Logement
Source officielle Vérifiée le 25 septembre 2026Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr
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Acheter une maison ou un appartement : toutes les formalités

L’achat d’un bien immobilier, maison ou appartement, est un projet qui comporte plusieurs étapes. Recherche du logement et du crédit immobilier, signature de la vente… Retour sur les démarches à effectuer.

Publié le 19/10/2022 · Mis à jour le 02/11/2026 · 17 min de lecture

Acheter une maison ou un appartement : toutes les formalités
Acheter une maison ou un appartement : toutes les formalités

Acheter un bien immobilier, c'est souvent l'investissement d'une vie. Pour un primo-accédant, l'aventure peut sembler décourageante : recherche, négociation, financement, signature. Pour un investisseur aguerri, les étapes restent les mêmes mais le regard change. Voici un panorama complet, de la définition du projet jusqu'à la remise des clés.

Le cadre légal repose principalement sur le code civil (articles 1582 et suivants) et sur la loi Scrivener du 13 décembre 2000, qui protège les acquéreurs. Les références à connaître : service-public.fr pour les fiches pratiques, notaires.fr pour l'annuaire officiel.

Bien définir son projet avant de chercher

Avant de visiter le moindre bien, prenez le temps de poser les fondamentaux. Quel type de logement : appartement ou maison ? Quelle surface minimum ? Quel nombre de pièces ? Quels quartiers ou communes ? Quel budget — y compris les frais annexes qui représentent souvent 8 à 10 % du prix ?

Budget global d'un achat = prix du bien + frais de notaire (7 à 10 % du prix dans l'ancien, 2 à 3 % dans le neuf) + frais de courtage éventuels + frais de garantie du prêt + frais de déménagement. Pour un bien à 300 000 € dans l'ancien, il faut prévoir environ 24 000 € de frais de notaire et compter un budget total autour de 330 000 €.

À retenir : la capacité d'emprunt dépend des revenus stables du foyer, du taux d'endettement (généralement plafonné à 35 %), de l'apport personnel (recommandé, pas toujours obligatoire) et du coût total du projet. Une règle simple : on emprunte en général cinq à sept fois les revenus annuels nets du foyer.

La recherche du bien

Plusieurs canaux coexistent. Les sites d'annonces généralistes (SeLoger, LeBonCoin, Bienici) regroupent une part importante des offres. Les agences immobilières (Foncia, Orpi, Century 21, Laforêt) proposent un accompagnement personnalisé et un réseau d'acquéreurs. Les notaires, via la plateforme Immonot, disposent d'un fichier de biens exclusifs qui représentent environ 10 % du marché.

Le bouche-à-oreille reste efficace : un voisin qui vend, un collègue qui connaît quelqu'un, une commune où vous avez des attaches. Les réseaux sociaux locaux et les groupes dédiés aux communes visées peuvent aussi remonter des affaires hors marché.

Bon à savoir : les biens vendus par les notaires offrent souvent une transaction sécurisée (le notaire vérifie en amont la conformité juridique). Mais le prix n'est pas toujours inférieur à celui du marché.

La visite : ce qu'il faut vraiment vérifier

Au-delà de l'émotion du coup de cœur, la visite est un moment d'investigation. L'état général du bien, les équipements (chauffage, électricité, plomberie), la conformité aux normes (amiante, plomb, termites, performance énergétique), l'environnement (nuisances sonores, transports, commerces, écoles).

Quelques questions utiles à poser au vendeur ou à l'agent : depuis combien de temps le bien est-il en vente ? Pourquoi les propriétaires vendent-ils ? Quels travaux sont à prévoir ? Quel est le montant des charges de copropriété et le fonds de travaux ? Y a-t-il des procédures en cours dans la copropriété ?

Pour un appartement en copropriété, demandez les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le règlement de copropriété, l'état daté (montant des charges impayées, procédures en cours), et le montant du fonds de travaux.

Négocier et faire une offre

La négociation est un moment charnière. Les arguments objectifs qui font bouger le prix : prix du marché dans le quartier (consulter la base DVF sur app.dvf.etalab.gouv.fr), travaux à prévoir (devis d'artisans), performance énergétique (DPE), état de la copropriété, ancienneté du bien dans l'annonce.

La marge de négociation varie selon le contexte : quelques pourcents en zone tendue, davantage en zone détendue ou pour un bien ancien nécessitant des travaux lourds.

L'offre d'achat est un acte écrit et signé par l'acquéreur. Si le vendeur accepte, un compromis est signé. L'offre est révocable jusqu'à acceptation.

