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Source officielle Vérifiée le 25 septembre 2026Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr
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Qui peut partir à la retraite en 2026 ?

Découvrez les conditions précises pour partir à la retraite en 2026 : âge légal selon votre génération, trimestres pour le taux plein, carrières longues...

Publié le 13/01/2026 · Mis à jour le 02/11/2026 · 19 min de lecture

Qui peut partir à la retraite en 2026 ?
Qui peut partir à la retraite en 2026 ?

L'âge légal de départ à la retraite a été relevé à 64 ans par la loi du 14 avril 2023. Pour ceux qui atteignent cet âge en 2026, c'est une réalité. Mais tous les assurés ne sont pas logés à la même enseigne : certaines générations sont restées à 62 ans, d'autres ont vu leur âge légal majoré de quelques mois. Et surtout, plusieurs dispositifs permettent de partir plus tôt, sous conditions.

Ce guide fait le point sur les situations rencontrées en 2026 : qui peut partir à quel âge, qui peut bénéficier d'un départ anticipé, et comment s'organise la transition entre les générations nées avant et après la réforme.

À retenir : l'âge légal de 64 ans concerne les assurés nés à compter du 1er septembre 1967 (selon le calendrier de relèvement progressif). Pour les générations nées en 1962 ou avant, l'âge légal reste à 62 ans. Entre les deux, l'âge varie de 62 ans à 64 ans, mois par mois.

En 2026, les assurés qui peuvent partir à l'âge légal sont ceux qui ont atteint l'âge prévu par la loi pour leur génération. Selon la législation en vigueur, le calendrier est le suivant.

Pour les assurés nés en 1962 ou avant, l'âge légal est resté à 62 ans. Ils ont donc pu partir dès 2024.

Pour les assurés nés en 1963, l'âge légal est de 62 ans et 3 mois. Ils peuvent partir en 2025-2026.

Pour les assurés nés en 1964, l'âge légal est de 62 ans et 6 mois. Ils peuvent partir en 2026-2027.

Pour les assurés nés en 1965, l'âge légal est de 62 ans et 9 mois. Ils peuvent partir en 2027-2028.

Pour les assurés nés en 1966, l'âge légal est de 63 ans. Ils peuvent partir en 2029.

Pour les assurés nés en 1967, l'âge légal est de 63 ans et 3 mois. Ils peuvent partir en 2030.

Pour les assurés nés en 1968 et après, l'âge légal est de 64 ans. Ils peuvent partir à compter de 2032 pour la génération 1968.

Attention : ce calendrier est indicatif et dépend de la législation en vigueur. Il est essentiel de vérifier son propre cas en utilisant le simulateur officiel ou en consultant son relevé de carrière sur info-retraite.fr.

Le nombre de trimestres requis : une autre donnée à maîtriser

L'âge légal ne suffit pas pour partir à taux plein. Il faut également avoir validé un nombre suffisant de trimestres. Pour les assurés nés en 1965 et après, selon la législation en vigueur, le nombre requis est de 172 trimestres — soit 43 années.

Pour les générations plus anciennes, le nombre de trimestres requis est inférieur : 166 trimestres pour les assurés nés en 1957, 167 pour ceux nés en 1958-1960, 168 pour ceux nés en 1961-1962, 169 pour ceux nés en 1963, 170 pour ceux nés en 1964, 171 pour ceux nés en 1965-1966.

Un assuré partant à l'âge légal sans avoir validé le nombre de trimestres requis subira une décote (réduction du taux de liquidation). La décote est de 1,25 % par trimestre manquant, plafonnée à 25 % (soit 20 trimestres manquants). Un assuré partant avec une décote maximale perçoit 75 % du taux plein.

À l'inverse, un assuré partant au-delà de l'âge légal et du nombre de trimestres requis bénéficie d'une surcote (majoration de 1,25 % par trimestre supplémentaire, sans plafond).

