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Retrait de l'autorité parentale

Le juge peut retirer totalement ou partiellement l'autorité parentale d'un parent à l'égard de son enfant. Il peut également limiter le retrait à l'exercice de l'autorité parentale. Le retrait peut intervenir en cas de danger — mauvais traitements, addictions, inconduite notoire, manque de soins — ou de désintérêt manifeste pour l'enfant, en dehors de toute condamnation pénale. Il peut aussi être décidé par la juridiction pénale lorsque le parent est condamné pour crime ou délit. La fiche présente les types de retrait, les situations justifiant le retrait, la procédure, les effets et la restitution.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur le retrait de l'autorité parentale : types de retrait, situations justifiant le retrait, procédure, effets et restitution.

Ce qu'il faut savoir

  • Le juge peut retirer totalement ou partiellement l'autorité parentale, ou limiter le retrait à l'exercice de l'autorité parentale.
  • Dans le cas d'un retrait de l'autorité parentale, le parent perd la totalité ou une partie des droits qu'il exerce sur l'enfant.
  • En cas de retrait de l'exercice, le parent perd le droit de prendre les décisions concernant l'enfant, mais il conserve le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation de l'enfant, et doit être informé des décisions importantes — santé, éducation, etc.
  • Le parent peut se voir retirer l'autorité parentale en cas de danger ou de désintérêt envers son enfant, en dehors de toute condamnation pénale.
  • Pour protéger l'enfant, l'autorité parentale peut également être retirée lorsque le parent est condamné pour crime ou délit.
  • Le retrait peut être demandé par le ministère public, un membre de la famille — grands-parents, oncle, tante —, le tuteur de l'enfant ou le service de l'aide sociale à l'enfance auquel l'enfant est confié.
  • L'avocat est obligatoire pour la procédure de retrait, mais il ne l'est pas pour demander la restitution.
  • La restitution de l'autorité parentale suppose de justifier de circonstances nouvelles et peut être demandée au plus tôt 1 an après le jugement.

Conditions essentielles

  • Pour le retrait en cas de danger : mise manifestement en danger de la sécurité, de la santé ou de la moralité de l'enfant — mauvais traitements, consommation habituelle et excessive d'alcool ou de drogue, inconduite notoire ou comportements délictueux, manque de soins ou de direction.
  • Pour le retrait pour désintérêt : une mesure d'assistance éducative a été prise à l'égard de l'enfant ET les parents se sont volontairement abstenus pendant plus de 2 ans d'exercer les droits et devoirs qu'ils avaient conservés.
  • Pour le retrait pénal : condamnation du parent pour crime ou délit selon les cas — la juridiction doit, peut ou doit se prononcer selon la nature de l'infraction.
  • Pour la restitution : circonstances nouvelles et délai d'au moins 1 an après le jugement.

Les étapes

  • Identifier le type de retrait concerné : total, partiel, ou retrait de l'exercice.
  • Faire constituer la demande par un avocat, sous forme de requête.
  • Déposer ou adresser la requête au tribunal judiciaire du lieu de résidence du parent contre lequel l'action est exercée.
  • Attendre la convocation, adressée par lettre recommandée avec accusé de réception au moins 8 jours avant l'audience.
  • Participer à l'audience, tenue en chambre du conseil, où le tribunal auditionne les parents, le tuteur ou le représentant du service de l'enfance.
  • Recevoir le jugement, notifié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai maximum de 8 jours.
  • Le cas échéant, faire appel dans les 15 jours suivant la notification, par l'intermédiaire d'un avocat.
  • Pour la restitution : après au moins 1 an, justifier de circonstances nouvelles et déposer une requête auprès du tribunal judiciaire.

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — effets du retrait total et partiel, retrait pénal, procédure complète, effets du jugement sur l'enfant et restitution — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des effets du retrait — adoptabilité, changement de nom, obligation alimentaire —, voir la section « Les effets du jugement retirant l'autorité parentale ». Pour la procédure et l'appel, voir la section « Comment se déroule la procédure ? ».

