Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur le vol et le cambriolage : définition, conditions, plainte, peines et droits de la victime.
Ce qu'il faut savoir
- Le vol est le fait de prendre et d'enlever un bien qui ne vous appartient pas, sans l'autorisation du propriétaire, quelle que soit la valeur de l'objet.
- Le cambriolage est un vol commis avec effraction dans un local d'habitation (appartement, maison, garage) ou dans un lieu destiné au stockage de valeurs ou de marchandises.
- Le vol simple est un délit puni de 3 ans de prison et de 45 000 € d'amende.
- Le vol aggravé (commis avec au moins une circonstance aggravante) est puni de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité, et jusqu'à 150 000 € d'amende.
- La plainte doit être déposée dans un délai de 6 ans à compter du jour où l'infraction a été commise.
- La victime peut se constituer partie civile pour demander des dommages et intérêts en réparation de son préjudice.
- En cas de vol de moyens de paiement, la banque doit être contactée immédiatement pour bloquer la carte et faire opposition aux chèques.
Conditions essentielles
- Le véritable propriétaire du bien doit être identifié.
- Le bien ne doit pas être abandonné (dans une décharge, dans la rue...).
- Le voleur ne doit pas être l'époux ou le partenaire de Pacs (sauf séparation) du propriétaire.
- Le voleur ne doit pas être le père, la mère ou l'enfant du propriétaire (immunité familiale, sauf documents indispensables).
Les étapes
- En cas de cambriolage au domicile, ne touchez à rien en attendant l'arrivée de la police ou de la gendarmerie. Vous pouvez prendre des photos des traces d'effraction.
- Porter plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie de votre choix, ou en ligne si vous ne connaissez pas l'auteur.
- Conserver le récépissé de plainte et demander une copie du procès-verbal (utile pour l'assurance).
- Contacter la banque pour bloquer les moyens de paiement volés (carte bancaire, chèques).
- Informer les administrations concernées en cas de vol de documents personnels (CNI, passeport, permis de conduire, carte grise...).
- Déclarer le vol à l'assurance (habitation pour le cambriolage, automobile pour le véhicule, assurance du téléphone portable).
- Se constituer partie civile pour demander des dommages et intérêts en réparation du préjudice.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — définition du vol, infractions voisines, vol aggravé, plainte, droits de la victime, peines — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres à la plainte, aux droits de la victime ou aux peines, voir les sections « Comment porter plainte pour vol ? », « Que peut faire la victime ? » et « Quelles peines sanctionnent l'auteur d'un vol ? ».
Qu'est-ce qu'un vol ?
Il y a vol quand une personne prend et enlève un bien ou une chose qui ne lui appartient pas, quelle que soit la valeur de l'objet.
Il y a vol quand une personne prend et enlève un bien ou une chose qui ne lui appartient pas. Il y a vol quelle que soit la valeur de l'objet volé. L'auteur a conscience de l'acte commis, car il agit dans le but de s'accaparer la chose d'autrui.
Le vol prend plusieurs formes selon les circonstances. Le vol à l'étalage est le fait de voler un objet dans un magasin (par exemple, du maquillage). Le vol par pickpockets consiste à prendre un objet que la victime porte sur elle, dans une poche ou dans un sac. Le cambriolage est un vol commis avec effraction dans un local d'habitation (appartement, maison, garage...) ou dans un lieu destiné au stockage de valeurs ou de marchandises (bureau, magasin...). Le vol aux faux policiers est commis par des voleurs qui se font passer pour des policiers : généralement, l'un des voleurs parle avec l'occupant de l'habitation pendant que l'autre vole des objets ou de l'argent. Le car-jacking est un vol de voiture commis avec menaces ou violences sur le conducteur au volant. Le home-jacking est le fait pour un voleur d'entrer dans le logement en présence des occupants, sans leur autorisation, pour voler des biens ; parfois le voleur se montre violent pour obtenir la clé de la voiture ou le code de la carte bancaire.
Règle
Le détournement d'énergie (par exemple se brancher sur le compteur électrique de son voisin) est considéré comme un vol. Le fait de prendre les offrandes dans les églises, les couronnes déposées sur les monuments publics ou les choses accompagnant la dépouille du défunt est également considéré comme un vol.
Le vol est constitué dès lors que l'objet a été soustrait, même si l'auteur le restitue ensuite ou si le vol n'a pu être achevé (tentative). C'est la volonté de voler qui est réprimée.
Quelles conditions pour qu'il y ait vol ?
Pour qu'il y ait vol, plusieurs conditions doivent être remplies : propriétaire identifié, bien non abandonné et absence de lien familial entre le voleur et la victime.
