Vue d'ensemble
Ce qu'il faut retenir sur les délais de prescription en matière pénale : durée selon l'infraction, point de départ, effets de la minorité de la victime, suspension et interruption.
Ce qu'il faut savoir
- Le délai de prescription de l'action publique est de 1 an pour une contravention, de 6 ans pour un délit et de 20 ans pour un crime (30 ans pour certains crimes graves : terrorisme, trafic de stupéfiants en bande organisée, clonage, crimes de guerre).
- Le crime contre l'humanité ne se prescrit pas : il n'existe aucun délai pour engager des poursuites.
- Pour la plupart des infractions, le délai court à compter du jour où l'infraction est commise. Des règles particulières s'appliquent aux infractions d'habitude, continues, occultes ou dissimulées.
- En cas de diffamation ou d'injure, le délai est de 3 mois à compter de la publication ou du prononcé des propos, porté à 1 an en cas de caractère discriminatoire.
- Lorsque la victime était mineure au moment de faits sexuels ou d'atteintes graves à l'intégrité physique, le délai de prescription ne commence à courir qu'à sa majorité.
- Le délai de prescription peut être suspendu (le temps s'arrête puis reprend là où il s'était arrêté) ou interrompu (un nouveau délai complet recommence).
- Les actes du procureur de la République, les actes d'enquête de la police ou de la gendarmerie, les actes du juge d'instruction et les décisions de justice interrompent la prescription.
Conditions essentielles
- Identifier la qualification pénale des faits : contravention, délit ou crime.
- Déterminer la date de commission des faits et, le cas échéant, la date de leur découverte (infractions occultes ou dissimulées).
- Vérifier si la victime était mineure au moment des faits, notamment pour les infractions sexuelles et les atteintes graves.
- Examiner les éventuels événements interruptifs ou suspensifs intervenus depuis les faits.
Les étapes
- Qualifier l'infraction (contravention, délit, crime) pour déterminer le délai applicable.
- Identifier le point de départ du délai (jour des faits, dernière répétition, dernier jour de l'infraction continue, ou découverte des faits).
- Ajouter les éventuels allongements (victime mineure, prescription glissante pour infractions sexuelles sur mineur).
- Retrancher les périodes de suspension et intégrer les actes interruptifs (chacun fait courir un nouveau délai complet).
- Vérifier l'expiration du délai : une fois expiré, l'action publique est éteinte et les poursuites sont impossibles.
- En cas de doute sur le calcul, consulter un avocat ou une association d'aide aux victimes.
Cette synthèse reprend les règles essentielles. Les cas particuliers — infractions d'habitude, continues, occultes, infractions sur mineurs, diffamation — sont détaillés dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles propres aux points de départ spéciaux, aux infractions commises sur des mineurs et aux mécanismes de suspension et d'interruption, voir les sections « Quel est le point de départ du délai de prescription ? », « Délais de prescription des infractions commises sur des mineurs » et « Suspension et interruption du délai de prescription ».
Les délais selon la nature de l'infraction
Le droit pénal français classe les infractions en trois catégories — contraventions, délits et crimes — dont la gravité décroissante détermine la durée du délai de prescription de l'action publique.
Le délai de prescription de l'action publique est de 1 an pour une contravention, de 6 ans pour un délit et de 20 ans pour un crime, porté à 30 ans pour certains crimes graves. Le crime contre l'humanité ne se prescrit jamais.
La prescription de l'action publique est l'extinction du droit d'engager des poursuites pénales du fait de l'écoulement du temps. Ce délai s'impose à la victime qui souhaite porter plainte et au procureur de la République qui veut engager des poursuites : une fois le délai expiré, la plainte n'a plus d'effet pénal et le parquet ne peut plus engager de poursuites. Ce délai est distinct de la prescription de l'action civile, qui peut parfois survivre à l'extinction de l'action publique.
