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Faire une donation-partage

La donation-partage permet, de votre vivant, de donner et de répartir les biens de votre future succession entre vos héritiers. Les bénéficiaires deviennent alors propriétaires de vos biens avant votre décès. Choix des bénéficiaires, démarches à réaliser, coût : voici les règles à connaître pour faire une donation-partage.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut savoir avant de faire une donation-partage : définition, bénéficiaires possibles, biens transmissibles, formalisme notarié et coût.

Ce qu'il faut savoir

  • La donation-partage permet de donner et de répartir, de votre vivant, les biens de votre future succession entre vos héritiers présomptifs.
  • Vos bénéficiaires deviennent immédiatement et définitivement propriétaires des biens donnés.
  • La donation-partage peut bénéficier à vos enfants, à vos enfants et petits-enfants (donation-partage transgénérationnelle), ou, en l'absence d'enfant, à vos collatéraux héritiers présomptifs.
  • Vous devez respecter la réserve héréditaire : les héritiers réservataires ne peuvent pas être exclus de votre succession.
  • La donation-partage se fait par acte notarié ; la donation et le partage peuvent être faits par actes séparés.
  • Vous devez payer des droits de donation (sauf exonération), des frais de publicité foncière si un bien immobilier est concerné, et des frais de notaire (émoluments proportionnels à la valeur des biens).
  • En principe, une donation-partage ne peut pas être annulée ; trois exceptions existent : inexécution des obligations, ingratitude, et naissance ou adoption plénière d'un enfant (si prévu à l'acte).
  • Les délais d'annulation sont de 5 ans pour l'inexécution des obligations et pour la naissance ou adoption plénière d'un enfant, et d'1 an pour l'ingratitude.

Conditions essentielles

  • Être sain d'esprit, majeur ou mineur émancipé, et avoir la capacité juridique de disposer de vos biens (aucune limite d'âge).
  • La donation-partage doit bénéficier à vos héritiers présomptifs.
  • Respecter la réserve héréditaire des héritiers réservataires.
  • Passer un acte notarié.
  • Obtenir l'acceptation d'au moins un bénéficiaire pour que l'acte soit valable et opposable aux autres héritiers.

Les étapes

  • Identifier vos héritiers présomptifs et les biens à transmettre.
  • Vérifier le respect de la réserve héréditaire (part minimale revenant aux héritiers réservataires).
  • Se rendre chez un notaire pour établir l'acte de donation-partage (ou les 2 actes : donation puis partage).
  • Faire accepter la donation-partage par au moins un bénéficiaire.
  • Payer les droits de donation, les frais de publicité foncière (si immobilier) et les émoluments du notaire.
  • Les bénéficiaires deviennent propriétaires des biens donnés, immédiatement et définitivement.
  • Le cas échéant, demander l'annulation en justice dans les délais et conditions prévus (inexécution, ingratitude, naissance ou adoption plénière d'un enfant).

Cette synthèse reprend les éléments essentiels de la fiche. Les détails — règles applicables selon les bénéficiaires, réserve héréditaire, barème des émoluments, cas d'annulation — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres aux bénéficiaires (enfants, petits-enfants, collatéraux), voir la section « Qui peut bénéficier d'une donation-partage ? ». Pour le coût et les cas d'annulation, voir les sections dédiées.

Qu'est-ce qu'une donation-partage ?

La donation-partage est un acte par lequel une personne, de son vivant, donne et répartit entre ses héritiers présomptifs tout ou partie des biens de son patrimoine.

La donation-partage vous permet, de votre vivant, de donner et de répartir entre vos héritiers présomptifs tout ou partie des biens de votre patrimoine. C'est un moyen de leur transmettre par avance les biens de votre future succession.

La donation-partage combine deux opérations juridiques : la donation (transmission à titre gratuit) et le partage (répartition entre les bénéficiaires). Contrairement à une simple donation, la donation-partage fixe dès aujourd'hui la répartition des biens entre les héritiers, ce qui permet d'éviter les litiges ultérieurs lors de l'ouverture de la succession. Vos bénéficiaires deviennent immédiatement et définitivement propriétaires des biens donnés : vous ne pouvez plus disposer librement de ces biens. Vous pouvez faire une donation-partage seul, ou avec votre époux(se) (donation-partage dite *conjonctive*). Le dispositif est régi par les articles 1075 à 1075-5 du Code civil (donation-partage entre ascendants et descendants), les articles 1076 à 1078-3 (donation-partage avec réserve d'usufruit, clauses particulières) et les articles 1078-4 à 1078-10 (donation-partage transgénérationnelle).

