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Salarié détaché à l'étranger ou expatrié : quels effets sur la retraite ?

Vos droits à la retraite varient selon que vous partez à l'étranger en tant que salarié détaché (contrat français maintenu) ou en tant que salarié expatrié (contrat local ou mission longue durée), et selon le pays d'accueil : Union européenne, Espace économique européen, Suisse, Royaume-Uni, pays conventionné ou non.

Vue d'ensemble

Le départ à l'étranger pour travailler a des conséquences différentes sur vos droits à la retraite française selon votre statut (détaché ou expatrié) et le pays d'accueil. Voici l'essentiel à retenir.

Ce qu'il faut savoir

  • Un salarié détaché continue de cotiser à l'Assurance retraite et à l'Agirc-Arrco comme s'il était en France : ses droits ne sont pas affectés.
  • Un salarié expatrié (mission longue durée ou contrat local) cotise au régime de retraite du pays d'accueil, sauf si une convention de sécurité sociale prévoit la portabilité.
  • Les périodes travaillées dans l'UE, l'EEE, en Suisse ou au Royaume-Uni sont prises en compte comme si elles avaient été accomplies en France.
  • Les périodes travaillées dans un pays conventionné avec la France sont prises en compte, accord par accord.
  • Les périodes travaillées dans un pays non conventionné ne sont pas prises en compte par les organismes de retraite français, sauf souscription à une assurance volontaire (CFE pour la retraite de base, Malakoff Humanis International Agirc-Arrco pour la complémentaire).
  • L'adhésion à la CFE est possible sous conditions (cotisation antérieure de 6 mois, ou régime français d'assurance maladie pendant 5 ans, ou naissance en France).
  • L'adhésion à la CFE ne peut pas concerner des périodes déjà effectuées à l'étranger : elle doit être souscrite avant ou pendant le séjour.

Conditions essentielles

  • Salarié détaché : lien de subordination avec l'employeur français maintenu, détachement temporaire.
  • Salarié expatrié : mission de longue durée ou contrat local établi selon le droit du pays d'accueil.
  • Assurance volontaire CFE : remplir l'une des 3 conditions (6 mois de cotisation antérieure, ou 5 ans de régime maladie français, ou naissance en France).
  • Agirc-Arrco : avoir cotisé antérieurement au régime Agirc-Arrco ou cotiser à la CFE pour l'activité à l'étranger.

Les étapes

  • Identifier votre statut : salarié détaché (contrat français maintenu) ou salarié expatrié (contrat local ou mission longue durée).
  • Vérifier si le pays d'accueil a signé une convention de sécurité sociale avec la France (liste CLEISS).
  • Si pays conventionné : les périodes sont prises en compte automatiquement, accord par accord.
  • Si pays non conventionné : envisager l'adhésion à la CFE (assurance volontaire retraite de base) et à Malakoff Humanis International Agirc-Arrco (complémentaire).
  • Demander un devis de cotisation CFE et adhérer en ligne ou par courrier, avant ou pendant le séjour (pas après coup).
  • Pour Agirc-Arrco : adhérer via l'employeur (contrat collectif) ou à titre individuel dans les 12 mois suivant le début de l'activité.
  • Consulter le téléservice d'information sur l'impact des périodes étrangères sur votre retraite française.

Cette synthèse reprend les règles essentielles. Les conditions d'adhésion à la CFE et à l'Agirc-Arrco, ainsi que les règles propres à chaque zone géographique, sont détaillées dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres aux salariés détachés, voir la section « Quels sont les droits à la retraite d'un salarié détaché ? ». Pour les conditions d'adhésion à la CFE et à l'Agirc-Arrco, voir les sections dédiées.

Impact des périodes travaillées à l'étranger sur la retraite française

La prise en compte des périodes travaillées à l'étranger dépend du pays ou du territoire : Union européenne, Espace économique européen, Suisse, Royaume-Uni, pays conventionné ou non conventionné.

Les périodes d'activité accomplies dans un État membre de l'Union européenne (UE), de l'Espace économique européen (EEE) (Islande, Norvège, Liechtenstein), en Suisse ou au Royaume-Uni sont prises en compte comme si elles avaient été accomplies en France.

