquement. Ces deux actes reposent sur des règles juridiques différentes, notamment en matière de forme, d'enregistrement, de somme versée à la signature et de délais.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir avant de signer un avant-contrat pour un logement existant : promesse unilatérale ou compromis, documents, sommes versées, délais et droit de rétractation.

Ce qu'il faut savoir

  • Deux types d'avant-contrats existent pour la vente d'un logement existant : la promesse unilatérale de vente (le seul vendeur s'engage) et le compromis de vente, aussi appelé promesse synallagmatique de vente (les deux parties s'engagent réciproquement).
  • La promesse unilatérale de vente établie sous signature privée doit être enregistrée dans un délai de 10 jours auprès du service de la publicité foncière ; l'enregistrement coûte 125 €.
  • Lorsque le vendeur est une personne physique, la promesse unilatérale ou le compromis doit obligatoirement être constaté par un acte authentique (notarié) si sa durée de validité dépasse 18 mois.
  • L'acquéreur non professionnel d'un bien à usage d'habitation dispose d'un droit de rétractation de 10 jours calendaires à compter de la notification de l'avant-contrat.
  • Dans la promesse unilatérale, l'indemnité d'immobilisation (5 % à 10 % du prix) rémunère l'exclusivité accordée à l'acquéreur ; dans le compromis, le dépôt de garantie (environ 10 % du prix) constitue un acompte.
  • Les sommes versées sont encaissées et bloquées sur le compte séquestre du notaire ; elles sont restituées intégralement si les conditions suspensives ne se réalisent pas.
  • Le vendeur est définitivement engagé dès la signature de l'avant-contrat et ne peut plus remettre son bien sur le marché, sauf clause de dédit prévue à l'acte.
  • Les documents du dossier (diagnostics techniques notamment) doivent être en cours de validité à la date de la promesse ; leur durée de validité varie de 6 mois (termites, état des risques) à permanent (amiante).

Conditions essentielles

  • Les éléments essentiels de la vente (désignation du bien et prix) doivent être clairement définis ou déterminables de manière objective au moment de la levée d'option.
  • La promesse unilatérale établie sous signature privée doit être enregistrée dans les 10 jours à compter de son acceptation par l'acquéreur.
  • Acte authentique obligatoire si la durée de validité de l'avant-contrat (personne physique vendeur) dépasse 18 mois.
  • Les diagnostics techniques doivent être en cours de validité à la date de la promesse.
  • Le vendeur doit informer l'acquéreur de toute information déterminante pour son consentement (travaux coûteux en copropriété, fissures, risque d'inondation…) sous peine d'annulation du contrat.

Les étapes

  • Rassembler les documents du vendeur (titre de propriété, diagnostics techniques, documents de copropriété ou de lotissement le cas échéant).
  • Rassembler les documents de l'acquéreur (pièce d'identité, et pour le compromis : extrait d'acte de naissance, justificatif de domicile, justificatif de situation familiale).
  • Choisir la forme de l'avant-contrat : promesse unilatérale ou compromis ; acte sous signature privée ou acte authentique.
  • Rédiger l'avant-contrat avec les mentions obligatoires (bien, prix, conditions suspensives, délais, droit de rétractation).
  • Signer l'acte (papier ou, pour l'acte authentique, électronique) en autant d'exemplaires originaux que de parties.
  • Le cas échéant, enregistrer la promesse unilatérale sous signature privée dans les 10 jours (coût : 125 €).
  • Verser le cas échéant l'indemnité d'immobilisation ou le dépôt de garantie sur le compte séquestre du notaire.
  • L'acquéreur non professionnel dispose de 10 jours pour se rétracter ; à défaut, les parties accomplissent les conditions suspensives puis signent l'acte de vente définitif.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — documents propres à la copropriété ou au lotissement, contenu complet de chaque avant-contrat, régime alsacien-mosellan — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail de la promesse unilatérale (droit d'option, enregistrement, indemnité d'immobilisation), voir la section dédiée. Pour le compromis (engagements réciproques, dépôt de garantie, Alsace-Moselle), voir « Qu'est-ce qu'un compromis de vente ? ». Pour les sommes versées et la rétractation, voir les sections « Somme versée à la signature » et « Délais et droit de rétractation ».

Qu'est-ce qu'une promesse unilatérale de vente ?

La promesse unilatérale de vente (souvent appelée promesse de vente) est un contrat par lequel le seul vendeur s'engage à vendre son bien à une personne déterminée, en lui laissant la possibilité de décider si elle souhaite acheter ou non.