Le compromis de vente : un avant-contrat engageant

Le compromis (ou promesse synallagmatique) engage les deux parties à conclure la vente dans un délai déterminé, généralement trois à quatre mois. Il peut être signé sous seing privé (entre les parties) ou par acte authentique chez le notaire.

Le compromis contient plusieurs clauses importantes :

  • Clause suspensive d'obtention de prêt : sans financement, l'acquéreur peut se rétracter et récupérer son dépôt de garantie intégralement. Délai habituel : 45 à 60 jours.
  • Clause de non-concurrence : pendant un délai défini, le vendeur ne peut pas proposer le bien à un autre acquéreur.
  • Clause de résolution : conditions d'annulation de la vente en cas de défaut d'une des parties.

L'acquéreur verse un dépôt de garantie (généralement 5 à 10 % du prix). Ce dépôt est consigné chez le notaire et sera déduit du prix final à la signature authentique.

À retenir : après la signature, l'acquéreur dispose d'un délai légal de rétractation de 10 jours. Pendant ce délai, il peut se rétracter sans motif et sans pénalité. Le dépôt de garantie lui est restitué intégralement.

Obtenir le financement

Le prêt immobilier repose sur plusieurs éléments : revenus stables, taux d'endettement, apport personnel, garantie (hypothèque ou caution), assurance emprunteur.

L'apport personnel n'est pas obligatoire légalement mais il est fortement recommandé. Un apport de 10 % du prix rassure la banque et permet d'obtenir de meilleures conditions.

L'assurance emprunteur est obligatoire. Depuis la loi Lagarde de 2007, l'emprunteur peut choisir librement son assurance (délégation d'assurance) — pas obligé de prendre celle proposée par la banque. Cette mise en concurrence permet souvent de réaliser des économies substantielles, parfois plusieurs milliers d'euros sur la durée totale du prêt.

Le courtier en prêt immobilier négocie les meilleures conditions auprès des banques. Il facture généralement 1 % du montant du prêt, avec un minimum. Le courtier peut faire gagner plusieurs milliers d'euros en obtenant un meilleur taux ou une assurance moins chère.

Le PTZ (prêt à taux zéro) finance jusqu'à 40 % du prix d'achat pour les primo-accédants sous plafond de ressources, dans certaines zones et pour certains types de logements. Les paramètres évoluent régulièrement selon la réglementation en vigueur. Le simulateur officiel est sur ptz.logement.gouv.fr.

Attention : signer une offre de prêt bancaire déclenche un délai de réflexion légal de 10 jours. Pendant ce délai, l'emprunteur peut se rétracter sans frais.

La signature chez le notaire : le moment clé

L'acte authentique est signé chez le notaire. Le vendeur et l'acquéreur peuvent choisir le même notaire ou deux notaires différents (le partage des honoraires est alors prévu). Le notaire vérifie la conformité juridique du bien, l'absence de sûretés, et procède aux formalités de publication (enregistrement au service de la publicité foncière).

Le jour de la signature, l'acquéreur verse le prix du bien (déduction faite du dépôt de garantie) et les frais de notaire. Le notaire remet les clés et un exemplaire de l'acte authentique. La publication rend l'acte opposable aux tiers.

Les frais de notaire comprennent :

  • Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), taxes perçues par l'État et les collectivités (environ 5,80 % du prix dans l'ancien).
  • Les émoluments du notaire (barème réglementé).
  • Les frais divers (formalités, publication, copies).

À retenir : les frais de notaire sont plus élevés dans l'ancien (7 à 10 % du prix) que dans le neuf (2 à 3 %), car les droits de mutation sont réduits en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement).

Les frais annexes à anticiper

Au-delà des frais de notaire, d'autres postes doivent être intégrés au budget.

  • Frais de courtage : 1 à 1,5 % du montant du prêt, avec un minimum selon les courtiers.
  • Frais de garantie : hypothèque (environ 1,5 % du prêt) ou caution Crédit Logement (environ 1 %). La caution coûte moins cher que l'hypothèque dans la plupart des cas.
  • Frais d'assurance emprunteur : selon l'âge et l'état de santé, le coût total de l'assurance sur la durée du prêt peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros. La délégation d'assurance est un levier d'économie réel.
  • Frais de déménagement : selon la formule choisie (camion loué, déménageur professionnel, aide entre amis) et la distance.

Les protections de l'acquéreur

La loi Scrivener du 13 décembre 2000 protège les acheteurs immobiliers. Trois garanties principales.