Si vous avez travaillé à la fois dans un pays de l'UE, un pays de l'EEE, en Suisse et au Royaume-Uni, le calcul de votre retraite française tient compte soit des périodes UE + Suisse, soit UE + EEE, soit UE + Royaume-Uni. Il n'y a pas d'addition des périodes UE + EEE + Suisse + Royaume-Uni. C'est le montant le plus avantageux qui vous est versé. Le pays qui n'est pas retenu verse la part de sa retraite selon ses propres règles. Les périodes d'activité accomplies dans un pays ou un territoire ayant signé une convention de sécurité sociale avec la France sont également prises en compte comme si elles avaient été accomplies en France. Si vous avez travaillé dans plusieurs pays ou territoires conventionnés, le calcul de votre retraite sera effectué accord par accord. Enfin, les périodes d'activité accomplies dans un pays ou un territoire n'ayant pas signé de convention de sécurité sociale avec la France ne sont pas prises en compte par les organismes de retraite français. Ces périodes vous donnent droit à une retraite selon les conditions du système de sécurité sociale du pays ou du territoire concerné. Dans certains pays, la retraite n'est pas versée lorsqu'on ne vit pas dans le pays.

Règle

La prise en compte des périodes étrangères dans la retraite française dépend du statut du salarié (détaché ou expatrié) et du pays d'accueil (UE/EEE/Suisse/Royaume-Uni, pays conventionné ou non).

Si vous partez travailler à l'étranger, vos droits à la retraite varient selon que vous partez en tant que salarié détaché ou en tant que salarié expatrié. Un salarié détaché est un salarié qui conserve son contrat de travail et son lien de subordination avec son employeur en France. Un salarié expatrié est un salarié envoyé à l'étranger en mission de longue durée ou employé sous contrat local.

  • UE, EEE, Suisse, Royaume-Uni : périodes prises en compte comme en France (sans addition cumulée des quatre zones).
  • Pays conventionnés : périodes prises en compte accord par accord.
  • Pays non conventionnés : périodes non prises en compte, sauf assurance volontaire.
  • Statut : détaché (contrat français) ou expatrié (contrat local ou mission longue durée).

Quels sont les droits à la retraite d'un salarié détaché ?

Le salarié détaché conserve son contrat de travail français et continue de cotiser à l'Assurance retraite et à l'Agirc-Arrco comme s'il était en France.

Vous êtes salarié détaché à l'étranger si votre employeur implanté en France vous envoie temporairement à l'étranger pour y exercer une activité salariée qu'il vous rémunère. Pendant votre détachement, vous restez lié par contrat de travail avec votre entreprise en France et vous continuez de cotiser à l'Assurance retraite (retraite de base) et à l'Agirc-Arrco (retraite complémentaire) comme si vous étiez toujours en France.

Le détachement est une situation dans laquelle le salarié est envoyé à l'étranger par son employeur français pour une mission temporaire, tout en conservant son contrat de travail et son lien de subordination avec l'entreprise. Pendant toute la durée du détachement, le salarié continue de cotiser aux régimes français de retraite (Assurance retraite et Agirc-Arrco), sur la base de sa rémunération. Son employeur continue également de cotiser pour lui à ces deux régimes. Le salarié est exonéré du versement des cotisations de sécurité sociale dans l'État où il exerce son détachement : il relève de la sécurité sociale du pays d'accueil pour les risques maladie, maternité, accidents du travail, mais reste affilié aux régimes français de retraite. Cette exonération est prévue par les conventions de sécurité sociale entre la France et le pays d'accueil.

Règle

La durée maximum du détachement dans un État membre de l'EEE, en Suisse ou au Royaume-Uni est de 24 mois. Dans les pays liés à la France par une convention de sécurité sociale, cette durée initiale varie de 1 à 5 ans. Au-delà de la durée maximum, un salarié est considéré comme un expatrié.

Le détachement est donc une situation favorable pour la retraite : les droits acquis pendant la mission à l'étranger sont identiques à ceux d'un salarié travaillant en France. Il est toutefois important de respecter la durée maximum du détachement, au-delà de laquelle le statut change et les droits peuvent être affectés.

  • Contrat français maintenu : lien de subordination avec l'employeur en France.
  • Cotisations : Assurance retraite et Agirc-Arrco comme en France (salarié et employeur).
  • Exonération de cotisations de sécurité sociale dans le pays d'accueil.
  • Durée maximum : 24 mois (EEE, Suisse, Royaume-Uni) ; 1 à 5 ans (pays conventionnés).
  • Au-delà : le salarié est considéré comme expatrié.

Quels sont les droits à la retraite d'un salarié expatrié ?

Le salarié expatrié (mission longue durée ou contrat local) cotise au régime de retraite du pays d'accueil, sauf si une convention de sécurité sociale prévoit la portabilité des droits.

