Vue d'ensemble
Ce qu'il faut savoir sur le signalement d'alerte en entreprise : qui peut alerter, quels faits, quelles procédures et quelle protection.
Ce qu'il faut savoir
- Un lanceur d'alerte est une personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général.
- Dans une entreprise, il peut s'agir d'un salarié, d'un ancien salarié ou d'une personne qui s'est portée candidate à un emploi ; les informations doivent avoir été obtenues pendant le contrat ou dans le cadre de la candidature.
- Le lanceur d'alerte n'est pas obligé de respecter une procédure spécifique pour bénéficier de la protection : il peut choisir un signalement interne (auprès de l'employeur) ou un signalement externe (auprès du Défenseur des droits, de l'autorité judiciaire ou d'une autorité compétente).
- Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, l'employeur doit avoir établi une procédure interne de recueil des signalements, après consultation du CSE ; l'auteur est informé de la réception sous 7 jours ouvrés et des mesures prises sous 3 mois (porté à 6 mois si les circonstances le justifient).
- La divulgation publique n'est possible qu'en cas d'absence de réponse appropriée après les délais (3 ou 6 mois), de danger grave et imminent, de danger imminent ou manifeste pour l'intérêt général, de risque de représailles ou d'absence de chance d'aboutir du signalement externe.
- La confidentialité de l'identité du lanceur d'alerte, des personnes visées et des tiers est garantie ; les éléments l'identifiant ne peuvent pas être divulgués sans son accord, sauf transmission à l'autorité judiciaire dans certains cas.
- Le lanceur d'alerte et les personnes qui l'aident bénéficient d'une protection contre les représailles (licenciement, mise à pied, rétrogradation, discrimination, non-renouvellement de CDD...) ; les décisions contraires peuvent être annulées par le juge.
Conditions essentielles
- Être une personne physique qui signale ou divulgue des informations de bonne foi et sans contrepartie financière directe.
- Les informations doivent porter sur des faits qui se sont produits ou pour lesquels il existe une forte probabilité qu'ils se produisent.
- Les informations doivent avoir été obtenues pendant la réalisation du contrat de travail ou dans le cadre de la candidature à l'emploi.
- Exclure les faits relevant du secret de la défense nationale et du secret médical, notamment.
- Respecter, le cas échéant, les conditions de la divulgation publique (délais écoulés ou situation d'urgence).
Les étapes
- Qualifier les faits : crime, délit, menace ou préjudice pour l'intérêt général ; vérifier qu'ils ne relèvent pas du secret de la défense nationale ou du secret médical.
- Choisir la voie : signalement interne (procédure de l'employeur, supérieur hiérarchique, référent ou employeur direct) ou signalement externe (Défenseur des droits, autorité judiciaire, autorité compétente).
- Effectuer le signalement interne si une procédure existe dans l'entreprise, ou directement auprès de l'employeur ou du supérieur hiérarchique.
- Le cas échéant, effectuer le signalement externe, en précisant si un signalement interne a été transmis.
- Attendre l'accusé de réception (7 jours ouvrés) puis la réponse des autorités (3 mois, porté à 6 mois si justifié).
- En l'absence de mesure appropriée ou en cas de danger grave et imminent, risque de représailles ou absence de chance d'aboutir, procéder le cas échéant à la divulgation publique.
- En cas de représailles subies, saisir le conseil de prud'hommes pour faire constater la violation du principe de protection.
La protection du lanceur d'alerte ne s'applique pas lorsque la divulgation publique porte atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale.
Cette synthèse ne remplace pas la fiche
Pour les détails des procédures de signalement interne et externe, des délais de réponse et des conditions de la divulgation publique, voir les sections suivantes.
Qu'est-ce qu'un lanceur d'alerte ?
Un lanceur d'alerte est une personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général.
