Travail et emploi
Source officielle Vérifiée le 25 septembre 2026Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr
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Quelles sont les aides de France Travail ?

Découvrez toutes les aides de France Travail : allocation de retour à l’emploi, allocation de solidarité spécifique, allocation des travailleurs indépendants…

Publié le 05/01/2026 · Mis à jour le 01/11/2026 · 18 min de lecture

Quelles sont les aides de France Travail ?
Quelles sont les aides de France Travail

France Travail verse et coordonne un ensemble d'aides qui dépassent le simple versement de l'ARE. Formations, mobilité, création d'entreprise, accompagnement spécifique pour les publics fragiles : le catalogue est large. Beaucoup de demandeurs ignorent une partie de ces dispositifs. Voici un panorama, sans oublier que les montants et les conditions précises sont à vérifier directement auprès de l'organisme compétent — la réglementation évolue régulièrement.

L'ARE, l'allocation de base

L'ARE (Allocation d'aide au retour à l'emploi) reste l'aide la plus connue. Elle est versée aux demandeurs d'emploi involontairement privés d'emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle), sous condition d'une durée d'affiliation préalable au régime d'assurance chômage.

Le montant journalier dépend du salaire journalier de référence (SJR), lui-même calculé sur la base des salaires soumis à cotisation. Selon la réglementation en vigueur, l'allocation s'établit autour d'un pourcentage du SJR, encadrée par un plancher et un plafond revalorisés chaque année au 1er juillet.

À retenir : le SJR est la clé de tout calcul. Il figure sur la notification de décision envoyée par France Travail après l'instruction du dossier.

Pour connaître une estimation du montant, le simulateur officiel est accessible sans création de compte depuis le portail candidat.francetravail.fr.

Information à vérifier : le montant exact applicable à votre situation est à consulter sur le simulateur de francetravail.fr ou sur service-public.fr — Fiche F13516.

Les aides à la formation

L'AIF (Aide Individuelle à la Formation) finance les formations individuelles qui ne sont pas couvertes par les autres dispositifs. Elle s'adresse aux formations correspondant au projet professionnel validé par le conseiller.

L'AFC (Action de Formation Conventionnée) prend en charge intégralement certaines formations collectives dans les secteurs en tension identifiés par les Observatoires des Métiers. Ces formations, d'une durée de quelques mois à un an, débouchent sur une certification professionnelle (CAP, Bac Pro, BTS, titre RNCP).

La POE (Préparation Opérationnelle à l'Emploi) permet à un employeur de financer la formation d'un candidat avant son embauche. La formation est cofinancée par France Travail et l'employeur, et l'embauche en CDI ou CDD long est contractualisée à l'issue.

Bon à savoir : le CPF (Compte Personnel de Formation) reste mobilisable pendant le chômage. Son solde est consultable sur moncompteformation.gouv.fr. France Travail peut compléter le solde si la formation correspond au projet professionnel.

Pendant la formation, le demandeur peut percevoir la RFFT (Rémunération des Formations France Travail), dont le montant varie selon la situation (niveau de la formation, situation familiale).

Les aides à la mobilité

L'éloignement géographique reste un frein majeur au retour à l'emploi. France Travail propose plusieurs aides, souvent cumulables entre elles dans la limite des plafonds :

  • Aide à la mobilité géographique : pour les déménagements liés à un emploi situé loin du domicile.
  • Aide à la double résidence : pour les situations où l'emploi impose de maintenir un logement dans la précédente région.
  • Aide au permis de conduire B : pour les demandeurs qui ont besoin du permis pour accéder à un emploi. Le plafond est fixé selon la réglementation en vigueur.
  • Aide au transport : indemnités kilométriques, abonnements de transport en commun, frais de péage.
  • Aide Mobili-Jeune : spécifique aux jeunes de moins de 30 ans qui louent un logement pour suivre une formation ou reprendre un emploi loin du domicile familial.

Attention : ces aides ne sont pas automatiques. Elles doivent être demandées au conseiller référent, avec justificatifs à l'appui (promesse d'embauche, devis de déménagement, attestation d'inscription en auto-école).

