Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur l'AAPE : conditions, procédure, durée, obligations et effets de l'agrément.
Ce qu'il faut savoir
- L'agrément des associations de protection de l'environnement (AAPE) reconnaît officiellement les associations agissant dans l'intérêt général pour la défense de l'environnement.
- Pour l'obtenir, l'association doit notamment être déclarée depuis au moins 3 ans, œuvrer principalement pour la protection de l'environnement, avoir une gestion désintéressée, un fonctionnement démocratique et une transparence financière.
- La demande se dépose à la préfecture du département du siège social (LRAR ou remise contre décharge), sous la forme d'un dossier établi en triple exemplaire par le président.
- L'agrément est accordé par le préfet (cadre départemental ou régional) ou par le ministre chargé de l'environnement (cadre national), dans un délai de 6 mois — l'absence de réponse vaut acceptation.
- L'agrément est délivré pour 5 ans et est renouvelable ; la demande de renouvellement doit être adressée au moins 6 mois avant l'expiration.
- L'association agréée doit transmettre chaque année des documents (rapport d'activité, comptes, cotisations, membres...) à l'autorité qui a accordé l'agrément.
- L'agrément ouvre des compétences contentieuses : recours pour annulation devant le tribunal administratif, constitution de partie civile, action de groupe, et participation aux instances consultatives environnementales.
- En cas de refus, l'association peut former un recours administratif (gracieux ou hiérarchique), puis saisir le tribunal administratif dans un délai de 2 mois.
Conditions essentielles
- Être une association déclarée (ou inscrite au registre des associations en Alsace-Moselle) depuis au moins 3 ans.
- Œuvrer principalement pour la protection de l'environnement (protection de la nature, cadre de vie, eau, air, sols, sites et paysages, urbanisme, lutte contre pollutions et nuisances).
- Exercer dans ces domaines une activité effective et publique.
- Justifier d'un nombre suffisant de membres cotisant (individuellement ou via des associations fédérées), au regard du cadre territorial d'activité.
- Être à but non lucratif et justifier d'une gestion désintéressée.
- Justifier d'un fonctionnement démocratique (élection régulière des dirigeants, contrôle effectif par les membres).
- Justifier d'une transparence financière (comptabilité tenue, comptes accessibles aux membres et administrations).
Les étapes
- Vérifier que l'association remplit les 7 conditions d'agrément (ancienneté de 3 ans, objet environnemental, activité effective, membres cotisants, gestion désintéressée, fonctionnement démocratique, transparence financière).
- Le président établit le dossier de demande en triple exemplaire : statuts et règlement intérieur, adresse du siège, cadre national/régional/départemental demandé, témoin de parution au JOAFE, noms et qualités des administrateurs.
- Joindre les documents des 3 années précédentes : note d'activité, comptes rendus d'assemblées générales, rapport d'activité, comptes de résultat et bilan, cotisations et nombre de membres, dates des réunions du conseil d'administration.
- Si nécessaire, joindre les informations sur l'accès aux comptes par les membres, le délai de communication des documents et les conditions de vote en assemblée générale.
- Adresser le dossier à la préfecture du département du siège social, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre décharge.
- Attendre la décision dans un délai de 6 mois à compter de la réception du dossier complet — l'absence de réponse vaut acceptation.
- En cas d'accord : l'agrément est valable 5 ans ; l'association transmet chaque année ses documents d'activité à l'autorité compétente.
- En cas de refus : recours administratif (gracieux ou hiérarchique), puis éventuellement saisine du tribunal administratif dans un délai de 2 mois.
Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — pièces du dossier, obligations annuelles, compétences contentieuses, retrait de l'agrément — sont traités dans les sections suivantes.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour la liste détaillée des pièces du dossier, les obligations annuelles de l'association agréée et ses compétences en justice, voir les sections « Comment une APE peut-elle demander l'agrément ? », « Quelles obligations pour une APE agréée ? » et « Quelles compétences pour une APE agréée ? ».
Présentation de l'agrément
L'agrément des associations de protection de l'environnement (AAPE) permet de reconnaître officiellement les associations qui agissent dans l'intérêt général pour la défense de l'environnement. Cet agrément leur permet de participer aux débats publics et de défendre leurs causes en justice.
L'AAPE est un agrément administratif délivré par l'État (préfet ou ministre chargé de l'environnement) qui certifie qu'une association remplit des conditions strictes d'ancienneté, d'objet, de gestion et de gouvernance. Il confère à l'association agréée des droits procéduraux étendus (recours pour annulation, constitution de partie civile, action de groupe) et ouvre l'accès aux instances consultatives nationales et régionales sur l'environnement et le développement durable.
