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Comment ouvrir un restaurant ou un bar ?

Ouvrir un restaurant ou un bar combine un projet économique, un local recevant du public et plusieurs autorisations. La vente d’alcool impose une licence et un permis d’exploitation obtenu par formation, ainsi qu’une déclaration en mairie avant l’ouverture. L’activité alimentaire ajoute les règles d’hygiène et la déclaration sanitaire.

Vue d’ensemble

Un restaurant ou un bar ne s’ouvre pas sur la seule base d’un bail et d’une immatriculation. Il faut anticiper les autorisations liées à l’alcool, les obligations sanitaires et les règles applicables aux établissements recevant du public.

Ce qu'il faut savoir

  • La vente de boissons alcooliques à consommer sur place nécessite une licence.
  • L’exploitant doit obtenir un permis d’exploitation après une formation obligatoire de 20 heures pour un restaurant.
  • Le permis est valable 10 ans et doit être renouvelé après une formation minimale de 6 heures.
  • La déclaration d’ouverture du débit de boissons se fait au moins 15 jours avant l’ouverture, avec le Cerfa n° 11542.
  • L’activité alimentaire impose un plan de maîtrise sanitaire et, selon les produits, une déclaration de manipulation de denrées animales.

Conditions essentielles

  • Disposer d’un local compatible avec l’accueil du public et l’activité prévue.
  • Obtenir la licence et le permis d’exploitation si vous vendez de l’alcool.
  • Respecter les règles d’hygiène alimentaire et de sécurité incendie.
  • Immatriculer l’entreprise et souscrire les assurances nécessaires.

Les étapes

  • Construire le projet et choisir la forme juridique.
  • Trouver le local et vérifier les autorisations.
  • Suivre la formation au permis d’exploitation si nécessaire.
  • Déclarer le débit de boissons avant l’ouverture.
  • Effectuer les déclarations sanitaires.
  • Immatriculer l’entreprise et ouvrir.

Définir le projet et le statut

Le choix du statut, du concept et du local conditionne les autorisations et le budget. Un restaurant et un bar n’ont pas les mêmes besoins en surface, en matériel et en personnel.

  • Rédiger un business plan et évaluer le besoin de financement.
  • Choisir la forme juridique : entreprise individuelle, micro-entreprise, EURL, SASU, SARL ou SAS.
  • Vérifier la compatibilité du local avec l’activité : cuisine, salle, stockage, sanitaires, accès.
  • Anticiper le bail commercial et les travaux.
  • Prévoir les assurances et le recrutement.
  • Vérifier les règles d’urbanisme, d’enseigne et de terrasse.

À savoir

  • Le local doit permettre le respect des règles sanitaires et de sécurité.
  • Un local déjà exploité comme restaurant ne dispense pas de vérifier sa conformité.
  • Les travaux peuvent conditionner la date d’ouverture.
  • Le recours à un accompagnement professionnel est recommandé pour le montage financier.

Licence et permis d’exploitation

Toute personne qui vend des boissons alcooliques à titre principal ou accessoire doit détenir une licence. L’exploitant doit aussi obtenir un permis d’exploitation après une formation obligatoire.

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    Suivre la formation au permis d’exploitation

    Pour un restaurant, la formation dure 20 heures, soit deux jours et demi. Elle porte notamment sur la réglementation des débits de boissons, la prévention de l’alcoolisme, la protection des mineurs et la lutte contre le bruit.

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    Obtenir le permis d’exploitation

    Le permis est délivré après la formation. Il est valable 10 ans et doit être renouvelé après une nouvelle formation d’une durée minimale de 6 heures. La formation est payante ; les licences III et restaurant sont gratuites, tandis que la licence IV est payante.

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    Déclarer l’ouverture du débit de boissons

    La déclaration se fait au moins 15 jours avant l’ouverture avec le Cerfa n° 11542. Elle est adressée à la mairie dans la plupart des communes, à la préfecture à Paris et dans les départements d’Alsace-Moselle. Le récépissé Cerfa n° 11543 atteste de la licence.

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    Choisir la licence adaptée

    Une licence restaurant permet de vendre des boissons alcooliques à consommer sur place avec des repas. Un bar relève d’une licence de débit de boissons. Vérifiez la catégorie exacte avec la mairie ou la préfecture.