Dans la promesse unilatérale de vente, le vendeur (appelé promettant) s'engage à vendre son bien à une personne déterminée (le bénéficiaire, c'est-à-dire l'acquéreur potentiel), en lui laissant la possibilité de décider, dans un délai fixé par les deux parties, si elle souhaite acheter ou non. L'acquéreur potentiel bénéficie ainsi d'un droit d'option : il est libre de lever l'option (acheter le bien) ou d'y renoncer (ne pas acheter) dans le délai prévu.

Tous les éléments essentiels de la vente (bien, prix, etc.) sont déjà déterminés dans la promesse. Pour que la vente soit formée, il ne manque donc plus que le consentement ultérieur du bénéficiaire : la levée d'option suffit alors à former définitivement la vente. Pendant toute la durée de validité de la promesse, le vendeur ne peut pas laisser son bien sur le marché ni le vendre à une autre personne.

Règle

La promesse de vente est établie par un acte authentique (devant notaire) ou par un acte sous signature privée. Lorsqu'elle est établie par acte sous signature privée, elle doit être enregistrée dans un délai de 10 jours à compter de son acceptation par l'acquéreur : l'une des parties doit déposer ou envoyer l'acte en 2 exemplaires originaux au service de la publicité foncière et de l'enregistrement du lieu de situation du bien. L'enregistrement coûte 125 €. Si la promesse ne respecte pas ces conditions de forme, elle est nulle et de nul effet, c'est-à-dire juridiquement inexistante.

Lorsque le vendeur est une personne physique, la promesse unilatérale de vente doit obligatoirement être constatée par un acte authentique lorsque sa durée de validité dépasse 18 mois, ou lorsqu'une prolongation de la promesse a pour effet de porter sa durée totale au-delà de 18 mois. Par ailleurs, la signature électronique d'une promesse unilatérale ne permet pas son enregistrement auprès des services de la publicité foncière : une promesse établie sous format électronique serait donc nulle faute de pouvoir être régulièrement enregistrée.

Qu'est-ce qu'un compromis de vente ?

Le compromis de vente, aussi appelé promesse synallagmatique de vente, est un contrat signé entre un vendeur et un acquéreur par lequel les deux parties s'engagent réciproquement.

Par le compromis de vente, le vendeur s'engage à vendre son bien immobilier (appartement, maison, etc.) et l'acquéreur s'engage à acheter ce bien. Le prix et les conditions de la vente sont fixés dès la signature du compromis. L'acte constate les engagements réciproques des deux parties : contrairement à la promesse unilatérale, il n'y a pas de droit d'option ouvert à l'acquéreur.

Le compromis de vente doit être établi par écrit. Il peut prendre différentes formes : un acte sous signature privée rédigé par les deux parties ou par une agence immobilière ; un acte contresigné par avocat ; ou un acte authentique. Comme pour la promesse unilatérale, lorsque le vendeur est une personne physique, le compromis doit obligatoirement être constaté par un acte authentique si sa durée de validité dépasse 18 mois (ou si une prolongation porte la durée totale au-delà de 18 mois).

Règle

Les compromis de vente sous signature privée doivent, dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle (Alsace-Moselle), être suivis d'un acte authentique de vente dans un délai de 6 mois ; les parties ne peuvent pas convenir d'un délai supérieur. Ailleurs, le délai pour signer l'acte de vente définitif est librement fixé par les parties dans le compromis.

Qu'il soit sous la forme d'un acte sous signature privée ou d'un acte authentique, le compromis de vente peut être signé sur un support papier ou électronique ; dans les deux cas, chaque partie doit signer l'acte. Une signature scannée n'est ni une signature manuscrite, ni une signature électronique : c'est la copie d'une signature, et elle n'est donc pas valable.

Quels documents doivent être fournis ?

Pour faciliter la rédaction de la promesse unilatérale ou du compromis de vente, le vendeur et l'acquéreur doivent préparer un ensemble de documents, dont la nature varie selon la situation du bien et des parties.

Le vendeur doit présenter, selon les situations, notamment : sa pièce d'identité, un éventuel contrat de mariage ou convention de Pacs (personnes physiques), ou un extrait Kbis et une copie des statuts (personnes morales) ; la copie du titre de propriété ; pour une maison individuelle, les plans, références cadastrales, permis de construire, autorisation de travaux et certificat de conformité ; les documents mentionnant les servitudes ; si le bien est occupé par un tiers, la copie des contrats de location en cours ou les pièces justifiant le départ des anciens locataires ; les justificatifs de l'état de l'immeuble au regard de l'assainissement ; et le dossier des diagnostics techniques.