La garantie des vices cachés couvre les défauts non apparents qui rendent le bien impropre à son usage. L'acquéreur dispose de deux ans à compter de la découverte du vice pour agir en justice. Le vendeur peut s'exonérer de cette garantie par clause contraire, mais cette exonération est inopposable en cas de dol (dissimulation volontaire).

Les diagnostics obligatoires doivent être fournis par le vendeur avant la signature du compromis : DPE (Diagnostic de performance énergétique), diagnostic amiante (biens construits avant juillet 1997), diagnostic plomb (biens construits avant janvier 1949), diagnostic termites (zones infestées), diagnostic électricité et gaz (installations de plus de 15 ans), diagnostic assainissement (maisons individuelles), état des risques et pollutions (ERP). L'absence de diagnostic engage la responsabilité du vendeur.

Le délai de rétractation de 10 jours après la signature du compromis est absolu. L'acquéreur peut se rétracter sans motif, le dépôt de garantie lui est restitué intégralement.

Bon à savoir : pour un achat dans l'ancien, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu opposable depuis 2021. Une erreur d'étiquette engage la responsabilité du vendeur.

La signature : checklist des derniers jours

Avant le jour J, préparez :

  • Un virement bancaire du solde du prix et des frais de notaire.
  • Votre pièce d'identité et celle du co-acquéreur si vous achetez à deux.
  • Votre livret de famille si applicable.
  • Le justificatif de votre régime matrimonial.

Le jour de la signature : le notaire vous lit l'acte, vous le signez, vous réglez le montant total, vous récupérez les clés. L'acte vous est envoyé par courrier quelques semaines après.

Après l'achat

Une fois propriétaire, plusieurs démarches suivent.

  • Changement d'adresse : La Poste, EDF, services en ligne, médecin, banque, employeur.
  • Assurance habitation : obligatoire pour le propriétaire occupant (au minimum pour les parties privatives si l'immeuble est en copropriété).
  • Impôts locaux : taxe foncière à régler chaque année.
  • Travaux : si vous avez acheté dans l'ancien, prévoyez un budget travaux (mise aux normes, rafraîchissement, modernisation).
  • Déclaration au fisc : l'achat est déclaré automatiquement par le notaire, mais conservez votre acte pendant toute la durée de détention.

Acheter à deux : régimes matrimoniaux et indivision

L'achat à deux implique des choix juridiques lourds de conséquences, souvent sous-estimés.

L'achat en indivision (par défaut quand aucun régime matrimonial n'est organisé ou pour les partenaires de pacs) signifie que chaque acquéreur détient une quote-part du bien (souvent 50/50, librement modulable). En cas de séparation, le partage se fait à proportion des quotes-parts, ou par accord amiable, ou par voie judiciaire. L'indivision expose à plusieurs contraintes : impossibilité de vendre seule la part, gestion conjointe des décisions importantes (vente, travaux lourds), blocage potentiel si les indivisaires ne s'entendent plus.

L'achat en communauté (couple marié sous régime de la communauté légale réduite aux acquêts) place automatiquement le bien dans le patrimoine commun, sauf clause contraire. En cas de divorce, le bien est partagé par moitié, indépendamment de l'apport financier de chacun.

L'achat en SCI familiale est une option pour les couples pacsés ou les fratries. La société acquiert le bien, chaque associé détient des parts sociales. La gestion est encadrée par des statuts. Avantages : transmission facilitée, dissociation patrimoine personnel / immobilier, gestion organisée. Inconvénients : coût de création, comptabilité annuelle, fiscalité parfois lourde.

À retenir : le choix du cadre juridique se décide avant la signature chez le notaire. Le notaire peut conseiller, mais une consultation préalable avec un notaire ou un avocat spécialisé évite les regrets dix ans plus tard.

Acheter en VEFA : ce qu'il faut savoir

La vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) est l'achat sur plan d'un logement neuf, livré dans un délai de un à trois ans après la signature. Les promoteurs vendent directement ou via des courtiers.

Les avantages : frais de notaire réduits (2 à 3 % du prix contre 7 à 10 % dans l'ancien), garanties constructeur (parfait achèvement, biennale, décennale), normes récentes (isolation, performance énergétique), éligibilité au PTZ plus favorable.

Les inconvénients : délai de livraison parfois décalé, modifications du bien possibles mais coûteuses, choix limité des matériaux et finitions, personnalisation réduite, exposition aux aléas de la construction (faillite du promoteur, malfaçons).

La signature se fait en deux étapes : un contrat de réservation (versement d'un dépôt de garantie de 2 à 5 %) puis l'acte authentique chez le notaire (versement de 30 % ou plus selon l'avancement des travaux). Les paiements sont échelonnés selon l'avancement de la construction.