Règle
L'agrément est accordé pour un périmètre géographique précis (départemental, régional ou national), qui correspond au cadre territorial dans lequel l'association exerce effectivement son activité. La décision d'agrément est motivée et précise le périmètre pour lequel elle est accordée.
L'AAPE ne doit pas être confondu avec d'autres agréments associatifs (agrément « environnement » au titre de l'éducation populaire, agrément « jeunesse et éducation populaire », agrément « éducation à l'environnement »). Chaque agrément a ses propres conditions et effets. Le présent article traite spécifiquement de l'agrément « protection de l'environnement » prévu aux articles L. 141-1 et suivants du code de l'environnement.
Quelles conditions doit remplir une APE pour obtenir l'agrément ?
Une association de protection de l'environnement peut être agréée si elle répond à l'ensemble des conditions suivantes — toutes sont cumulatives.
Les 7 conditions sont : (1) être déclarée (ou, en Alsace-Moselle, inscrite au registre des associations) depuis au moins 3 ans ; (2) œuvrer principalement pour la protection de l'environnement, notamment dans le domaine de la protection de la nature et de la gestion de la faune sauvage, l'amélioration du cadre de vie, la protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages, l'urbanisme, la lutte contre les pollutions et les nuisances ; (3) exercer, dans ces domaines, une activité effective et publique ; (4) justifier, au regard du cadre territorial de son activité, d'un nombre suffisant de membres cotisant, soit individuellement, soit par l'intermédiaire d'associations fédérées ; (5) être à but non lucratif et justifier d'une gestion désintéressée ; (6) justifier d'un fonctionnement démocratique (élection démocratique régulière et périodique des dirigeants, contrôle effectif sur la gestion de l'organisme par les membres de l'association) ; (7) justifier d'une transparence financière (tenue d'une comptabilité, comptes accessibles aux membres et aux administrations avec lesquelles l'association est en relation financière).
L'ancienneté de 3 ans permet d'évaluer la pérennité et la constance de l'activité environnementale de l'association. L'exigence d'une activité effective et publique exclut les associations purement déclaratives ou dont l'activité est marginale. L'exigence de membres cotisants mesure l'ancrage associatif réel, au regard du périmètre territorial d'intervention (un nombre suffisant en département n'est pas le même qu'au niveau national).
Règle
Les conditions de gestion désintéressée, de fonctionnement démocratique et de transparence financière sont contrôlées par l'administration au vu des pièces du dossier (comptes, comptes rendus d'assemblées générales, procès-verbaux de conseil d'administration, statuts et règlement intérieur). Une association dont les comptes ne sont pas accessibles à ses membres, ou dont les dirigeants ne sont pas élus, ne remplit pas ces conditions.
La condition d'exercice principal de l'objet environnemental signifie que l'activité de protection de l'environnement doit prédominer dans les activités réelles de l'association, même si celle-ci peut mener d'autres actions connexes. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent (préfecture ou Dreal) pour les cas limites.
Comment une APE peut-elle demander l'agrément ?
La demande s'effectue à la préfecture du département dans lequel l'association a son siège social. Elle doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou être remise directement en préfecture contre décharge.
Le dossier de demande d'agrément est établi par le président de l'association, en triple exemplaire. Il doit comporter les documents suivants : statuts de l'association et règlement intérieur s'il existe ; adresse du siège de l'association et adresse postale si elle est différente ; indication du cadre national, régional ou départemental pour lequel l'agrément est demandé (qui dépend du périmètre géographique dans lequel l'association exerce effectivement son activité) ; copie du témoin de parution au JOAFE de la déclaration de l'association ; nom, profession, domicile et nationalité des personnes chargées de l'administration de l'association.
Le dossier doit également comporter, pour les 3 années précédentes, les documents suivants : une note présentant l'activité de l'association, le champ géographique dans lequel elle intervient et toute autre information de nature à établir qu'elle a effectivement et publiquement œuvré à titre principal pour la protection de l'environnement pendant cette période ; les comptes rendus des assemblées générales ; le rapport d'activité, les comptes de résultat et de bilan et leurs annexes approuvés par chaque assemblée générale ; le montant des cotisations, le produit de ces cotisations, le nombre et la répartition géographique des membres à jour de leur cotisation décomptés lors de chaque assemblée générale, en précisant le nombre de membres personnes physiques ; le nombre de membres personnes physiques cotisant par l'intermédiaire d'associations fédérées ; les dates des réunions du conseil d'administration.
