Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir pour organiser l'inhumation d'un proche : volonté du défunt, délais, lieu de sépulture, choix de l'entreprise de pompes funèbres et financement des obsèques.
Ce qu'il faut savoir
- L'inhumation doit avoir lieu au moins 24 heures et au plus 14 jours calendaires après le décès ; le préfet peut accorder des dérogations pour des circonstances particulières.
- La volonté du défunt, exprimée oralement ou par écrit, doit être respectée ; à défaut d'indication, la décision revient aux proches.
- En cas de désaccord entre proches, le tribunal judiciaire du lieu du décès doit être saisi.
- Le défunt peut être inhumé dans le cimetière de sa commune de résidence, de celle où il est décédé, ou celui où se situe le caveau de famille.
- L'inhumation en terrain privé nécessite une autorisation individuelle du préfet et crée une concession funéraire perpétuelle.
- En l'absence de concession, l'inhumation en terrain communal est gratuite pour une durée minimale de 5 ans.
- L'entreprise de pompes funèbres doit présenter une documentation tarifaire, un devis individuel gratuit conforme au modèle officiel et un bon de commande.
- Si la famille n'a pas de ressources suffisantes, la commune du lieu de décès prend en charge les frais d'obsèques et l'inhumation se fait en terrain commun.
Conditions essentielles
- Respecter la volonté du défunt si elle a été exprimée (oralement ou par écrit) ou prévue dans un contrat obsèques.
- Respecter le délai légal d'inhumation : 24 heures au moins, 14 jours calendaires au plus après le décès (ou après l'autorisation du procureur en cas de problème médico-légal).
- Obtenir l'autorisation d'inhumation du maire (cimetière communal) ou du préfet (propriété privée).
- Fournir à l'entreprise de pompes funèbres les documents nécessaires à la demande de celle-ci.
Les étapes
- Vérifier si le défunt a laissé des volontés (oralement, par écrit ou via un contrat obsèques) ; utiliser le service Agira pour rechercher un contrat d'assurance obsèques.
- Choisir l'entreprise de pompes funèbres (librement) et obtenir un devis individuel gratuit, détaillé et chiffré.
- Effectuer la déclaration de décès.
- Obtenir l'autorisation de fermeture du cercueil, puis la déclaration préalable au transport du corps si nécessaire.
- Faire procéder à la fermeture définitive du cercueil.
- Demander l'autorisation d'inhumer au maire de la commune du cimetière choisi (ou au préfet pour une propriété privée).
- Procéder à l'inhumation dans le délai légal, dans une concession funéraire ou en terrain communal.
- Régler les frais : prélèvement sur les comptes du défunt (dans la limite de 5 965 €), contrats éventuels, participation des héritiers, ou prise en charge communale en cas d'insuffisance de ressources.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les délais selon le lieu du décès (métropole, outre-mer, étranger), le régime du terrain commun, le caveau provisoire et les contrats de financement sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les règles de décision (volonté du défunt, désaccord des proches), voir « Qui décide de l'inhumation ? ». Pour les délais selon le lieu du décès, voir « Dans quel délai le défunt doit-il être enterré ? ». Pour le financement, voir « Comment financer les obsèques ? ».
Qui décide de l'inhumation ?
La décision dépend des indications laissées par le défunt. Si le défunt a exprimé sa volonté, elle doit être respectée ; à défaut, les proches décident.
Si le défunt a exprimé le souhait d'être inhumé, vous devez respecter sa volonté, quelle que soit la manière dont il l'a indiquée : oralement ou par écrit. La liberté des funérailles, consacrée par la loi du 15 novembre 1887, prime sur les préférences des proches.
Vérifiez si le défunt avait souscrit un contrat obsèques : il permet de financer et d'organiser les funérailles et précise les conditions des obsèques (prestations funéraires par exemple) ainsi que leur coût. Si le défunt a souscrit un contrat d'assurance obsèques, la situation est différente : ce contrat prévoit le versement d'un capital à un bénéficiaire pour financer les obsèques, sans lister les prestations funéraires ; il ne couvre donc pas forcément la totalité du coût. Pour vérifier si le défunt avait souscrit un contrat d'assurance obsèques, vous pouvez utiliser le service en ligne de l'Agira.
Règle
Si le défunt n'a pas laissé d'indication — il n'a pas organisé à l'avance ses funérailles et n'a exprimé aucune volonté sur leur organisation —, la décision appartient aux proches du défunt. En cas de désaccord avec d'autres proches sur l'organisation des funérailles, vous devez saisir le tribunal judiciaire du lieu du décès.