Les aides à la création d'entreprise

L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) permet de recevoir en capital une partie des droits ARE restants. La moitié à la création, l'autre moitié six mois plus tard, sous condition que l'activité soit toujours en cours. Le montant est plafonné selon la réglementation en vigueur.

L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) complète l'ARCE en exonérant partiellement les cotisations sociales pendant les douze premiers mois d'activité. L'éligibilité a été élargie par décret pour inclure notamment les demandeurs d'emploi, les jeunes de 18 à 25 ans, les bénéficiaires du RSA et les personnes en situation de handicap.

À retenir : ARCE et maintien de l'ARE sont incompatibles. Le choix se fait au moment de la création, et il est difficile de revenir en arrière. L'ARCE procure un capital important pour l'investissement initial ; le maintien de l'ARE sécurise la transition avec un complément mensuel.

Le CAPE (Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise) permet de tester un projet pendant deux ans en conservant son inscription à France Travail et le bénéfice de l'ARE. Le porteur signe un contrat avec une coopérative d'activité et d'emploi (CAE), qui lui fournit un accompagnement juridique, comptable et fiscal.

L'aide à la garde d'enfants

L'AGEPI (Aide à la Garde d'Enfants pour Parents Isolés) finance une partie des frais de garde pour les parents isolés qui reprennent un emploi ou suivent une formation. Le montant est plafonné selon la réglementation en vigueur et cumulable avec le CMG (Complément de Libre Choix du Mode de Garde) versé par la CAF.

Bon à savoir : cette aide est souvent méconnue. Les parents isolés peuvent la solliciter directement auprès de leur conseiller France Travail, sans démarche préalable auprès de la CAF.

Les aides à l'embauche, côté employeur

Plusieurs dispositifs soutiennent l'embauche par les employeurs de publics spécifiques. L'employeur perçoit l'aide, ce qui peut faciliter le recrutement :

  • Emploi Franc : pour l'embauche d'un demandeur d'emploi résidant en Quartier Prioritaire de la Ville (QPV). Montant selon la durée du contrat.
  • Aide à l'embauche en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) : pour l'embauche dans une commune classée en zone rurale fragilisée.
  • Aide à l'embauche d'un demandeur de longue durée : pour l'embauche d'un demandeur inscrit depuis plus de douze mois.
  • Aide à l'embauche senior : pour l'embauche d'un demandeur de 50 ans et plus.

Ces aides sont généralement versées en deux temps : à la signature du contrat, puis après plusieurs mois d'ancienneté, sous condition de maintien du poste.

L'aide à l'embauche des travailleurs handicapés

Les personnes en situation de handicap bénéficient d'aides spécifiques, versées par l'AGEFIPH (secteur privé) ou le FIPHFP (fonction publique). Le réseau Cap Emploi assure l'accompagnement.

Les principales aides : aide à l'embauche en contrat durable, aide à l'aménagement du poste de travail (jusqu'à un plafond selon la réglementation en vigueur), aide à la formation professionnelle, aide au maintien dans l'emploi. Le détail est disponible sur agefiph.fr et fiphfp.fr.

Les aides pour les jeunes

La Garantie Jeunes s'adresse aux jeunes de 16 à 25 ans révolus, ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET). Elle propose un accompagnement intensif pendant douze mois, avec une allocation forfaitaire mensuelle dont le montant est fixé selon la réglementation en vigueur.

L'inscription se fait auprès de la Mission Locale, qui évalue la situation et propose un parcours individualisé : ateliers, stages, formations, accompagnement à la recherche d'emploi.

À retenir : la Garantie Jeunes n'est pas automatique. L'éligibilité est évaluée par la Mission Locale, qui reste l'interlocuteur de premier niveau pour les moins de 26 ans.

Les aides spécifiques aux seniors

Les demandeurs d'emploi de 50 ans et plus bénéficient d'aides renforcées. L'accompagnement intensif, l'aide à l'embauche senior, le bilan de compétences, et — dans certains cas — le Congé de Reclassement ou le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) après un licenciement économique.