Si le bien est un lot dans un immeuble collectif, le vendeur doit fournir les documents relatifs à la copropriété : fiche synthétique, règlement de copropriété, état descriptif de division, procès-verbaux d'assemblée générale des 3 dernières années, carnet d'entretien, diagnostic technique global, projet ou plan pluriannuel de travaux, et pré-état daté établi par le syndic. Si le bien se situe dans un lotissement, le cahier des charges du lotissement est exigé. Si le bien fait partie d'une association syndicale de propriétaires (ASL), la copie des statuts de l'ASL et la police d'assurance dommages-ouvrage en cours de validité doivent être présentées.

Règle

Les documents composant le dossier des diagnostics techniques doivent être en cours de validité à la date de la promesse. Leurs durées de validité sont les suivantes : constat amiante : validité permanente ; plomb : 1 an ; termites : 6 mois ; gaz (installation de plus de 15 ans) : 3 ans ; électricité (installation de plus de 15 ans) : 3 ans ; dossier de performance énergétique (DPE) : 10 ans ; état des risques (risques naturels, technologiques, miniers, etc.) pour les zones concernées : 6 mois ; audit énergétique : 5 ans.

Type de documentDurée de validité
Constat amianteValidité permanente
Plomb1 an
Termites6 mois
Gaz (installation de plus de 15 ans)3 ans
Électricité (installation de plus de 15 ans)3 ans
Dossier de performance énergétique (DPE)10 ans
État des risques (zones concernées)6 mois
Audit énergétique5 ans

L'acquéreur, dans une promesse unilatérale, doit présenter sa pièce d'identité (et, pour une personne morale, un extrait Kbis et une copie des statuts). Pour un compromis de vente, la liste est plus étendue : pièce d'identité, extrait d'acte de naissance de moins de 3 mois, justificatif de domicile, justificatif de situation familiale (contrat de mariage, déclaration de Pacs au greffe, jugement de séparation de corps, jugement de divorce et ordonnance de non-conciliation, ou copie de l'assignation en divorce si l'instance est en cours), et pour une personne morale, extrait Kbis et copie des statuts.

Que doit contenir l'avant-contrat ?

Pour être valable, la promesse unilatérale de vente ou le compromis doit contenir l'ensemble des éléments essentiels et des clauses destinées à former l'accord définitif. Son contenu doit être licite et certain.

Les éléments nécessaires à la formation de la vente — notamment la désignation du bien et le prix — doivent être clairement définis ou pouvoir être déterminés de manière objective, sans ambiguïté, au moment de la levée d'option (promesse unilatérale) ou dès la signature (compromis). L'avant-contrat doit mentionner l'identification des parties (vendeur et acquéreur), leurs capacités et leurs coordonnées respectives.

Les informations suivantes doivent figurer dans l'avant-contrat : l'adresse du bien et ses références cadastrales ; une description précise du bien (nature — maison, appartement… —, superficie, nombre de pièces, équipements, présence d'un jardin ou d'un balcon, etc.) ; l'origine du bien (date du précédent acte de vente, nom du précédent propriétaire, acte notarié…) ; l'existence d'une hypothèque, d'une servitude ou d'une mitoyenneté ; une mention indiquant si le secteur où se trouve le bien est réservé aux constructions nouvelles de logements à usage exclusif de résidence principale ; les mentions sur l'état et la situation du bien (dossier de diagnostics techniques établi par un professionnel) ; pour un logement en copropriété, les informations spécifiques à la copropriété ; pour un logement en lotissement, le cahier des charges, le règlement de lotissement et les statuts de l'association syndicale libre qui gère les espaces et équipements communs.

Règle

S'ajoutent les mentions financières et temporelles : le prix de vente et les modalités de paiement (payé comptant, avec ou sans l'aide d'un prêt immobilier) ; pour le compromis, la répartition entre le prix du bien et le prix du mobilier le cas échéant ; les éventuelles conditions suspensives (obtention d'un prêt immobilier, obtention d'un certificat d'urbanisme, travaux à réaliser par le vendeur avant la vente, purge du droit de préemption) et le délai de réalisation de ces conditions ; la durée de validité de l'avant-contrat ; la date limite de signature de l'acte de vente définitif ; pour la promesse unilatérale, les informations relatives aux conditions de la levée d'option (forme, délai, adresse de notification, preuve de la date de réception) ; les conditions d'exercice du droit de rétractation ; le montant de l'indemnité d'immobilisation (promesse unilatérale) ; la date de disponibilité du bien ; et le montant des honoraires du professionnel chargé de la vente (s'il y en a un) et à qui en incombe le paiement.