Règle
Délais de prescription en fonction de l'infraction : contravention — 1 an ; délit — 6 ans ; crime — 20 ans en général, et 30 ans pour certains crimes graves (par exemple terrorisme, trafic de stupéfiants en bande organisée, clonage, crimes de guerre) ; crime contre l'humanité — aucune prescription.
| Infraction | Délai de prescription |
|---|---|
| Contravention | 1 an |
| Délit | 6 ans |
| Crime (cas général) | 20 ans |
| Crime grave (terrorisme, trafic de stupéfiants en bande organisée, clonage, crimes de guerre...) | 30 ans |
| Crime contre l'humanité | Aucune (ne se prescrit pas) |
Certaines infractions ne font pas de victime directe (conduite sans permis, excès de vitesse, etc.). Même en l'absence de victime, le délai de prescription s'impose au procureur de la République lorsqu'il souhaite poursuivre la personne mise en cause.
Quel est le point de départ du délai de prescription ?
Pour la majorité des infractions, le délai de prescription commence à courir le jour où l'infraction est commise. Des règles spécifiques s'appliquent toutefois aux infractions d'habitude, continues, occultes ou dissimulées.
Le point de départ du délai de prescription est, dans le cas général, le jour où l'infraction est commise. Pour calculer le délai, le premier jour (la date des faits) n'est pas compté : le délai commence à courir le lendemain des faits et expire la veille de sa date anniversaire, à minuit.
Quatre catégories d'infractions obéissent à des règles de point de départ distinctes. Les infractions d'habitude sont celles qui se caractérisent par la répétition d'actes sur une période plus ou moins longue (harcèlement moral ou sexuel, exercice illégal de la médecine) : l'habitude est constituée dès le deuxième acte délictueux, et le délai court à compter de la dernière répétition de l'acte. Les infractions continues sont celles dont les effets durent dans le temps (recel de vol, abandon de famille, non-représentation d'enfant, détention de stupéfiants) : le délai part du dernier jour où l'infraction est commise. Les infractions occultes ne peuvent être connues ni de la victime ni de la justice en raison de leur nature (abus de confiance, abus de biens sociaux) ; les infractions dissimulées sont celles dont l'auteur s'est organisé pour en empêcher la découverte (délit de fraude fiscale) : pour ces infractions, le délai part du jour où l'infraction est découverte et peut être constatée, sous réserve d'un délai butoir.
Règle
Pour les infractions occultes ou dissimulées, il existe un délai maximum pour agir : la victime peut porter plainte 30 ans maximum après les faits pour un crime et 12 ans maximum après les faits pour un délit. Les mêmes délais s'imposent au procureur de la République.
- Cas général : le délai court du jour où l'infraction est commise. Exemple : un vol commis le 6 mai 2021 est un délit ; le délai de 6 ans expire le 7 mai 2027.
- Infraction d'habitude : le délai court de la dernière répétition de l'acte. Exemple : si le dernier acte de harcèlement date du 1ᵉʳ janvier 2022, la justice prend en compte l'ensemble des actes des 6 années précédentes, et le délai expire le 2 janvier 2028.
- Infraction continue : le délai court du dernier jour de commission. Exemple : le recel de vol se poursuit jusqu'à ce que le recéleur se sépare de l'objet volé.
- Infraction occulte ou dissimulée : le délai court du jour de la découverte des faits, sans jamais dépasser 12 ans (délit) ou 30 ans (crime) après les faits.
Ces règles de point de départ sont applicables à la victime qui souhaite porter plainte comme au procureur de la République : elles gouvernent l'ensemble de l'action publique.
Infractions sexuelles et atteintes graves sur la victime
Lorsque la victime d'infractions sexuelles ou d'atteintes graves à l'intégrité physique était mineure au moment des faits, le délai de prescription ne commence à courir qu'à sa majorité.
Pour les infractions sexuelles (agression sexuelle, atteinte sexuelle, viol) et les atteintes graves à l'intégrité physique (meurtre, violences graves, tortures ou actes de barbarie) commises sur une victime mineure, le point de départ du délai de prescription est la majorité de la victime.
La victime mineure peut porter plainte dès que l'infraction est commise : elle n'est pas obligée d'attendre d'être majeure pour le faire. Elle peut également porter plainte à partir de sa majorité, et ce pendant toute la durée du délai de prescription. Concrètement, pour une agression sexuelle (délit, prescription de 10 ans en matière d'infractions sur mineur), la victime peut porter plainte jusqu'à ses 28 ans (majorité + 10 ans). Pour un viol (crime, prescription de 30 ans), elle peut porter plainte jusqu'à ses 48 ans (majorité + 30 ans).
