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Divorce : procédure de partage des biens

Dans un divorce par consentement mutuel, les époux doivent liquider leur régime matrimonial à l'amiable avant l'enregistrement de la convention de divorce par le notaire. Ce n'est pas une obligation dans un divorce judiciaire, où le partage peut intervenir avant ou après le prononcé du divorce. La procédure de partage consiste à chiffrer le patrimoine des époux puis à répartir les biens en valeur.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur la procédure de partage des biens en cas de divorce : liquidation du régime matrimonial, partage en valeur, règles applicables selon le régime matrimonial et coût des opérations.

Ce qu'il faut savoir

  • Dans un divorce par consentement mutuel, les époux doivent obligatoirement liquider leur régime matrimonial et partager leurs biens à l'amiable, avant l'enregistrement de la convention de divorce par le notaire.
  • Dans un divorce judiciaire, la liquidation et le partage ne sont pas obligatoires au moment du divorce : les époux peuvent partager leurs biens à tout moment, avant ou après le prononcé du divorce.
  • La liquidation consiste à chiffrer le patrimoine des époux (dettes comprises) pour déterminer la valeur de la part revenant à chacun.
  • Le partage est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine : biens mobiliers, biens immobiliers, argent.
  • Si les époux ne peuvent pas répartir les biens en deux lots de même valeur, l'ex-époux qui reçoit plus doit dédommager financièrement l'autre.
  • La prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants et les allocations familiales ne rentrent pas dans les opérations de partage.
  • Le partage des biens meubles et immeubles est soumis à un droit d'enregistrement ou à une taxe de publicité foncière de 1,10 %, avec un minimum de perception de 25 €.
  • L'assistance d'un avocat est obligatoire pour le divorce par consentement mutuel ; le notaire est obligatoire pour l'acte de partage des biens immobiliers.
  • En cas de désaccord sur le partage, le juge aux affaires familiales (Jaf) du tribunal judiciaire est compétent pour statuer.

Conditions essentielles

  • Être en cours de divorce (par consentement mutuel ou judiciaire) ou divorcé.
  • Dans le divorce par consentement mutuel : liquidation obligatoire avant l'enregistrement de la convention.
  • Dans le divorce judiciaire : partage possible à tout moment (avant ou après le divorce).
  • Les époux doivent tenter de s'entendre à l'amiable sur la liquidation et le partage.
  • Le partage doit respecter l'égalité entre les époux (égalité en valeur des lots).

Les étapes

  • Identifier le régime matrimonial du couple (communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, communauté universelle).
  • Inventorier les biens des époux (mobiliers, immobiliers, argent, dettes).
  • Faire la liquidation : chiffrer le patrimoine pour déterminer la part de chacun.
  • Évaluer les biens (estimation de la valeur des biens immobiliers et mobiliers).
  • Procéder au partage en valeur : constituer deux lots de même valeur, ou dédommager l'ex-époux qui reçoit moins.
  • Rédiger un acte de partage (devant notaire s'il y a des biens immobiliers).
  • Payer le droit d'enregistrement ou la taxe de publicité foncière (1,10 %, minimum 25 €).
  • En cas de désaccord, saisir le tribunal judiciaire pour un partage contentieux.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — règles selon le régime matrimonial, évaluation des biens, partage contentieux — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres au partage selon le régime matrimonial, au coût des opérations et au partage contentieux, voir les sections « Quelles règles de partage selon le régime matrimonial ? », « Quel est le coût des opérations de liquidation et de partage ? » et « Où s'adresser ? ».

En quoi consistent les opérations de liquidation et de partage ?

Pour partager, il faut d'abord faire la liquidation, c'est-à-dire chiffrer le patrimoine (dettes comprises) des époux afin de déterminer la valeur de la part devant revenir à chacun d'eux. Ensuite, un partage en valeur doit se faire. Ce partage est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine des époux.

Le partage en valeur est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine des époux : biens mobiliers, biens immobiliers, argent. S'il n'est pas possible de répartir les biens en constituant 2 lots de même valeur, l'ex-époux qui reçoit plus de patrimoine doit dédommager financièrement l'ex-époux qui reçoit le moins (soulte). La prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants et les allocations familiales ne rentrent pas dans les opérations de partage : elles relèvent de régimes distincts. La liquidation du régime matrimonial peut être réalisée par les avocats des époux ou par un notaire. Les avocats des époux doivent mentionner dans la convention de divorce par consentement mutuel comment se passe la liquidation du régime matrimonial et comment les biens sont partagés (meubles, argent, immobiliers).