Bon à savoir : il existe un âge dit « du taux plein automatique » à 67 ans, auquel l'assuré bénéficie du taux plein quelle que soit sa durée d'assurance (sous réserve d'avoir validé au moins 60 trimestres). Ce mécanisme évite la décote aux assurés ayant eu une carrière incomplète.

Le dispositif carrière longue permet aux assurés ayant commencé à travailler très jeunes de partir avant l'âge légal. Il a été préservé par la réforme de 2023, avec quelques ajustements de seuils.

À retenir : la condition de base est d'avoir commencé à travailler avant 20 ans et d'avoir validé un nombre de trimestres suffisant (généralement la durée requise majorée d'un certain nombre de trimestres, selon l'âge de début d'activité). Le détail est consultable sur service-public.fr.

L'âge de départ anticipé dépend de l'âge de début d'activité. Pour les assurés ayant commencé avant 16 ans, le départ peut être possible dès 58 ans (sous conditions de durée d'assurance). Pour ceux ayant commencé entre 16 et 18 ans, le départ est généralement possible à 60 ans. Pour ceux ayant commencé entre 18 et 20 ans, le départ est possible à 62 ans dans certains cas.

La demande s'effectue auprès de la caisse de retraite (CNAV pour les salariés du régime général, MSA pour les exploitants agricoles), avec un relevé de carrière détaillé, un certificat de travail premier emploi, une attestation employeur et un justificatif d'identité. Le délai d'instruction est de 2 à 6 mois.

Attention : le dispositif carrière longue a été réformé en 2023. Les conditions d'éligibilité ont été resserrées : il faut désormais avoir validé 5 trimestres avant 20 ans (au lieu de 4 auparavant) pour certaines bornes d'âge. Le détail est consultable sur legifrance.gouv.fr.

Le départ anticipé pour handicap

Les assurés en situation de handicap peuvent partir à la retraite avant l'âge légal, sous conditions de taux d'incapacité et de durée d'assurance.

Le taux d'incapacité permanente doit être d'au moins 50 %, reconnu par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) ou par la commission de réforme pour les fonctionnaires. L'âge de départ anticipé est fixé à 55 ans pour les assurés dont le taux d'incapacité est d'au moins 80 %, et à 60 ans pour ceux dont le taux est compris entre 50 % et 79 %.

La demande s'effectue auprès de la caisse de retraite, avec un certificat médical détaillé, un avis de la MDPH ou de la commission de réforme, le relevé de carrière, et un justificatif d'identité. Pour les fonctionnaires, la demande s'effectue auprès du service des ressources humaines de l'employeur public.

À retenir : la durée d'assurance requise est réduite pour les assurés en situation de handicap, proportionnellement au nombre de trimestres travaillés en situation de handicap. Le détail est consultable sur info-retraite.fr.

Le départ anticipé pour incapacité permanente

Les assurés ayant une incapacité permanente d'au moins 50 % liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle peuvent partir à la retraite au taux plein dès l'âge de 60 ans, sans condition de durée d'assurance.

Pour les fonctionnaires, les dispositions sont similaires, avec une reconnaissance par la commission de réforme. La demande s'effectue auprès du service des ressources humaines de l'employeur public.

Le départ pour inaptitude au travail

Les assurés reconnus inaptes au travail par le médecin-conseil de la CPAM ou de la MSA peuvent partir à la retraite au taux plein, sans condition de durée d'assurance, dès l'âge légal (62 ou 64 ans selon la génération).

Attention : la reconnaissance d'inaptitude n'est pas automatique. Elle résulte d'un examen médical par le médecin-conseil, qui évalue la capacité de l'assuré à exercer une activité professionnelle. La procédure peut prendre plusieurs mois.

La demande s'effectue auprès de la caisse de retraite, avec un certificat médical détaillé, un avis du médecin-conseil, le relevé de carrière, et un justificatif d'identité.