Les différents types de retrait

Le juge peut retirer totalement ou partiellement l'autorité parentale. Il peut également limiter le retrait à l'exercice de l'autorité parentale. Chaque type de retrait produit des effets différents sur les droits du parent et sur la situation de l'enfant.

Retrait total : le retrait porte sur tous les attributs de l'autorité parentale — sécurité, santé, éducation, moralité, etc. Le parent qui se voit retirer l'autorité parentale n'a plus aucun droit, ni aucune responsabilité à l'égard de son enfant. Il n'a plus le droit de prendre de décisions concernant l'enfant. Il perd également le bénéfice de l'administration légale et de la jouissance légale sur les biens de l'enfant. Le retrait ne supprime pas l'obligation faite au parent de contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant, et la filiation entre l'enfant et le parent est conservée. Retrait partiel : le retrait porte sur certains attributs de l'autorité parentale. Le jugement doit énoncer les attributs retirés — santé, éducation, etc. Le jugement peut par exemple maintenir l'administration légale des biens de l'enfant par le ou les parents, ou maintenir les droits et devoirs de garde, de surveillance et d'éducation. Retrait de l'exercice : au lieu de retirer l'autorité parentale, le tribunal peut décider de retirer l'exercice de l'autorité parentale. Le ou les parents perdent le droit de prendre les décisions importantes pour l'enfant, mais ils conservent le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation de l'enfant. Ils doivent être informés des décisions importantes concernant l'enfant — santé, éducation, etc.

Règle

Le retrait peut concerner 1 seul parent ou les 2 parents. Il peut concerner 1 ou plusieurs des enfants. Par principe, le retrait s'applique à tous les enfants déjà nés au moment du jugement. Cependant, le tribunal peut décider que le retrait total ou partiel ne doit avoir d'effet qu'à l'égard de certains des enfants déjà nés.

  • Retrait total : tous les attributs perdus — administration légale, jouissance légale, décisions ; obligation alimentaire maintenue ; filiation conservée.
  • Retrait partiel : certains attributs perdus, énoncés par le jugement ; l'administration légale ou les droits de garde peuvent être maintenus.
  • Retrait de l'exercice : perte des décisions importantes ; conservation du droit et du devoir de surveillance et d'information.

Le choix entre retrait total, partiel et retrait de l'exercice appartient au tribunal, qui l'apprécie au cas par cas selon la situation de l'enfant et celle des parents.

Quand le retrait est-il possible : mise en danger de l'enfant

L'autorité parentale peut être retirée aux parents qui mettent manifestement en danger la sécurité, la santé ou la moralité de leur enfant. Le tribunal peut prononcer le retrait dans les situations suivantes.

Les situations justifiant un retrait pour mise en danger sont les suivantes : les mauvais traitements infligés par les parents ; la consommation habituelle et excessive d'alcool ou de drogue par les parents ; l'inconduite notoire ou les comportements délictueux des parents — c'est le cas par exemple lorsque l'enfant est témoin de pressions ou de violences physiques ou psychologiques exercées par l'un des parents sur l'autre parent ; le manque de soins ou de direction. Ces situations justifient un retrait décidé par le tribunal civil — juge aux affaires familiales — sans qu'une condamnation pénale soit nécessaire.

Règle

Le tribunal peut — et non doit — prononcer le retrait dans ces situations : l'appréciation est laissée au juge, qui mesure la gravité des faits et l'intérêt supérieur de l'enfant.

  • Mauvais traitements infligés par les parents à l'enfant.
  • Consommation habituelle et excessive d'alcool ou de drogue par les parents.
  • Inconduite notoire ou comportements délictueux — y compris violences ou pressions d'un parent sur l'autre en présence de l'enfant.
  • Manque de soins ou de direction de l'enfant.

Ces situations relèvent du retrait prononcé par le tribunal civil. Le retrait prononcé par la juridiction pénale suit des règles distinctes — voir la section dédiée.