Attention : le CSP n'est pas un dispositif France Travail. C'est une alternative au licenciement économique proposée par l'employeur, qui inclut un accompagnement renforcé et une indemnité majorée. Le refus du CSP n'entraîne pas de sanction, mais le demandeur bascule alors dans le régime de droit commun.

L'accompagnement psychosocial

Pour les demandeurs qui rencontrent des difficultés périphériques à l'emploi (logement, santé, dépendance, garde d'enfants), France Travail propose un accompagnement psychosocial, assuré par des assistants sociaux en lien avec le conseiller référent.

Cet accompagnement peut mobiliser plusieurs partenaires : CCAS (Centre Communal d'Action Sociale), CMP (Centre Médico-Psychologique), associations spécialisées, FSL (Fonds de Solidarité Logement), SIAO (Système Intégré d'Accueil et d'Orientation).

Bon à savoir : le conseiller France Travail n'est pas un travailleur social. Mais il peut orienter vers le service social de l'agence, qui dispose de crédits d'action propres pour les aides financières ponctuelles.

L'aide alimentaire et l'aide d'urgence

Pour les situations de grande précarité, le service social de l'agence peut orienter vers des dispositifs d'aide alimentaire : bons alimentaires, colis, partenariat avec les Restos du Cœur, le Secours Populaire ou la Croix-Rouge.

Le 115 reste le numéro d'urgence pour l'hébergement d'urgence. France Travail n'est pas compétent en matière de logement, mais peut signaler une situation préoccupante aux partenaires sociaux du département.

Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP)

Le CEP est un dispositif gratuit, ouvert à toute personne active (salarié, demandeur d'emploi, indépendant) qui souhaite faire le point sur sa situation professionnelle. Pour les demandeurs d'emploi, c'est France Travail qui le met en œuvre. Pour les cadres, c'est l'APEC. Pour les personnes en situation de handicap, c'est Cap Emploi.

Le CEP propose un entretien conseil, un bilan de compétences, ou un accompagnement personnalisé. Il permet de définir un projet, puis de le financer via le CPF.

À retenir : le CEP est distinct de l'accompagnement France Travail classique. Il est plus adapté aux projets de reconversion ou de transition, qu'à la recherche d'emploi immédiate.

Le cumul allocation-revenus

Le demandeur qui reprend une activité partielle (moins de 130 heures par mois en règle générale) peut cumuler ARE et salaire. Le mécanisme de différentiel préserve l'incitation à reprendre, même un emploi court ou à temps partiel.

Chaque jour travaillé et chaque euro de salaire doivent être déclarés lors de l'actualisation mensuelle. Le système d'information calcule automatiquement le maintien partiel.

Attention : la déclaration mensuelle reste obligatoire, même quand l'activité réduite ne génère pas de maintien. Omettre cette déclaration peut entraîner une radiation et un remboursement de trop-perçu.

L'aide au retour à l'emploi formation (AREF)

Pendant une formation validée par le conseiller, l'ARE peut être maintenue sous le nom d'AREF. Le montant est identique à celui de l'ARE classique, mais la durée est limitée à la durée de la formation. Au-delà, la RFFT prend le relais.

La prime de retour à l'emploi

Certaines régions versent une prime de retour aux demandeurs d'emploi qui reprennent un emploi dans la région après une période de chômage. Le montant et les conditions varient selon les collectivités. À vérifier auprès du conseil régional.

L'aide au départ en formation

Pour les formations longues éloignées du domicile, France Travail peut prendre en charge une partie des frais de transport, d'hébergement et de restauration. Le détail est fixé par le conseiller en fonction du projet professionnel.

Comment demander ces aides ?

Toutes ces aides passent par le conseiller référent. Aucune ne se demande en direct sur le portail. Le conseiller évalue l'éligibilité, vérifie la cohérence avec le projet professionnel, et instruit le dossier.

La première étape consiste donc à avoir un projet professionnel clair et un suivi régulier avec son conseiller. Sans cela, les aides restent inaccessibles, même quand le demandeur y aurait droit.