Le signalement peut également porter sur une violation — ou une tentative de dissimulation de violation — d'un engagement international de la France, par exemple la Convention internationale des droits de l'enfant. Le champ des faits est donc large : il couvre tant le pénal (crimes, délits) que les atteintes à l'intérêt général, par exemple un fait de discrimination ou de harcèlement moral ou sexuel. Deux conditions de forme encadrent la qualité de lanceur d'alerte. Premièrement, l'absence de contrepartie financière directe : le signalement ne doit pas être motivé par un gain personnel. Deuxièmement, la bonne foi : le lanceur d'alerte doit avoir eu des motifs raisonnables de croire que les informations communiquées sont exactes et que le signalement était nécessaire à la sauvegarde des intérêts menacés. Lorsque la procédure de signalement ou de divulgation publique est respectée, les bénéficiaires de la protection ne peuvent pas être condamnés à verser des dommages et intérêts pour les dommages causés par le signalement, et ne sont pas responsables pénalement — y compris pour les infractions éventuellement commises pour obtenir les documents permettant de prouver les informations signalées, sous réserve qu'il n'ait pas été commis d'infraction pour obtenir les informations proprement dites.
Règle
Un lanceur d'alerte est une personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général, ou sur la violation ou la tentative de dissimulation de violation d'un engagement international de la France.
La protection suppose que le lanceur d'alerte ait eu des motifs raisonnables de croire que la procédure était nécessaire à la sauvegarde des intérêts menacés. La mauvaise foi, si elle est établie, prive le signalement de la protection attachée au régime de l'alerte.
Qui peut être lanceur d'alerte ?
Dans une entreprise, le lanceur d'alerte peut être un salarié, un ancien salarié, mais également une personne qui s'est portée candidate à un emploi.
La qualité de lanceur d'alerte n'est donc pas réservée aux salariés en poste : la protection couvre aussi les anciens salariés — notamment contre le non-renouvellement d'un contrat ou toute mesure de représaille post-contrat — et les candidats à un emploi, dont les informations peuvent avoir été recueillies dans le cadre de la candidature. Une condition temporelle encadre la recevabilité des informations : elles doivent avoir été obtenues soit pendant la réalisation du contrat de travail, soit dans le cadre de la candidature à l'emploi. Les informations acquises en dehors de ces contextes ne relèvent pas, en principe, du régime de l'alerte en entreprise. La protection ne profite pas au seul lanceur d'alerte : elle bénéficie également à toute personne physique (collègues, proches) ou morale (syndicat notamment) qui l'aide à effectuer le signalement ou la divulgation publique.
Règle
Dans une entreprise, le lanceur d'alerte peut être un salarié, un ancien salarié ou une personne qui s'est portée candidate à un emploi. Les informations doivent avoir été obtenues pendant la réalisation du contrat ou dans le cadre de la candidature. La protection concerne également les personnes qui aident le lanceur d'alerte à effectuer le signalement ou la divulgation.
Le caractère collectif de la protection est essentiel : un syndicat ou un collègue qui assiste le lanceur d'alerte dans ses démarches bénéficie des mêmes garanties contre les représailles.
Quels faits sont concernés ?
Les informations signalées doivent porter sur des faits qui se sont produits ou pour lesquels il existe une forte probabilité qu'ils se produisent. Il peut s'agir notamment de faits de harcèlement moral ou sexuel.
Le champ des faits couvre les crimes, les délits, les menaces et les préjudices pour l'intérêt général, ainsi que les violations d'engagements internationaux de la France. Le signalement peut ainsi viser des pratiques illicites, des dangers pour la santé publique ou l'environnement, ou toute atteinte grave aux droits des personnes. En revanche, certains contenus sont exclus du régime de l'alerte : les faits, informations et documents qui relèvent du secret de la défense nationale et du secret médical, notamment. La protection du lanceur d'alerte ne s'applique pas lorsque la divulgation publique porte atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale.
Règle
Les informations doivent porter sur des faits qui se sont produits ou pour lesquels il existe une forte probabilité qu'ils se produisent. Les faits, informations et documents qui relèvent du secret de la défense nationale et du secret médical notamment sont exclus du régime de l'alerte.
Le signalement peut viser aussi bien des faits accomplis que des risques avérés de leur survenance : la loi vise les informations dont il existe une forte probabilité de réalisation, ce qui écarte les simples soupçons infondés mais admet les alertes préventives fondées sur des indices sérieux.