À savoir

  • La licence doit être affichée dans l’établissement.
  • En cas de changement de propriétaire ou de gérant, la mutation doit être déclarée selon les règles applicables.
  • Le permis d’exploitation et la licence sont deux documents distincts.
  • L’absence de permis valide peut entraîner la perte de la licence restaurant.

Hygiène alimentaire et déclaration sanitaire

Les restaurants et les bars qui servent des aliments sont soumis aux règles d’hygiène alimentaire. L’exploitant doit organiser la sécurité sanitaire et former le personnel.

  • Plan de maîtrise sanitaire et analyse des dangers.
  • Traçabilité des denrées et des fournisseurs.
  • Respect de la chaîne du froid et contrôle des températures.
  • Nettoyage et désinfection des locaux, du matériel et des surfaces.
  • Information sur les allergènes.
  • Gestion des déchets et lutte contre les nuisibles.
  • Formation à l’hygiène alimentaire de l’exploitant ou d’au moins un membre du personnel.

À savoir

  • La formation aux règles d’hygiène alimentaire concerne l’exploitant et au moins un membre du personnel.
  • Une déclaration de manipulation de denrées d’origine animale doit être faite auprès de la DDPP avant le démarrage de l’activité.
  • Les contrôles sanitaires peuvent être réalisés sans préavis.
  • L’établissement doit pouvoir présenter les fiches de nettoyage et de désinfection.

Sécurité, accessibilité et terrasse

Un restaurant ou un bar est un établissement recevant du public. Il doit respecter les règles de sécurité incendie, d’accessibilité et, le cas échéant, d’occupation du domaine public.

  • Vérifier les règles de sécurité incendie applicables au local et à sa capacité d’accueil.
  • Assurer l’accessibilité des locaux et des sanitaires selon les obligations applicables.
  • Faire vérifier les installations électriques et de gaz.
  • Prévoir une ventilation et une évacuation adaptées.
  • Demander une autorisation pour une terrasse ouverte ou fermée.
  • Vérifier les règles applicables à l’enseigne et à l’éclairage.
  • Anticiper les règles relatives à la musique et au bruit.

À savoir

  • Une terrasse ouverte relève en principe d’un permis de stationnement ; une terrasse fermée d’un permis de voirie.
  • Il est interdit d’installer un système de chauffage ou de climatisation sur une terrasse soumise à ces règles.
  • La diffusion de musique peut nécessiter une autorisation auprès de la Sacem.
  • Les travaux peuvent nécessiter une autorisation d’urbanisme.

Immatriculation, assurances et personnel

L’entreprise doit être immatriculée et assurée avant l’ouverture. L’embauche de salariés ajoute des obligations sociales et d’affichage.

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    Immatriculer l’entreprise

    La création se fait sur le guichet des formalités des entreprises. Une activité commerciale relève du registre du commerce et des sociétés ; les informations sont transmises au registre national des entreprises.

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    Souscrire les assurances

    Une responsabilité civile professionnelle est nécessaire. Une multirisque peut couvrir les locaux, le matériel, les pertes d’exploitation et les risques liés à l’activité.

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    Déclarer les salariés

    Les salariés doivent être déclarés auprès des organismes sociaux avant leur embauche. Les obligations d’affichage et de sécurité au travail s’appliquent.

À savoir

  • L’immatriculation attribue un numéro Siren et un numéro Siret.
  • Le local doit être couvert par une assurance adaptée à l’activité.
  • Les obligations sociales dépendent du statut du dirigeant et des salariés.
  • Les affichages obligatoires doivent être en place avant l’ouverture.

Documents à préparer

Le dossier d’ouverture rassemble des pièces juridiques, sanitaires et de sécurité. Préparez-les avant de déposer les déclarations.

  • Pièce d’identité de l’exploitant.
  • Titre de séjour autorisant une activité non salariée, pour un ressortissant étranger.
  • Bail ou titre d’occupation du local.
  • Statuts de la société, le cas échéant.
  • Attestation de formation au permis d’exploitation.
  • Permis d’exploitation en cours de validité.
  • Déclaration d’ouverture du débit de boissons (Cerfa n° 11542).
  • Récépissé de déclaration (Cerfa n° 11543).
  • Déclaration de manipulation de denrées alimentaires d’origine animale.
  • Attestation de formation en hygiène alimentaire.
  • Plan de maîtrise sanitaire.
  • Attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle.
  • Autorisation de terrasse, d’enseigne ou d’urbanisme, selon le local.
  • Justificatifs de conformité du local aux règles de sécurité et d’accessibilité.

