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Procès civil : comment agir seul devant le tribunal ?

Lorsque l'avocat n'est pas obligatoire, il est possible de se défendre seul devant le tribunal, en étant demandeur ou défendeur. Cette possibilité concerne notamment les litiges entre particuliers ou entre un particulier et un professionnel, dont la valeur n'excède pas 10 000 €. Le justiciable doit alors respecter des règles de procédure précises : tentative de conciliation préalable dans certains cas, mode de saisine adapté (requête ou assignation), respect du contradictoire, présentation à l'audience et voies de recours.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir sur la possibilité d'agir seul devant le tribunal civil : conditions, tentative de conciliation, saisine, audience, jugement, recours et coût.

Ce qu'il faut savoir

  • Il est possible d'engager seul une procédure judiciaire (en étant demandeur) ou de se défendre seul (en étant défendeur) dans les cas où l'avocat n'est pas obligatoire.
  • La procédure concerne les litiges entre 2 particuliers ou entre un particulier et un professionnel (commerçant, artisan, etc.).
  • Une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative est obligatoire avant de saisir la justice pour les litiges dont la valeur est inférieure ou égale à 5 000 €.
  • Le tribunal est saisi par requête (montant au maximum 5 000 € ou certaines matières), par requête conjointe (toutes les parties d'accord) ou par assignation (montant entre 5 000 € et 10 000 €).
  • Le demandeur doit régler un timbre fiscal de 50 € pour faire une demande en justice, sauf bénéfice de l'aide juridictionnelle.
  • Lorsque la valeur du litige ne peut pas être chiffrée, l'avocat est obligatoire.

Conditions essentielles

  • L'avocat ne doit pas être obligatoire pour le type de litige et son montant.
  • Pour les litiges au maximum 5 000 € : tenter préalablement une conciliation, médiation ou procédure participative (sauf exceptions).
  • Le tribunal de proximité ou le tribunal judiciaire est compétent selon la nature et la valeur du litige.

Les étapes

  • Tenter une conciliation, médiation ou procédure participative si le litige est au maximum 5 000 € (ou dans les matières obligatoires).
  • Rédiger une requête (au maximum 5 000 €) ou faire délivrer une assignation par un commissaire de justice (> 5 000 € et au maximum 10 000 €).
  • Joindre les pièces justificatives et le timbre fiscal de 50 €, sauf aide juridictionnelle.
  • Préparer sa défense : constituer un dossier de preuves, respecter le contradictoire (communiquer pièces et arguments à l'adversaire).
  • Se présenter à l'audience (en personne, représenté par un mandataire muni d'un pouvoir, ou dispensé par le juge).
  • Attendre le jugement : mis à disposition au greffe le jour du délibéré, puis notification ou signification qui fait courir les délais de recours.

Cette synthèse présente les grandes étapes d'un procès civil sans avocat. Les détails sur la conciliation préalable, les modes de saisine, l'audience, le jugement, les recours et le coût sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les recours, voir « Notification, exécution et recours ». Pour les modalités sans déplacement, voir « La procédure civile sans audience ».

Dans quels cas peut-on agir seul ?

Agir seul devant un tribunal civil est possible lorsque l'avocat n'est pas obligatoire. Ce cas de figure concerne les litiges de valeur modérée entre particuliers ou entre un particulier et un professionnel.

Il est possible d'engager seul une procédure judiciaire (en étant le demandeur) ou de se défendre seul (en étant le défendeur) dans les cas où l'avocat n'est pas obligatoire. La procédure doit concerner un litige entre 2 particuliers, ou entre un particulier et un professionnel (par exemple un commerçant, un artisan). Un exemple classique est le litige entre un propriétaire et un locataire.

Règle

La valeur du litige se détermine en prenant en compte le montant total des demandes : remboursement de la valeur d'un bien, dommages-intérêts, etc. Lorsque la valeur du litige est comprise entre 5 000 € et 10 000 €, le tribunal judiciaire est saisi par assignation. En dessous de 5 000 €, la requête peut être utilisée.