Le respect de la volonté du défunt s'impose même si elle n'a pas été formalisée par écrit. En cas de conflit entre une volonté exprimée oralement et les préférences d'autres proches, c'est également le tribunal judiciaire du lieu du décès qui tranche. En cas de décès avec transfert du corps (outre-mer ou étranger vers la métropole), les délais d'inhumation se comptent à partir de l'entrée du corps en métropole ou en France.
Dans quel délai le défunt doit-il être enterré ?
Les délais varient selon le lieu du décès. En métropole, l'inhumation doit intervenir 24 heures au moins et 14 jours calendaires au plus après le décès.
Lorsque des circonstances particulières le justifient, le préfet du département du lieu de l'inhumation peut accorder des dérogations (individuelles ou collectives) à ces délais. En pratique, l'entreprise de pompes funèbres s'occupe de la démarche de demande de dérogation.
En cas de problème médico-légal (par exemple suicide ou mort suspecte), l'inhumation a lieu au plus tard 14 jours calendaires après l'autorisation d'inhumation délivrée par le procureur de la République. Le point de départ du délai n'est alors plus le décès, mais l'autorisation du parquet.
Règle
En cas de décès dans un département d'outre-mer ou dans une collectivité d'outre-mer, avec transfert du corps en métropole, l'inhumation peut avoir lieu jusqu'à 14 jours calendaires après l'entrée du corps en métropole. En cas de décès à l'étranger avec transfert du corps en métropole, l'inhumation peut avoir lieu jusqu'à 14 jours calendaires après l'entrée du corps en France. Dans ces deux cas également, le préfet du département du lieu de l'inhumation peut accorder des dérogations, et le problème médico-légal repousse le délai à 14 jours après l'autorisation du procureur.
Le dépôt en caveau provisoire obéit aux mêmes délais : entre 24 heures et 14 jours calendaires après le décès en métropole ; jusqu'à 14 jours après l'entrée du corps en métropole (outre-mer) ou en France (étranger) en cas de transfert. En pratique, l'entreprise de pompes funèbres s'occupe de ces démarches.
Comment choisir le lieu d'inhumation ?
Le défunt peut être inhumé dans un cimetière communal ou, sous conditions, dans une propriété privée. L'autorisation dépend du lieu choisi : maire pour le cimetière, préfet pour la propriété privée.
Dans un cimetière, vous devez demander l'autorisation d'inhumation au maire de la commune du cimetière choisi ; en pratique, l'entreprise de pompes funèbres s'occupe de la démarche. Le défunt peut être inhumé dans l'un des cimetières suivants : celui de la commune où le défunt habitait ; celui de la commune où il est décédé ; celui où est situé le caveau de famille. Il peut aussi être inhumé dans la commune où il a droit à une sépulture de famille.
L'inhumation est aussi possible dans une autre commune, mais le maire peut la refuser. Si le défunt résidait à l'étranger, il peut être inhumé dans le cimetière de la commune dans laquelle il est inscrit (ou remplit les conditions pour être inscrit) sur la liste électorale. Dans le cimetière choisi, le défunt est inhumé dans une concession funéraire ; en l'absence de concession, il est inhumé gratuitement en terrain communal, dans un emplacement individuel. La sépulture est aménagée selon les souhaits du défunt ou de ses proches et dans le respect du règlement du cimetière communal.
Règle
Dans une propriété privée, vous devez demander l'autorisation du préfet du département où se situe la propriété. Cette autorisation est individuelle : vous ne pouvez pas créer de cimetière privé. Elle est soumise à conditions, notamment : la situation géographique de la propriété (éloignement des autres habitations, etc.), les conditions sanitaires et la composition du sol.
La pose d'une pierre tombale ou autre signe indicatif de sépulture n'est pas obligatoire. L'inhumation en terrain privé crée une concession funéraire perpétuelle : cette caractéristique distingue fondamentalement le terrain privé du terrain communal, libérable après 5 ans.
Terrain commun ou concession funéraire ?
Dans un cimetière, vous pouvez choisir entre l'inhumation en terrain commun (gratuite) et l'achat d'une concession funéraire (payante), sauf volonté contraire du défunt.