Le signalement interne
Le signalement interne s'adresse à l'employeur ou aux canaux qu'il a institués au sein de l'entreprise. La procédure diffère selon la taille de l'entreprise.
Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, l'employeur établit une procédure interne de recueil et de traitement des signalements, après consultation du CSE. Cette procédure doit être communiquée aux salariés par tout moyen (affichage, note, message, etc.). L'auteur du signalement est informé de sa réception dans un délai de 7 jours ouvrés à compter de cette réception. Il est également informé par écrit, dans un délai raisonnable, des mesures envisagées ou prises ; ce délai ne peut pas dépasser 3 mois à compter de l'accusé de réception, ni 3 mois à compter de la fin d'une période de 7 jours ouvrés suivant le signalement en l'absence d'accusé de réception. Plusieurs entreprises dont l'effectif est inférieur à 250 salariés peuvent mettre en commun une procédure de recueil et de traitement des signalements. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, s'il n'existe pas de procédure interne, le signalement interne peut être effectué auprès du supérieur hiérarchique, ou directement à l'employeur ou à un référent désigné par l'employeur.
Règle
La procédure de signalement interne diffère selon la taille de l'entreprise. Dans les entreprises de 50 salariés et plus, l'employeur établit une procédure interne après consultation du CSE et la communique aux salariés ; l'auteur est informé de la réception sous 7 jours ouvrés et des mesures prises dans un délai raisonnable ne dépassant pas 3 mois.
Le lanceur d'alerte n'est pas obligé de passer par le signalement interne : il peut effectuer directement un signalement externe. Le signalement interne reste néanmoins la voie la plus rapide pour obtenir une réponse de l'employeur et éviter une escalation vers l'extérieur.
Le signalement externe
Le signalement externe peut être effectué directement, ou après un signalement interne. Il s'effectue auprès du Défenseur des droits, de l'autorité judiciaire, d'une institution de l'Union européenne compétente ou d'une autorité compétente.
Les autorités compétentes mentionnées notamment par le texte sont la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), la HAS (Haute autorité de santé), la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), la DGT (Direction générale du travail), la DGEFP (Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle) et l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). Le signalement externe doit préciser si un signalement interne a ou non été transmis. L'auteur du signalement doit être informé par écrit de sa réception dans un délai de 7 jours ouvrés, sauf cas particuliers (préservation de l'identité de l'auteur, notamment). L'autorité saisie communique par écrit, dans un délai raisonnable, les mesures envisagées ou prises. Ce délai ne peut pas dépasser 3 mois à compter de l'accusé de réception du signalement, ni 3 mois à compter de la fin d'une période de 7 jours ouvrés suivant le signalement en l'absence d'accusé de réception. Le délai peut être porté à 6 mois si les circonstances de l'affaire le justifient.
Règle
Le signalement externe peut être effectué soit directement, soit après le signalement interne, auprès du Défenseur des droits, de l'autorité judiciaire, d'une institution de l'UE compétente ou d'une autorité compétente (notamment DGCCRF, HAS, Cnil, DGT, DGEFP, ASN). Il doit préciser si un signalement interne a été transmis.
La réglementation des délais de réponse diffère selon qu'un accusé de réception a été délivré ou non : les délais de 3 mois se calent soit sur l'accusé de réception, soit sur l'expiration de la période de 7 jours ouvrés suivant le signalement. Cette distinction est reprise pour apprécier la possibilité d'une divulgation publique.
La divulgation publique
La divulgation publique — porter les faits à la connaissance du grand public — n'est possible qu'uniquement dans des cas limitativement énumérés, et après épuisement des voies de signalement interne et externe, sauf situations d'urgence.
En présence d'un accusé de réception du signalement externe, la divulgation publique est possible si aucune mesure appropriée n'a été prise en réponse : après un délai de 3 mois à compter de l'accusé de réception lorsqu'une autorité compétente a été saisie (DGCCRF, ASN...), ou après un délai de 6 mois lorsqu'une autre autorité a été saisie (Défenseur des droits, autorité judiciaire...). En l'absence d'accusé de réception, les mêmes délais courent à compter de la fin d'une période de 7 jours ouvrés à compter du signalement. Dans les deux cas, la divulgation publique est également possible : en cas de danger grave et imminent ; en cas de danger imminent ou manifeste pour l'intérêt général ; lorsque le signalement externe fait encourir au lanceur d'alerte un risque de représailles ; lorsque le signalement externe n'a aucune chance d'aboutir.