Règle
S'ils ne figurent pas dans les statuts ou le règlement intérieur, le dossier doit aussi comporter, pour les 3 années précédentes, les informations suivantes : les conditions permettant l'accès aux comptes de l'association par tous ses membres ; le délai de communication permettant aux membres de prendre connaissance à l'avance des documents sur lesquels ils ont à se prononcer en assemblée générale ; les conditions de déroulement des votes de l'assemblée générale.
Le triple exemplaire du dossier permet à l'administration de conserver un exemplaire, d'en transmettre un à l'autorité de tutelle et d'en remettre un à l'association. L'exigence de documents sur 3 années consécutives vise à vérifier la continuité et l'effectivité de l'activité environnementale, et non une simple déclaration d'intention.
Qui accorde l'agrément et sous quel délai ?
L'autorité compétente dépend du cadre géographique de l'agrément demandé : préfet pour les cadres départemental et régional, ministre chargé de l'environnement pour le cadre national.
L'agrément est accordé par le préfet du département dans lequel l'association a son siège social, lorsque l'agrément est demandé dans un cadre départemental ou régional. Il est accordé par le ministre chargé de l'environnement lorsque l'agrément est demandé dans un cadre national. Quelle que soit l'autorité compétente, la procédure doit être achevée dans un délai de 6 mois à la date de réception d'un dossier complet par l'administration.
L'absence de réponse de l'administration dans un délai de 6 mois vaut acceptation de la demande d'agrément : c'est un régime de silence valant acceptation. La décision d'agrément est motivée (elle donne les raisons pour lesquelles l'agrément est octroyé) et précise le périmètre géographique pour lequel l'agrément est accordé. Elle est publiée au Journal officiel lorsqu'elle est prise au plan national, ou au recueil des actes administratifs de la préfecture dans les autres cas. En cas de refus d'agrément, la décision doit également être motivée.
Règle
L'agrément est considéré comme accordé en l'absence de décision à la fin des 6 mois suivant la réception de la demande en préfecture. Ce régime s'applique quel que soit le niveau d'agrément (départemental, régional ou national). L'association doit conserver la preuve de la réception de son dossier (accusé de réception de la LRAR ou décharge de remise) pour faire valoir l'acceptation implicite le cas échéant.
Le délai de 6 mois court à compter de la réception d'un dossier complet : un dossier incomplet peut être demandé, ce qui suspend ou fait courir le délai à compter de la réception des pièces manquantes. Il est donc essentiel de vérifier la complétude du dossier avant envoi (voir arrêté du 12 juillet 2011 fixant la composition du dossier).
Durée de validité et renouvellement
L'agrément est délivré pour 5 ans. Il est renouvelable. La demande de renouvellement s'adresse à la préfecture du département du siège social de l'association.
La demande de renouvellement doit être effectuée au moins 6 mois avant la date d'expiration de l'agrément en cours. Le dossier de renouvellement est établi par le président de l'association en triple exemplaire et doit comporter : une demande de renouvellement précisant le cadre national, régional ou départemental pour lequel le renouvellement est demandé ; une note présentant l'évolution de l'association depuis 5 ans en ce qui concerne son activité, le périmètre géographique dans lequel elle intervient et toute autre information de nature à justifier la demande de renouvellement.
Le renouvellement porte sur la même logique que l'agrément initial : l'administration vérifie que l'association a maintenu les conditions qui lui ont permis d'obtenir l'agrément (activité effective, gestion désintéressée, fonctionnement démocratique, transparence financière). La note d'évolution sur 5 ans permet de démontrer la continuité de l'engagement environnemental de l'association.
Règle
Le renouvellement de l'agrément est considéré comme accordé en l'absence de décision à la fin des 6 mois suivant la réception de la demande en préfecture — même régime de silence valant acceptation que pour l'agrément initial.
Il est vivement conseillé de déposer la demande de renouvellement bien avant l'expiration des 6 mois de délai légal (par exemple 9 à 12 mois avant l'expiration) pour laisser à l'administration le temps d'instruire le dossier et éviter une période d'incertitude. Un agrément expiré sans renouvellement prive l'association de ses compétences contentieuses.
Quelles obligations pour une APE agréée ?
Chaque année, l'association agréée doit adresser, par voie postale ou électronique, les documents suivants à l'autorité qui a accordé l'agrément.