Proposer une inhumation en terrain commun (ou terre commune) est une obligation pour les communes. Le terrain commun est constitué d'emplacements individuels, dans lesquels les défunts sont inhumés gratuitement pour une durée minimale de 5 ans. Le terrain commun accueille toute personne qui fait le choix de cette inhumation, ou dont la famille fait ce choix ; il accueille aussi les personnes dépourvues de ressources suffisantes (les *indigents*). Le maire ne peut pas fixer un plafond de ressources maximal pour accéder au terrain commun.
Si la famille est connue, elle pourvoit aux obsèques et paie les frais. Si le défunt n'a pas de famille connue, c'est la commune qui pourvoit aux obsèques ; des recherches ultérieures sont menées pour obtenir un remboursement des frais si nécessaire. Vous pouvez personnaliser la tombe en terrain commun, toutefois le maire peut limiter la taille du monument.
Règle
Après un délai minimal de 5 ans, la commune peut décider de libérer l'emplacement en terrain commun. La décision est communiquée par affichage de l'arrêté du maire à la mairie et au cimetière pendant au moins 2 mois et par courrier aux membres connus de la famille du défunt. Vous pouvez alors décider d'acheter une concession et d'y transférer le cercueil. En l'absence de réponse ou de décision de la famille, la commune peut choisir l'une des options suivantes : dépôt à l'ossuaire, ou crémation (sauf opposition du défunt) avant dépôt à l'ossuaire ou dispersion des cendres dans le jardin du souvenir.
Une concession funéraire est un emplacement dans un cimetière (caveau, tombe). Le prix de la concession dépend notamment de son emplacement et de sa durée ; il est fixé par le conseil municipal. Le contrat signé avec la commune (acte de concession) précise les bénéficiaires et la durée de la concession. La commune peut proposer des carrés confessionnels dans le cimetière, mais ce n'est pas une obligation. Une réponse ministérielle du 13 janvier 2026 précise les règles applicables en cas de crémation de restes exhumés à la suite d'une reprise de sépulture en terrain commun : le maire doit mettre à la disposition des proches des modalités d'expression de la volonté du défunt, suffisamment aisées et accessibles, avant de procéder à la crémation.
Quand un caveau provisoire est-il nécessaire ?
Un caveau provisoire peut être nécessaire dans plusieurs situations, notamment en attente de la sépulture définitive ou d'un transfert.
Le caveau provisoire peut être nécessaire notamment dans les situations suivantes : construction de la sépulture définitive ; réparations à effectuer dans la concession ; réduction de corps à effectuer dans la concession ; attente d'un transfert à l'étranger.
Le caveau provisoire appartient à la commune (cet équipement est facultatif : toutes les communes n'en disposent pas). Il peut être gratuit ou payant. Vous devez adresser votre demande au maire en indiquant la durée souhaitée. Le dépôt en caveau provisoire est limité à une période de 6 mois (non renouvelable). En pratique, l'entreprise de pompes funèbres s'occupe de la démarche.
Règle
Le délai de dépôt en caveau provisoire dépend du lieu du décès : en métropole, entre 24 heures et 14 jours calendaires après le décès ; en cas de transfert depuis un département ou une collectivité d'outre-mer, jusqu'à 14 jours après l'entrée du corps en métropole ; en cas de transfert depuis l'étranger, jusqu'à 14 jours après l'entrée du corps en France. En cas de problème médico-légal, le dépôt a lieu au plus tard 14 jours après l'autorisation d'inhumation du procureur.
Un cercueil hermétique est obligatoire si l'inhumation en caveau provisoire dépasse 6 jours. Passé le délai de 6 mois, le transfert vers la sépulture définitive ou une autre solution (concession, ossuaire) doit intervenir : le caveau provisoire ne peut pas être prolongé.
Comment choisir une entreprise de pompes funèbres ?
Vous pouvez choisir librement un opérateur funéraire, quelle que soit la taille de la commune. Si le défunt n'avait pas préparé ses obsèques, vous devez procéder à ce choix.
La liste des entreprises locales de pompes funèbres habilitées est disponible dans les lieux suivants (ou sur leur site internet) : mairie, établissement de santé, salle d'accueil des chambres mortuaires ou funéraires. Si le défunt n'avait pas choisi d'entreprise de pompes funèbres (par exemple en souscrivant un contrat obsèques), c'est à vous de la choisir.