Obligations d’exploitation

L’ouverture ne clôt pas les formalités. L’exploitant doit maintenir les affichages, respecter les règles de vente et conserver les justificatifs.

  • Afficher la licence et les prix.
  • Remettre une addition conforme au consommateur.
  • Informer sur les allergènes et, lorsque la réglementation l’exige, sur l’origine des viandes.
  • Respecter les règles de protection des mineurs et l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs.
  • Faire respecter l’interdiction de fumer dans les espaces fermés.
  • Respecter les horaires et les règles locales de fermeture.
  • Gérer les déchets et limiter les nuisances sonores.
  • Conserver les fiches d’hygiène, les contrats et les attestations.

À savoir

  • Le permis d’exploitation doit être renouvelé avant son expiration.
  • La licence peut être perdue si le permis n’est pas renouvelé.
  • Les contrôles peuvent porter sur l’hygiène, les prix, l’alcool et la sécurité.
  • Les obligations d’affichage doivent rester visibles du public.

Cas particuliers

Restaurant sans vente d’alcool

L’absence d’alcool supprime l’obligation de licence et de permis d’exploitation, mais les règles d’hygiène, de sécurité et d’immatriculation restent applicables.

Bar sans restauration

Un bar relève de la réglementation des débits de boissons. La licence, le permis d’exploitation et la déclaration préalable restent nécessaires en cas de vente d’alcool.

Terrasse

L’installation d’une terrasse sur le domaine public nécessite une autorisation de la commune. Les règles de sécurité, de bruit et d’occupation doivent être respectées.

Food truck ou restauration ambulante

La restauration ambulante relève de règles spécifiques d’hygiène, d’occupation du domaine public et, le cas échéant, de vente d’alcool. Vérifiez les autorisations locales.

Reprise d’un restaurant

La reprise d’un fonds ne dispense pas de vérifier la licence, le permis d’exploitation, le bail et la conformité du local. Les mutations doivent être déclarées.

Où s’adresser ?

Les démarches impliquent la mairie ou la préfecture, la DDPP, le guichet unique et les organismes sociaux.

  • Mairie : déclaration du débit de boissons, terrasse, enseigne et urbanisme.
  • Préfecture : déclaration à Paris et en Alsace-Moselle, licences concernées.
  • DDPP ou DDETSPP : déclaration sanitaire, hygiène et contrôles.
  • Guichet des formalités des entreprises : immatriculation et modifications.
  • Urssaf : cotisations et déclaration des salariés.
  • Service des impôts des entreprises : TVA et fiscalité.
  • Sacem : diffusion de musique.
  • Assureur : responsabilité civile professionnelle et multirisque.

Questions fréquentes

Faut-il une licence pour servir de l’alcool ?

Oui. Toute personne qui vend des boissons alcooliques à titre principal ou accessoire doit détenir une licence adaptée à son activité.

Combien de temps dure le permis d’exploitation ?

Le permis est valable 10 ans. Son renouvellement suppose une nouvelle formation d’une durée minimale de 6 heures.

Quand déclarer l’ouverture du débit de boissons ?

Au moins 15 jours avant l’ouverture, avec le Cerfa n° 11542, auprès de la mairie ou de la préfecture selon la commune.

Faut-il une formation en hygiène alimentaire ?

Oui, l’exploitant ou au moins un membre du personnel doit être formé aux règles d’hygiène alimentaire. Une déclaration sanitaire peut aussi être nécessaire.

Peut-on ouvrir une terrasse sans autorisation ?

Non. Une terrasse sur le domaine public nécessite une autorisation de la commune, qui dépend du type de terrasse et des règles locales.

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Ouvrir un restaurant

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Service-Public.fr

    Licences de débits de boissons

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Service-Public.fr

    Réglementation dans un bar ou un restaurant (alcool, aliment, hygiène, sécurité)

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir
  • Service-Public.fr

    Déclaration d’un restaurant ou d’un débit de boissons à consommer sur place ou à emporter

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Service-Public.fr

    Règles d’hygiène dans la restauration et les commerces alimentaires

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir

Voir aussi

Sources officielles consultées le 5 novembre 2026. Information à vérifier auprès de l’organisme compétent.

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