Le départ anticipé pour les travailleurs de l'amiante

Les assurés ayant été exposés à l'amiante dans le cadre de leur activité professionnelle peuvent partir à la retraite à 60 ans, sous conditions de durée d'exposition et de secteur d'activité.

Le dispositif concerne principalement les travailleurs ayant exercé dans des établissements inscrits sur la liste officielle des établissements ouvrant droit à l'ACAATA (Allocation de Cessation Anticipée d'Activité des Travailleurs de l'Amiante). La liste est fixée par arrêté ministériel.

Pour les fonctionnaires exposés à l'amiante, le dispositif est similaire, avec une reconnaissance par le service de santé au travail de l'employeur public.

La retraite progressive : une transition en douceur

La retraite progressive permet aux salariés de percevoir une fraction de leur pension tout en continuant à exercer une activité à temps partiel. Le dispositif a été étendu par la réforme de 2023 aux fonctionnaires, aux indépendants et aux professions libérales.

À retenir : la retraite progressive est ouverte aux assurés de 60 ans et plus ayant validé au moins 150 trimestres, exerçant une activité à temps partiel entre 40 % et 80 % d'un temps plein. La fraction de pension perçue est proportionnelle au temps de travail non effectué.

La demande s'effectue auprès de la caisse de retraite, avec un justificatif de temps partiel (contrat de travail ou avenant). Pour les fonctionnaires, l'accord de l'employeur est obligatoire. Pour les indépendants, la demande s'effectue auprès de la caisse compétente.

La retraite progressive permet une transition en douceur entre activité et retraite. Au moment du départ définitif, la pension est recalculée en tenant compte des trimestres validés pendant la période de retraite progressive.

Le cumul emploi-retraite : retraité et actif

Le cumul emploi-retraite permet à un retraité de reprendre une activité professionnelle tout en percevant sa pension. Le dispositif a été simplifié par la réforme de 2023.

Le cumul est intégral (sans plafond de revenus) pour les assurés ayant liquidé leur retraite à taux plein. Le cumul est plafonné pour les autres cas, avec un seuil exprimé en proportion du PASS (Plafond Annuel de la Sécurité sociale).

La reprise d'activité doit être déclarée à la caisse de retraite. La déclaration s'effectue par lettre recommandée avec accusé de réception, au moins un mois avant la reprise.

Pour les fonctionnaires : des dispositions spécifiques

Les fonctionnaires relèvent de règles spécifiques. La retraite des fonctionnaires de l'État est gérée par le Service des Retraites de l'État (SRE). Celle des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers est gérée par la CNRACL (cnracl.fr).

Les fonctionnaires dits « de catégorie active » (policiers, pompiers, personnels pénitentiaires, militaires) peuvent partir à un âge inférieur à l'âge légal, en raison des risques particuliers liés à leur emploi. La liste des emplois de catégorie active est fixée par décret.

Pour les fonctionnaires de catégorie sédentaire, les règles sont alignées progressivement sur celles du régime général, avec un âge légal de 64 ans (selon la législation en vigueur) et une durée d'assurance requise de 172 trimestres.

Attention : les règles spécifiques aux fonctionnaires (notamment le calcul de la pension sur la base du dernier indice) restent préservées. La convergence porte sur l'âge et la durée d'assurance, pas sur le mode de calcul.

Comment connaître sa date de départ

Pour connaître sa date de départ personnalisée, plusieurs outils sont disponibles. Le simulateur officiel marel.fr de l'Assurance retraite permet de calculer l'âge de départ et le montant estimatif de la pension, en fonction de la situation individuelle. Le portail info-retraite.fr propose également un simulateur global intégrant tous les régimes.

Pour les fonctionnaires, le site du SRE ou de la CNRACL propose des outils similaires. Pour les indépendants, le site de la SSI (ex-Organic, intégrée à l'Assurance Maladie) ou de la CNAVPL (cnavpl.fr) pour les professions libérales.