Règle

Une donation-partage doit être faite par acte notarié. La donation et le partage peuvent être faits par actes séparés ; dans ce cas, vous (le donateur) devez intervenir aux 2 actes.

Il n'y a pas de limite d'âge pour faire une donation-partage. En tant que dirigeant, vous pouvez également faire la donation-partage d'une entreprise individuelle au profit de vos descendants, mais aussi de parents éloignés ou de personnes étrangères à votre famille.

Qui peut faire une donation-partage ?

Pour faire une donation-partage, vous devez remplir trois conditions cumulatives liées à votre état mental, votre majorité et votre capacité juridique.

Pour faire une donation-partage, vous devez remplir les 3 conditions suivantes : être sain d'esprit, être majeur ou mineur émancipé, et avoir la capacité juridique de disposer de vos biens.

Être sain d'esprit signifie posséder des capacités mentales permettant un discernement et une volonté suffisamment éclairés : vous devez comprendre la portée de l'acte que vous accomplissez et agir librement. La capacité juridique de disposer de vos biens implique de ne pas être frappé d'une interdiction légale de gérer. La majorité est requise, sauf pour le mineur émancipé, qui dispose de la capacité d'exercer ses droits comme un majeur. Le mineur non émancipé ne peut pas faire de donation-partage, mais il peut en recevoir une (voir section suivante).

Règle

La personne en tutelle peut, avec l'autorisation du juge ou du conseil de famille s'il a été constitué, être assistée ou au besoin représentée par le tuteur pour faire une donation-partage. La personne en curatelle peut faire une donation-partage avec l'assistance du curateur.

La donation-partage peut être faite seul ou avec votre époux(se) (donation-partage conjonctive). Dans le cas d'une donation-partage conjonctive avec des enfants non communs, des règles spécifiques s'appliquent (voir section « Qui peut bénéficier d'une donation-partage ? »).

Qui peut bénéficier d'une donation-partage ?

Les bénéficiaires d'une donation-partage doivent être vos héritiers présomptifs. Trois configurations principales sont possibles : enfants uniquement, enfants et/ou petits-enfants, ou collatéraux en l'absence d'enfant.

Une donation-partage doit bénéficier à vos héritiers présomptifs. Par exemple, si vous êtes célibataire avec des enfants, vos héritiers présomptifs sont vos enfants. Les règles dépendent des personnes à qui vous voulez faire la donation-partage.

Enfants uniquement : vous pouvez décider de faire une donation-partage à vos enfants uniquement. Si vous faites une donation-partage avec votre époux(se), elle peut bénéficier à vos enfants communs et/ou non communs ; dans ce cas, au moins un enfant commun et un enfant non commun doivent en être bénéficiaires. Toutefois, chaque époux peut donner uniquement à ses propres enfants : les enfants non communs ne doivent pas recevoir de biens appartenant personnellement à leur beau-père ou belle-mère. Enfants et/ou petits-enfants : vous pouvez faire une donation-partage transgénérationnelle à vos enfants et/ou petits-enfants, sous réserve de 2 conditions : avoir l'accord de votre enfant qui renonce en totalité ou en partie à ses droits, et avoir l'accord de vos petits-enfants bénéficiaires. Par exemple, si vous n'avez qu'un enfant, vous pouvez faire une donation-partage au profit de votre enfant et de vos petits-enfants, ou au profit exclusivement de vos petits-enfants. Autre exemple : vous avez 2 enfants X et Y qui ont eux-mêmes plusieurs enfants ; vous pouvez faire une donation-partage au profit de votre enfant X et au profit des enfants de Y (vos petits-enfants). Autres descendants : en l'absence d'enfant, vous pouvez faire une donation-partage au profit de vos collatéraux ; pour cela, ces personnes doivent être des héritiers présomptifs au jour de la donation-partage.