Retrait pour désintérêt de l'enfant

L'autorité parentale peut être retirée aux parents en cas de désintérêt pour leur enfant. Cette décision intervient si 2 conditions sont réunies cumulativement.

Première condition : une mesure d'assistance éducative a été prise à l'égard de l'enfant. Deuxième condition : les parents se sont volontairement abstenus pendant plus de 2 ans d'exercer les droits et devoirs qu'ils avaient conservés malgré la mesure d'assistance. C'est le cas par exemple du parent qui ne prend pas de nouvelles de son enfant alors qu'il exerce toujours l'autorité parentale. Le retrait pour désintérêt sanctionne une abstention volontaire et prolongée, distincte d'une impossibilité matérielle ou d'un placement de l'enfant.

Règle

Conditions cumulatives : mesure d'assistance éducative prise à l'égard de l'enfant + abstention volontaire des parents pendant plus de 2 ans d'exercer les droits et devoirs conservés malgré cette mesure.

Le délai de 2 ans s'apprécie à compter du début de l'abstention volontaire. La preuve de cette abstention — absence de nouvelles, absence de participation à la vie de l'enfant — incombe au demandeur du retrait.

Le retrait décidé par la juridiction pénale

Lorsqu'un parent est condamné pour un crime ou un délit, la juridiction pénale peut avoir à décider du retrait de l'autorité parentale. Selon la nature de l'infraction ou selon la victime de l'infraction, les pouvoirs de la juridiction diffèrent : elle doit, doit se prononcer ou peut ordonner le retrait.

La juridiction pénale doit ordonner le retrait total ou partiel de l'autorité parentale, et sinon le retrait de l'exercice, dans 2 situations : en cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un crime ou d'une agression sexuelle incestueuse commis sur son enfant ; en cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un crime commis contre l'autre parent. Si la juridiction n'ordonne pas le retrait total, elle doit motiver sa décision — c'est-à-dire expliquer les raisons de son choix — ; elle doit également motiver si elle n'ordonne pas le retrait partiel ni le retrait de l'exercice. La juridiction pénale doit se prononcer sur le retrait ou non en cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un délit commis sur la personne de son enfant : elle a alors le choix entre le retrait total ou partiel, le retrait de l'exercice, ou aucun retrait. La juridiction pénale a la possibilité d'ordonner le retrait total ou partiel ou le retrait de l'exercice dans 2 cas : en cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un délit commis sur la personne de l'autre parent ; en cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un crime ou d'un délit commis par son enfant.

Règle

Le retrait de l'autorité parentale du ou des parents est décidé lors d'un procès pénal — même s'il s'agit d'une décision civile et non d'une sanction pénale. Il peut être ordonné à la suite d'un procès devant le tribunal correctionnel ou devant une cour d'assises. Le tribunal peut décider du retrait total ou partiel, ou du retrait de l'exercice.

Si un parent est poursuivi ou mis en examen dans ces situations, sans être pour l'instant condamné, l'exercice de son autorité parentale et ses droits de visite et d'hébergement sont suspendus jusqu'à la décision du juge aux affaires familiales.

Qui peut demander le retrait ?

Le retrait de l'autorité parentale peut être demandé par les personnes suivantes : le ministère public, un membre de la famille — grands-parents, oncle, tante… —, le tuteur de l'enfant, ou le service départemental de l'aide sociale à l'enfance (Ase) auquel l'enfant est confié.

La demande peut viser 1 seul parent ou les 2 parents. Elle peut concerner 1 ou plusieurs des enfants. La demande doit être présentée sous la forme d'une requête rédigée par l'avocat du demandeur. La requête est déposée ou adressée au tribunal judiciaire du lieu de résidence du parent contre lequel l'action est exercée.

Règle

Demandeurs possibles : ministère public ; membre de la famille — grands-parents, oncle, tante — ; tuteur de l'enfant ; service Ase auquel l'enfant est confié. Forme : requête rédigée par l'avocat du demandeur. Juridiction : tribunal judiciaire du lieu de résidence du parent visé.

