Vue d'ensemble
Le mariage civil est célébré devant l'officier de l'état civil d'une commune. Que vous soyez célibataire, divorcé, veuf ou pacsé, et que vous formiez un couple de sexe différent ou de même sexe, les étapes de la démarche sont les mêmes : vérifier les conditions légales, choisir la commune de célébration, constituer le dossier, le déposer en mairie, laisser courir le délai de publication des bans, puis célébrer le mariage.
Ce qu'il faut savoir
- Vous devez être majeur (18 ans) pour vous marier ; à titre exceptionnel, un mineur peut être autorisé avec une dispense d'âge du procureur de la République et l'accord d'au moins un parent.
- Le mariage est interdit entre personnes liées par un lien très proche de parenté ou d'alliance.
- Chacun des futurs époux doit donner son consentement libre et éclairé ; à défaut, le mariage peut être annulé dans un délai maximum de 5 ans.
- Le mariage est célébré dans une commune ayant un lien durable avec l'un des futurs époux : son domicile, sa résidence (au moins 1 mois d'habitation continue à la date de la publication des bans) ou le domicile ou la résidence d'un parent.
- Les futurs époux doivent utiliser le simulateur officiel pour vérifier la liste des documents à fournir, et fournir l'original de chacun des documents demandés.
- L'officier d'état civil auditionne les futurs époux ensemble ; cette audition est obligatoire, sauf impossibilité ou inutilité constatée.
- La publication des bans dure 10 jours ; le mariage ne peut pas être célébré avant le 10ᵉ jour qui suit la publication.
- Il est interdit de célébrer un mariage religieux avant le mariage civil.
Conditions essentielles
- Avoir au moins 18 ans (sauf dispense exceptionnelle) et ne pas être déjà marié.
- Ne pas être lié à l'autre personne par un empêchement de parenté ou d'alliance prévu par la loi.
- Donner un consentement libre et éclairé.
- Choisir une commune en lien durable avec l'un des futurs époux et justifier de ce lien.
- Constituer un dossier complet déposé à la mairie de la commune choisie.
Les étapes
- Vérifier votre situation sur le simulateur officiel « Vérifier les documents à fournir pour se marier ».
- Rassembler les originaux des documents d'identité, de justificatif de domicile, d'état civil et les documents complémentaires selon votre situation.
- Prendre contact avec la mairie de la commune choisie pour vérifier s'il faut prendre rendez-vous.
- Déposer le dossier de mariage à la mairie de la commune choisie.
- Participer à l'audition des futurs époux par l'officier d'état civil.
- Laisser courir la publication des bans (10 jours d'affichage à la mairie).
- Fixer la date de la célébration avec la mairie, au moins le 10ᵉ jour après la publication des bans.
- Célébrer le mariage à la mairie en présence des futurs époux et de leurs témoins, puis recevoir le livret de famille.
Cette synthèse présente les règles du mariage en France telles qu'exposées par la fiche officielle Service-Public (mise à jour 2026). Certaines règles propres à la nationalité étrangère de l'un des futurs époux peuvent s'appliquer, dans le respect de l'ordre public français ; renseignez-vous auprès de la mairie et, le cas échéant, de l'ambassade ou du consulat.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour le détail des conditions, du choix du lieu, de la constitution du dossier et de la célébration, voir les sections « Quelles sont les conditions pour se marier ? », « Où peut-on se marier ? » et « Quels sont les documents à réunir pour le dossier de mariage ? ».
Quelles sont les conditions pour se marier ?
Deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, doivent remplir plusieurs conditions cumulatives pour se marier : condition d'âge, absence d'empêchement de parenté ou d'alliance, et consentement libre et éclairé.
La condition fondamentale est l'âge : vous devez être majeur, c'est-à-dire âgé d'au moins 18 ans, pour vous marier. Par ailleurs, le mariage est interdit lorsqu'un lien très proche de parenté ou d'alliance existe entre les futurs époux, et chacun des deux doit donner son consentement libre et éclairé.