Règle
En cas de viol, d'agression sexuelle ou d'atteinte sexuelle sur un mineur, le délai de prescription peut être prolongé si une infraction similaire est commise pendant l'écoulement du délai : on parle de prescription glissante. Si l'auteur d'un viol commet, avant l'expiration du délai, un nouveau viol ou une nouvelle agression sexuelle ou atteinte sexuelle sur un autre mineur, le délai de prescription du viol initial est prolongé jusqu'à la date de prescription de la nouvelle infraction. Le même mécanisme s'applique lorsque l'auteur d'une agression sexuelle ou d'une atteinte sexuelle commet une nouvelle agression ou atteinte sur un autre mineur.
La prescription glissante est un mécanisme protecteur particulier : elle empêche qu'un auteur récidivant ne bénéficie de l'extinction de la prescription des premiers faits du fait de la commission de nouveaux faits. Le dispositif est prévu par le code de procédure pénale (article 706-47).
Délais de prescription des infractions commises sur des mineurs
Les infractions commises sur des mineurs bénéficient de délais de prescription allongés, dont la durée dépend de la qualification des faits et de leur gravité.
Les délais de prescription des délits commis sur des mineurs sont portés à 10 ans pour de nombreuses infractions (traite des êtres humains, proxénétisme sur un mineur de 15 ans ou plus, recours à la prostitution d'un mineur, corruption de mineur, proposition sexuelle à un mineur par internet, utilisation d'images pornographiques d'un mineur, incitation à une mutilation sexuelle, atteinte sexuelle, agression sexuelle, incitation à commettre une infraction contre un mineur) et à 20 ans pour les infractions aggravées (atteinte sexuelle aggravée commise par plusieurs personnes ou par un ascendant, agression sexuelle par violence, contrainte, menace ou surprise, violences aggravées avec incapacité totale de travail supérieure à 8 jours).
Pour les crimes commis sur des mineurs, le délai est de 20 ans dans le cas général (par exemple vol à main armée) et de 30 ans pour les infractions les plus graves : meurtre ou assassinat (y compris infanticide), tortures ou actes de barbarie, viol, traite des êtres humains aggravée, proxénétisme sur un mineur de moins de 15 ans, terrorisme, crimes de guerre. Le crime contre l'humanité reste imprescriptible, y compris lorsqu'il est commis sur un mineur. Les infractions d'injure et de diffamation sur mineur conservent les délais de droit commun : 3 mois (1 an si caractère discriminatoire), à compter de la publication ou du prononcé des propos.
Règle
Délais de prescription des délits commis sur des mineurs : cas général (vol, violences...) 6 ans ; traite des êtres humains, proxénétisme sur un mineur de 15 ans ou plus, recours à la prostitution d'un mineur, corruption de mineur, proposition sexuelle par internet, utilisation d'images pornographiques d'un mineur, incitation à une mutilation sexuelle, atteinte sexuelle, agression sexuelle, incitation à commettre une infraction contre un mineur — 10 ans ; atteinte sexuelle aggravée, agression sexuelle par violence, contrainte, menace ou surprise, violences aggravées — 20 ans.
| Infraction (crimes sur mineurs) | Délai de prescription |
|---|---|
| Cas général (par exemple vol à main armée) | 20 ans |
| Meurtre ou assassinat (infanticide) | 30 ans |
| Tortures ou actes de barbarie | 30 ans |
| Viol | 30 ans |
| Traite des êtres humains aggravée | 30 ans |
| Proxénétisme sur un mineur de moins de 15 ans | 30 ans |
| Terrorisme, crimes de guerre | 30 ans |
| Crime contre l'humanité | Aucune (pas de prescription) |
Pour les infractions sexuelles et les atteintes graves à l'intégrité physique sur mineur, le point de départ reste la majorité de la victime (voir section dédiée), ce qui se combine avec ces délais allongés pour permettre des plaintes très tardives.