Règle

La liquidation doit être effectuée dans le divorce par consentement mutuel, c'est-à-dire avant l'enregistrement de la convention de divorce par consentement mutuel par le notaire. Les époux doivent obligatoirement s'entendre à l'amiable sur la liquidation et le partage des biens. Si ce n'est pas le cas, ils ne peuvent pas divorcer par consentement mutuel. Les avocats des époux doivent mentionner dans la convention de divorce par consentement mutuel comment se passe la liquidation du régime matrimonial et comment les biens sont partagés.

Les règles de liquidation et de partage dépendent du régime matrimonial du couple et de la nature des biens possédés. Si les époux possèdent des biens immobiliers, un acte de partage doit être établi devant notaire. Si les époux n'ont que des biens meubles, ils peuvent opérer le partage sans formalités spécifiques, mais il est conseillé de recourir à un professionnel du droit (avocat, notaire) pour sécuriser l'opération. La liquidation du régime matrimonial comprend plusieurs étapes : identification des biens communs et des biens propres, évaluation des biens, déduction des dettes communes, et calcul de la part de chaque époux. La soulte (dédommagement financier) est versée lorsque les lots ne peuvent être égaux en valeur. La prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants et les allocations familiales sont des prestations distinctes du partage : elles ne sont pas prises en compte dans le calcul des lots.

  • Biens mobiliers : meubles, véhicules, comptes bancaires, placements, œuvres d'art, bijoux.
  • Biens immobiliers : maison, appartement, terrain, parking, local commercial.
  • Dettes communes : prêts immobiliers, crédits à la consommation, dettes fiscales.
  • Biens propres : biens acquis avant le mariage ou reçus par héritage ou donation.
  • Soulte : dédommagement financier versé à l'époux qui reçoit moins de patrimoine.

Étapes de la liquidation

  • Inventaire des biens : lister les biens mobiliers (meubles, véhicules, comptes bancaires, placements) et immobiliers (maison, appartement, terrain) des époux.
  • Identification des biens propres : distinguer les biens acquis avant le mariage ou reçus par héritage ou donation (biens propres) des biens acquis pendant le mariage (biens communs).
  • Évaluation des biens : estimer la valeur de chaque bien (expertise immobilière si nécessaire).
  • Déduction des dettes : soustraire les dettes communes (prêts immobiliers, crédits à la consommation) de la valeur du patrimoine.
  • Calcul des parts : déterminer la valeur de la part revenant à chaque époux.
  • Partage en valeur : constituer deux lots de même valeur, ou prévoir une soulte (dédommagement financier) si les lots ne sont pas égaux.

Quand liquider et partager les biens ?

Les époux peuvent liquider leur régime matrimonial et partager leurs biens à tout moment. Dans un divorce par consentement mutuel, la liquidation doit intervenir avant l'enregistrement de la convention. Dans un divorce judiciaire, le partage peut intervenir avant ou après le prononcé du divorce. La loi ne fixe pas de délai pour liquider et partager les biens.

Dans le divorce judiciaire, les époux peuvent liquider et partager leurs biens à l'amiable avant le prononcé du divorce : dans ce cas, le partage est acté dans le jugement de divorce. Les ex-époux peuvent également partager leurs biens après le divorce : dans ce cas, le partage se fait soit à l'amiable (par acte notarié ou convention signée), soit à travers une procédure judiciaire contentieuse en cas de désaccord. Le partage peut intervenir plusieurs années après le divorce si les époux n'ont pas pu s'entendre. Pendant l'indivision, les époux restent copropriétaires des biens indivis et doivent prendre les décisions d'un commun accord (vente, location, travaux).

Règle

Dans le divorce par consentement mutuel : liquidation obligatoire avant l'enregistrement de la convention par le notaire. Dans le divorce judiciaire : partage possible à tout moment, sans délai imposé par la loi. Le partage peut être amiable ou judiciaire (contentieux). Le juge aux affaires familiales (Jaf) est compétent pour statuer sur le partage contentieux.