Vous êtes salarié expatrié si votre entreprise implantée en France vous envoie à l'étranger en mission de longue durée ou si vous êtes employé par une entreprise implantée hors de France. Lorsque vous êtes salarié expatrié, votre contrat de travail est établi selon le droit en vigueur dans le pays ou le territoire dans lequel vous exercez votre profession.

L'expatriation se distingue du détachement par la durée et par le type de contrat. Le salarié expatrié est soit envoyé à l'étranger par son employeur français pour une mission de longue durée (au-delà de la durée maximum de détachement), soit directement employé par une entreprise étrangère (contrat local). Dans les deux cas, le contrat de travail relève du droit du pays d'accueil. Vos droits à la retraite varient alors selon le pays ou le territoire d'expatriation. Si vous travaillez dans un pays de l'UE, de l'EEE, en Suisse ou au Royaume-Uni, ou dans un pays conventionné avec la France, les périodes accomplies sont prises en compte pour votre retraite française (selon les règles de coordination). Si vous travaillez dans un pays non conventionné, vos périodes ne sont pas prises en compte par les organismes de retraite français, sauf si vous souscrivez une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) et de Malakoff Humanis International Agirc-Arrco.

Règle

Les droits à la retraite du salarié expatrié dépendent du pays d'accueil et de l'existence éventuelle d'une convention de sécurité sociale entre la France et ce pays.

Contrairement au salarié détaché, le salarié expatrié ne cotise plus automatiquement aux régimes français de retraite. Il doit vérifier les règles applicables dans son pays d'accueil et, le cas échéant, souscrire une assurance volontaire pour préserver ses droits en France.

  • Mission longue durée ou contrat local : contrat établi selon le droit du pays d'accueil.
  • Pas de cotisation automatique aux régimes français de retraite.
  • Droits variables selon le pays d'accueil (UE/EEE/Suisse/Royaume-Uni, conventionné ou non).
  • Assurance volontaire possible pour les pays non conventionnés (CFE + Agirc-Arrco).

Assurance volontaire CFE pour les pays non conventionnés

Si vous êtes expatrié dans un pays non conventionné, vous pouvez souscrire une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) pour que vos périodes soient prises en compte par l'Assurance retraite.

Si vous êtes salarié expatrié dans un pays ou un territoire n'ayant pas signé de convention de sécurité sociale avec la France, vous pouvez souscrire une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) pour que les périodes accomplies à l'étranger soient prises en compte par l'Assurance retraite.

L'assurance volontaire est un dispositif qui permet aux Français expatriés dans des pays non conventionnés de cotiser volontairement aux régimes français de retraite, afin que les périodes travaillées à l'étranger soient comptabilisées pour le calcul de leur retraite française. Pour souscrire une assurance à la CFE, vous devez remplir l'une des 3 conditions suivantes : avoir cotisé 6 mois à l'Assurance retraite avant votre départ de France et avoir cessé de relever de ce régime depuis moins de 6 mois à la date de réception par la CFE de votre demande ; ou avoir relevé d'un régime français d'assurance maladie obligatoire, pendant au moins 5 ans de manière continue ou discontinue, si vous n'êtes pas né en France ; ou avoir relevé d'un régime français d'assurance maladie obligatoire sans condition de durée si vous êtes né en France. L'adhésion à la CFE ne peut pas concerner des périodes déjà effectuées à l'étranger : elle doit être souscrite avant ou pendant le séjour. Les cotisations versées à la CFE sont reversées à l'Assurance retraite.

Règle

L'adhésion à la CFE est possible à tout moment du séjour, mais elle ne produit d'effet que pour les périodes postérieures à l'adhésion. Il est donc vivement recommandé d'adhérer avant le départ ou dès le début de l'activité à l'étranger.

L'adhésion à la CFE peut également vous permettre de conserver l'équivalent des remboursements des frais de santé de la Sécurité sociale française. Vous pouvez demander un devis du montant de votre cotisation et adhérer en ligne, ou adhérer par courrier au moyen d'un formulaire.

  • Condition 1 : 6 mois de cotisation à l'Assurance retraite avant le départ, cessation depuis moins de 6 mois.
  • Condition 2 : 5 ans de régime français d'assurance maladie obligatoire (si non né en France).
  • Condition 3 : régime français d'assurance maladie obligatoire sans condition de durée (si né en France).
  • Pas de rétroactivité : l'adhésion ne couvre pas les périodes déjà effectuées.
  • Reversées à l'Assurance retraite : les cotisations CFE alimentent votre retraite de base française.