Diffamation et injure : délais spécifiques
Les infractions de presse — diffamation et injure — obéissent à des délais de prescription beaucoup plus courts que les autres infractions, à compter de la publication ou du prononcé des propos.
En cas de diffamation, le délai de prescription est de 3 mois à compter de la publication ou du prononcé des propos. Il est de 1 an à compter de la publication ou du prononcé des propos en cas de diffamation discriminatoire (fondée sur une prétendue race, la religion, le sexe, l'orientation sexuelle, le handicap, etc.).
La diffamation est l'imputation d'un fait précis de nature à déshonorer la personne visée, portée à la connaissance d'un tiers. L'injure est une expression outrageante qui ne contient l'imputation d'aucun fait précis. Les deux infractions relèvent de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui fixe des délais de prescription courts afin de préserver l'équilibre entre protection de la réputation et liberté d'expression. Le point de départ est la publication (pour les propos écrits ou visuels) ou le prononcé (pour les propos oraux) : c'est cette date qui déclenche le décompte des 3 mois ou de l'année.
Règle
Délai de prescription : diffamation — 3 mois (1 an si discriminatoire) ; injure — 3 mois (1 an si discriminatoire), à compter de la publication ou du prononcé des propos.
Le caractère discriminatoire d'une diffamation ou d'une injure est apprécié in concreto par le juge, au regard des termes employés et du contexte. Une plainte pour diffamation ou injure doit être déposée dans le délai très court de 3 mois : il est recommandé de consulter rapidement un avocat spécialisé en droit de la presse.
Suspension et interruption du délai de prescription
L'écoulement du délai de prescription n'est pas toujours continu : il peut être suspendu, c'est-à-dire momentanément arrêté, ou interrompu, c'est-à-dire remis à zéro.
En cas de suspension, le délai de prescription est arrêté ; il reprend là où il s'était arrêté lorsque la cause de suspension prend fin. En cas d'interruption, un nouveau délai égal au délai initial recommence à compter de l'acte interruptif.
Le délai de prescription peut être suspendu par des événements juridiques ou non juridiques, à condition que ces événements rendent les poursuites impossibles. Les causes de suspension juridique sont prévues par la loi : par exemple, la mise en place d'une mesure alternative aux poursuites (rappel à la loi, composition pénale, etc.) suspend le délai. Les causes de suspension non juridique ne sont pas prévues par la loi ; il s'agit de faits objectifs rendant les poursuites impossibles pendant un temps (par exemple, un événement de force majeure). Ces causes sont très rares et sont examinées au cas par cas par le juge.
Règle
Le délai de prescription d'une infraction est interrompu par les actes juridiques suivants : les actes du procureur de la République, les actes d'enquête de la police ou de la gendarmerie (procès-verbaux), les actes du juge d'instruction et les décisions de justice. Dans ces cas, le nouveau point de départ du délai est la date de l'acte juridique qui a provoqué son interruption, et un nouveau délai complet court à partir de cette date.
- Suspension : le chronomètre s'arrête puis reprend (par exemple pendant l'exécution d'une mesure alternative aux poursuites).
- Interruption : un nouveau délai complet recommence à la date de l'acte interruptif (par exemple un procès-verbal d'enquête).
- Causes de suspension juridiques : prévues par la loi (mesures alternatives aux poursuites, etc.).
- Causes de suspension non juridiques : faits rendant les poursuites impossibles, très rares, appréciés au cas par cas par le juge.
La distinction est essentielle : la suspension allonge le délai initial de la durée de l'événement suspensif, tandis que l'interruption le remet entièrement à zéro. Un même dossier peut connaître plusieurs interruptions successives (chacune faisant courir un nouveau délai complet).
Comment calculer le délai de prescription ?
Le calcul du délai de prescription obéit à une règle de comput civil : le premier jour n'est pas compté, le dernier jour l'est.
Pour effectuer le calcul du délai de prescription, il n'est pas tenu compte du premier jour correspondant à la date des faits, contrairement au dernier jour. Le délai commence à courir le lendemain des faits (ou de l'acte interruptif de prescription) et expire la veille de sa date anniversaire, à minuit.