Le partage des biens meubles et immeubles peut être long en cas de désaccord des époux divorcés. La loi ne fixe pas de délai maximal pour le partage. Les époux sont encouragés à tenter une résolution amiable (médiation familiale, négociation assistée par avocats) avant de saisir le tribunal. Le partage peut intervenir plusieurs années après le divorce si les époux n'ont pas pu s'entendre. Pendant l'indivision, les époux restent copropriétaires des biens indivis et doivent prendre les décisions d'un commun accord.

Moments possibles pour le partage

  • Avant le prononcé du divorce (consentement mutuel) : liquidation obligatoire avant l'enregistrement de la convention par le notaire.
  • Avant le prononcé du divorce (judiciaire) : partage acté dans le jugement de divorce si les époux s'entendent.
  • Après le divorce (amiable) : partage par acte notarié ou par convention signée par les époux.
  • Après le divorce (contentieux) : partage judiciaire devant le Jaf en cas de désaccord.
  • Pendant l'indivision : les époux restent copropriétaires et doivent prendre les décisions d'un commun accord.

Quelles règles de partage selon le régime matrimonial ?

Les règles de partage dépendent du régime matrimonial du couple et de la nature des biens possédés. Les régimes matrimoniaux les plus courants sont la communauté réduite aux acquêts, la séparation de biens et la communauté universelle.

En communauté réduite aux acquêts (régime légal par défaut), les biens acquis pendant le mariage sont communs ; les biens possédés avant le mariage ou reçus par héritage ou donation sont propres à chaque époux. Le partage porte sur les biens communs. En séparation de biens, chaque époux conserve la propriété exclusive de ses biens ; le partage ne porte que sur les biens détenus en indivision. En communauté universelle, tous les biens (y compris ceux possédés avant le mariage) sont communs ; le partage porte sur l'ensemble du patrimoine.

Règle

Le partage doit respecter l'égalité entre les époux : chaque époux doit recevoir une part de valeur égale. Si les biens ne peuvent être répartis en deux lots de même valeur, une soulte (dédommagement financier) est versée à l'époux qui reçoit moins. Les biens propres (hors communauté) ne sont pas partagés : ils restent la propriété de l'époux qui les possédait avant le mariage ou qui les a reçus par héritage ou donation. Le partage des biens immobiliers nécessite un acte notarié (acte de partage). Le partage des biens meubles peut se faire sans formalités spécifiques, mais un écrit est recommandé pour preuve.

Les règles de partage dépendent du régime matrimonial et de la nature des biens. Les époux doivent identifier leur régime matrimonial avant de procéder au partage. Le régime matrimonial peut être modifié par contrat de mariage (devant notaire) pendant le mariage, sous conditions. Le partage des biens immobiliers nécessite un acte notarié. Le partage des biens meubles peut se faire sans formalités spécifiques, mais il est conseillé de recourir à un professionnel. Le partage doit respecter l'égalité entre les époux : chaque époux doit recevoir une part de valeur égale. En cas de désaccord sur la valeur d'un bien, une expertise peut être ordonnée par le juge pour évaluer le bien contesté. Le partage peut être scindé en plusieurs actes si les biens sont nombreux ou situés dans des régions différentes.

Règles selon le régime matrimonial

  • Communauté réduite aux acquêts (régime légal) : les biens acquis pendant le mariage sont communs ; les biens propres (avant mariage, héritage, donation) restent la propriété de chaque époux.
  • Séparation de biens : chaque époux conserve la propriété exclusive de ses biens ; le partage ne porte que sur les biens détenus en indivision.
  • Communauté universelle : tous les biens (y compris ceux possédés avant le mariage) sont communs ; le partage porte sur l'ensemble du patrimoine.
  • Indivision : en cas de désaccord, le partage peut être judiciaire ; le juge peut ordonner la vente aux enchères des biens en indivision.
  • Soulte : dédommagement financier versé à l'époux qui reçoit moins de patrimoine pour rétablir l'égalité.

Quel est le coût des opérations de liquidation et de partage ?

Le partage des biens meubles et immeubles est soumis à un droit d'enregistrement ou à une taxe de publicité foncière de 1,10 % avec un minimum de perception de 25 €.