Si vous êtes mineur, vous pouvez, à titre exceptionnel, être autorisé à vous marier. Deux autorisations sont alors nécessaires : une dispense d'âge accordée par le procureur de la République pour motifs graves et l'accord d'au moins l'un de vos parents. La condition de consentement est essentielle : le consentement doit être donné librement — ce qui exclut toute violence — et en connaissance de cause. Si le consentement n'est pas libre et éclairé, le mariage peut être annulé à la demande de l'un des futurs époux ou du procureur de la République ; la demande d'annulation doit intervenir dans un délai maximum de 5 ans. Si l'un des futurs époux est étranger, certaines règles propres à sa nationalité peuvent s'appliquer, dans le respect de l'ordre public français — ensemble des règles et principes fondamentaux du droit français.
Règle
Ces conditions s'appliquent identiquement quel que soit le sexe des futurs époux et quel que soit leur statut (célibataire, divorcé, veuf, pacsé). Le code civil fixe les conditions requises pour pouvoir se marier (articles 143 à 164).
L'interdiction de se marier avec un membre de sa famille fait l'objet d'une fiche dédiée sur Service-Public : les degrés d'interdiction y sont détaillés. En cas de doute sur un lien de parenté, renseignez-vous auprès de la mairie.
Peut-on s'opposer à un mariage ?
L'opposition à mariage vise à empêcher la célébration d'un mariage qui ne remplit pas les conditions requises. C'est un acte grave, strictement encadré quant aux personnes autorisées, aux motifs et à la procédure.
L'annonce du mariage est effectuée par la publication des bans — des avis affichés à la porte de la mairie par l'officier d'état civil. L'opposition au mariage peut être formée par un cercle fermé de personnes : l'époux ou l'épouse actuel(le) de l'une des personnes souhaitant se marier, un ascendant (mère, père, etc.), le tuteur ou le curateur, et le procureur de la République.
Les motifs d'opposition sont strictement encadrés selon l'opposant. L'époux actuel ou l'épouse actuelle peut agir en raison du risque de bigamie. L'ascendant, le tuteur ou le curateur et le procureur de la République peuvent s'opposer si l'une des conditions prévues par la loi n'est pas remplie : âge minimum requis, lien de parenté ou d'alliance entre les futurs époux, altération des facultés personnelles d'un futur époux (dégradation médicalement constatée des facultés mentales ou corporelles de nature à empêcher l'expression de la volonté), ou mariage simulé — mariage blanc contracté uniquement pour en tirer un avantage sans intention de vie commune, ou mariage gris quand un seul des futurs époux est sincère. L'ascendant doit apporter la preuve des motifs pour lesquels il agit. Les motifs d'ordre moral, religieux, familial ou de convenances personnelles ne sont pas admis. En cas d'altération des facultés personnelles d'un futur époux, d'autres membres de la famille (frère, sœur, oncle, tante…) peuvent s'opposer au mariage en l'absence d'ascendant. Le tuteur ou le curateur doit être informé du mariage ; la preuve de cette information est jointe au dossier et remise à l'officier d'état civil. Le procureur est informé par l'officier d'état civil en cas de non-respect avéré ou d'indices sérieux d'une irrégularité.
Règle
La procédure d'opposition est écrite. L'acte d'opposition comporte l'identité de l'opposant, son lien avec le futur marié, le motif de l'opposition et le texte de loi sur lequel il se fonde, reproduit en entier. L'opposant doit disposer d'une adresse (élection de domicile) dans la commune où le mariage doit être célébré. L'opposition est signifiée au futur époux et à l'officier d'état civil par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire) ; l'acte est signé par l'opposant et par le commissaire de justice.
L'opposition empêche la célébration du mariage jusqu'à sa mainlevée. Si l'opposant se désiste (mainlevée volontaire), le mariage est possible sans démarche supplémentaire. Sinon, il faut demander une mainlevée judiciaire au tribunal judiciaire, par le futur époux concerné ; le tribunal compétent est celui de la commune de mariage (domicile élu par l'opposant) ou celui du domicile réel de l'opposant, et le recours à un avocat est obligatoire. Si le tribunal rejette l'opposition, l'opposant — autre qu'un ascendant — peut être condamné à des dommages et intérêts.