Cette règle s'applique à toutes les catégories d'infractions et à tous les points de départ (jour des faits, dernière répétition, dernier jour de l'infraction continue, découverte des faits). Exemple concret : un vol est commis le 6 mai 2021 ; il s'agit d'un délit, dont le délai de prescription est de 6 ans. Le délai commence à courir le 7 mai 2021 et prend fin le 7 mai 2027. Un grand excès de vitesse commis le 6 mai 2020 (délit) impose au procureur de la République de ne plus engager de poursuites après le 7 mai 2026. Pour une infraction d'habitude dont le dernier acte date du 1ᵉʳ janvier 2022, le délai court à compter du 2 janvier 2022 et s'achève le 2 janvier 2028 à minuit.
Règle
Méthode de calcul : qualifier l'infraction → déterminer le délai applicable (1, 6, 20 ou 30 ans) → identifier le point de départ → commencer à courir le lendemain du point de départ → expire le lendemain de la date anniversaire, à minuit → intégrer les éventuelles suspensions (allongement) et interruptions (remise à zéro).
Le calcul peut se compliquer en présence cumulée de plusieurs actes interruptifs, de périodes de suspension ou d'un changement de qualification des faits. En cas de doute, il est recommandé de consulter un avocat ou une association d'aide aux victimes, qui pourront réaliser le calcul précis au vu du dossier.
Qui peut m'aider ?
Plusieurs interlocuteurs peuvent accompagner une victime dans la compréhension des délais et le dépôt d'une plainte.
Les associations d'aide aux victimes accompagnent gratuitement les victimes d'infractions dans leurs démarches, y compris pour l'appréciation des délais de prescription et le dépôt de plainte.
L'association France Victimes et ses délégations locales proposent un accompagnement gratuit : écoute, orientation juridique, aide au dépôt de plainte, soutien psychologique. Un annuaire permet de trouver l'interlocuteur le plus proche. Un avocat peut être consulté pour déterminer si l'action publique n'est pas éteinte par la prescription, pour constituer et déposer la plainte, et pour représenter la victime dans la procédure. L'annuaire des avocats de France est tenu par le Conseil national des barreaux.
Règle
La plainte peut être déposée auprès de toute unité de gendarmerie ou de tout commissariat de police, indépendamment du lieu de commission des faits (le procès-verbal est transmis au procureur de la République compétent). Le procureur apprécie ensuite, au regard des délais de prescription, l'opportunité des poursuites.
- Association France Victimes : accompagnement gratuit, orientation juridique et psychologique, aide au dépôt de plainte.
- Avocat : conseil sur la prescription, dépôt de plainte avec constitution de partie civile, représentation au procès.
- Commissariat de police ou gendarmerie : dépôt de la plainte, qui est transmis au procureur de la République.
- Procureur de la République : apprécie l'opportunité des poursuites et veille au respect des délais de prescription.
Le dépôt d'une plainte après expiration du délai de prescription n'a pas d'effet pénal : les poursuites sont impossibles. Toutefois, une action civile peut parfois subsister devant le tribunal civil, sous réserve des règles de prescription propres au droit civil — il convient de se renseigner sur ce point auprès d'un avocat.
Textes applicables
- Code de procédure pénale : article 7Texte législatif
- Code de procédure pénale : article 8Texte législatif
- Code de procédure pénale : article 9Texte législatif
- Code de procédure pénale : article 9-1Texte législatif
- Code de procédure pénale : article 706-47Texte législatif
- Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presseTexte législatif
- Code de procédure pénale : article 9-2Légifrance
- Code de procédure pénale : article 9-3Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Justice pénale : quels sont les délais de prescription ?
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- France Victimes — réseau national d'aide aux victimes
- Trouver votre interlocuteur aide aux victimes près de chez vous
- Annuaire des avocats de France — Conseil national des barreaux
Les délais de prescription dépendent de la qualification exacte des faits et des circonstances de leur commission et de leur découverte. En cas de doute sur l'expiration du délai, il est recommandé de consulter un avocat ou une association d'aide aux victimes sans tarder, car l'action publique est définitivement éteinte une fois le délai expiré.