Le parent lui-même ne demande pas le retrait de sa propre autorité parentale : le retrait est toujours demandé par un tiers — famille, tuteur, service de l'enfance — ou par le ministère public.

Comment se déroule la procédure ?

La demande de retrait de l'autorité parentale est présentée sous forme de requête rédigée par l'avocat du demandeur, déposée ou adressée au tribunal judiciaire du lieu de résidence du parent contre lequel l'action est exercée. Les parties sont convoquées au moins 8 jours avant l'audience, par lettre recommandée avec accusé de réception. L'avocat est obligatoire pour toutes les parties à la procédure.

En attendant l'audience, le tribunal peut prendre des mesures provisoires concernant l'exercice de l'autorité parentale. Il peut également ordonner des mesures afin d'en savoir plus sur la personnalité et les conditions de vie du mineur et de ses parents : une mesure judiciaire d'investigation éducative, des examens médicaux ou des expertises psychiatriques et psychologiques. Le dossier peut être consulté au tribunal jusqu'à la veille de l'audience, par le requérant, les parents, le tuteur, la personne ou le service à qui l'enfant a été confié, ou leurs avocats. La copie du dossier peut être communiquée uniquement aux avocats des parties. La procédure est orale : les demandes et arguments des parties doivent être présentés à l'oral à l'audience. L'affaire est jugée en chambre du conseil. À l'audience, le tribunal auditionne les parents, le tuteur, la personne ou le représentant du service à qui l'enfant a été confié ; il peut entendre toute personne dont l'audition lui paraît utile.

Règle

Le tribunal rend un jugement, notifié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai maximum de 8 jours — le tribunal peut décider que la notification soit effectuée par un commissaire de justice. La notification est faite au requérant, aux parents, au tuteur, à la personne ou au service à qui l'enfant a été confié, ou au tiers délégataire. Les personnes auxquelles le jugement est notifié peuvent faire appel dans les 15 jours qui suivent la notification de la décision. L'avocat est obligatoire pour la procédure d'appel : c'est à lui de faire la déclaration d'appel au greffe de la cour d'appel.

  • Requête rédigée par l'avocat du demandeur.
  • Dépôt au tribunal judiciaire du lieu de résidence du parent visé.
  • Convocation des parties par lettre recommandée avec accusé de réception, au moins 8 jours avant l'audience.
  • Avocat obligatoire pour toutes les parties.
  • Audience en chambre du conseil, avec auditions.
  • Jugement notifié par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai maximum de 8 jours.
  • Appel dans les 15 jours suivant la notification, avocat obligatoire, déclaration au greffe de la cour d'appel.

L'enfant peut être auditionné par le tribunal à sa demande. Pour cette audition, il a le droit d'être assisté d'un avocat. Un timbre fiscal de 50 € doit être joint à la demande en justice, sauf si le demandeur est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.

Les effets du jugement retirant l'autorité parentale

Le tribunal peut décider du retrait total ou partiel de l'autorité parentale, ou du retrait de l'exercice. Le retrait peut concerner les 2 parents ou un seul. Par principe, il s'applique à tous les enfants déjà nés au moment du jugement, sauf décision contraire du tribunal.

Retrait total aux 2 parents : perte des droits et devoirs sur l'enfant, y compris l'administration légale et la jouissance légale sur ses biens et le droit de visite ; maintien de l'obligation alimentaire à l'égard de l'enfant ; filiation conservée sauf adoption plénière ; l'enfant peut être confié à l'ASE ou à un tiers ; suppression de l'obligation alimentaire de l'enfant à l'égard des parents ; l'enfant devient adoptable par adoption plénière ; changement de nom possible. Retrait total à 1 seul parent : mêmes effets pour ce parent ; l'autre parent exerce seul l'autorité parentale ; l'enfant devient adoptable par l'époux, le partenaire de Pacs ou le concubin du parent qui a conservé l'autorité parentale ; changement de nom possible. Retrait partiel : perte de certains attributs énoncés dans le jugement ; maintien de l'obligation alimentaire ; un tiers ou l'ASE exerce les attributs retirés ; l'enfant peut être confié à l'ASE ou à un tiers qui doit organiser une tutelle. En prononçant le retrait total, le tribunal peut statuer sur le changement de nom de l'enfant : le consentement personnel de l'enfant est nécessaire s'il est âgé de plus de 13 ans.