Attention : les garanties de la VEFA (loi de 1967) sont solides mais complexes. En cas de retard de livraison, l'acquéreur peut réclamer des dommages-intérêts. En cas de malfaçons, la garantie de parfait achèvement (un an) et la garantie décennale (dix ans) s'appliquent.

Acheter aux enchères notariales

Les enchères notariales permettent d'acquérir un bien à un prix parfois inférieur au marché. Les ventes sont publiques, organisées par un notaire, généralement dans le cadre d'une succession, d'un divorce ou d'une liquidation.

Avantages : prix de départ souvent attractif, processus encadré par le notaire, sécurité juridique garantie.

Inconvénients : visite du bien parfois impossible avant la vente, pas de garantie de prix (on peut surenchérir), besoin de financement sécurisé en amont, concurrence d'autres acquéreurs.

Pour participer, il faut s'inscrire auprès du notaire organisateur, déposer un chèque de garantie, et être prêt à payer rapidement après l'adjudication.

L'investissement locatif : Pinel+, Denormandie, LMNP

Pour un acquéreur qui achète dans un objectif de location, plusieurs dispositifs de défiscalisation existent.

Pinel+ permet une réduction d'impôt de 12 à 21 % du prix d'achat selon la durée d'engagement (6, 9 ou 12 ans), sous conditions de loyer modéré et de plafond de ressources du locataire. Le bien doit être neuf ou en état futur d'achèvement, dans certaines zones tendues.

Denormandie est l'équivalent du Pinel pour l'ancien avec travaux : réduction d'impôt sous condition de réaliser des travaux d'amélioration représentant au moins 25 % du coût total. Ciblé sur les centres-villes en zone détendue.

LMNP (Loueur meublé non professionnel) : l'achat d'un bien pour le louer meublé ouvre droit à un amortissement du bien et des meubles, ainsi qu'à la déduction des charges. Le régime réel permet de réduire fortement l'imposition, mais demande une comptabilité rigoureuse.

Attention : les dispositifs de défiscalisation immobilière sont régulièrement remaniés. Vérifiez la législation en vigueur avant tout investissement locatif, et faites-vous accompagner par un conseiller fiscal ou un notaire spécialisé.

Les pièges à éviter

Plusieurs erreurs fréquentes peuvent transformer un projet d'achat en mauvaise surprise.

Sous-estimer les travaux dans l'ancien. Un DPE défavorable (E, F, G) signale souvent des travaux d'isolation ou de chauffage à prévoir. Demandez des devis avant l'achat pour intégrer le coût réel.

Sur-estimer sa capacité d'emprunt en intégrant toutes les aides (PTZ, Action Logement) sans vérifier l'éligibilité effective. Certaines aides sont conditionnées à la zone, au type de bien, aux revenus.

Signer un compromis sans condition suspensive de prêt. C'est légal mais risqué : sans financement, l'acquéreur perd son dépôt de garantie.

Négliger la vérification de la copropriété. Un immeuble avec des procédures en cours (impayés de charges, travaux contestés, sinistre en cours) peut réserver de mauvaises surprises.

Oublier les frais annexes dans le budget. Frais de déménagement, mobilier, équipement, premiers mois de charges courantes : ces postes doivent être anticipés.

Bon à savoir : pour les primo-accédants, l'ADIL (Agence départementale d'information sur le logement) propose des consultations juridiques gratuites sur le projet d'achat. Le service est neutre et indépendant des banques ou des agents.

Faire appel à un professionnel

L'achat immobilier engage des sommes importantes. Plusieurs professionnels peuvent accompagner l'acquéreur.

Le notaire est obligatoire pour la signature authentique et peut conseiller sur les aspects juridiques (régime matrimonial, fiscalité, succession). Le coût est encadré par un barème.

Le courtier en prêt immobilier négocie les meilleures conditions bancaires et fait gagner du temps. Sa rémunération est à la charge de l'emprunteur, généralement 1 % du montant du prêt.

Le conseiller en gestion de patrimoine intervient pour les achats à dimension fiscale (investissement locatif, démembrement de propriété). Sa rémunération est variable.

L'ADIL propose des consultations juridiques gratuites sur le logement, y compris sur les projets d'achat.

La gestion locative après achat : investir sans devenir professionnel

Pour un propriétaire qui achète dans un objectif locatif, la gestion du bien peut être confiée à différents acteurs.

La gestion directe : le propriétaire gère lui-même la recherche du locataire, la signature du bail, l'état des lieux, l'encaissement des loyers, la maintenance. Avantage : maîtrise complète du bien et de la relation locative. Inconvénient : temps consacré, risque d'erreur juridique, gestion des conflits potentiels.