Où peut-on se marier ?
Le mariage n'est pas célébré dans n'importe quelle commune : il faut un lien durable entre l'un des futurs époux (ou l'un de ses parents) et la commune choisie.
Le mariage est célébré dans une commune avec laquelle au moins l'un des futurs époux a un lien durable. Ce lien durable peut exister avec la commune du domicile ou de la résidence de l'un des futurs époux, ou avec la commune du domicile ou de la résidence d'un parent (père ou mère) de l'un d'eux. L'officier de l'état civil s'assure qu'au moins l'une des personnes concernées a des liens durables avec la commune.
Le domicile est le lieu où vous êtes établi ; il vous appartient de le justifier par un document à votre nom dans la commune (facture d'énergie, attestation d'assurance d'habitation, quittance de loyer, etc.). La résidence est le lieu où vous demeurez à un moment donné, à titre provisoire — par exemple une résidence secondaire ; elle doit être établie par au moins 1 mois d'habitation continue à la date de la publication des bans, et justifiée par un document daté. La commune d'un parent (père ou mère uniquement) peut également servir de lieu de mariage, que ce soit par le domicile (lieu où le parent est établi) ou par la résidence (lieu où le parent demeure à titre provisoire, avec la même condition d'un mois d'habitation continue à la date de la publication des bans). Les justificatifs sont fournis au nom du parent dans la commune concernée. Le fait d'être né dans une commune, sans y résider, ne suffit pas pour pouvoir s'y marier.
Règle
Des règles spéciales sont prévues dans certaines situations. Si vous êtes un couple de même sexe et que vous résidez dans un pays qui n'autorise pas votre mariage, vous pouvez vous marier dans la commune française de votre naissance ou de votre dernière résidence, ou dans la commune française où l'un de vos parents a son domicile ou sa résidence ; à défaut, dans la commune française de votre choix. Si vous êtes tous les deux étrangers et que vous n'habitez pas en France, le mariage en France n'est possible qu'au consulat de votre pays d'origine ou dans une commune d'une collectivité d'outre-mer (Com) ou de Nouvelle-Calédonie.
Si ni l'un ni l'autre des futurs époux n'est résident de la commune de mariage, le mariage peut être célébré dans la commune du domicile ou de la résidence (principale ou secondaire) d'un parent d'un de vous deux, avec un justificatif daté de plus de 1 mois. Les factures de téléphonie mobile et les relevés d'identité bancaire (RIB) ne sont pas admis comme justificatifs de domicile.
Quels sont les documents à réunir pour le dossier de mariage ?
La liste des documents dépend de votre situation. Le point de départ obligatoire est le simulateur officiel « Vérifier les documents à fournir pour se marier » ; les originaux de chacun des documents demandés doivent être fournis.
Chacun des futurs époux doit fournir au minimum une pièce d'identité (original et photocopie : carte d'identité, passeport, permis de conduire, carte de résident, carte de séjour ou tout autre document avec photographie délivré par une autorité publique) et un justificatif de domicile ou de résidence daté de plus de 1 mois (bail locatif, quittance de loyer, facture d'eau, d'électricité ou de gaz, avis d'imposition ou de non-imposition, attestation France Travail, attestation de l'employeur, etc.).