Attention : lorsque la valeur du litige ne peut pas être chiffrée, l'avocat est obligatoire. Il est donc indispensable de déterminer la valeur du litige avant de décider d'agir seul.

La tentative de conciliation préalable

Avant de saisir la justice pour un litige de valeur modérée ou dans certaines matières, une tentative de résolution amiable est obligatoire.

Une tentative de conciliation, de médiation ou de procédure participative est obligatoire avant de saisir la justice pour les litiges dont la valeur est inférieure ou égale à 5 000 €. Cette tentative est également obligatoire pour les matières suivantes : bornage de terrains ; certaines servitudes (droit de passage, conduite d'eau, égout…) ; distances des plantations ou leur élagage (arbres et haies) ; distances pour certaines constructions (construction ou installation d'une clôture, par exemple) ; curage des fossés et canaux servant à l'irrigation des propriétés ; trouble anormal de voisinage.

Règle

Cette tentative n'est pas obligatoire dans les cas suivants : une des parties demande l'homologation d'un accord (par exemple, l'homologation d'une convention parentale) ; un motif légitime empêche la tentative (par exemple, le conciliateur est indisponible pendant 3 mois et ne peut organiser la première réunion dans ce délai) ; le juge ou l'autorité administrative doit faire elle-même une tentative de conciliation (par exemple, l'obligation de saisir la commission de recours amiable de la CAF avant tout procès) ; le créancier a engagé une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances qui a échoué ; un recours préalable obligatoire est déjà prévu dans la procédure (par exemple, un recours gracieux à la commission médicale de recours amiable avant de saisir la justice pour un litige avec la sécurité sociale).

La tentative de conciliation peut avoir lieu à tout moment de la procédure, même si le tribunal est déjà saisi de l'affaire. Au cours de la procédure, le juge peut aussi obliger les parties à rencontrer un conciliateur de justice.

La preuve de la tentative de conciliation (ou de sa dispense) doit être jointe au dossier lors de la saisine du tribunal.

Comment saisir le tribunal : requête ou assignation ?

Trois modes de saisine du tribunal sont possibles selon la valeur du litige et l'accord des parties : requête, requête conjointe ou assignation.

Le tribunal de proximité et le tribunal judiciaire peuvent être saisis par requête, requête conjointe ou assignation. La requête peut être utilisée lorsque le montant des demandes n'excède pas 5 000 €, ou dans certaines matières fixées par la loi ou le règlement (par exemple en matière de tutelle ou d'autorité parentale). La requête conjointe est utilisée lorsque toutes les parties sont d'accord pour faire trancher le litige par le tribunal. L'assignation est utilisée lorsque le montant du litige est compris entre 5 000 € et 10 000 €.

Requête
La requête peut être rédigée sur papier libre ou à l'aide d'un formulaire (selon le type de litige : familial, locatif, mise sous protection judiciaire…). Elle doit contenir : l'identité complète des parties ; le tribunal saisi ; l'objet et le montant de la demande (dommages et intérêts, remise d'un bien, annulation d'un contrat…) ; les motifs du litige ; les démarches faites pour une tentative de résolution amiable ou la justification de la dispense ; la liste des pièces justificatives ; la date et la signature du demandeur. Le dossier complet doit être envoyé au tribunal en plusieurs exemplaires (1 par partie en plus du tribunal). Le greffier envoie les copies aux autres parties. Un timbre fiscal de 50 € doit être joint, sauf aide juridictionnelle.
Assignation
L'assignation est remise au défendeur par un commissaire de justice. Elle doit comporter des mentions obligatoires : désignation du tribunal compétent ; lieu, jour et heure de l'audience (informations à obtenir auprès du tribunal) ; objet et montant de la demande ; identité complète des parties ; motifs du litige ; somme correspondant aux frais engagés pour la procédure ; liste des documents justificatifs ; détail des démarches entreprises pour une résolution amiable ou la justification de la dispense ; conséquences en cas de non comparution de l'adversaire. L'assignation constitue les conclusions du demandeur (ses demandes et ses arguments). Elle peut être rédigée par le demandeur lui-même, par un avocat ou par un commissaire de justice. Un timbre fiscal de 50 € doit y être joint, sauf aide juridictionnelle.
Requête conjointe
Lorsque toutes les parties sont d'accord pour faire juger le litige par le tribunal, la requête conjointe peut être utilisée. Le tribunal est alors saisi sans opposition des parties.