Bon à savoir : le conseiller référent dispose d'un tableau de bord partagé avec le demandeur. Y figurent les aides déjà mobilisées, celles en cours d'instruction, et celles potentiellement accessibles. Le demandeur peut demander à le consulter à tout moment.

ARCE, ACRE, CAPE : comprendre les aides à la création d'entreprise

L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) permet au demandeur d'emploi qui crée ou reprend une entreprise de percevoir le capital restant de ses droits à l'ARE en deux versements. C'est une alternative au maintien de l'ARE mensuel, intéressante si le projet entrepreneurial est viable et que les revenus de l'entreprise ne permettent pas immédiatement de compenser la perte d'allocation.

À retenir : choisir entre maintien de l'ARE et ARCE est une décision structurante. Le maintien mensuel sécurise la transition si l'entreprise tarde à générer du chiffre d'affaires. L'ARCE apporte un capital qui peut être réinvesti dans l'entreprise, mais coupe le filet de sécurité mensuel.

L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) est une exonération partielle de charges sociales pendant les premières années d'activité. Elle est ouverte sous conditions (âge, situation, type de projet) et doit être demandée avant la création.

Le CAPE (Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise) est un dispositif moins connu : il permet de tester son projet entrepreneurial en gardant son statut de demandeur d'emploi, sans créer immédiatement l'entreprise. Le porteur est hébergé juridiquement par une couveuse ou une coopérative d'activité, qui facture les premières prestations au porteur.

Bon à savoir : le CAPE est idéal pour les porteurs qui hésitent entre plusieurs pistes. Il permet de valider le marché avant de se lancer.

Les aides à la mobilité : AFD, permis, transport

La mobilité est un frein identifié à l'emploi : un poste à 40 km sans véhicule est inaccessible pour la moitié des demandeurs. France Travail propose plusieurs aides.

L'AFD (Aide à la Formation et au Déplacement) finance les frais de transport et d'hébergement pendant les formations éloignées.

L'aide au permis B finance le passage du permis pour les demandeurs d'emploi de plus de 18 ans, à hauteur d'un montant forfaitaire selon la région. La démarche se fait via le conseiller.

Les aides au transport collectif prennent en charge tout ou partie d'un abonnement mensuel (réseau urbain, TER, etc.). La demande se fait via le portail candidat.

Attention : l'aide au permis B est conditionnée à un projet professionnel validé par le conseiller. Un demandeur qui n'a pas de projet sérieux se verra refuser l'aide.

La Garantie Jeunes : pour les 16-25 ans très éloignés de l'emploi

La Garantie Jeunes est un dispositif d'accompagnement renforcé, d'une durée d'un an, à destination des jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET). Elle s'adresse à ceux qui cumulent les difficultés : pas de diplôme, pas de réseau, pas d'expérience professionnelle, ressources familiales limitées.

Le dispositif repose sur un contrat d'engagement réciproque : le jeune s'engage à suivre un programme intensif (collectif + individuel), et en contrepartie il perçoit une allocation mensuelle forfaitaire.

À retenir : la Garantie Jeunes est le dispositif le plus intensif du système d'insertion. Il faut accepter un cadre strict, des horaires, des obligations. C'est aussi le plus efficace : les taux de retour à l'emploi durable sont significativement plus élevés qu'avec un accompagnement classique.

L'entrée en Garantie Jeunes se fait via la Mission Locale. Le conseiller Mission Locale évalue l'éligibilité, construit le programme, et suit le jeune pendant toute la durée.

Cas des seniors : cumul retraite et ARE

Pour les demandeurs d'emploi de plus de 60 ans qui reprennent un emploi avant la retraite, plusieurs règles spécifiques s'appliquent.

L'ARE peut être cumulée avec un emploi sous les mêmes conditions que les autres demandeurs, mais la durée d'indemnisation est plafonnée.

La retraite progressive permet aux salariés de plus de 60 ans de percevoir une partie de leur retraite tout en travaillant à temps partiel. Le demandeur d'emploi qui retrouve un emploi à temps partiel peut basculer en retraite progressive sous certaines conditions.