Règle

Une donation-partage doit être acceptée par au moins un bénéficiaire pour être valable et opposable aux autres héritiers. Un mineur peut recevoir une donation-partage ; dans ce cas, la donation-partage doit être acceptée par ses représentants légaux.

L'acceptation par au moins un bénéficiaire est une condition de validité de l'acte vis-à-vis des autres héritiers : sans cette acceptation, la donation-partage ne peut pas leur être opposée lors de l'ouverture de la succession.

Quels biens peuvent être transmis ?

La donation-partage porte sur les biens présents dont vous êtes propriétaire. Elle peut concerner l'ensemble de vos biens ou seulement une partie, et permet de transmettre la nue-propriété ou l'usufruit.

Vous pouvez faire une donation-partage des biens présents dont vous êtes propriétaire. La donation-partage peut concerner l'ensemble de vos biens ou seulement une partie.

La transmission peut prendre plusieurs formes juridiques : - Pleine propriété : le bénéficiaire reçoit l'usufruit et la nue-propriété du bien. - Nue-propriété : le bénéficiaire reçoit la nue-propriété du bien ; l'usufruit est réservé (généralement au donateur). Le bénéficiaire deviendra pleinement propriétaire à l'extinction de l'usufruit. - Usufruit : le bénéficiaire reçoit l'usufruit du bien (droit d'en user et d'en percevoir les fruits) ; la nue-propriété reste au donateur. Vous pouvez aussi faire une donation-partage de vos droits dans une indivision (par exemple, vos parts dans une indivision successorale). Si vous faites une donation-partage avec votre époux(se), elle peut concerner vos biens communs et/ou les biens personnels de chacun.

Règle

Si vous avez fait une donation-partage à votre enfant et qu'il meurt sans descendance, vous pouvez récupérer les biens donnés : c'est le droit de retour légal des parents. Vous pouvez aussi prévoir une clause de retour dans l'acte de donation : vous récupérez les biens donnés si le donataire meurt avant vous, avec ou sans descendance.

La réserve d'usufruit est une technique fréquemment utilisée pour transmettre un bien tout en conservant le droit de l'habiter ou d'en percevoir les revenus. Les règles de l'usufruit et de la nue-propriété sont précisées dans les fiches dédiées sur Service-Public.gouv.fr.

Quelle part de son patrimoine peut-on donner ?

Vous devez respecter les règles de transmission imposées par la loi : les héritiers réservataires ne peuvent pas être exclus de votre succession et reçoivent obligatoirement une part d'héritage minimale.

Les héritiers réservataires (vos descendants) ne peuvent pas être exclus de votre succession. Ils reçoivent obligatoirement une part d'héritage minimale, appelée réserve héréditaire. La part excédant cette réserve est la quotité disponible, que vous pouvez librement attribuer dans la donation-partage.

Si vous décidez d'exclure un héritier réservataire de la donation-partage ou de lui attribuer un lot inférieur à sa part de réserve, et qu'au moment de l'ouverture de la succession, les biens non compris dans la donation-partage ne suffisent pas pour composer ou compléter sa part de réserve, l'héritier peut remettre en cause votre donation-partage. Pour cela, il doit engager une action en réduction devant le tribunal judiciaire. Cette action vise à réduire les donations excessives par rapport à la réserve héréditaire, afin de rétablir l'équilibre légal entre les héritiers.

Règle

L'héritier réservataire peut renoncer par avance à contester une donation qui le priverait de sa part d'héritage. Il doit exprimer cette volonté dans un pacte successoral (article 1145 du Code civil).

Le pacte successoral permet d'organiser la transmission en anticipant sur les éventuels litiges. Sa mise en place nécessite l'intervention d'un notaire et le respect de conditions strictes ; pour plus de détails, consultez la fiche dédiée sur Service-Public.gouv.fr.

Comment faire une donation-partage ?

La donation-partage se fait obligatoirement par acte notarié. La donation et le partage peuvent être réalisés par actes séparés, auquel cas le donateur doit intervenir aux deux actes.

La donation-partage se fait par acte notarié. La donation et le partage peuvent être faits par actes séparés ; pour cela, vous (le donateur) devez intervenir aux 2 actes.