Si l'une des parties connaît une information déterminante pour le consentement de l'autre — concernant le contenu du contrat, la qualité des parties ou les caractéristiques du logement vendu (par exemple un projet de travaux coûteux en copropriété, l'existence de fissures importantes ou d'un problème de structure, ou un risque d'inondation) —, elle doit obligatoirement l'en informer. Un manquement à ce devoir d'information peut entraîner l'annulation du contrat.

Comment signer l'avant-contrat ?

La manière de signer dépend de la forme choisie pour l'acte : acte authentique (établi par un notaire) ou acte sous signature privée (rédigé par les parties ou par un professionnel).

La promesse unilatérale de vente établie par un notaire (acte authentique) peut être signée sur un support papier ou électronique ; dans les deux cas, chaque partie doit signer l'acte. La signature électronique a la même valeur qu'une signature manuscrite, à condition qu'elle permette d'identifier clairement son auteur et qu'elle garantisse que le contenu du document n'a pas été modifié. L'original du document est conservé par le professionnel (notaire) ; chaque partie doit conserver un exemplaire de l'acte ou pouvoir y accéder facilement sous format dématérialisé (un lien de téléchargement est disponible immédiatement après la signature).

La promesse unilatérale de vente établie sous la forme d'un acte sous seing privé doit être signée sur un support papier. Chaque partie signe l'acte, qui est réalisé en 2 exemplaires originaux (1 pour le vendeur, 1 pour l'acquéreur), sauf lorsqu'un original unique est conservé par un professionnel (agent immobilier). Pour le compromis de vente, qu'il soit sous signature privée ou authentique, la signature peut intervenir sur support papier ou électronique ; l'acte sous signature privée doit être dressé en 2 exemplaires originaux.

Règle

Lorsque le compromis est établi par acte électronique, le procédé utilisé doit permettre à chaque partie de disposer d'un exemplaire ou d'y avoir accès. La signature scannée n'est en revanche ni une signature manuscrite, ni une signature électronique : c'est une copie d'une signature, et elle n'est donc pas valable.

Attention : la signature électronique d'une promesse unilatérale de vente ne permet pas son enregistrement auprès des services de la publicité foncière. Or, l'enregistrement est une formalité indispensable pour que l'acte sous signature privée soit valable : une promesse unilatérale de vente établie sous format électronique est donc nulle, puisqu'elle ne pourra pas être régulièrement enregistrée.

Somme versée à la signature : indemnité d'immobilisation et dépôt de garantie

En principe, l'acquéreur n'a pas à verser d'argent au vendeur lors de la signature de l'avant-contrat : il ne s'agit pas d'une condition de validité de l'acte. Toutefois, il est fréquent que l'acte prévoie le versement d'une somme, dont le régime diffère selon qu'il s'agit d'une promesse unilatérale ou d'un compromis.

Dans la promesse unilatérale de vente, la somme éventuellement versée s'appelle indemnité d'immobilisation : elle rémunère le prix de l'exclusivité du bien accordée au bénéficiaire (acquéreur potentiel) par le vendeur. Son montant est en pratique compris entre 5 % et 10 % du prix de vente. Il est d'usage que cette somme soit versée à un tiers séquestre — et non directement au vendeur — et soit ainsi encaissée et bloquée jusqu'à la conclusion du contrat de vente sur le compte séquestre du notaire.

Dans le compromis de vente, la somme éventuellement versée est généralement appelée dépôt de garantie. Elle constitue un acompte, correspondant à 10 % du prix de vente, et est elle aussi encaissée et bloquée sur le compte séquestre du notaire jusqu'à la conclusion du contrat de vente.

Règle

Le sort de la somme versée dépend de l'issue de l'avant-contrat. Si la vente est réalisée (acte définitif signé), la somme est déduite du prix de vente : elle est considérée comme un acompte. Si les conditions suspensives prévues dans l'acte ne se réalisent pas (par exemple, prêts non obtenus), l'avant-contrat devient caduque et la somme est restituée intégralement à l'acquéreur. Si l'acquéreur renonce à l'achat sans cause légitime — par exemple sans que le vendeur ait manqué à ses obligations —, la somme est conservée par le vendeur (dans la promesse unilatérale, la cause légitime peut être une faute du vendeur qui n'a pas fourni des documents essentiels, a dissimulé une information déterminante ou a vendu un bien non conforme à ce qui était prévu).