Pour qu'il y ait un vol, il faut que toutes les conditions suivantes soient remplies : le véritable propriétaire du bien doit être identifié ; le bien ne doit pas être abandonné (dans une décharge, dans la rue...) ; le voleur ne doit pas être l'époux ou le partenaire de Pacs (sauf séparation) du propriétaire du bien ; le voleur ne doit pas être le père, la mère ou l'enfant du propriétaire du bien.
Le vol entre époux non séparés ou entre enfant et parents est sanctionné seulement lorsque l'objet du vol est un document indispensable à la vie quotidienne : carte d'identité, moyen de paiement ou moyen de télécommunication. Pour les autres biens, il n'est pas possible de porter plainte, car l'immunité familiale s'applique. Si le vol est commis par la personne chargée d'une mesure de protection (tutelle, curatelle...), il peut y avoir des poursuites pénales. C'est le cas du tuteur qui commet un vol envers la personne qu'il doit protéger (prendre un meuble, par exemple).
Règle
L'immunité familiale est une cause d'irresponsabilité pénale : elle empêche les poursuites pour vol entre membres de la même famille, sauf exceptions (documents indispensables à la vie quotidienne, vol commis par le tuteur).
Si vous êtes victime d'un vol au sein de votre famille (hors documents indispensables), vous ne pouvez pas porter plainte pour vol. Vous pouvez en revanche déposer une main courante ou saisir un médiateur familial.
Infractions voisines du vol
Certaines infractions sont voisines du vol, mais n'en sont pas : abus de confiance, abus de faiblesse, escroquerie, filouterie, extorsion et chantage.
Certaines infractions sont voisines du vol, mais ne sont pas du vol. Les situations suivantes ne correspondent pas à un vol : abus de confiance, abus de faiblesse, escroquerie, filouterie, extorsion et chantage.
Abus de confiance : détourner de sa destination initiale une somme d'argent ou un bien confié volontairement pour un usage précis. Par exemple, si un comptable détourne à son profit une partie des fonds que son entreprise lui a demandé de gérer. Abus de faiblesse : abuser de l'ignorance ou de la faiblesse physique ou mentale d'une personne. Par exemple, la signature d'un document inadapté aux besoins de la personne, comme un contrat de réparation de toiture inutile d'un montant excessif. Escroquerie : user de manœuvres frauduleuses pour qu'une personne remette volontairement de l'argent ou tout autre bien. Par exemple, si une personne se fait passer pour un banquier et prend l'argent de ses victimes en prétendant faire des placements. Filouterie : faire semblant d'être prêt à payer un bien ou un service afin d'en disposer sans rien dépenser au final. Par exemple, manger dans un restaurant et partir sans payer. Extorsion : obtenir de l'argent ou un objet par la violence ou l'intimidation. Par exemple, un mineur peut être victime de racket dans son école ou à la sortie de l'école. Chantage : menacer une personne de faire des révélations scandaleuses pour obtenir de l'argent ou un objet. Par exemple, un employé menace de révéler la liaison extraconjugale de son patron pour obtenir une promotion ou une somme d'argent.
Règle
La qualification de l'infraction dépend des circonstances du fait : la soustraction d'un bien (vol), la remise volontaire suite à des manœuvres (escroquerie), l'abus d'une situation de confiance (abus de confiance), etc. La qualification détermine les peines encourues et la procédure applicable.
La distinction entre vol et infractions voisines est essentielle car elle détermine la qualification pénale, les peines encourues et parfois la juridiction compétente. En cas de doute, il est recommandé de consulter un avocat.
Le vol aggravé et ses circonstances
Le vol aggravé est un vol commis avec au moins une circonstance aggravante. Les peines sont alors plus sévères, allant de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité.
Le vol aggravé est un vol commis avec au moins une circonstance aggravante. Par exemple, le cambriolage est un vol commis avec effraction : entrer de force dans une habitation est une circonstance aggravante du vol.
Il y a circonstances aggravantes si le vol a été commis dans les situations suivantes : par plusieurs personnes, auteur ou complice ; par une personne dépositaire de l'autorité publique (policier, gendarme) ; par une personne se prétendant policier, gendarme, facteur, agent EDF... ; avec violences avant, pendant ou après le vol, entraînant une incapacité totale de travail (ITT) pouvant être supérieure à 8 jours ; dans un local d'habitation ou dans un lieu utilisé pour recevoir des marchandises, avec une éventuelle entrée dans le lieu par effraction, ruse ou escalade ; dans les transports publics ou dans un lieu permettant d'y accéder (métro, aéroport, gare...) ; avec destruction avant ou pendant le vol ; avec tout ou partie du visage caché ; dans ou près d'un établissement scolaire ; par une personne majeure avec l'aide de mineur(s) ; vol portant sur un objet classé ou archéologique, un bien culturel ; contre une personne vulnérable en raison de son âge, de son état de santé, de sa grossesse... ; avec usage ou menace d'une arme ; en bande organisée ; avec violences graves (tortures ou actes de barbarie) ayant entraîné une mutilation, une infirmité permanente ou la mort.