Si vous ne pouvez pas fournir de justificatif de domicile classique, des solutions existent. Si l'un de vous deux est sans domicile fixe, il doit présenter une attestation d'élection de domicile en cours de validité. Si l'un de vous deux est incarcéré et ne dispose pas de justificatif de domicile, il peut, à titre exceptionnel, se faire domicilier auprès de l'établissement pénitentiaire où il est détenu ; le mariage d'une personne détenue est célébré au sein de l'établissement, sur réquisitions du procureur de la République. Acte de naissance : en principe, vous n'avez pas à fournir d'acte de naissance si votre commune de mariage peut accéder directement à vos données d'état civil auprès de votre commune de naissance. Avant tout rendez-vous en mairie, vous devez transmettre à votre commune de mariage vos nom, prénom(s), sexe, date et commune de naissance, ainsi que les noms et prénoms de vos parents. Si le simulateur vous indique qu'un acte de naissance est nécessaire : pour un acte établi en France (hors cas spécifiques), un extrait d'acte de naissance avec indication de la filiation de moins de 3 mois est exigé — le délai se calcule par rapport au jour du dépôt du dossier et non à celui de la célébration. Le teléservice gratuit de demande d'acte de naissance (connexion FranceConnect) est disponible pour les naissances en France. Un français né à l'étranger doit fournir un extrait de moins de 3 mois demandé au Service central d'état civil (téléservice avec FranceConnect ou compte Service Public). Un réfugié ou un apatride doit fournir un extrait de moins de 3 mois demandé à l'Ofpra, qui a établi le certificat lui tenant lieu d'acte de naissance. Pour un acte établi à l'étranger, dans un pays de l'Union européenne ou dans un autre pays, un extrait avec indication de la filiation de 6 mois maximum est exigé, demandé à l'ambassade ou au consulat du pays d'origine. Si le pays ne prévoit pas la mise à jour des actes, une attestation d'absence de mise à jour est fournie. Un document en langue étrangère doit être traduit par un traducteur assermenté ; un extrait d'acte de naissance plurilingue est également possible. Selon le pays, une apostille ou une légalisation peut être nécessaire (les ressortissants de certains pays, comme la Suisse, en sont dispensés). Documents complémentaires selon la situation : si l'un des futurs époux est étranger, la mairie peut demander un certificat de coutume (règles étrangères applicables au mariage, document prouvant l'état civil, document prouvant qu'on n'est pas déjà marié) et/ou un certificat de célibat (ou de capacité matrimoniale), généralement fournis par l'ambassade ou le consulat. Si le pays ne délivre pas de certificat de coutume, il faut une attestation des autorités compétentes du pays étranger, une attestation d'avocat ou de juriste sur les règles applicables, ou, à défaut, une attestation sur l'honneur de majorité, célibat et capacité juridique. Les réfugiés et apatrides n'ont pas à fournir de certificat de coutume, et l'officier de l'état civil ne doit pas se rapprocher des autorités de l'État dont ils sont originaires. Si un contrat de mariage est conclu, le certificat du notaire doit être fourni. Si l'un des futurs époux est divorcé et que le divorce n'est pas mentionné sur son acte de naissance : décision de divorce définitive ou livret de famille de l'ancienne union avec mention du divorce (traduction assermentée si décision étrangère). S'il est veuf ou veuve : acte de décès ou acte de naissance avec mention du décès du conjoint décédé. En cas de tutelle ou curatelle, il faut informer la personne chargée de la mesure et fournir un justificatif de cette information ainsi que la décision du juge — l'autorisation du juge n'est pas nécessaire pour se marier.
Règle
Outre les pièces, les futurs époux doivent indiquer leur profession (indication obligatoire en langue française, sans référentiel imposé), l'identité, l'adresse et la profession (et éventuellement la date du décès) de chacun de leurs parents, l'existence d'enfants communs et un téléphone ou mail pour être recontactés. Pour chacun des témoins, il faut fournir le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, la profession, le domicile et une copie du document d'identité.
Si vous ne pouvez pas fournir les informations nécessaires relative à votre état civil étranger, l'officier d'état civil doit vous indiquer que votre mariage risque de ne pas être reconnu dans votre pays d'origine. Vous pouvez vous renseigner à la mairie et au consulat. Si l'état civil de l'un des futurs époux a été modifié avant la célébration (par exemple changement de prénom), une copie de l'acte mis à jour doit être remise à l'officier chargé de célébrer le mariage.
Dépôt du dossier et examen par l'officier d'état civil
Le dossier est déposé à la mairie de la commune choisie ; l'officier d'état civil l'examine et procède à une audition obligatoire des futurs époux.
Vous devez déposer le dossier à la mairie de la commune choisie pour la cérémonie, en vérifiant auprès de celle-ci s'il faut prendre rendez-vous. Lors de la constitution du dossier, l'officier d'état civil aborde avec vous l'ordre dans lequel vous serez nommés lors de la célébration — ordre que vous choisissez vous-mêmes.