Règle

Lorsque le demandeur a rédigé l'assignation, il doit obtenir du tribunal la date et l'heure d'audience, ainsi que la salle. Le commissaire de justice remet un procès-verbal de signification au demandeur, ainsi qu'un second original de l'assignation. Ce second original doit être remis au tribunal au moins 15 jours avant la date d'audience pour que l'affaire soit enregistrée. Si la date d'audience a été communiquée par voie électronique, l'assignation doit être déposée dans le délai de 2 mois à compter de cette communication. Le non-respect des délais entraîne la caducité de l'assignation (une nouvelle assignation doit être faite).

Pour la requête, c'est le greffier qui se charge d'envoyer les copies de la requête et des justificatifs aux autres parties.

Avant l'audience : préparer sa défense

Avant l'audience, le défendeur doit préparer sa défense : constituer un dossier de preuves, formuler ses demandes incidentes et respecter le principe du contradictoire.

Lorsque le tribunal a été saisi par requête, les parties reçoivent une convocation envoyée par le greffier, qui indique la date, l'heure et la salle d'audience. Lorsqu'il a été saisi par assignation, celle-ci est remise au défendeur par un commissaire de justice, la date, l'heure et la salle y sont indiquées. Le défendeur doit faire une argumentation contraire à celle du demandeur et fournir des preuves, par tous moyens. Il peut aussi faire des demandes incidentes (par exemple, demander un délai de paiement ou une expertise).

Règle

Le défendeur doit constituer un dossier comprenant toutes les preuves justificatives pour prouver ses demandes (facture, contrat, courrier, expertise…). Il peut joindre des attestations de témoins (modèle CERFA n° 11527 disponible). Il doit respecter le principe du contradictoire : il doit communiquer toutes ses pièces, ses arguments et ses demandes au demandeur (ou à l'avocat de celui-ci s'il est représenté). Les documents (appelés pièces) doivent aussi être transmis au tribunal avant l'audience ou au plus tard le jour de l'audience.

Si les pièces sont communiquées trop tard à l'adversaire, celui-ci peut demander le renvoi du dossier à une autre date d'audience, et le juge peut refuser de prendre en compte ces pièces. Une assignation peut être nécessaire si la convocation envoyée en LRAR n'a pas été remise au défendeur (absence, déménagement…) : le tribunal informe alors le demandeur de l'obligation de faire une assignation.

Le déroulement de l'audience

L'audience est le moment où les parties présentent oralement leurs demandes et arguments devant le juge. Plusieurs modalités de présence sont possibles.

Le rôle d'audience est affiché devant la porte de la salle : il s'agit de la liste des affaires appelées, qui permet de vérifier que l'affaire se déroule dans la bonne salle. Les parties doivent manifester leur présence lorsque leur affaire est appelée. La procédure est orale : le juge donne la parole au demandeur, qui explique son litige et ses arguments ; il donne ensuite la parole au défendeur, qui explique sa défense et ses éventuelles demandes. Le juge peut poser des questions et demander des précisions. Le greffier prend des notes de ce qui est dit. Une partie ne peut prendre la parole que si le juge l'y autorise.

Règle

Les parties peuvent être présentes en personne, éventuellement assistées par un avocat. Elles peuvent être dispensées d'audience si elles en ont fait la demande au juge. Elles peuvent aussi être absentes si elles sont représentées par un avocat ou par un tiers muni d'un pouvoir spécial. Le pouvoir est un document écrit permettant au mandataire de se présenter à l'audience et de prendre la parole à la place et au nom du mandant. Le mandataire doit être majeur et se présenter avec le pouvoir et les copies des pièces d'identité du mandant et du mandataire.