Les documents annuels sont : les statuts et règlement intérieur, s'ils ont été modifiés depuis leur dernière transmission ; l'adresse du siège de l'association et l'adresse postale, si elles ont changé depuis leur dernière transmission ; le nom, la profession, le domicile et la nationalité des personnes chargées de l'administration de l'association ; le rapport d'activité, les comptes de résultat et de bilan et leurs annexes approuvés par l'assemblée générale, et le compte rendu de cette assemblée générale ; le compte rendu de la dernière assemblée générale ordinaire et celui de toute assemblée générale extraordinaire éventuelle ; le montant des cotisations, le produit de ces cotisations, le nombre et la répartition géographique des membres à jour de leur cotisation décomptés lors de l'assemblée générale, en précisant le nombre de membres personnes physiques ; le nombre de membres personnes physiques cotisant par l'intermédiaire d'associations fédérées, s'il y a lieu ; les dates des réunions du conseil d'administration.
Ces obligations annuelles permettent à l'administration de suivre en continu le respect des conditions d'agrément (effectivité de l'activité, gouvernance démocratique, transparence financière). L'agrément n'est pas un titre définitif : il est conditionné au maintien des exigences qui ont justifié sa délivrance. Le non-respect répété des obligations de transmission peut alerter l'administration sur une défaillance de gouvernance.
Règle
Les documents sont adressés à l'autorité qui a accordé l'agrément : la préfecture du siège social (agrément départemental ou régional) ou le ministère chargé de l'environnement (agrément national). La transmission peut se faire par voie postale ou électronique, au choix de l'association.
L'arrêté du 12 juillet 2011 fixe la liste des documents à fournir annuellement. Il est conseillé de mettre en place un calendrier interne de collecte des documents (après l'assemblée générale annuelle) pour ne pas retarder la transmission.
Quelles compétences pour une APE agréée ?
Les associations de protection de l'environnement agréées participent à l'action des organismes publics concernant l'environnement et disposent de compétences contentieuses étendues.
L'association agréée peut être désignée pour participer aux instances consultatives nationales et régionales ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable, notamment : le Conseil national de la transition écologique ; le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire ; le Conseil national de la mer et des littoraux ; le Conseil supérieur de l'énergie ; le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques ; le Comité national de la biodiversité ; le Conseil national de l'alimentation.
Toute association de protection de l'environnement agréée peut attaquer devant les tribunaux administratifs une décision de l'administration postérieure à la date de son agrément qui présente les caractéristiques suivantes : la décision administrative a un rapport direct avec l'objet et les activités de l'association ; elle cause des dommages à l'environnement sur tout ou partie du territoire d'intervention de l'association. L'association agréée peut se constituer partie civile pour des faits qui causent un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs qu'elle défend et qui constituent une infraction aux dispositions applicables dans les domaines suivants : protection de la nature et de l'environnement ; amélioration du cadre de vie ; protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages ; urbanisme ; pêche maritime ; lutte contre les pollutions et nuisances ; sûreté nucléaire et radioprotection ; pratiques commerciales et publicités trompeuses (quand ces pratiques comportent des indications environnementales).
Règle
L'association agréée peut mener une action de groupe (class action) : saisir le juge civil ou administratif en vue de faire cesser une infraction et/ou d'obtenir la réparation de préjudices corporels et matériels subis par un groupe de personnes se trouvant dans une situation similaire. Ces préjudices doivent résulter d'un dommage causé à l'environnement par une même personne et doivent avoir pour cause commune une infraction aux dispositions applicables dans les domaines environnementaux précités. De plus, toute association agréée mandatée par au moins 2 personnes physiques victimes de préjudices causés par une même personne et ayant une origine commune peut aller en justice en leur nom pour demander des dommages et intérêts.
Les associations de protection de l'environnement agréées, concernées par un projet (éviter la pollution), ont la possibilité, si elles obtiennent un certain nombre de voix de la part des citoyens, de demander au préfet un dialogue sur ce sujet, en vue de l'obtention de règles protégeant les intérêts concernés (santé de la population).
Contestation d'un refus d'agrément
En cas de refus d'agrément, l'association peut contester la décision prise par l'administration, par la voie administrative puis, si nécessaire, par la voie contentieuse.
