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Libération conditionnelle

La libération conditionnelle est un aménagement de peine qui permet au condamné de terminer sa peine en dehors de l'établissement pénitentiaire, tout en restant soumis à des obligations et à un suivi judiciaire. Elle est accordée par le juge de l'application des peines (Jap) ou par le tribunal de l'application des peines (Tap), selon la gravité de la peine.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir avant de demander une libération conditionnelle : conditions d'éligibilité, juridiction compétente, procédure, obligations et conséquences du non-respect.

Ce qu'il faut savoir

  • La libération conditionnelle est un aménagement de peine décidé par les juridictions de l'application des peines : le juge de l'application des peines (Jap) ou le tribunal de l'application des peines (Tap).
  • En cas général, le condamné doit avoir effectué au moins la moitié de sa peine en prison, dans la limite de 15 ans pour un délinquant primaire et de 20 ans pour un récidiviste.
  • Le condamné doit prouver des efforts sérieux de réadaptation sociale (travail en détention, suivi d'un traitement, etc.) et garantir un des éléments d'insertion : activité professionnelle, formation, participation à la vie de famille, traitement médical, indemnisation des victimes ou projet d'insertion.
  • Le fait de disposer d'un logement à la sortie de prison est essentiel pour obtenir une libération conditionnelle.
  • Des cas particuliers permettent de s'affranchir de la condition de temps : condamné de plus de 70 ans, parent d'un enfant de moins de 10 ans ou femme enceinte, condamné atteint d'une maladie grave.
  • Le condamné peut être obligatoirement placé sous bracelet électronique s'il a été condamné à la perpétuité, à une peine d'au moins 15 ans pour une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire, ou à une peine d'au moins 10 ans pour une infraction faisant encourir une rétention de sûreté.
  • Si aucun incident n'est survenu pendant le délai d'épreuve, la libération conditionnelle s'achève et la personne est définitivement libérée ; en cas de non-respect des obligations ou de nouvelle infraction, la juridiction de l'application des peines peut annuler la mesure.
  • En cas d'annulation liée à une nouvelle infraction, la peine prononcée pour cette infraction se cumule à la durée de peine restant à subir au moment de la mise en liberté.

Conditions essentielles

  • Avoir effectué au moins la moitié de sa peine en prison (dans les limites de 15 ans pour un délinquant primaire, 20 ans pour un récidiviste ; 18 ans pour la perpétuité en cas de premier délit, 22 ans en cas de récidive).
  • Prouver des efforts sérieux de réadaptation sociale et garantir un des éléments d'insertion (activité, formation, famille, soins, indemnisation des victimes, projet d'insertion).
  • Disposer d'un logement à la sortie de prison ou d'une prise en charge permettant d'y accéder.
  • Pour les condamnés pour crime ou délits faisant encourir un suivi socio-judiciaire : avoir suivi un traitement pendant l'incarcération et/ou s'engager à le suivre pendant le délai d'épreuve.
  • Pour les détenu étrangers faisant l'objet d'une mesure d'expulsion ou d'une obligation de quitter le territoire français : exécuter cette mesure à la sortie de prison.

Les étapes

  • Le greffe de l'établissement pénitentiaire prévient le condamné dès qu'il est admissible à la libération conditionnelle.
  • Le condamné (et/ou son avocat) dépose une requête signée, par lettre recommandée avec accusé de réception ou en main propre, au greffe du Jap du ressort où il est incarcéré ou domicilié, ou au chef de l'établissement pénitentiaire.
  • Le Jap mène une enquête et organise un débat contradictoire dans un délai de 4 mois à compter de la demande (pour les peines inférieures à 10 ans ou dont le temps restant est inférieur à 3 ans).
  • Pour les peines supérieures à 10 ans, la perpétuité, le terrorisme ou la criminalité organisée : le Tap obtient l'avis de l'administration pénitentiaire et d'une commission d'évaluation de la dangerosité, puis organise le débat contradictoire dans un délai de 6 mois.
  • Le Jap ou le Tap rend un jugement motivé accordant ou refusant la libération conditionnelle.
  • Le condamné peut faire un recours devant la chambre de l'application des peines de la cour d'appel dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement.
  • Pendant le délai d'épreuve, le condamné est suivi et contrôlé par le Jap et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) et respecte les obligations et interdictions fixées.
  • À l'issue du délai d'épreuve sans incident, la libération conditionnelle s'achève et la personne est définitivement libérée.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — cas particuliers (plus de 70 ans, autorité parentale, maladie grave), bracelet électronique, durée des mesures — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres aux cas particuliers, à la juridiction compétente, au bracelet électronique et à la fin de la mesure, voir les sections « Cas particuliers permettant une libération conditionnelle », « Quelle juridiction décide de la libération conditionnelle ? », « Bracelet électronique : cas obligatoire et cas facultatif » et « Fin de la libération conditionnelle et annulation ».