Le notaire établit l'acte de donation-partage, qui formalise la transmission des biens et leur répartition entre les bénéficiaires. L'acte mentionne l'identité des parties, la description des biens donnés, la répartition entre les bénéficiaires, les charges éventuelles, et les clauses particulières (réserve d'usufruit, clause de retour, etc.). La donation-partage doit être acceptée par au moins un bénéficiaire pour être valable et opposable aux autres héritiers. L'acceptation est généralement mentionnée dans l'acte ou formalisée par un acte distinct. Pour préparer votre rendez-vous chez le notaire, rassemblez les documents relatifs aux biens concernés (titres de propriété, relevés de comptes, avis d'imposition, etc.) et l'état civil de vos bénéficiaires.

Règle

L'acte notarié est obligatoire : une donation-partage sous seing privé (écrit sans notaire) n'est pas valable. Le notaire vérifie le respect de la réserve héréditaire et la régularité de l'acte.

Le notaire peut également vous conseiller sur l'organisation de la transmission (usufruit, démembrement, clause de retour, pacte successoral) et sur les conséquences fiscales de la donation-partage.

Quel est le coût d'une donation-partage ?

Le coût d'une donation-partage comprend les droits de donation, les frais de publicité foncière (si un bien immobilier est concerné) et les frais de notaire (émoluments proportionnels à la valeur des biens).

Vous devez payer des droits de donation (sauf en cas d'exonération), des frais de publicité foncière si votre donation-partage comporte un bien immobilier, et des frais de notaire. Le montant des émoluments que vous devez payer au notaire est proportionnel à la valeur en pleine propriété des biens donnés.

Les droits de donation sont un impôt sur les donations ; leur montant et les cas d'exonération sont les mêmes que pour une donation simple (notamment les exonérations en faveur des enfants, conjoints et parents). Les frais de publicité foncière sont dus lorsque la donation-partage porte sur un bien immobilier ; ils permettent de publier l'acte au service de la publicité foncière. Les émoluments du notaire sont réglementés et calculés par tranches sur la valeur en pleine propriété des biens donnés (voir barème ci-dessous). S'ajoutent les débours et formalités (copies, enregistrements, publications), dont le montant varie selon la situation.

Valeur du bien — Tranches d'assietteCoût
De 0 € à 6 500 €4,837 % HT, soit 5,804 % TTC de la valeur du bien
De 6 500 € à 17 000 €1,995 % HT, soit 2,394 % TTC de la valeur du bien
De 17 000 € à 60 000 €1,330 % HT, soit 1,596 % TTC de la valeur du bien
Plus de 60 000 €0,998 % HT, soit 1,1976 % TTC de la valeur du bien

Règle

Le montant des droits de donation et les cas d'exonération sont les mêmes que pour une donation simple. Les émoluments du notaire sont proportionnels et décroissants avec la valeur des biens : le taux le plus élevé s'applique aux tranches les plus basses de l'assiette.

Le calcul des émoluments s'effectue par application du taux à chaque tranche (méthode progressive), et non au taux global le plus élevé. Pour obtenir une estimation précise du coût global de votre donation-partage (droits + émoluments + frais), adressez-vous à votre notaire.

Peut-on annuler une donation-partage ?

En principe, une donation-partage ne peut pas être annulée. Toutefois, trois exceptions permettent de demander l'annulation en justice : l'inexécution des obligations prévues dans la donation, l'ingratitude du donataire, et la naissance ou l'adoption plénière d'un enfant (si cette éventualité était prévue dans l'acte).

En principe, une donation-partage ne peut pas être annulée. Toutefois, il existe des exceptions. Vous pouvez demander l'annulation d'une donation-partage en justice dans 3 cas.