L'entreprise de pompes funèbres doit obligatoirement présenter les 3 documents suivants : une documentation générale listant les tarifs et les prestations (précisant si elles sont obligatoires ou facultatives) ; un devis individuel gratuit, détaillé et chiffré (conforme à un modèle officiel) ; et un bon de commande en cas d'acceptation du devis. La remise du devis funéraire est gratuite et sans engagement. L'entreprise doit également mettre à votre disposition une notice standardisée présentant les informations essentielles à connaître avant de s'engager, distinguant les prestations obligatoires (cercueil avec plaque d'identité, personnel pour les opérations funéraires, etc.) des autres prestations selon les circonstances.
Règle
Les entreprises doivent obligatoirement déposer des devis types dans les mairies des communes de plus de 5 000 habitants ; elles peuvent également les déposer auprès de toute autre commune. Dans les communes de moins de 5 000 habitants, elles doivent déposer ces devis types auprès des communes du département où elles ont leur siège social ou un établissement secondaire.
Les règles de présentation des devis et de la notice sont les mêmes quelle que soit la taille de la commune : la seule différence porte sur l'obligation de dépôt des devis types. Vous pouvez comparer les devis de plusieurs opérateurs avant de vous engager.
Quelles sont les démarches entre le décès et l'inhumation ?
Après la déclaration de décès, plusieurs formalités doivent être accomplies avant l'inhumation. L'entreprise de pompes funèbres prend en charge les démarches, en totalité ou en partie.
Les formalités à effectuer jusqu'à l'inhumation sont les suivantes : autorisation de fermeture du cercueil ; déclaration préalable au transport du corps si nécessaire ; fermeture définitive du cercueil ; autorisation d'inhumer.
L'entreprise de pompes funèbres prend en charge les démarches, en totalité ou en partie. Vous devez lui fournir, à sa demande, les documents nécessaires (pièce d'identité du défunt, autorisation de fermeture, etc.). Certaines démarches peuvent vous incomber, par exemple l'organisation d'une cérémonie religieuse.
Règle
L'autorisation d'inhumer est délivrée par le maire de la commune du cimetière choisi. En cas de propriété privée, c'est le préfet du département qui délivre l'autorisation. En cas de problème médico-légal, le procureur de la République délivre d'abord une autorisation d'inhumation, à partir de laquelle court le délai de 14 jours.
Si le défunt n'avait pas préparé ses funérailles, l'ensemble de ces démarches constitue souvent la première préoccupation des proches. L'entreprise de pompes funèbres, une fois choisie et le devis accepté, se charge de la coordination administrative ; votre rôle consiste surtout à fournir les documents et à valider les choix (cérémonie, lieu, dispositions du cercueil).
Comment financer les obsèques ?
Le financement des obsèques dépend des contrats éventuellement souscrits par le défunt et, à défaut, des ressources de la succession et des aides possibles.
Si le défunt a souscrit un contrat obsèques, celui-ci permet de financer et d'organiser les funérailles : il précise les conditions des obsèques (prestations funéraires par exemple) et leur coût. S'il a souscrit un contrat d'assurance obsèques, ce contrat prévoit le versement d'un capital pour financer les obsèques, mais sans lister les prestations funéraires (cérémonie, cercueil…) ; il ne couvre donc pas forcément la totalité du coût. S'il a souscrit un contrat d'assurance décès, celui-ci verse un capital à la personne désignée comme bénéficiaire ; le bénéficiaire n'est pas obligé d'utiliser cet argent pour l'organisation des obsèques.
Si le défunt n'a pas souscrit de contrat, les frais d'obsèques peuvent être prélevés sur les comptes bancaires du défunt, dans la limite de 5 965 € (et du montant disponible sur le compte). Si la somme prélevée n'est pas suffisante, les héritiers doivent participer au paiement des frais. Selon la situation du défunt, certains organismes peuvent apporter une aide financière : pour un salarié en activité, la caisse de sécurité sociale (capital-décès) et la mutuelle du défunt ; pour un fonctionnaire en activité, l'administration employant le défunt et la mutuelle ; pour un retraité du régime général, sa caisse de retraite — toute personne qui a réglé les frais d'obsèques d'un pensionné du régime général peut faire prélever le montant de ces frais sur les sommes dues par la Cnav, dans la limite de 2 286,74 €.
Règle
Dans tous les cas (salarié, fonctionnaire, retraité ou autre situation), le prélèvement sur les comptes du défunt est limité à 5 965 €. Les héritiers doivent combler l'éventuel reste. Vous pouvez également vous renseigner auprès de la mairie sur l'existence de dispositifs locaux pour la prise en charge de certains frais d'obsèques.