L'ASR (Allocation Spécifique de Retraite) est versée aux demandeurs d'emploi qui ont atteint l'âge légal de départ mais ne réunissent pas les trimestres nécessaires. Elle est supprimée progressivement et remplacée par la retraite à taux réduit.

Attention : les règles de cumul évoluent fréquemment. Avant toute décision, rapprochez-vous du conseiller France Travail ou du conseiller retraite de la CARSAT pour vérifier votre situation.

Quand le chômage fragilise : l'aide psychosociale

Le chômage n'est pas qu'une question d'argent. Il fragilise l'estime de soi, les relations familiales, la santé mentale. France Travail propose un accompagnement psychosocial pour les demandeurs dont la situation est compliquée par des facteurs extérieurs à l'emploi.

Cet accompagnement prend la forme d'entretiens avec un assistant social, d'une orientation vers des partenaires (CCAS, CMP, associations), parfois d'aides financières ponctuelles (loyer, énergie, alimentaire).

Bon à savoir : le conseiller France Travail n'est pas un psychologue, mais il peut signaler une situation fragile au service social de l'agence. La demande peut être faite par le demandeur lui-même, ou suggérée par le conseiller.

Pour les situations de grande détresse psychologique (dépression sévère, pensées suicidaires), le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est accessible 24 h/24, 7 j/7.

Trois scénarios-types pour s'orienter

Scénario 1 : famille monoparentale avec deux enfants, en recherche d'emploi

Cette personne cumule plusieurs problématiques : garde d'enfants, mobilité réduite, budget contraint. Les aides mobilisables : AGEPI (garde d'enfants), AFD (mobilité), Pass'Sport (loisirs enfants), prime d'activité (CAF), ARE si droits ouverts.

Scénario 2 : jeune de 22 ans, sans diplôme, sortant d'un CAP raté

Pas de droits ARE. Accompagnement Mission Locale. Accès possible à la Garantie Jeunes. Si refus : formation pré-qualifiante (AFC), aide au permis, EPI (Évaluation des compétences).

Scénario 3 : senior de 58 ans licencié économique

ARE calculée sur le salaire antérieur. Accompagnement intensif. Accès aux formations longues (POE, AFPR, AIF). Possibilité de reprise sous forme de retraite progressive si le nouvel emploi est à temps partiel.

Erreurs courantes à éviter

Demander une aide sans projet professionnel : beaucoup d'aides sont conditionnées à la cohérence avec un projet. Sans projet, la demande est rejetée.

Confondre AIF et CPF : l'AIF complète le CPF, elle ne le remplace pas. Il faut avoir activé son CPF avant de demander une AIF.

Sous-estimer les délais : les dossiers prennent du temps. Il faut anticiper de plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour les formations longues.

Oublier la prime d'activité : la CAF verse une prime d'activité sous conditions de ressources. Cumulable avec l'ARE sous plafond.

Sport et handicap : le dispositif handisport

Pour les demandeurs d'emploi en situation de handicap, France Travail collabore avec Cap Emploi, le réseau spécialisé. Les aides sont complémentaires à celles du régime de droit commun.

L'AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) finance des aides spécifiques : aménagement de poste, formation, transport adapté, aide à l'embauche pour l'employeur.

L'OETH (Obligation d'Emploi des Travailleurs Handicapés) impose aux entreprises de plus de 20 salariés d'employer au moins 6 % de travailleurs handicapés. Les entreprises qui ne respectent pas ce seuil versent une contribution financière à l'AGEFIPH.

À retenir : les demandeurs en situation de handicap peuvent bénéficier de l'ARE de droit commun, mais aussi d'aides spécifiques AGEFIPH. Le conseiller Cap Emploi évalue l'éligibilité et instruit les dossiers.

L'aide alimentaire et l'aide d'urgence (complément)

Au-delà des dispositifs d'aide alimentaire en partenariat avec les associations (Restos du Cœur, Secours Populaire, Croix-Rouge), France Travail peut attribuer des aides financières ponctuelles via ses crédits d'action sociale. Ces aides sont destinées aux situations exceptionnelles : impayés de loyer, factures d'énergie en retard, frais de santé non remboursés.