Bon à savoir : les simulateurs donnent des estimations indicatives. Seule la notification officielle de la caisse de retraite fait foi. Pour une estimation précise, le mieux est de prendre rendez-vous avec un conseiller retraite.

Anticiper la transition : la retraite progressive comme solution

Pour les assurés qui ne sont pas éligibles à un départ anticipé mais qui souhaitent arrêter progressivement leur activité, la retraite progressive est une solution intéressante. Elle permet de réduire son temps de travail tout en percevant une partie de sa pension.

Pour les assurés qui peuvent partir à l'âge légal mais qui souhaitent continuer à travailler pour améliorer leur pension, la surcote est une option. Chaque trimestre travaillé au-delà de l'âge légal majore la pension de 1,25 %. Il faut toutefois comparer ce gain avec les revenus tirés de l'activité : pour des revenus modestes, continuer à travailler n'est pas toujours rentable.

Pour les situations complexes

Pour les assurés dont la situation est complexe (carrière internationale, multi-employeurs, périodes de travail à l'étranger, handicap), un entretien personnalisé avec un conseiller retraite est recommandé. Ces entretiens sont gratuits et proposés par toutes les caisses.

Les avocats spécialisés en droit de la sécurité sociale peuvent intervenir sur les dossiers contentieux ou les situations complexes. Pour les assurés aux revenus modestes, l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les frais.

Pour un assuré qui a travaillé dans plusieurs régimes au cours de sa carrière, la question de l'âge légal applicable se pose de manière spécifique. En règle générale, c'est l'âge légal du régime dont l'assuré relève au moment de la liquidation qui détermine la date de départ possible.

Concrètement, un salarié du privé qui termine sa carrière dans le secteur privé part à l'âge légal du régime général (64 ans pour la génération 1968 et après). Un fonctionnaire qui termine dans la fonction publique part à l'âge légal du régime des fonctionnaires. Pour un assuré qui change de régime en cours de carrière, c'est le régime d'affiliation au moment de la demande de retraite qui s'applique.

À retenir : pour les polypensionnés, chaque régime liquide sa propre part de pension selon ses propres règles d'âge. Il est possible de liquider les pensions dans des régimes différents à des dates différentes — c'est la « liquidation séparée ». Cette stratégie permet parfois de partir plus tôt dans un régime tout en continuant à cotiser dans un autre.

Pour les carrières mixtes privé-public, le statut de fonctionnaire est en principe déterminant : un fonctionnaire qui termine sa carrière comme fonctionnaire reste soumis aux règles de la fonction publique pour sa pension de fonctionnaire, et aux règles du régime général pour sa pension de salarié du privé antérieure.

Les régimes spéciaux : qui est encore concerné ?

Certains régimes de retraite restent régis par des règles spécifiques en 2026, bien que la réforme de 2023 ait prévu leur convergence progressive vers le régime général. Les principaux régimes concernés sont ceux des entreprises publiques historiquement gérées par l'État : SNCF, RATP, EDF, Banque de France, Comédie-Française, Opéra national de Paris.

Pour les agents de ces régimes, l'âge de départ reste inférieur à l'âge légal de droit commun, en raison des conditions de travail spécifiques. La convergence est en cours, mais les assurés en activité au moment de la réforme conservent en général leurs droits acquis.

Attention : les régimes spéciaux ne sont pas tous identiques. Chaque régime a ses propres règles d'âge, de durée d'assurance, et de calcul de la pension. Avant toute décision de départ, il est essentiel de consulter la caisse du régime concerné (Caisse de retraite de la SNCF, Caisse de retraite du personnel de la RATP, etc.).

Pour les fonctionnaires de catégorie active (policiers, pompiers, personnels pénitentiaires, agents de la police nationale, militaires), l'âge de départ reste inférieur à l'âge légal de droit commun. Le détail des seuils est fixé par décret, et les seuils exacts varient selon les corps de métiers.