Les personnes suivantes peuvent être désignées sur le pouvoir : l'époux ou l'épouse, le concubin ou la concubine, le partenaire de Pacs ; le père ou la mère ; l'enfant ; le frère ou la sœur ; le neveu ou la nièce ; la tante ou l'oncle ; une personne attachée au service personnel ou à l'entreprise (juriste de l'entreprise, employé de maison). Si la partie se présente à l'audience, ces mêmes personnes sont autorisées à l'assister à la place d'un avocat.

Une demande de renvoi de l'affaire peut être faite au juge (délai trop court pour préparer sa défense, aide juridictionnelle en cours de traitement, hospitalisation…). La demande doit être justifiée par des documents. Le juge l'accepte s'il estime le motif légitime et fixe alors une nouvelle date d'audience ; sinon, l'affaire est traitée le jour même.

Le jugement et son contenu

Après les débats, le juge clôt l'audience et prononce le jugement à une date ultérieure (le délibéré). Le jugement expose les demandes, la discussion et la décision.

Une fois les parties exprimées, le juge peut renvoyer l'affaire à une autre date si les débats ne sont pas terminés, ou décider qu'elle est prête à être jugée et clôturer les débats. Il donne alors la date du délibéré, c'est-à-dire la date à laquelle le jugement est prononcé. À partir de ce moment, les parties ne peuvent plus présenter d'autres arguments ni faire d'autres demandes. Le jour du délibéré, les parties n'ont pas l'obligation d'être présentes.

Règle

Le jugement est mis à disposition au greffe : les parties peuvent le consulter sur présentation d'une pièce d'identité. Aucune copie ne peut être donnée à ce moment — il s'agit d'une simple consultation. Le juge peut décider de rendre le jugement à une autre date (prorogation) ; un avis est alors adressé aux parties, indiquant la nouvelle date et les motifs du report. Le jugement indique : le tribunal qui l'a rendu ; les noms des juges et du greffier ; la date du prononcé ; les noms, prénoms ou dénomination des parties et leur domicile ou siège social ; le nom des avocats ou de toute personne ayant représenté ou assisté les parties. Il expose : le litige ; les demandes et arguments de chaque partie ; la discussion ; la motivation de la décision et le raisonnement du juge ; et le dispositif.

Le jugement peut être établi sur support papier ou électronique. Il est signé par le juge et le greffier. Trois requêtes sont possibles après le jugement : rectification d'erreur matérielle (nom mal orthographié, date inexacte) ; omission de statuer (le juge n'a pas répondu à une demande) dans le délai d'1 an après que la décision soit passée en force de chose jugée ; interprétation si le jugement n'est pas assez clair (saisine par requête ou requête conjointe, seulement si aucun appel n'a été fait).

Notification, exécution et recours

Après le jugement, la décision doit être portée officiellement à la connaissance des parties (notification ou signification), ce qui fait courir les délais de recours. L'exécution peut être amiable ou forcée.

La décision peut être notifiée par le greffe par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Si ce n'est pas le cas, elle doit être signifiée par un commissaire de justice par la partie qui a intérêt à la faire exécuter (généralement celle qui a gagné). La signification ou la notification permet de faire commencer le délai de recours. Ce délai se calcule à compter de la date de remise de la LRAR, de la remise de la signification, ou de l'avis de passage du commissaire de justice.

Règle

La voie de recours dépend de la qualification du jugement, indiquée dans le dispositif : si le jugement est rendu en premier ressort, l'appel est possible ; s'il est rendu en dernier ressort, le recours est le pourvoi en cassation ; s'il a été rendu par défaut (en l'absence du défendeur qui n'a pas eu connaissance de la date), celui-ci peut faire une opposition. La décision du juge est exécutoire par provision, c'est-à-dire immédiatement, même en cas de recours, sauf si la loi ou le juge en décide autrement.