La demande se fait via le service social de l'agence, sur dossier instruit par l'assistant social. Aucune aide financière ne peut être demandée directement par le demandeur : le conseiller référent doit signaler la situation au service social.

Attention : ces aides sont soumises à enveloppe budgétaire limitée. Elles ne sont pas systématiques et dépendent de la disponibilité des crédits. Les situations les plus urgentes sont traitées en priorité.

Comment construire un projet professionnel crédible

La majorité des aides sont conditionnées à un projet professionnel validé par le conseiller. Un projet professionnel, ce n'est pas simplement « trouver du travail ». C'est une construction structurée qui articule plusieurs éléments.

Le métier cible : quel poste précis visez-vous ? Si la réponse est « n'importe quoi », c'est que le projet n'est pas encore construit.

Les compétences mobilisables : listez vos savoir-faire techniques et comportementaux. Un bilan de compétences peut aider à les formaliser.

Les formations à mobiliser : s'il manque une compétence clé, identifiez la formation qui la développe. C'est ici que le CPF, l'AIF, l'AFC entrent en jeu.

Le secteur géographique : où souhaitez-vous travailler ? À quelle distance êtes-vous prêt à aller ? Cette question détermine les aides à la mobilité.

Le niveau de rémunération : quel salaire visez-vous ? Sans réponse claire, le conseiller ne peut pas orienter vers des offres cohérentes.

À retenir : un projet professionnel solide prend du temps à construire. Comptez plusieurs semaines entre le moment où vous commencez à y réfléchir et le moment où il devient mobilisable pour instruire des dossiers d'aides. L'accompagnement CEP (Conseil en Évolution Professionnelle) peut accélérer ce travail.

Le rôle des partenaires extérieurs : OPCO, APEC, Cap Emploi

France Travail n'est pas seul dans l'accompagnement. Plusieurs opérateurs spécialisés interviennent en complément.

L'APEC (Association Pour l'Emploi des Cadres) accompagne spécifiquement les cadres en recherche d'emploi ou en transition. Elle propose un suivi personnalisé, des ateliers, un réseau d'offres réservé aux profils cadres.

Les OPCO (Opérateurs de Compétences) sont les interlocuteurs des entreprises pour la formation professionnelle. Ils interviennent quand le projet implique un changement de secteur ou une reconversion lourde.

Cap Emploi est le réseau spécialisé pour les demandeurs en situation de handicap. Il collabore avec France Travail sur les dossiers RQTH et les aménagements de poste.

Bon à savoir : pour les cadres, s'inscrire simultanément à France Travail et à l'APEC double les chances d'être visible des recruteurs. Les deux réseaux ont des offres différentes.

Ce qu'il faut retenir

Le système d'aides de France Travail est un mille-feuille. Les dispositifs se chevauchent, se complètent, parfois se concurrencent. Le conseiller référent est le bon interlocuteur pour s'y retrouver. Avec un projet professionnel clair et un suivi régulier, une grande partie de ces aides devient accessible. Sans projet structuré, le système reste opaque.

Pour les situations complexes — carrière internationale, multi-employeurs, statuts particuliers — le conseiller spécialisé ou le médiateur de France Travail peut être saisi. Pour les contestations, la Commission de Recours Amiable reste gratuite et n'impose pas la représentation par avocat.


Information à vérifier auprès de l'organisme compétent. Les montants, délais et conditions indiqués dans cet article sont fournis à titre indicatif et peuvent varier selon la réglementation en vigueur. Pour toute démarche, consulter le portail officiel francetravail.fr ou service-public.fr.

Sources officielles

Sources officielles

Chaque fait administratif de cet article est sourcé sur les sites officiels ci-dessus. Les règles, montants et délais évoluent : vérifiez la date de mise à jour avant toute démarche.

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Sources

  • Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr

    Organisme · vérifiée le 25/09/2026

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