Conditions générales pour obtenir une libération conditionnelle

En cas général, la libération conditionnelle suppose que le condamné ait purgé une fraction minimale de sa peine et qu'il démontre une réinsertion réelle.

La personne détenue peut bénéficier d'une libération conditionnelle lorsqu'elle a effectué au moins la moitié de sa peine en prison, dans la limite de 15 ans pour un délinquant primaire et de 20 ans pour les délinquants en état de récidive.

Pour la réclusion criminelle à perpétuité, le condamné peut obtenir une libération conditionnelle lorsqu'il a effectué 18 ans de prison pour les délinquants primaires et 22 ans de prison pour les délinquants récidivistes. Ces plafonds posent un cadre temporel au-delà duquel la condition de temps ne peut plus constituer un obstacle à l'examen de la demande.

Règle

Le condamné doit également prouver qu'il fait des efforts sérieux de réadaptation sociale — par exemple travailler en détention, suivre un traitement, apprendre à lire et à écrire — et garantir l'un des éléments suivants : exercice d'une activité professionnelle, suivi d'un stage ou d'un enseignement ; suivi d'une formation professionnelle ; participation essentielle à la vie de sa famille (sa présence est essentielle pour l'éducation d'un enfant par exemple) ; nécessité de suivre un traitement médical ; efforts dans le but d'indemniser les victimes ; implication dans un projet sérieux d'insertion ou de réinsertion (activité de bénévolat ou associative, par exemple).

Le fait de disposer d'un logement à la sortie de prison est essentiel pour obtenir une libération conditionnelle. Un détenu étranger faisant l'objet d'une interdiction de vivre ou de circuler sur le territoire français, d'une mesure d'expulsion ou d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) peut bénéficier d'une libération conditionnelle uniquement si cette mesure est exécutée à la sortie de prison. Par ailleurs, toute personne condamnée pour un crime ou un délit faisant encourir un suivi socio-judiciaire peut bénéficier d'une libération conditionnelle uniquement si elle a suivi un traitement pendant son incarcération et/ou qu'elle s'engage à le suivre pendant le délai d'épreuve.

  • Temps de détention accompli : au moins la moitié de la peine (plafonnée à 15 ans pour un délinquant primaire, 20 ans pour un récidiviste ; 18 ans pour la perpétuité en premier délit, 22 ans en récidive).
  • Efforts de réadaptation sociale : travail en détention, suivi d'un traitement, apprentissage de la lecture et de l'écriture.
  • Garanties d'insertion : activité professionnelle, stage, enseignement, formation, participation à la vie familiale, traitement médical, indemnisation des victimes ou projet sérieux d'insertion.
  • Logement à la sortie : indispensable, sous quelque forme que ce soit (logement personnel, hébergement familial, prise en charge).

Cas particuliers permettant une libération conditionnelle

Dans certaines situations, le condamné peut être mis en liberté conditionnelle sans avoir à satisfaire les conditions de temps et d'insertion du cas général : âge, situation familiale, état de santé.

La libération conditionnelle peut être accordée à titre dérogatoire aux personnes âgées de plus de 70 ans, aux parents d'un enfant de moins de 10 ans ou aux femmes enceintes, ainsi qu'aux condamnés atteints d'une maladie grave.

Âgé de plus de 70 ans : la personne condamnée peut obtenir une libération conditionnelle quelle que soit la durée de la peine qui lui reste à effectuer. La mesure lui est accordée dès lors que sa réinsertion est assurée (par exemple, elle suit une thérapie). Elle doit justifier qu'elle bénéficiera d'un logement ou qu'elle sera prise en charge — en maison de retraite, par exemple — à sa sortie de prison. Une telle libération n'est toutefois pas accordée en cas de risque de renouvellement de l'infraction ou de trouble grave à l'ordre public.

Règle

Autorité parentale sur enfant de moins de 10 ans : la personne condamnée à une peine inférieure ou égale à 4 ans, ou pour laquelle il reste 4 ans de prison à accomplir, peut bénéficier d'une libération conditionnelle si elle dispose de l'autorité parentale sur un enfant de moins de 10 ans qui réside habituellement à son domicile, ou si elle est enceinte depuis plus de 12 semaines. Toutefois, la libération conditionnelle ne peut pas être accordée à la personne condamnée pour un crime ou un délit commis sur un mineur.

Atteint d'une maladie grave : le condamné atteint d'une maladie grave peut bénéficier d'une suspension de peine — il est alors libéré de prison aussi longtemps que sa maladie reste grave. Un an après le début de la suspension, une expertise médicale est diligentée. Il peut obtenir une libération conditionnelle si deux conditions sont réunies : l'expertise démontre que son état de santé (physique ou mental) est incompatible avec l'incarcération, et le condamné bénéficie d'une prise en charge adaptée à sa maladie. La suspension de peine n'est pas accordée s'il existe un risque grave de renouvellement de l'infraction.