Pour vérifier l'existence d'un contrat d'assurance obsèques, vous pouvez utiliser le service en ligne de l'Agira (recherche de contrat). La distinction entre contrat obsèques (organisation + financement), assurance obsèques (capital sans détail des prestations) et assurance décès (capital libre d'emploi) détermine la marche à suivre pour régler les factures des pompes funèbres.
Coût de l'inhumation et aide de la commune
Le coût d'une inhumation est variable selon le lieu et les prestations choisies. Si la famille ne peut pas financer les obsèques, la commune du lieu de décès doit prendre en charge les frais.
Le coût d'une inhumation est variable selon le lieu et les prestations choisies. Renseignez-vous auprès de la mairie sur l'existence de dispositifs locaux pour la prise en charge de certains frais d'obsèques.
Si la famille du défunt n'a pas de ressources suffisantes, la commune du lieu de décès doit prendre en charge les frais d'obsèques. Dans ce cas, c'est la mairie qui choisit l'organisme de pompes funèbres, et c'est le maire qui évalue l'insuffisance de ressources. L'inhumation se fait alors en terrain commun.
Règle
La prise en charge communale s'impose à la commune du lieu de décès : elle ne peut pas refuser de pourvoir aux obsèques d'une personne dont la famille est démunie. Le maire est seul compétent pour apprécier l'insuffisance de ressources ; cette appréciation ouvre droit à la gratuité du terrain communal et à la désignation d'une entreprise de pompes funèbres par la mairie.
En cas de défunt sans famille connue, c'est également la commune qui pourvoit aux obsèques ; des recherches ultérieures sont ensuite menées pour obtenir, si possible, un remboursement des frais. Le terrain commun reste ouvert à toute personne, sans plafond de ressources fixé par le maire.
Textes applicables
- Réponse ministérielle du 13 janvier 2026 — crémation en cas de reprise de sépulture en terrain communRéponse ministérielle
- Modèle de devis pour les prestations des opérateurs funéraires (arrêté du 11 février 2025)Texte réglementaire
- Code général des collectivités territoriales : articles L2223-1 à L2223-12-1Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : articles L2223-19 à L2223-30Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : articles L2223-31 à L2223-34-2Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : articles R2213-2 à R2213-2-1Légifrance
- Code général des collectivités territoriales : articles R2213-31 à R2213-33Légifrance
- Code pénal : article 433-21-1Légifrance
- Code civil : articles 16 à 16-9Légifrance
- Loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funéraillesLégifrance
- Décret n° 2024-790 du 10 juillet 2024 portant mesures de simplification administrative dans le domaine funéraireLégifrance
- Arrêté du 11 janvier 1999 relatif à l'information sur les prix des prestations funérairesLégifrance
- Arrêté du 23 août 2010 portant définition du modèle de devis pour les prestations des opérateurs funérairesLégifrance
- Arrêté du 7 mai 2015 relatif au règlement des frais funérairesLégifrance
- Arrêté du 12 juillet 2017 fixant les listes des infections transmissibles prescrivant ou portant interdiction de certaines opérations funérairesLégifrance
- Arrêté du 13 août 2026 relatif à la notice d'information définie à l'article R. 2223-24-1 du code général des collectivités territorialesLégifrance
- Réponse ministérielle du 12 mars 2015 relative aux nouvelles technologies susceptibles d'être mises en œuvre dans les cimetièresSénat
- Réponse ministérielle du 15 mars 2016 relative aux tarifs des opérateurs funérairesAssemblée nationale
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Inhumation (enterrement)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Demander la recherche d'un contrat d'assurance obsèques (Agira)
- Mairie — annuaire service-public
- Mairie près de chez vous — service-public.gouv.fr
- Prestations funéraires — fiche DGCCRF
Les montants (plafond de prélèvement de 5 965 € sur les comptes du défunt, plafond de 2 286,74 € pour le prélèvement sur les sommes dues par la Cnav aux pensionnés du régime général) et les délais (24 heures minimum, 14 jours calendaires maximum, caveau provisoire 6 mois non renouvelable, terrain commun 5 ans minimum) sont ceux publiés par Service-Public.gouv.fr. La décision n° 2024-1110 QPC du Conseil constitutionnel a censuré certaines dispositions de l'article L2223-4 du CGCT (abrogées depuis le 1ᵉʳ janvier 2026) car elles ne garantissaient pas le respect de la volonté du défunt. Information à vérifier auprès de la mairie ou de la préfecture pour tout cas particulier.