Quand la durée de la promesse unilatérale de vente dépasse 18 mois, le versement d'une indemnité d'immobilisation d'un montant minimum de 5 % du prix de vente est obligatoire ; elle est versée entre les mains du notaire qui sert de séquestre.

Délais et droit de rétractation

L'avant-contrat contient plusieurs délais essentiels : accomplissement des conditions suspensives, droit de rétractation de l'acquéreur, et signature de l'acte de vente définitif. En promesse unilatérale s'ajoutent le délai de levée d'option et le délai d'enregistrement.

La promesse unilatérale de vente contient notamment : le délai de levée de l'option (durée pendant laquelle le bénéficiaire peut décider d'acheter), librement fixé par les parties — il peut être une date butoir précise, un délai chiffré avec un point de départ déterminé (par exemple, 6 mois à compter de la signature de la promesse, ou 15 jours après la réalisation de la dernière condition suspensive) ou une référence à un événement ; le délai d'accomplissement des conditions suspensives, qui peut être identique, plus long ou plus court que le délai de levée d'option ; le délai d'enregistrement de 10 jours (promesse sous seing privé) ; le délai de rétractation de 10 jours ; et le délai pour signer l'acte de vente après la levée d'option, librement fixé.

Le compromis de vente contient le délai d'accomplissement des conditions suspensives (librement fixé par les parties, sauf pour la condition d'obtention de prêt : délai minimal d'1 mois à compter de la signature de l'acte), le délai de rétractation de 10 jours et le délai pour signer l'acte de vente définitif (librement fixé). Les parties peuvent prévoir de prolonger les délais initiaux : un avenant au contrat est alors établi dans les mêmes conditions que le contrat initial. En Alsace-Moselle (Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle), le compromis sous signature privée doit être suivi d'un acte authentique de vente dans un délai de 6 mois maximum.

Règle

Le vendeur est définitivement engagé à vendre dès la signature de l'avant-contrat et ne peut donc pas, en principe, se rétracter ; la seule exception concerne le cas où l'acte prévoit, dans une clause, une faculté de rétractation ou de dédit du vendeur. L'acquéreur non professionnel d'un bien à usage d'habitation bénéficie d'un droit de rétractation dans un délai de 10 jours calendaires. Ce délai commence le lendemain de la 1ʳᵉ présentation de la lettre recommandée notifiant l'acte à l'acquéreur. La renonciation à la vente doit être notifiée au vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception.

Pour la condition suspensive d'obtention de prêt, un délai minimal d'1 mois est imposé à compter de la signature de l'acte authentique ou de l'enregistrement de l'acte sous seing privé : ce délai permet à l'acquéreur de déposer effectivement sa demande de financement. L'acquéreur qui se rétracte dans le délai légal peut utiliser un modèle de lettre de rétractation (fourni notamment par l'Institut national de la consommation).

Qui peut m'aider ?

Pour tout conseil relatif à un avant-contrat de vente (promesse unilatérale ou compromis), l'acquéreur et le vendeur peuvent solliciter une agence départementale pour l'information sur le logement (Adil).

L'Agence départementale pour l'information sur le logement (Adil) est un service public gratuit qui informe les particuliers sur leurs droits et obligations en matière de logement, y compris en cas d'achat immobilier.

Chaque département dispose d'une Adil, rattachée à l'Anil (Agence nationale pour l'information sur le logement). Les conseillers de l'Adil peuvent expliquer la différence entre promesse unilatérale et compromis, vérifier la présence des mentions obligatoires et renseigner sur les dispositifs d'aide à l'accession.

Règle

Vous pouvez identifier l'Adil de votre département et prendre contact avec elle via le site officiel de l'Anil ou via la page dédiée de service-public.gouv.fr.

  • Adil : trouver votre agence sur [anil.org](https://www.anil.org/lanil-et-les-adil/votre-adil/) ou sur [service-public.gouv.fr](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/adil).

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Promesse de vente d'un logement existant : promesse unilatérale ou compromis

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

Les montants (enregistrement 125 €, indemnité d'immobilisation 5 % à 10 %, dépôt de garantie 10 %, indemnité minimale 5 % si durée > 18 mois) et délais (10 jours d'enregistrement, 10 jours de rétractation, 1 mois minimal pour la condition de prêt, 6 mois en Alsace-Moselle) sont ceux publiés par Service-Public.gouv.fr. Information à vérifier auprès du notaire ou de l'Adil pour tout cas particulier.

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