Quelle juridiction décide de la libération conditionnelle ?

La juridiction compétente dépend de la nature de la peine et de sa durée. Deux ordres de juridiction interviennent : le juge de l'application des peines (Jap) et le tribunal de l'application des peines (Tap).

Le juge de l'application des peines est compétent pour accorder une libération conditionnelle aux condamnés à une peine privative de liberté inférieure à 10 ans, ou pour lesquels il ne reste que 3 ans de prison à accomplir.

Le tribunal de l'application des peines statue lorsque la personne a été condamnée à une peine de plus de 10 ans de prison, à la réclusion criminelle à perpétuité (quelle que soit la durée du temps restant à accomplir), ou à une peine de réclusion criminelle de plus de 15 ans pour laquelle un suivi socio-judiciaire est encouru — peu importe le temps restant à accomplir. Le Tap est également compétent pour les personnes condamnées à une peine privative de liberté pour un acte de terrorisme (hors provocation ou apologie), ou à une peine privative de liberté d'au moins 5 ans pour une infraction relevant de la criminalité organisée — dans ces deux derniers cas, quelle que soit la durée de la peine restant à accomplir.

Règle

Avant d'examiner la demande, les juges du Tap doivent obtenir l'avis d'un représentant de l'administration pénitentiaire et d'une commission chargée d'évaluer la dangerosité du condamné. Ils doivent également entendre le procureur de la République, le condamné et/ou son avocat au cours d'un débat contradictoire, organisé dans un délai de 6 mois à compter de la demande. Le débat peut avoir lieu au sein de l'établissement pénitentiaire où se trouve le détenu et peut être effectué par visioconférence. Les juges du Tap rendent ensuite un jugement motivé accordant ou refusant la libération conditionnelle.

La libération conditionnelle peut également être accordée sans demande du condamné : dans ce cas, il faut que le Tap ait été saisi par le Jap ou par le procureur de la République.

Comment demander une libération conditionnelle ?

La demande se fait par requête et peut être déposée dès que le condamné est déclaré admissible par le greffe de l'établissement pénitentiaire.

Dès qu'il est admissible à la libération conditionnelle, le condamné est prévenu par le greffe de l'établissement pénitentiaire dont il dépend. À partir de ce moment, il peut faire une demande de libération conditionnelle.

La demande est faite par requête signée par le condamné et/ou son avocat. Elle peut être transmise par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre, soit au greffe du Jap du tribunal judiciaire dans le ressort duquel la personne est incarcérée ou domiciliée, soit au chef de l'établissement pénitentiaire dans lequel le condamné est incarcéré.

Règle

Pour les peines inférieures à 10 ans ou dont le temps restant à accomplir est inférieur à 3 ans, le Jap mène une enquête puis organise un débat contradictoire dans un délai de 4 mois à compter de la demande. Au cours de ce débat, le condamné et/ou son avocat peut faire des observations. Si le condamné et le procureur de la République sont d'accord, le Jap peut accorder la libération conditionnelle sans qu'un débat contradictoire ait lieu. Après le débat, le Jap rend un jugement motivé accordant ou refusant la mesure.

Le condamné peut faire un recours contre la décision en saisissant la chambre de l'application des peines dont dépend le Jap (ou les juges du Tap) qui a rendu le jugement. Il dispose d'un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement. Pendant toute la durée de la procédure, le condamné est assisté et contrôlé par le Jap et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP).

Obligations et interdictions pendant la libération conditionnelle

Le condamné libéré conditionnellement reste soumis à des obligations et interdictions fixées par le jugement, applicables pendant une durée limitée (le délai d'épreuve).

Le condamné doit se soumettre aux obligations et interdictions fixées dans le jugement qui lui a accordé la libération conditionnelle. Il est assisté et contrôlé par le Jap et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP).

Le condamné peut notamment être obligé à : répondre aux convocations du Jap ; recevoir les visites d'un CPIP ; se domicilier dans un logement déterminé ; prévenir le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de ses changements d'emploi et de domicile ; prévenir le SPIP de tous ses déplacements de plus de 15 jours ; indemniser les victimes ; justifier qu'il paye les sommes dues au Trésor Public ; se soumettre à une injonction de soins s'il a été condamné pour une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire.

Règle

Il peut également lui être interdit de : fréquenter certains endroits déterminés (un débit de boisson, par exemple) ; fréquenter certaines personnes (la victime ou un complice, par exemple) ; utiliser un compte de réseau social, pour une durée maximale de 6 mois.