Règle
La divulgation publique est possible uniquement dans les cas suivants : absence de mesure appropriée après les délais de 3 mois (autorités compétentes) ou 6 mois (autres autorités) ; danger grave et imminent ; danger imminent ou manifeste pour l'intérêt général ; risque de représailles lié au signalement externe ; absence de chance d'aboutir du signalement externe.
La protection du lanceur d'alerte ne s'applique pas lorsque la divulgation publique porte atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale. La divulgation publique doit toujours être la voie de dernier recours, sauf les situations d'urgence (danger grave et imminent, danger imminent ou manifeste pour l'intérêt général) où elle peut intervenir sans attendre l'expiration des délais.
La protection du lanceur d'alerte
La loi garantit au lanceur d'alerte — et aux personnes qui l'aident — la confidentialité de leur identité et une protection contre toute mesure de représailles.
La confidentialité de l'identité des auteurs du signalement, des personnes visées et de tout tiers mentionné dans le signalement est garantie. Les éléments de nature à identifier le lanceur d'alerte ne peuvent pas être divulgués sans son accord. Ils peuvent cependant être transmis à l'autorité judiciaire dans certains cas : lorsque les personnes chargées du recueil ou du traitement des signalements doivent dénoncer les faits à l'autorité judiciaire, les éléments identifiant le lanceur d'alerte peuvent lui être communiqués — et dans ce cas, le lanceur d'alerte en est informé. La protection contre les représailles couvre toute mesure dont pourrait être victime le lanceur d'alerte, et notamment : la suspension, la mise à pied, le licenciement ; la rétrogradation ou le refus de promotion ; le transfert de fonctions, le changement de lieu de travail, la réduction de salaire ; la suspension de la formation ; l'évaluation de performance négative ; les mesures disciplinaires ; la discrimination ; le non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée ou d'un contrat de travail temporaire. L'employeur qui prend, à l'encontre du lanceur d'alerte, une décision contraire au principe de protection peut voir son action annulée par le juge. Le lanceur d'alerte qui pense être victime d'une mesure contraire à ce principe peut saisir le conseil de prud'hommes.
Règle
La confidentialité de l'identité des auteurs du signalement, des personnes visées et des tiers est garantie. Les éléments de nature à identifier le lanceur d'alerte ne peuvent pas être divulgués sans son accord, sauf transmission à l'autorité judiciaire dans certains cas, le lanceur d'alerte en étant informé. L'employeur qui agit contrairement au principe de protection peut voir son action annulée par le juge.
- Suspension, mise à pied, licenciement.
- Rétrogradation ou refus de promotion.
- Transfert de fonctions, changement de lieu de travail, réduction de salaire.
- Suspension de la formation.
- Évaluation de performance négative.
- Mesures disciplinaires.
- Discrimination.
- Non-renouvellement d'un contrat de travail à durée déterminée ou d'un contrat de travail temporaire.
La protection ne se limite pas au lanceur d'alerte : elle couvre toute personne physique (collègues, proches) ou morale (syndicat notamment) qui l'aide à effectuer le signalement ou la divulgation. Le salarié qui alerte son employeur sur un sujet de santé publique ou d'environnement ne peut pas être sanctionné ni licencié pour ce motif, ni victime d'une mesure discriminatoire ; il ne peut pas non plus être responsable, civilement ou pénalement, des éventuels dommages causés par son signalement.
Alerte santé publique et environnement en entreprise
Lorsque les produits ou procédés de fabrication utilisés ou mis en œuvre par l'établissement font peser un risque grave pour la santé publique ou l'environnement, le salarié doit alerter immédiatement l'employeur, selon une procédure spécifique fondée sur un registre spécial.