Les variations selon le secteur d'activité privé

Au-delà des régimes spéciaux, certains secteurs privés ont historiquement négocié des dispositions particulières. C'est le cas notamment du secteur du BTP (avec la Caisse de retraite du BTP, CIBTP), du transport routier, de l'aérien (avec le régime particulier des pilotes), et de la marine marchande.

Pour les pilotes de ligne, par exemple, la limite d'âge est fixée à 60 ans pour le transport public, avec cessation obligatoire d'activité. C'est une disposition réglementaire qui prime sur l'âge légal de droit commun. Les pilotes concernés sont donc contraints de partir avant l'âge légal, avec un dispositif de retraite anticipée intégré.

Pour les autres secteurs (BTP, transport), les dispositions particulières concernent principalement la prise en compte de la pénibilité et les départs anticipés pour incapacité. L'âge légal reste celui de droit commun.

Bon à savoir : la « pénibilité » au travail est reconnue par l'article L4121-1 du Code du travail, qui impose à l'employeur de prévenir les risques professionnels. La retraite anticipée pour pénibilité concerne les assurés exposés à des facteurs de risques (travail de nuit, bruit, produits chimiques, postures pénibles) — le détail des facteurs est consultable sur legifrance.gouv.fr.

Articulation carrière longue et handicap : cumuler les dispositifs

Un assuré en situation de handicap qui a également commencé à travailler très jeune peut-il cumuler les deux dispositifs de départ anticipé ? La réponse est en principe non : les dispositifs ne sont pas cumulables. L'assuré doit choisir celui qui lui est le plus favorable.

En pratique, c'est souvent le dispositif handicap qui est retenu, car il permet un départ plus précoce (55 ans pour un taux d'incapacité ≥ 80 %, contre 58 à 60 ans pour la carrière longue). Mais l'analyse dépend de chaque situation individuelle, et un conseiller retraite peut aider à faire le bon choix.

Erreurs fréquentes à éviter en 2026

Plusieurs erreurs reviennent régulièrement dans les dossiers de demande de retraite en 2026. La première est de se fier uniquement à l'âge légal sans vérifier la durée d'assurance : un assuré qui part à l'âge légal sans tous ses trimestres subit une décote qui peut réduire significativement sa pension.

La deuxième est de ne pas tenir compte du décalage générationnel : un assuré né en 1963 qui croit pouvoir partir à 62 ans comme son frère aîné né en 1960 doit savoir que son âge légal est de 62 ans et 3 mois.

La troisième est de négliger la retraite progressive : pour les assurés qui ne sont pas éligibles à un départ anticipé mais qui souhaitent réduire leur activité, la retraite progressive est souvent une bonne solution, surtout depuis son extension aux fonctionnaires et indépendants en 2023.

La quatrième est de déposer sa demande trop tard : le délai d'instruction impose de déposer au moins 6 mois avant la date de départ. Un dépôt tardif entraîne un retard dans le premier versement.

La cinquième est de ne pas vérifier son relevé de carrière suffisamment tôt. Les erreurs de carrière sont plus fréquentes qu'on ne le croit : périodes de chômage non reportées, salaires sous-évalués, activité à l'étranger oubliée. Une vérification à 50 ans permet de corriger ces erreurs bien avant la liquidation.

Conjoints collaborateurs et élus locaux : des statuts à part

Le conjoint ou partenaire pacsé d'un chef d'entreprise (artisan, commerçant, professionnel libéral) qui participe de manière régulière à l'activité sans être rémunéré peut être affilié en tant que conjoint collaborateur au régime des indépendants. Ce statut, longtemps gratuit, fait désormais l'objet d'une cotisation obligatoire.

Pour les conjoints collaborateurs, les trimestres validés sont pris en compte pour le calcul de la durée d'assurance, mais le SAM est souvent modeste (le revenu pris en compte est forfaitaire). La réforme de 2023 n'a pas modifié les règles applicables, mais l'âge légal de 64 ans s'applique comme pour les autres indépendants.