La personne condamnée peut demander à ce que les obligations et interdictions auxquelles elle est soumises soient modifiées. La demande est faite par requête signée du condamné ou de son avocat, transmise par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre au greffe du Jap du ressort où elle est incarcérée ou domiciliée, ou au chef de l'établissement pénitentiaire. Le Jap ou les juges du Tap fixent la durée pendant laquelle ces obligations et interdictions doivent être respectées ; cette durée est plus ou moins longue en fonction de la peine prononcée.

Bracelet électronique : cas obligatoire et cas facultatif

Le placement sous bracelet électronique peut être une condition obligatoire ou facultative de la libération conditionnelle, selon la nature de la peine et de l'infraction.

Le bénéficiaire d'une libération conditionnelle est obligatoirement placé sous bracelet électronique lorsqu'il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, à une peine supérieure ou égale à 15 ans pour une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire, ou à une peine supérieure ou égale à 10 ans pour une infraction faisant encourir une rétention de sûreté.

Cette obligation n'est pas applicable lorsque le condamné a déjà fait l'objet d'une semi-liberté, d'un placement à l'extérieur ou d'une détention à domicile sous surveillance électronique, pendant une période d'un à 3 ans avant la fin du délai d'épreuve.

Règle

Le juge de l'application des peines peut ordonner le placement sous bracelet électronique, de façon facultative, d'une personne condamnée à une peine d'au moins 7 ans de prison pour avoir commis une infraction pour laquelle un suivi socio-judiciaire est encouru. Il en est de même pour la personne condamnée à une peine d'au moins 5 ans d'emprisonnement pour avoir commis des violences ou des menaces sur la personne avec laquelle elle est ou a été mariée, pacsée ou en concubinage, ou contre les enfants de l'un des membres du couple.

Pour être placée sous bracelet électronique dans le cas facultatif, la personne condamnée doit donner son accord. Néanmoins, si elle ne le donne pas, sa libération conditionnelle peut être annulée.

Durée des mesures d'accompagnement

La durée des obligations et interdictions (délai d'épreuve) dépend du type de peine prononcée : peine temporaire ou réclusion criminelle à perpétuité.

Pour les personnes condamnées à une peine de prison temporaire, la durée des mesures ne peut pas dépasser de plus d'un an la durée de la peine restant à accomplir dans le cadre de la libération conditionnelle. Ces mesures sont en outre applicables pour une durée de 10 ans maximum.

Concrètement, si la libération conditionnelle est accordée pour 5 ans, la personne condamnée peut être obligée de respecter les mesures fixées par le Jap pendant 6 ans au maximum. En revanche, si la libération conditionnelle est accordée pour 11 ans, le condamné sera soumis aux obligations et interdictions pour une durée de 10 ans au maximum (le plafond de 10 ans l'emportant sur le calcul « peine restante + 1 an »).

Règle

Si le condamné a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, les mesures lui sont applicables pour une durée allant de 5 à 10 ans à compter de sa mise en liberté conditionnelle.

Le Jap ou les juges du Tap fixent la durée précise des mesures dans le jugement. Cette durée varie en fonction de la peine prononcée contre le détenu et des circonstances de l'espèce.

Fin de la libération conditionnelle et annulation

La libération conditionnelle peut se terminer de deux manières : à l'issue normale du délai d'épreuve ou par une annulation en cas de manquement.

Si aucun incident n'est intervenu pendant le délai d'épreuve, la libération conditionnelle s'achève et la personne est définitivement libérée.

Lorsque la personne condamnée ne respecte pas les obligations et interdictions auxquelles elle était soumise, ou lorsqu'elle commet une nouvelle infraction pendant le délai d'épreuve, les juridictions de l'application des peines peuvent annuler la libération conditionnelle. L'annulation est décidée après un débat contradictoire au cours duquel la personne condamnée (et/ou son avocat) peut faire des observations.

Règle

En cas d'annulation, la personne condamnée retourne en prison pour la durée de la peine qui lui restait à accomplir au moment de sa mise en liberté conditionnelle. Si l'annulation est due à la commission d'une nouvelle infraction, la peine prononcée pour cette infraction se cumule à la durée de la peine restant à subir au moment de la mise en liberté : par exemple, si le reste à subir est de 2 ans et que la peine prononcée est de 3 ans de prison, le condamné restera 5 ans dans l'établissement pénitentiaire.

La fin de la libération conditionnelle met un terme au suivi par le Jap et le CPIP. En cas d'annulation, la personne réintègre l'établissement pénitentiaire pour exécuter la totalité du reliquat de peine, cumulée le cas échéant avec la peine nouvelle.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Libération conditionnelle

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de la libération conditionnelle sont fixées par le code de procédure pénale et le code pénal. Vérifier les dernières évolutions auprès du juge de l'application des peines, du service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) ou d'un avocat.

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