La partie qui obtient gain de cause peut demander à son adversaire de payer ou d'exécuter ses obligations. L'exécution peut se faire à l'amiable (contact avec l'adversaire ou son avocat). Si l'amiable est impossible, la partie gagnante peut faire intervenir un commissaire de justice pour une exécution forcée : saisie de sommes sur compte bancaire ou salaire, saisie de biens (voiture, télévision…). Le commissaire de justice peut demander une avance (provision) à son client. La partie condamnée aux dépens doit payer les frais de la procédure. Pour exécuter la décision, une simple copie certifiée conforme n'est pas suffisante : il faut une copie exécutoire avec formule exécutoire, demandée au tribunal. Le demandeur ou le défendeur peuvent saisir le juge de l'exécution lors de l'exécution (échelonnement des paiements, suspension, par exemple).

Le type de recours possible est indiqué dans l'acte de signification du commissaire de justice ou dans la notification du greffe. Le courrier du tribunal qui accompagne le jugement indique la façon dont la décision doit être portée à la connaissance des parties.

Quel est le coût de la procédure ?

Le coût d'un procès civil sans avocat se limite principalement au timbre fiscal et aux éventuels frais de commissaire de justice. L'aide juridictionnelle peut prise en charge tout ou partie de ces frais.

Le demandeur doit régler un timbre fiscal de 50 € pour faire une demande en justice (requête ou assignation), sauf s'il est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. Les frais d'un commissaire de justice (pour la remise de l'assignation ou l'exécution forcée) sont à la charge du demandeur, sauf s'il lui est accordé le bénéfice de l'aide juridictionnelle (AJ) totale ou partielle.

Règle

Si une partie souhaite être assistée ou représentée par un avocat, elle doit le payer en totalité, sauf si elle bénéficie de l'aide juridictionnelle totale ou partielle. Le demandeur peut demander une somme correspondant aux frais engagés pour la procédure (frais de déplacement, timbre, photocopies…), qui peuvent être pris en charge par la partie perdante si le jugement le prévoit.

L'aide juridictionnelle permet aux personnes dont les ressources sont insuffisantes de bénéficier d'une prise en charge totale ou partielle des frais de procédure, y compris les honoraires d'avocat le cas échéant.

La procédure civile sans audience

Une procédure civile sans audience est possible devant le tribunal judiciaire et le tribunal de proximité, si toutes les parties donnent leur accord exprès. L'affaire est alors jugée sans que les parties aient à se déplacer.

À tout moment de l'instance, les parties peuvent demander à ce que la procédure se déroule sans audience. La procédure sans audience permet de faire juger une affaire sans que les parties se déplacent au tribunal. Toutes les parties doivent donner expressément leur accord par écrit. Dans ce cas, la procédure est écrite.

Règle

Le demandeur indique son accord pour que la procédure se déroule sans audience dans la requête ou l'assignation (ou ses conclusions). Le défendeur doit donner son accord par écrit (formulaire CERFA n° 16037 : consentement au déroulement de la procédure sans audience). Le juge organise les échanges entre les parties : elles formulent leurs arguments par écrit, communiquent entre elles par lettre recommandée avec avis de réception ou par notification entre avocats, et justifient de ces échanges auprès du juge dans les délais qu'il fixe. Les parties transmettent au greffe leurs demandes, arguments et pièces avant la date indiquée par le juge. À cette date, le greffier les informe de la date à laquelle le jugement sera rendu. Il n'y a pas d'audience de plaidoirie.

Une audience peut toujours avoir lieu : le juge peut ordonner que les parties se présentent s'il estime que les documents fournis ne lui permettent pas de rendre une décision, ou si une partie le demande. Pour toute question, une permanence juridique peut renseigner gratuitement près de chez vous.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Procès civil : comment agir seul devant le tribunal ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

Les règles de procédure civile sont fixées par le Code de procédure civile. La possibilité d'agir seul dépend de la valeur du litige et de l'obligation ou non d'avocat. Vérifier les informations auprès d'une permanence juridique, d'un avocat ou du greffe du tribunal compétent avant d'engager une procédure.

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