Attention : depuis 2017, le choix du statut de conjoint collaborateur doit être formalisé par une déclaration d'activité. Les périodes de participation à l'entreprise avant la déclaration ne sont pas validées, sauf cas particuliers. Il est essentiel de vérifier sa situation auprès de la caisse compétente.

Pour les élus locaux (maires, adjoints, conseillers départementaux, régionaux), un régime de retraite obligatoire a été créé par la loi du 12 mars 2012. Les élus perçoivent une pension de retraite pour les années de mandat, calculée selon des règles spécifiques. L'âge légal applicable est celui du régime général, mais la durée d'assurance est réduite proportionnellement au nombre d'années de mandat.

Artistes-auteurs : un régime spécifique

Les artistes-auteurs (écrivains, illustrateurs, photographes, compositeurs de musique) relèvent de l'AGESSA (Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs) ou de la MDA (Maison des Artistes), selon leur discipline. La retraite de base est calculée sur la base des revenus soumis à cotisation, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.

Pour les artistes-auteurs, l'âge légal applicable est celui du régime général (64 ans pour la génération 1968 et après). La durée d'assurance requise est identique (172 trimestres). Mais le calcul du SAM peut être pénalisant pour les artistes dont les revenus sont irréguliers d'une année sur l'autre.

À retenir : pour les artistes-auteurs, le recours à la retraite progressive est souvent intéressant, car il permet de continuer une activité artistique tout en percevant une fraction de pension. Le dispositif est ouvert depuis la réforme de 2023 aux indépendants et professions libérales.

L'ENIM : marins et pêcheurs

Les marins et pêcheurs professionnels relèvent de l'Établissement National des Invalides de la Marine (ENIM). Ce régime spécifique tient compte des conditions particulières d'exercice de la profession (navigation, embarquement, durée des services en mer).

L'âge de départ en retraite varie selon les catégories : officiers, marins, pêcheurs. Pour les marins de commerce, l'âge de départ peut être inférieur à l'âge légal de droit commun, en fonction du temps de navigation effective. Pour les pêcheurs, des dispositions spécifiques existent également.

Attention : les règles de l'ENIM sont distinctes de celles du régime général. Les trimestres validés au titre de la navigation peuvent être pris en compte, mais le mode de calcul de la pension est différent. Pour les marins ayant eu une partie de leur carrière dans le régime général et une autre dans l'ENIM, la reconstitution de carrière doit être particulièrement soignée.

Préparer sa retraite plusieurs années à l'avance

Pour les assurés qui ne sont pas encore à l'âge de départ, plusieurs bonnes pratiques permettent d'anticiper. La première est de vérifier son relevé de carrière à 50 ans, puis tous les 3 ans. La deuxième est d'estimer sa pension à l'aide des simulateurs officiels (marel.fr, info-retraite.fr).

La troisième est de prendre rendez-vous avec un conseiller retraite à 55 ans, pour faire le point sur sa situation. La quatrième est de commencer à réfléchir aux leviers d'optimisation (rachat de trimestres, surcote, épargne retraite) à 58 ans, pour les assurés proches de l'âge de départ.

Bon à savoir : pour les assurés ayant une carrière internationale, il est recommandé de consulter un conseiller spécialisé sur les règles de coordination entre régimes. Le portail info-retraite.fr propose des outils adaptés, mais un avis spécialisé est souvent nécessaire pour les situations complexes.

Sources officielles

Information à vérifier auprès de l'organisme compétent. Les seuils d'âge et de trimestres mentionnés sont indicatifs et correspondent à la législation en vigueur. Pour toute situation personnelle, consulter le portail info-retraite.fr ou un conseiller retraite._

Sources officielles

Chaque fait administratif de cet article est sourcé sur les sites officiels ci-dessus. Les règles, montants et délais évoluent : vérifiez la date de mise à jour avant toute démarche.

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Sources

  • Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr

    Organisme · vérifiée le 25/09/2026

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