Retraite complémentaire Agirc-Arrco pour les expatriés

Pour que les périodes travaillées à l'étranger soient prises en compte par l'Agirc-Arrco (retraite complémentaire), vous pouvez adhérer à Malakoff Humanis International Agirc-Arrco, par l'intermédiaire de votre employeur ou à titre individuel.

Vous pouvez cotiser à Malakoff Humanis International Agirc-Arrco soit par l'intermédiaire de votre employeur, soit à titre individuel. Si votre employeur a mis en place un contrat collectif pour ses salariés expatriés auprès de Malakoff Humanis International Agirc-Arrco, il peut, avec votre accord, vous affilier à cette caisse.

Malakoff Humanis International Agirc-Arrco est la caisse de retraite complémentaire dédiée aux salariés français expatriés. Elle permet de cotiser à l'Agirc-Arrco (régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé) même depuis l'étranger. Si votre employeur français a souscrit un contrat collectif pour ses expatriés, il peut vous y affilier avec votre accord. Sinon, vous pouvez adhérer individuellement (sauf si vous avez la nationalité du pays dans lequel vous êtes salarié). Dans les deux cas, vous devez remplir l'une des 2 conditions suivantes : avoir cotisé au régime Agirc-Arrco pour une activité antérieure ; ou cotiser à l'assurance retraite de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) pour l'activité exercée à l'étranger. Si vous adhérez à titre individuel, vous avez 12 mois pour adhérer. Après ce délai, la date d'adhésion est fixée au 1er janvier de l'année en cours, sauf à verser des majorations de retard.

Règle

L'adhésion à Malakoff Humanis International Agirc-Arrco est obligatoire pour préserver ses droits à la retraite complémentaire française lors de l'expatriation dans un pays non conventionné. Le délai de 12 mois pour l'adhésion individuelle est important à respecter pour éviter les majorations de retard.

Vous pouvez souscrire à la fois l'assurance volontaire CFE (retraite de base) et l'adhésion Agirc-Arrco (retraite complémentaire) : les deux dispositifs sont complémentaires et permettent de prendre en compte l'ensemble des périodes travaillées à l'étranger dans vos droits à la retraite française.

  • Via l'employeur : contrat collectif pour salariés expatriés, avec accord du salarié.
  • À titre individuel : possible sauf nationalité du pays d'accueil, dans les 12 mois.
  • Conditions : cotisation antérieure Agirc-Arrco ou cotisation CFE pour l'activité étrangère.
  • Majorations de retard : en cas d'adhésion après 12 mois, date fixée au 1er janvier de l'année en cours.

Peut-on conserver ses droits à la retraite en France depuis un pays non conventionné ?

Oui, un salarié expatrié dans un pays non conventionné peut conserver ses droits à la retraite française en souscrivant une assurance volontaire auprès de la CFE et de Malakoff Humanis International Agirc-Arrco.

Si vous êtes salarié expatrié dans un pays ou un territoire n'ayant pas signé de convention de sécurité sociale avec la France, vous pouvez souscrire une assurance volontaire auprès de la CFE (retraite de base) et de Malakoff Humanis International Agirc-Arrco (retraite complémentaire).

L'assurance volontaire est la seule voie pour que les périodes travaillées dans un pays non conventionné soient prises en compte par les organismes de retraite français. Sans cette assurance, ces périodes sont ignorées par l'Assurance retraite et l'Agirc-Arrco : elles ne seront pas comptabilisées dans le calcul de votre retraite française. Dans ce cas, vous devez tout de même verser les cotisations prévues par le régime de retraite du pays dans lequel vous travaillez : l'assurance volontaire française ne se substitue pas aux cotisations locales, elle s'y ajoute. C'est un coût supplémentaire, mais il permet de préserver vos droits à la retraite française et d'éviter une décote importante à la liquidation de vos droits.

Règle

L'assurance volontaire est facultative mais fortement recommandée pour les expatriés partant dans des pays non conventionnés, afin d'éviter une perte de droits à la retraite française.

Dans certains pays, la retraite n'est pas versée lorsqu'on ne vit pas dans le pays : l'assurance volontaire française peut alors constituer un complément essentiel pour assurer des revenus à la retraite.

