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Le CDD du salarié est-il prolongé en cas d'arrêt de travail ?

Le contrat à durée déterminée est un contrat dont le terme est fixé à l'avance. Cette caractéristique le distingue du contrat à durée indéterminée : les part…

Publié le 25/10/2026 · Mis à jour le 02/11/2026 · 15 min de lecture

Le CDD du salarié est-il prolongé en cas d'arrêt de travail ?

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Le contrat à durée déterminée est un contrat dont le terme est fixé à l'avance. Cette caractéristique le distingue du contrat à durée indéterminée : les parties savent, dès la conclusion, à quelle date la relation de travail prendra fin. Lorsqu'un salarié tombe malade ou est victime d'un accident pendant l'exécution du contrat, la question du terme se pose avec une acuité particulière. L'arrêt de travail suspend-il le contrat ? Le terme est-il reporté ? L'employeur peut-il mettre fin au contrat avant l'échéance ?

La réponse dépend de l'origine de l'arrêt de travail et des stipulations du contrat. En principe, l'arrêt de travail ne prolonge pas la durée d'un CDD, même lorsqu'il est lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. Toutefois, en cas d'arrêt d'origine professionnelle, le contrat peut être prolongé si une clause de renouvellement est prévue. Il existe également des règles protectrices lorsque l'employeur met fin au contrat avant le terme.

Réponse en bref

En principe, l'arrêt de travail ne prolonge pas la durée d'un contrat à durée déterminée. Le contrat prend fin à la date initialement prévue, y compris lorsque le salarié est en arrêt de travail à cette date.

Par exception, lorsque l'arrêt de travail est lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, la durée du CDD peut être prolongée si le contrat prévoit une clause de renouvellement. Cette possibilité n'est pas automatique : elle suppose que le contrat contienne la clause et que les conditions prévues soient remplies.

Lorsque le terme du CDD intervient pendant l'arrêt de travail, le contrat prend fin à la date initialement prévue. L'employeur n'est pas tenu de reporter le terme en raison d'une maladie ou d'une grossesse, sauf disposition conventionnelle plus favorable ou clause spécifique.

Enfin, si l'employeur met fin au contrat avant le terme alors qu'une clause de renouvellement est prévue, il doit justifier d'un motif réel et sérieux non lié à l'accident du travail ou à la maladie professionnelle. À défaut, il doit verser au salarié une indemnité qui ne peut pas être inférieure aux salaires et avantages que le salarié aurait perçus jusqu'au terme de la période de renouvellement prévue au contrat.

Le contexte : un contrat à terme connu

Le CDD est conclu pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire. Il peut être conclu pour un terme précis, avec une date de fin déterminée, ou pour une durée minimale lorsque le terme est imprécis, par exemple en cas de remplacement d'un salarié absent. Dans les deux cas, le contrat est temporaire et ne peut pas être utilisé pour pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.

Cette caractéristique explique la logique de la règle. Le terme du CDD est un élément essentiel du contrat. L'arrêt de travail ne fait pas disparaître le terme : il suspend l'exécution du contrat, mais ne reporte pas automatiquement son échéance. Le salarié reste lié par le contrat jusqu'au terme, même s'il ne travaille pas pendant une partie de la période.

Cette solution peut paraître défavorable au salarié, qui perd le bénéfice de jours de travail rémunérés. Elle est toutefois cohérente avec la nature du CDD : l'employeur a besoin d'un salarié pour une durée déterminée, et l'absence prolongée peut l'obliger à s'organiser autrement. Le législateur a néanmoins prévu des protections en cas d'arrêt d'origine professionnelle et en cas de rupture anticipée injustifiée.

Qui est concerné ?

Tous les salariés titulaires d'un CDD sont concernés, quel que soit leur poste ou leur ancienneté. Les règles s'appliquent également aux salariés en contrat de travail temporaire, avec les adaptations propres à ce régime, ainsi qu'aux salariés en contrat à durée déterminée à objet défini, dans les conditions prévues par les textes.

Les employeurs sont concernés au premier chef, car ils doivent appliquer les règles relatives au terme du contrat, à la rupture anticipée et aux indemnités. Les services de paie doivent également tenir compte de l'arrêt de travail dans le calcul de la rémunération et des indemnités de fin de contrat.

Les salariés en CDI ne sont pas concernés par cette question de la même manière : leur contrat ne comporte pas de terme. Leur arrêt de travail suspend le contrat, mais ne pose pas la question du report de l'échéance. Les règles applicables aux CDI relèvent d'autres dispositions.

Le cadre juridique

Les règles relatives au CDD figurent aux articles L1242-1 et suivants du Code du travail. Les articles L1243-5 à L1243-12 traitent de la rupture anticipée du contrat. L'article L1243-6 concerne l'arrêt d'origine non professionnelle. Les articles L1226-18 à L1226-22 traitent de l'arrêt d'origine professionnelle, notamment de l'accident du travail et de la maladie professionnelle. L'article L1226-19 est spécialement visé par la fiche officielle.