La procédure varie selon que le salarié est représentant du personnel au CSE ou non. Le représentant du personnel au CSE qui constate, notamment par l'intermédiaire d'un travailleur, ce risque grave alerte immédiatement l'employeur ; l'alerte est consignée par écrit sur un registre spécial dont les pages sont numérotées, datée et signée. Elle indique la nature du risque grave sur la santé publique ou l'environnement, ses conséquences potentielles, et toute autre information utile à son appréciation. L'employeur examine alors la situation conjointement avec le représentant du personnel et l'informe de la suite qu'il réserve à l'alerte. Le salarié qui n'est pas représentant du personnel alerte également immédiatement l'employeur s'il estime, de bonne foi, que les produits ou procédés font peser un risque grave. L'alerte est de même consignée par écrit sur un registre spécial numéroté, daté et signé, avec les mêmes mentions ; l'employeur informe le salarié de la suite réservée à l'alerte. Le registre spécial est tenu, sous la responsabilité de l'employeur, à la disposition des représentants du personnel au CSE.
Règle
Le salarié qui alerte l'employeur sur un sujet de santé publique ou d'environnement ne peut pas être sanctionné ou licencié pour ce motif, ou être victime d'une mesure discriminatoire. De plus, il ne peut pas être responsable, civilement ou pénalement, des éventuels dommages causés par son signalement.
Cette procédure d'alerte « risque grave » est distincte — et complémentaire — du régime général des lanceurs d'alerte : elle vise spécifiquement les dangers pesant sur la santé publique et l'environnement résultant des activités de l'établissement, et s'inscrit dans le dialogue social de l'entreprise (registre spécial, information du CSE).
Le rôle du Défenseur des droits
Le Défenseur des droits informe, conseille, oriente et protège les lanceurs d'alerte. Il peut également être saisi par toute personne pour émettre un avis sur le statut de lanceur d'alerte.
Premier interlocuteur institutionnel des lanceurs d'alerte, le Défenseur des droits oriente le signalement vers la ou les autorités compétentes. Dans les domaines qui dépendent de ses autres missions — et dans ces domaines uniquement, par exemple la discrimination ou le droit de l'enfant —, il traite et étudie le signalement réalisé, c'est-à-dire qu'il instruit lui-même le dossier. Le Défenseur des droits est saisi par courrier. Un service en ligne permet également de déposer une saisine : il s'agit du canal le plus direct pour un premier contact, notamment pour demander un avis sur le statut de lanceur d'alerte ou être orienté vers l'autorité compétente.
Règle
Le Défenseur des droits informe, conseille, oriente et protège les lanceurs d'alerte. Il peut être saisi par toute personne pour émettre un avis sur son statut de lanceur d'alerte. Il est saisi par courrier ou via son service en ligne.
Saisir le Défenseur des droits n'exclut pas le recours aux autres autorités (autorité judiciaire, DGCCRF, HAS, Cnil, DGT, DGEFP, ASN) : le Défenseur des droits peut d'ailleurs orienter le lanceur d'alerte vers l'autorité la mieux placée pour traiter le signalement. Information à vérifier auprès de l'organisme compétent pour les modalités actualisées des saisines.
Textes applicables
- Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 (Sapin II)Texte législatif
- Loi n° 2022-401 du 21 mars 2022 visant à améliorer la protection des lanceurs d'alerteTexte législatif
- Décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 (procédures de recueil et de traitement des signalements)Texte réglementaire
- Code du travail : articles L4133-1 à L4133-4 (alerte santé publique et environnement)Texte législatif
- Loi organique n°2022-400 du 21 mars 2022 visant à renforcer le rôle du Défenseur des droits en matière de signalement d'alerteLégifrance
- Code du travail : articles L1132-1 à L1132-4Légifrance
- Code du travail : articles D4133-1 à D4133-3Légifrance
Sources officielles
- OuvrirService-Public.fr
Lanceurs d'alerte en entreprise
Vérifiée le 2026-10-04
Voir aussi
Les délais mentionnés (7 jours ouvrés pour l'accusé de réception, 3 mois pour les mesures, 6 mois en cas de circonstances justifiantes) sont fixés par la loi Sapin II et la loi du 21 mars 2022. Vérifier les dernières évolutions auprès du Défenseur des droits ou de la Direction générale du travail.