  • CFE : assurance volontaire pour la retraite de base (Assurance retraite).
  • Malakoff Humanis International Agirc-Arrco : assurance volontaire pour la retraite complémentaire.
  • Cotisations locales : toujours dues au régime du pays d'accueil.
  • Recommandé : pour éviter une perte de droits à la retraite française.

Quelle est la durée maximum du détachement ?

La durée maximum du détachement varie selon la zone géographique : 24 mois dans l'EEE, en Suisse et au Royaume-Uni ; de 1 à 5 ans dans les pays conventionnés.

La durée maximum du détachement dans un État membre de l'espace économique européen (EEE), en Suisse ou au Royaume-Uni est de 24 mois. Dans les pays liés à la France par une convention de sécurité sociale, cette durée initiale varie de 1 à 5 ans. Au-delà de la durée maximum, un salarié est considéré comme un expatrié.

Le détachement est conçu pour des missions temporaires. La durée maximum fixée par les textes (24 mois dans l'EEE, la Suisse et le Royaume-Uni ; 1 à 5 ans dans les pays conventionnés) vise à éviter que le détachement ne se substitue durablement à l'expatriation, qui obéit à d'autres règles. Passé ce délai, le salarié est automatiquement considéré comme expatrié : son contrat de travail est alors régi par le droit du pays d'accueil, et il cesse de cotiser automatiquement aux régimes français de retraite (sauf s'il souscrit une assurance volontaire). La prolongation du détachement au-delà de la durée maximum est possible dans certains cas, sous conditions et avec l'accord de l'organisme de sécurité sociale compétent.

Règle

La durée maximum du détachement est de 24 mois (EEE, Suisse, Royaume-Uni) ou de 1 à 5 ans (pays conventionnés). Passé ce délai, le statut d'expatrié s'applique automatiquement.

Pour prolonger un détachement au-delà de la durée maximum, il est recommandé de se rapprocher de l'organisme de sécurité sociale compétent (CLESS, URSSAF, ou organisme équivalent du pays d'accueil) afin de vérifier les conditions de prolongation.

  • EEE, Suisse, Royaume-Uni : 24 mois maximum.
  • Pays conventionnés : 1 à 5 ans selon les accords.
  • Au-delà : statut d'expatrié, cotisations françaises non automatiques.

Quels organismes contacter ?

Plusieurs organismes peuvent vous renseigner sur vos droits à la retraite depuis l'étranger : Carsat (Assurance retraite), Malakoff Humanis International Agirc-Arrco, CLEISS, CFE.

La Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) est l'organisme de l'Assurance retraite (retraite de base) qui peut vous renseigner sur vos droits. Malakoff Humanis International Agirc-Arrco est la caisse de retraite complémentaire dédiée aux salariés expatriés. Le CLESS (Centre de liaison des œuvres de sécurité sociale) fournit des informations sur les conventions de sécurité sociale.

La Carsat est l'organisme déconcentré de l'Assurance retraite, chargé du calcul et du versement des retraites de base des salariés du secteur privé. Elle peut vous renseigner sur la prise en compte de vos périodes travaillées en France et à l'étranger. Malakoff Humanis International Agirc-Arrco gère la retraite complémentaire des salariés expatriés et peut vous informer sur les modalités d'adhésion et de cotisation. Le CLESS (www.cleiss.fr) est le service qui centralise les informations relatives aux conventions de sécurité sociale internationales : il peut vous dire si un pays a signé une convention avec la France et quelles sont les règles applicables. Enfin, la Caisse des Français de l'étranger (CFE) (www.cfe.fr) gère les assurances volontaires (retraite et santé) pour les Français expatriés.

Règle

Pour toute question relative aux conventions de sécurité sociale, le CLESS est l'interlocuteur de référence. Pour les questions de retraite de base, contactez la Carsat ou l'Assurance retraite. Pour la retraite complémentaire, contactez Malakoff Humanis International Agirc-Arrco.

Un téléservice est disponible pour obtenir des informations sur la prise en compte des années travaillées à l'étranger dans votre retraite française. Les coordonnées des Carsat et de Malakoff Humanis International Agirc-Arrco sont accessibles en ligne.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Salarié détaché à l'étranger ou expatrié : quels effets sur la retraite ?

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de prise en compte des périodes étrangères dans la retraite française sont fixées par le code de la sécurité sociale et par les conventions internationales. Pour toute question sur votre situation personnelle, il est recommandé de contacter la Carsat (retraite de base), Malakoff Humanis International Agirc-Arrco (complémentaire) ou le CLESS (conventions de sécurité sociale).

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