Si l'avocat s'est chargé de liquider les biens, ses honoraires intègrent sa prestation quant au partage des biens. L'avocat qui intervient dans la procédure de partage a droit à des honoraires fixés librement (par convention, au temps passé ou au résultat). Si un notaire rédige l'acte de partage (quand il y a un ou plusieurs biens immobiliers), il a droit à des émoluments proportionnels calculés sur la valeur des biens partagés. Les frais de notaire sont à régler par les ex-époux si ce professionnel est intervenu dans les opérations de partage.

Règle

Le droit d'enregistrement ou la taxe de publicité foncière est de 1,10 % de la valeur des biens partagés, avec un minimum de perception de 25 €. Les émoluments du notaire sont proportionnels à la valeur des biens immobiliers partagés. Les honoraires de l'avocat sont librement fixés entre l'avocat et son client.

Le coût du partage dépend de la valeur des biens partagés et de l'intervention d'un notaire. Si les époux n'ont que des biens meubles, le coût est limité au droit d'enregistrement (minimum 25 €) et aux honoraires de l'avocat. Si des biens immobiliers sont partagés, les émoluments du notaire s'ajoutent. Les époux peuvent demander une aide juridictionnelle sous conditions de ressources. Les émoluments du notaire sont fixés par un barème réglementaire (décret). Les honoraires de l'avocat sont librement négociés entre l'avocat et son client, mais doivent être communiqués avant l'intervention.

Détail des coûts

  • Droit d'enregistrement / taxe de publicité foncière : 1,10 % de la valeur des biens partagés, minimum 25 €.
  • Émoluments du notaire : proportionnels à la valeur des biens immobiliers partagés (barème réglementaire).
  • Honoraires de l'avocat : librement fixés (par convention, au temps passé ou au résultat).
  • Frais d'expertise : si une expertise immobilière est nécessaire pour évaluer les biens.
  • Aide juridictionnelle : possible sous conditions de ressources pour prendre en charge tout ou partie des frais.

Où s'adresser ?

Pour les opérations de liquidation et de partage, vous pouvez vous adresser à un avocat (pour la procédure de divorce et le partage) et/ou à un notaire (pour l'acte de partage des biens immobiliers).

L'avocat est obligatoire pour le divorce par consentement mutuel (chaque époux doit avoir son propre avocat). Il conseille et représente les époux dans la procédure de divorce et les opérations de partage. Le notaire intervient pour rédiger l'acte de partage quand il y a des biens immobiliers. Il est également compétent pour la liquidation du régime matrimonial. En cas de désaccord sur le partage, le tribunal judiciaire (juge aux affaires familiales) est compétent pour statuer.

Règle

L'assistance d'un avocat est obligatoire pour le divorce par consentement mutuel. Le notaire est obligatoire pour l'acte de partage des biens immobiliers. Le Jaf du tribunal judiciaire est compétent pour le partage contentieux. Les annuaires officiels des avocats et des notaires sont disponibles sur les sites du Conseil national des barreaux (cnb.avocat.fr) et des notaires de France (notaires.fr).

La médiation familiale est une alternative amiable au partage contentieux. Le médiateur aide les époux à trouver un accord sur le partage des biens. Les accords de médiation peuvent être homologués par le juge. L'aide juridictionnelle est possible sous conditions de ressources pour prendre en charge tout ou partie des frais d'avocat et de notaire. La négociation assistée par avocats est également une alternative amiable au partage contentieux : les avocats des époux négocient un accord sur le partage, qui est ensuite homologué par le juge.

Professionnels et ressources

  • Avocat : conseil et représentation dans la procédure de divorce et les opérations de partage (obligatoire pour le divorce par consentement mutuel).
  • Notaire : rédaction de l'acte de partage des biens immobiliers, liquidation du régime matrimonial.
  • Médiateur familial : aide à la résolution amiable des conflits sur le partage.
  • Jaf du tribunal judiciaire : compétent pour le partage contentieux.
  • Aide juridictionnelle : prise en charge des frais sous conditions de ressources.
  • Annuaire officiel : cnb.avocat.fr (avocats), notaires.fr (notaires).

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Divorce : procédure de partage des biens

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de liquidation et de partage des biens en cas de divorce sont fixées par le Code civil et le Code de procédure civile. Les droits d'enregistrement et taxes de publicité foncière sont fixés par le Code général des impôts. Vérifier les dernières évolutions auprès d'un avocat ou d'un notaire. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour les cas particuliers.

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