Dans un premier temps, l'association peut former un recours administratif auprès de l'autorité qui a pris la décision (préfecture ou ministère chargé de l'environnement selon le niveau de l'agrément). Ce recours peut prendre la forme d'un recours gracieux (adressé à l'auteur de la décision) ou d'un recours hiérarchique (adressé à l'autorité supérieure). L'administration peut alors réexaminer le dossier.
Si le refus est maintenu, l'association peut saisir le tribunal administratif pour contester la décision. Le juge vérifie notamment : le respect des conditions légales d'agrément ; la régularité de la procédure (instruction, motivation, délai) ; et l'appréciation portée par l'administration sur le dossier (contrôle restreint de l'opportunité).
Règle
Le recours contentieux devant le tribunal administratif doit être exercé dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision de refus. Ce délai est de droit commun en matière administrative et s'applique à compter de la notification formelle (LRAR, par tout moyen permettant d'établir la date), et non de la simple publication.
Le recours administratif (gracieux ou hiérarchique) n'est pas un préalable obligatoire au recours contentieux en droit commun des recours pour excès de pouvoir, mais il peut être utile pour obtenir un réexamen rapide du dossier. En revanche, il interrompt le délai de 2 mois du recours contentieux s'il est présenté dans le délai de 2 mois. Il est conseillé de se faire accompagner par un avocat spécialisé en droit administratif ou par une fédération d'associations.
Retrait et renonciation à l'agrément
L'agrément peut être retiré par l'administration dans certaines circonstances, ou abandonné volontairement par les responsables de l'association.
L'agrément peut être retiré dans l'une des circonstances suivantes : l'association ne respecte plus les conditions qui lui ont permis d'obtenir l'agrément, comme le maintien de son objet principal dédié à la protection de l'environnement ; l'association présente des manquements graves dans sa gestion administrative ou financière ; l'association ne respecte plus la loi ou agit de manière contraire à l'intérêt général. Le retrait de l'agrément n'est pas automatique et peut intervenir après une enquête de la préfecture qui peut demander des explications à l'association.
Les responsables de l'association peuvent volontairement renoncer à l'agrément s'ils estiment qu'il n'est plus nécessaire. Cette décision peut également être prise s'il apparaît que les conditions requises pour l'agrément ne sont plus respectées. La renonciation est une décision interne de l'association, distincte du retrait qui est une sanction administrative.
Règle
La décision de renonciation doit être communiquée à la préfecture qui a accordé l'agrément, souvent via une demande formelle de renonciation. Ce formalisme permet à l'administration de mettre fin formellement au statut d'association agréée et de cesser d'attendre les documents annuels. Le retrait, quant à lui, fait l'objet d'une décision administrative motivée, susceptible de recours (administratif puis contentieux).
La renonciation volontaire peut être opportune si l'association a cessé son activité environnementale ou si le coût administratif de l'agrément (documents annuels, exigences de gouvernance) n'est plus justifié. Dans ce cas, il est conseillé de formaliser la renonciation par écrit auprès de la préfecture pour éviter toute ambiguity sur le statut de l'association.
Textes applicables
- Code de l'environnement : articles L. 141-1 et L. 141-3Texte législatif
- Code de l'environnement : articles L. 142-1 à L. 142-4Texte législatif
- Code de l'environnement : articles R. 141-1 à R. 141-26Texte réglementaire
- Arrêté du 12 juillet 2011 (composition du dossier de demande d'agrément)Texte réglementaire
- Circulaire du 14 mai 2012 relative à l'agrément des associations (protection de l'environnement)Doctrine administrative
- Code de l'environnement : articles R142-1 à R142-9Légifrance
- Décret n°2011-833 du 12 juillet 2011 fixant la liste des instances consultatives ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durableLégifrance
- Arrêté du 31 mai 2021 portant publication de la liste des associations agréées au titre de la protection de l'environnement dans le cadre nationalLégifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Agrément des associations de protection de l'environnement (AAPE)
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
- Code de l'environnement — articles L. 141-1 et L. 141-3 (Légifrance)
- Code de l'environnement — articles R. 141-1 à R. 141-26 (Légifrance)
- Services déconcentrés du ministère — Dreal (ecologique-solidaire.gouv.fr)
- Annuaire Dreal — trouver votre interlocuteur près de chez vous
Les règles de l'agrément des associations de protection de l'environnement sont fixées par le code de l'environnement (articles L. 141-1 et suivants, R. 141-1 et suivants) et les textes d'application (décret et arrêté du 12 juillet 2011, circulaire du 14 mai 2012). Vérifier les dernières évolutions auprès de la préfecture ou de la Dreal compétente.