L'officier d'état civil auditionne les futurs époux ensemble. Cette audition est obligatoire ; elle n'a pas lieu en cas d'impossibilité (par exemple, pour cause de maladie) ou si l'officier ne la juge pas nécessaire. S'il l'estime utile, il peut demander des entretiens individuels avec l'un et l'autre. L'officier peut exiger la présence d'un traducteur ou d'un interprète (à vos frais s'il est rémunéré) si l'un des futurs époux est sourd, muet ou ne comprend pas la langue française. Si l'un des futurs époux réside à l'étranger, l'audition peut être effectuée par l'autorité diplomatique ou consulaire compétente.
Règle
Avant comme après l'audition, l'officier d'état civil ne peut pas refuser un dossier de mariage. En revanche, il doit alerter le procureur de la République s'il dispose d'indices sérieux d'une fraude au mariage (mariage fictif ou forcé), notamment en cas d'absence de consentement de l'un des futurs époux ou de mariage contracté pour un objectif autre que l'union matrimoniale (obtention d'un titre de séjour, par exemple). Le procureur a 15 jours pour laisser procéder au mariage ou s'y opposer ; il peut aussi décider d'un délai d'enquête (maximum 1 mois renouvelable). La décision du procureur doit être motivée et communiquée aux futurs époux.
En cas d'opposition du procureur, les futurs époux s'adressent au tribunal judiciaire par une demande de mainlevée, avec recours à un avocat obligatoire ; le tribunal doit prendre sa décision dans les 10 jours.
Publication des bans et fixation de la date
La publication des bans rend public le projet de mariage et déclenche le délai minimal avant la célébration.
L'annonce du mariage est effectuée par la publication des bans : des avis affichés à la porte de la mairie par l'officier d'état civil, contenant les prénoms, nom, profession, domicile ou résidence de chacun des futurs époux et le lieu où le mariage doit être célébré.
Les bans sont affichés pendant 10 jours à la porte de deux mairies : celle de la commune du mariage et celle où l'un des futurs époux a son domicile. Le mariage ne peut pas être célébré avant le 10ᵉ jour qui suit la publication des bans. Par exemple, si les bans sont publiés le 4 août 2026, le mariage peut être célébré à partir du 14 août 2026.
Règle
Le jour de la célébration est fixé en accord avec la mairie et les futurs époux, à condition que le dossier soit complet et à jour. Le mariage doit être célébré dans l'année qui suit l'expiration du délai de 10 jours.
Vous pouvez demander une dispense de publication au procureur de la République en cas de motif grave. Par ailleurs, il est interdit de célébrer un mariage religieux avant le mariage civil.
Comment se déroule la célébration du mariage ?
Le mariage civil se célèbre à la mairie, devant l'officier d'état civil, en présence des futurs époux et de leurs témoins.
Le mariage doit être célébré à la mairie, dans une salle ouverte au public. Le maire peut célébrer le mariage dans tout bâtiment communal (par exemple une salle des fêtes) situé sur le territoire de la commune, mais le procureur de la République peut s'y opposer.
En cas d'empêchement grave de l'un des futurs époux, l'officier d'état civil peut se déplacer, sur demande du procureur de la République, dans le domicile ou la résidence des époux ou dans un hôpital ou établissement de soins. En cas de risque vital, il peut se déplacer sans demande du procureur. Le mariage peut aussi être célébré dans un établissement pénitentiaire. La célébration doit être faite par le maire ou un adjoint, en présence des deux futurs époux et de leurs témoins. Lors de la célébration, chacun des futurs époux confirme son engagement à respecter les obligations du mariage. Un traducteur-interprète peut être présent (à vos frais s'il est rémunéré).
Règle
À l'issue de la célébration, un livret de famille est délivré aux époux. Dans les jours qui suivent, ils peuvent demander à la mairie un extrait ou une copie intégrale de l'acte de mariage. Si les époux ont eu des enfants communs avant le mariage et disposent déjà d'un livret de famille, celui-ci est mis à jour avec l'acte de mariage.