Règle
La peine varie en fonction des circonstances aggravantes retenues. Il arrive que 2 ou 3 circonstances aggravantes puissent être retenues pour une même personne. Le vol aggravé peut être qualifié de crime jugé par une cour d'assises ou une cour criminelle (par exemple un vol ayant entraîné une infirmité permanente à la victime).
La peine est la même en cas de tentative : par exemple, si un cambrioleur force la porte d'une maison mais quitte les lieux parce qu'une alarme a sonné. Des peines complémentaires peuvent être prononcées : confiscation de l'objet utilisé pour voler (arme, véhicule...), interdiction d'exercer une activité, une profession ou d'avoir une arme. L'interdiction de séjour en France pour une durée de 10 ans au plus ou à titre définitif peut être prononcée contre un étranger reconnu coupable de vol.
Que peut faire la victime ?
La victime d'un vol peut bloquer ses moyens de paiement, informer les administrations, déclarer le vol à l'assurance et demander des dommages et intérêts.
Si le vol concerne des moyens de paiement, la banque doit être contactée pour les bloquer afin de procéder aux opérations suivantes : blocage de la carte bancaire ; opposition aux chèques. Si le vol porte sur des documents personnels, les administrations concernées doivent en être informées : carte d'identité, passeport, permis de conduire, carte grise, carte d'assurance maladie Vitale, carte européenne d'assurance maladie (CEAM), livret de famille.
Si le vol concerne un téléphone portable, la ligne peut être bloquée par l'opérateur. Il est également possible de faire une déclaration du vol à l'assurance. En cas de cambriolage au domicile, une déclaration à l'assurance habitation doit être faite et le montant des dommages doit être évalué. En cas de vol ou tentative de vol du véhicule, une déclaration de vol à l'assurance automobile doit être faite. En cas de vol du badge de télépéage, la société en charge des badges doit être prévenue. En cas de vol du badge d'accès à l'entrée d'un immeuble, le syndic de copropriété doit être averti.
Règle
La victime peut demander des dommages et intérêts pour la réparation du préjudice que le vol lui a causé en se constituant partie civile à la suite du dépôt de plainte. Elle peut réclamer une copie du procès-verbal de plainte (cette pièce peut être réclamée par l'assurance pour connaître les circonstances des faits). Le préjudice à réparer concerne aussi bien l'objet du vol (s'il ne peut pas être restitué) que les dommages annexes (porte fracturée, préjudice moral...).
Si l'objet volé a été retrouvé au cours de l'enquête de police ou de gendarmerie, le propriétaire peut demander sa restitution pendant l'enquête ou après le procès, en remplissant un formulaire de demande de restitution d'un objet placé sous main de justice et en l'envoyant au tribunal.
Quelles peines sanctionnent l'auteur d'un vol ?
Le vol simple est un délit puni de 3 ans de prison et de 45 000 € d'amende. Le vol aggravé est puni de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité.
Le vol simple est un délit puni de 3 ans de prison et de 45 000 € d'amende. C'est la volonté de voler qui est réprimée. La peine encourue est la même quand l'auteur des faits restitue l'objet après son vol ou s'il n'y a eu qu'une tentative de vol.
Il y a tentative de vol si l'auteur a commencé à commettre l'infraction, mais qu'il a été stoppé en raison de circonstances extérieures. Par exemple, l'intervention d'un agent de sécurité dans un magasin empêche un voleur de passer à la caisse sans payer avec une bouteille d'alcool cachée sous ses vêtements. Le vol aggravé est puni de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité et jusqu'à 150 000 € d'amende. Le vol aggravé peut être qualifié de crime jugé par une cour d'assises ou une cour criminelle (par exemple un vol ayant entraîné une infirmité permanente à la victime). Des peines complémentaires peuvent être prononcées : confiscation de l'objet utilisé pour voler (arme, véhicule...), interdiction d'exercer une activité, une profession ou d'avoir une arme.
Règle
La peine est la même en cas de tentative de vol aggravé : par exemple, si un cambrioleur force la porte d'une maison mais quitte les lieux parce qu'une alarme a sonné. La qualification de vol aggravé peut résulter de la combinaison de plusieurs circonstances aggravantes retenues contre une même personne.