Règle

Quand l'autorité parentale est retirée à un parent, l'autre parent devient seul titulaire de l'autorité parentale. Si l'autre parent est décédé ou a perdu l'autorité parentale ou son exercice, l'enfant est confié provisoirement à un tiers — membre de la famille ou non — qui doit organiser la tutelle, ou au service de l'ASE. C'est le cas par exemple d'un parent décédé dans le cadre de violences familiales. Dans certains cas, le tribunal peut aussi confier l'enfant à un tiers ou à l'ASE alors même qu'un des 2 parents ne se voit pas retirer l'autorité parentale — par exemple lorsque le parent titulaire est sous l'influence du parent à qui l'autorité a été retirée.

  • L'enfant peut être confié provisoirement à un tiers — membre de la famille ou non — ou au service de l'ASE dans les cas suivants : retrait de l'autorité parentale ou de son exercice aux 2 parents ; décès d'un parent et retrait à l'autre parent.
  • Obligation alimentaire : maintenue à l'égard du parent ; supprimée pour l'enfant à l'égard du parent à qui l'autorité est retirée.
  • Filiation : conservée, sauf en cas d'adoption plénière.
  • Nom de l'enfant : le tribunal peut statuer sur le changement de nom en cas de retrait total ; consentement de l'enfant nécessaire s'il a plus de 13 ans.

Le retrait de l'autorité parentale ne supprime jamais l'obligation du parent de contribuer à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. La filiation est également conservée : le retrait porte sur les droits et responsabilités parentales, pas sur le lien de filiation lui-même.

Restitution de l'autorité parentale

Pour demander la restitution de leur autorité parentale, le ou les parents doivent justifier de circonstances nouvelles. La demande peut être présentée au plus tôt 1 an après le jugement ayant prononcé le retrait.

Si l'enfant est placé en vue d'une adoption, les parents ne peuvent pas faire cette demande de restitution. La demande se présente sous la forme d'une requête rédigée par l'avocat du ou des parents, ou par les parents eux-mêmes : l'avocat n'est pas obligatoire pour saisir le tribunal. La requête doit être déposée auprès du tribunal judiciaire du lieu où demeure la personne à laquelle les droits relatifs à l'enfant ont été confiés. La restitution peut être totale ou partielle. Le ministère public peut demander, en même temps, des mesures d'assistance éducative destinées à protéger l'enfant — placement, par exemple.

Règle

Conditions : circonstances nouvelles + délai d'au moins 1 an après le jugement. Exclusion : enfant placé en vue d'une adoption. Avocat : non obligatoire. Rejet : si le tribunal rejette la requête, les parents ne peuvent pas présenter une nouvelle demande avant l'expiration d'un nouveau délai de 1 an. Cas particulier : en cas de retrait de l'exercice de l'autorité parentale et des droits de visite et d'hébergement, les parents ne peuvent pas former de requête en restitution avant le délai de 6 mois.

La restitution est une voie de retour progressive : elle peut être totale — l'autorité parentale est rétablie dans son intégralité — ou partielle — seuls certains attributs sont restitués. Le juge apprécie les circonstances nouvelles — situation personnelle, sociale ou médicale du parent, intérêt de l'enfant — avant de statuer.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Retrait de l'autorité parentale

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

Un timbre fiscal de 50 € doit être joint à la demande en justice, sauf si le demandeur est bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. L'avocat est obligatoire pour la procédure de retrait et pour l'appel, mais il ne l'est pas pour la demande de restitution. Pour toute situation personnelle, adressez-vous au juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire.

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