Le mandat de gestion : le propriétaire délègue à un administrateur de biens la gestion courante. Le mandat est signé pour une durée déterminée (un an renouvelable). Les honoraires sont de l'ordre de 6 à 8 % des loyers annuels. Avantage : tranquillité, expertise juridique et fiscale. Inconvénient : coût, perte de contact direct avec le locataire.

Les plateformes en ligne : nouvelles solutions digitales (type WeKey, Masteos, Yassine) qui proposent une gestion simplifiée, parfois intégrée avec des services complémentaires (assurance loyers impayés, garantie revente). Pour des investisseurs débutants ou avec un seul bien, c'est une alternative.

À retenir : pour un investissement locatif réussi, le choix du locataire est aussi important que le choix du bien. Une sélection rigoureuse (justificatifs, garant, situation professionnelle stable) réduit fortement le risque d'impayés.

Acheter un bien à rénover : particularités et leviers

Un bien à rénover offre souvent un prix d'achat inférieur et la possibilité de créer de la valeur. Mais il demande une vigilance particulière.

L'identification des travaux : faire réaliser un audit énergétique et un devis d'artisan avant l'achat permet d'intégrer le coût réel dans la négociation. Un bien affiché à 200 000 € nécessitant 40 000 € de travaux revient à 240 000 €, à comparer avec un bien équivalent rénové à 280 000 €.

L'éligibilité aux aides : un bien ancien peut ouvrir droit à MaPrimeRénov' après acquisition, à condition que les travaux soient réalisés par un artisan RGE. L'éco-PTZ finance les travaux sans intérêts. Le cumul est possible.

Les pièges à éviter : certains biens nécessitent des travaux structurels (charpente, fondations, assainissement) qui dépassent largement le budget prévisionnel. Le diagnostic structurel avant achat est vivement recommandé.

Bon à savoir : pour les biens classés F ou G au DPE, l'acquisition peut être suivie d'une rénovation énergétique ouvrant droit à des aides substantielles. Le coût net d'acquisition est parfois inférieur à celui d'un bien rénové, grâce aux aides cumulées.

Les impôts liés à la propriété

Devenir propriétaire déclenche plusieurs impôts locaux et taxe à connaître.

La taxe foncière est due chaque année par le propriétaire, calculée par les communes et intercommunalités. Son montant varie fortement selon la commune (de quelques centaines d'euros à plusieurs milliers dans les grandes villes). Pour les primo-accédants, un dégrèvement partiel est possible sous conditions de ressources, la première année.

La taxe d'habitation est supprimée pour les résidences principales depuis 2023. Elle reste due pour les résidences secondaires et les logements vacants.

La taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est annexée à la taxe foncière. Elle finance la collecte des déchets.

La contribution à l'audiovisuel public (ex-redevance TV) est due par tout foyer possédant un téléviseur, indépendamment de l'usage.

À retenir : le budget global annuel d'un propriétaire inclut la taxe foncière, les charges de copropriété (pour un appartement), l'assurance habitation, et les éventuels travaux d'entretien. Prévoir ces postes dès l'acquisition évite les surprises.

En résumé

Acheter un bien immobilier passe par six grandes étapes : définition du projet, recherche et visite, négociation, compromis de vente, financement, signature chez le notaire. Chaque étape demande du temps et de la rigueur. Les frais annexes (notaire, courtage, garantie, assurance, déménagement) doivent être intégrés dès la définition du budget.

Pour un primo-accédant, le PTZ et le prêt Action Logement peuvent réduire significativement le coût total. Pour un investissement locatif, les dispositifs de défiscalisation (Pinel+, Denormandie) ouvrent des réductions d'impôt mais impliquent des engagements de location à loyer modéré.

Le choix du cadre juridique est crucial pour un achat à deux : indivision, communauté, SCI ont chacun leurs implications. La VEFA offre des frais réduits mais expose à un délai de livraison. Les enchères notariales peuvent être une opportunité pour un bien atypique, mais demandent une préparation financière solide.

Sources officielles

Information à vérifier auprès de l'organisme compétent. Les montants, taux et délais mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon la réglementation en vigueur et la situation individuelle de l'acquéreur.

Sources officielles

Chaque fait administratif de cet article est sourcé sur les sites officiels ci-dessus. Les règles, montants et délais évoluent : vérifiez la date de mise à jour avant toute démarche.

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Sources

  • Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr

    Organisme · vérifiée le 25/09/2026

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