1. Inexécution des obligations prévues dans la donation : une donation-partage peut obliger le donataire à accomplir certaines charges. L'obligation doit être proportionnée, morale et licite. Par exemple, le donataire peut être obligé de loger, nourrir, donner des soins au donateur. Si le donataire n'exécute pas ses obligations, vous pourrez demander l'annulation de votre donation-partage par assignation en justice. Vous devez demander l'annulation dans un délai de 5 ans à partir du jour où le donataire a arrêté d'accomplir ses charges. Les juges déterminent si les faits reprochés sont suffisamment graves pour autoriser l'annulation. 2. Ingratitude : vous pouvez demander l'annulation pour ingratitude si le donataire a tenté de vous tuer, a commis des délits, injures ou sévices graves à votre encontre, ou a refusé de vous fournir un secours alimentaire si vous êtes dans le besoin (c'est-à-dire une aide financière ou en nature pour vous permettre de survivre). Les faits doivent avoir été commis après la donation-partage. Vous devez demander l'annulation par assignation en justice dans un délai d'1 an à partir du jour où vous avez connaissance des faits. Les juges déterminent si les faits reprochés sont suffisamment graves pour autoriser l'annulation. 3. Naissance ou adoption plénière d'un enfant : vous pouvez demander l'annulation d'une donation-partage faite au moment où vous n'aviez pas d'enfant, si vous l'avez prévu dans l'acte de donation. Vous devez demander l'annulation par assignation en justice dans un délai de 5 ans à partir de la naissance ou de l'adoption plénière.

Règle

La demande d'annulation se fait par assignation en justice devant le tribunal judiciaire ou le tribunal de proximité. Les juges apprécient souverainement la gravité des faits reprochés.

  • Inexécution des obligations : délai de 5 ans à partir du jour où le donataire a arrêté d'accomplir ses charges.
  • Ingratitude : délai d'1 an à partir du jour où vous avez connaissance des faits (tentative de meurtre, délits, injures, sévices graves, refus de secours alimentaire).
  • Naissance ou adoption plénière d'un enfant : délai de 5 ans à partir de la naissance ou de l'adoption plénière, si cette éventualité était prévue dans l'acte.

L'annulation pour inexécution des obligations ou pour ingratitude suppose que les faits soient suffisamment graves aux yeux des juges. Une simple mésentente familiale ne suffit généralement pas à caractériser l'ingratitude.

Où s'adresser et ressources

Pour établir une donation-partage, vous devez vous adresser à un notaire. En cas de litige relatif à l'annulation, la compétence appartient au tribunal judiciaire ou au tribunal de proximité. Pour les questions fiscales, le service des impôts compétent peut vous renseigner.

L'acte de donation-partage est établi par un notaire. Les demandes d'annulation sont portées devant le tribunal judiciaire ou le tribunal de proximité. Les droits de donation et les frais de publicité foncière sont gérés par le service des impôts.

Les interlocuteurs disponibles sont : - Notaire : annuaire sur le site du Conseil supérieur du notariat (notaires.fr) ; votre notaire établit l'acte et vous conseille sur l'organisation de la transmission et le coût. - Chambre départementale des notaires : annuaire sur l'annuaire de Service-Public.gouv.fr, avec un outil de recherche d'interlocuteur près de chez vous. - Service en charge des impôts (trésorerie, service des impôts des particuliers) : pour les droits de donation, les exonérations et les frais de publicité foncière ; annuaire sur impots.gouv.fr. - Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité : compétents pour les demandes d'annulation d'une donation-partage (inexécution des obligations, ingratitude, naissance ou adoption plénière d'un enfant).

Règle

La donation-partage doit être établie par acte notarié : le recours à un notaire n'est pas facultatif mais obligatoire. Le notaire est également compétent pour conseiller sur les modalités de transmission et les conséquences fiscales.

  • Notaire : Conseil supérieur du notariat — notaires.fr (annuaire).
  • Chambre départementale des notaires : annuaire Service-Public.gouv.fr — trouver votre interlocuteur près de chez vous.
  • Service en charge des impôts : impots.gouv.fr — rubrique contacts.
  • Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité : pour les demandes d'annulation.

Information à vérifier auprès de l'organisme compétent : les montants des droits de donation, les plafonds d'exonération et les taux des émoluments peuvent évoluer ; vérifiez les barèmes en vigueur auprès de votre notaire ou du service des impôts.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Faire une donation-partage

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les règles de la donation-partage (réserve héréditaire, formalisme notarié, cas d'annulation) sont fixées par le Code civil (articles 893 à 900-8, 912 à 917, 921 à 928, 931 à 952, 1075 à 1078-10 et 1145). Le barème des émoluments est fixé par le Code du commerce (articles R444-2 à R444-3). Vérifier les dernières évolutions auprès de votre notaire ou du service des impôts.

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