L'interdiction de séjour en France pour une durée de 10 ans au plus ou à titre définitif peut être prononcée contre un étranger reconnu coupable de vol. Toute personne qui permet d'éviter un vol en bande organisée et d'identifier les auteurs pourra ne pas être condamnée : c'est ce qu'on appelle une personne repentie.
Aide aux victimes
Le service d'aide aux victimes (SAV) est joignable gratuitement tous les jours de l'année, de 9h à 20h.
En France métropolitaine, le service d'aide aux victimes est joignable au 116 006 (appel gratuit). Hors métropole ou depuis l'étranger, le numéro est le +33 (0)1 80 52 33 76 (appel gratuit). Le service est joignable tous les jours de l'année, de 9h à 20h (heure de Paris).
Le service d'aide aux victimes (SAV) offre une écoute, une information et un accompagnement aux personnes victimes d'une infraction pénale. Il peut orienter vers les structures compétentes (association d'aide aux victimes, avocat, médecin, psychologue...) et informer sur les démarches possibles (plainte, aide juridictionnelle, indemnisation).
Règle
L'aide aux victimes est gratuite et confidentielle. Elle est accessible à toute personne victime d'une infraction pénale, quelle que soit la nature de l'infraction et quel que soit le stade de la procédure (avant ou après le dépôt de plainte).
En cas de cambriolage au domicile, il est recommandé de ne pas toucher à rien en attendant l'arrivée de la police ou de la gendarmerie, et de prendre des photos des traces d'effraction. Cela permet de préserver les preuves pour l'enquête et pour l'assurance.
Textes applicables
- Code pénal — articles 311-1 à 311-11 (le vol)Texte légal
- Code pénal — articles 311-12 et 311-13 (vol aggravé)Texte légal
- Code de procédure pénale — articles 1 à 10 (plainte)Texte légal
- Code de procédure pénale — article 15-3 (plainte en ligne)Texte légal
- Code pénal : articles 311-14 à 311-16Légifrance
- Code pénal : articles 131-19 à 131-36Légifrance
- Code pénal : article 121-7Légifrance
- Code pénal : article 132-71Légifrance
- Code de procédure pénale : article D8-2-2Légifrance
- Code de procédure pénale : articles 85 à 91-1Légifrance
- Code civil : articles 2276 à 2277Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Vol, cambriolage
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Plainte en ligne (Ministère de l'Intérieur)
- Porter plainte auprès du procureur de la République
- Demande de restitution d'un objet placé sous main de justice (CERFA 13488)
Les peines et les règles de procédure applicables au vol et au cambriolage sont fixées par le Code pénal et le Code de procédure pénale. Vérifier les dernières évolutions auprès des forces de l'ordre, du procureur de la République ou d'un conseiller juridique.



Comment porter plainte pour vol ?
Le propriétaire du bien volé peut porter plainte au commissariat, à la gendarmerie, en ligne ou par courrier. La plainte doit être faite dans un délai de 6 ans.
Le propriétaire du bien volé peut porter plainte pour que l'auteur du vol soit poursuivi. Si l'auteur est inconnu, le dépôt de plainte est fait contre X. La plainte doit être faite dans un délai de 6 ans à compter du jour où l'infraction a été commise (délai de prescription). Si ce délai est expiré, il n'est plus possible de poursuivre l'auteur du vol.
Sur place : vous devez vous rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie de votre choix. Les services de police ou de gendarmerie sont obligés d'enregistrer votre plainte si vous êtes victime d'une infraction. C'est le procureur de la République qui décide de la suite à donner à la plainte (enquête, classement sans suite...). En ligne : si vous ne connaissez pas l'auteur des faits, vous pouvez remplir une plainte en ligne. En fonction des éléments déclarés, vous pouvez être contacté par un policier ou un gendarme pour venir compléter votre déclaration. Votre déclaration est traitée par un agent qui détermine si elle remplit les conditions pour faire l'objet d'un procès-verbal de plainte. Si votre déclaration est acceptée, une copie numérique du procès-verbal est mise en ligne. Sinon, vous recevez un mail indiquant le motif du rejet. Par courrier : vous pouvez déposer plainte auprès du procureur de la République en envoyant un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.
Règle
Le courrier de plainte doit préciser les éléments suivants : votre état civil et vos coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone) ; récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction ; nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposée contre X) ; nom et adresse des éventuels témoins de l'infraction ; description et estimation provisoire ou définitive du préjudice ; vos documents de preuve (certificats médicaux, arrêts de travail, photographies, vidéos, factures diverses, constats).
La victime n'est pas obligée de prendre un avocat. Si elle souhaite être assistée par un avocat mais qu'elle n'a pas suffisamment de ressources, elle peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.