Une fois mariés, chacun des époux peut utiliser comme nom d'usage le nom de son épouse ou époux — formalité distincte du changement de nom.
Mariage avec un partenaire pacsé ou situation de double mariage
Le Pacs n'est pas un obstacle au mariage, mais le mariage dissout automatiquement le Pacs. En revanche, une personne déjà mariée ne peut pas se marier une seconde fois.
Si vous êtes engagé par un Pacs, vous pouvez vous marier, soit avec votre partenaire pacsé, soit avec une autre personne. Le mariage dissout automatiquement le Pacs (article 515-7 du code civil). Les conditions de mariage sont identiques à celles applicables à tout couple, de sexe différent ou de même sexe.
Si vous êtes déjà marié, vous ne pouvez pas vous marier une deuxième fois. Cette interdiction s'applique dans deux situations : mariage célébré selon la loi française et mariage célébré selon une loi étrangère. La bigamie est ainsi proscrite, quel que soit le droit du pays où le premier mariage a été célébré.
Règle
Si vous êtes en instance de divorce ou séparé de corps, vous êtes considéré comme marié : vous ne pouvez donc pas contracter un nouveau mariage avant la dissolution de l'union.
Le mariage, une fois célébré, produit des effets sur le régime matrimonial (par défaut, communauté réduite aux acquêts, sauf contrat de mariage) et sur le nom d'usage. Ces aspects sont développés dans des fiches dédiées (contrat de mariage, obligation alimentaire, contribution aux charges du mariage).
Textes applicables
- Code civil : articles 143 à 164 — Conditions requises pour pouvoir se marierTexte légal — conditions de fond du mariage
- Code civil : articles 165 à 171 — Formalités relatives à la célébration du mariageTexte légal — formalités du mariage
- Code civil : articles 172 à 179 — Opposition au mariageTexte légal — opposition et mainlevée
- LOI n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République — article 35 (audition des futurs époux)Texte légal — audition obligatoire
- Code civil : articles 63 à 76Légifrance
- Code civil : articles 515-1 à 515-7-1Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : articles L2121-29 à L2121-34Légifrance
- Loi n°2009-594 du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer : article 58Légifrance
- Circulaire du 26 juillet 2017 relative à diverses dispositions en matière de droit des personnes et de la famille de la loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016Légifrance
- Instruction générale relative à l'état civil (Igrec) du 11 mai 1999 - AnnexeLégifrance
- Circulaire du 29 mai 2013 de présentation de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexeLégifrance
- Circulaire du 23 juillet 2014 relative à l'état civilLégifrance
- Réponse ministérielle du 20 janvier 2015 relative au lieu de célébration du mariageAssemblée nationale
- Réponse ministérielle du 20 janvier 2015 relative aux "mariages gris"Assemblée nationale
- Code civil : articles 34 à 54Légifrance
- Décret n°65-67 du 22 janvier 1965 portant publication de la convention de La Haye du 5 octobre 1961 supprimant l'exigence de la légalisation des actes publics étrangersLégifrance
- Code civil : article 1145Légifrance
Sources officielles
Voir aussi
- Simulateur — Vérifier les documents à fournir pour se marier
- Demande d'acte de naissance : copie intégrale ou extrait (naissance en France) — teléservice gratuit
- Demande d'acte de naissance : copie intégrale ou extrait (naissance à l'étranger)
- OFPIA — Demander une copie ou un extrait d'acte d'état civil si l'on est réfugié, apatride ou sous protection subsidiaire
Les formalités du mariage civil sont fixées par le code civil (articles 63 à 76, 143 à 179 et 515-7). Les délais mentionnés (3 mois pour l'acte de naissance en France, 6 mois à l'étranger, 10 jours de publication des bans, 5 ans pour l'annulation pour vice du consentement) sont ceux en vigueur selon la fiche officielle Service-Public (mise à jour 2026). Les pièces complémentaires exigées par la mairie peuvent varier selon la nationalité et la situation personnelle : utilisez le simulateur officiel et renseignez-vous auprès de la mairie et, le cas échéant, de l'ambassade ou du consulat.