La Cour de cassation a également précisé les règles applicables. L'arrêt n° 00-41222, rendu par la chambre sociale, est cité parmi les références. Il rappelle que le terme du CDD n'est pas reporté du seul fait de l'arrêt de travail et que la clause de renouvellement doit être appliquée dans les conditions prévues.

Il faut également tenir compte des dispositions conventionnelles. Une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir des règles plus favorables au salarié, notamment un report du terme en cas d'arrêt de travail ou une indemnisation complémentaire. L'employeur doit vérifier les textes applicables à son entreprise.

L'arrêt d'origine non professionnelle

Lorsque l'arrêt de travail n'a pas d'origine professionnelle — maladie ordinaire, accident de la vie privée, grossesse — l'employeur n'est pas obligé de prolonger la durée du CDD. Le contrat prend fin à la date initialement prévue, même si le salarié est absent à cette date.

Cette règle signifie que le salarié ne peut pas exiger un report du terme du seul fait de son arrêt. Il conserve les droits liés à l'arrêt de travail, notamment les indemnités journalières de la sécurité sociale et, le cas échéant, les garanties prévues par sa complémentaire santé ou par un accord collectif. Mais le contrat ne se poursuit pas au-delà du terme.

L'employeur doit toutefois respecter les obligations liées à la fin du contrat : remise des documents de fin de contrat, paiement des sommes dues, indemnité compensatrice de congés payés lorsque les congés n'ont pas été pris. Ces obligations s'appliquent même si le salarié est en arrêt de travail au moment du terme.

La grossesse ne modifie pas la règle de principe. L'employeur n'est pas tenu de prolonger le CDD en raison de la grossesse. Toutefois, la salariée enceinte bénéficie de protections spécifiques contre la rupture anticipée et contre certaines formes de discrimination. Les règles doivent être vérifiées au cas par cas.

L'arrêt d'origine professionnelle

Lorsque l'arrêt de travail est lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, la situation est différente. Le législateur a prévu une protection renforcée du salarié, afin de ne pas le pénaliser en raison d'un accident survenu dans le cadre du travail.

La durée du CDD peut être prolongée si le contrat prévoit une clause de renouvellement. Cette clause doit être appliquée dans les conditions prévues. Elle ne crée pas un droit automatique à la prolongation : elle ouvre la possibilité d'un renouvellement, dans les limites fixées par le contrat et par la loi.

Si le contrat ne comporte pas de clause de renouvellement, l'arrêt d'origine professionnelle ne prolonge pas automatiquement le CDD. Le contrat prend fin à la date initialement prévue. Le salarié conserve toutefois les droits liés à l'accident du travail ou à la maladie professionnelle, notamment la protection contre le licenciement dans les conditions prévues par les textes.

Lorsque l'employeur met fin au contrat avant le terme alors qu'une clause de renouvellement est prévue, il doit justifier d'un motif réel et sérieux non lié à l'accident du travail ou à la maladie professionnelle. Ce motif peut être, par exemple, une absence injustifiée du salarié dans l'entreprise. Si l'employeur ne justifie pas d'un tel motif, il doit verser au salarié une indemnité correspondant au préjudice subi.

Cette indemnité ne peut pas être inférieure aux salaires et avantages que le salarié aurait perçus jusqu'au terme de la période de renouvellement prévue au contrat. Elle couvre donc non seulement la période restant à courir jusqu'au terme initial, mais aussi la période de renouvellement prévue par la clause.

La rupture anticipée pour motif réel et sérieux

La rupture anticipée du CDD est possible dans certains cas prévus par la loi : accord des parties, faute grave, force majeure, inaptitude constatée par le médecin du travail, embauche en CDI dans les conditions prévues. En dehors de ces cas, la rupture anticipée est irrégulière et ouvre droit à des dommages et intérêts.

Lorsque le salarié est en arrêt de travail d'origine professionnelle et qu'une clause de renouvellement est prévue, l'employeur ne peut pas se contenter d'invoquer l'arrêt pour mettre fin au contrat. Il doit démontrer un motif réel et sérieux, non lié à l'accident ou à la maladie. Cette exigence protège le salarié contre une rupture fondée sur son état de santé.

Le salarié qui conteste la rupture peut saisir le conseil de prud'hommes. Il peut demander des dommages et intérêts, ainsi que le paiement des salaires et avantages dus jusqu'au terme de la période de renouvellement. Il doit réunir les pièces justificatives : contrat, clause de renouvellement, arrêt de travail, échanges avec l'employeur, bulletins de paie.

La démarche concrète

La première étape consiste à lire attentivement le contrat de travail. Le contrat précise s'il comporte une clause de renouvellement et, le cas échéant, les conditions de cette clause. Il précise également le terme du contrat et les modalités de rupture anticipée.

La deuxième étape consiste à informer l'employeur de l'arrêt de travail dans les délais prévus. Le salarié doit transmettre son arrêt de travail et respecter les obligations prévues par sa convention collective ou par les règles internes de l'entreprise.

La troisième étape consiste à vérifier les conséquences de l'arrêt sur le terme du contrat. Si le contrat comporte une clause de renouvellement et que l'arrêt est d'origine professionnelle, le salarié peut demander l'application de la clause. Il doit le faire par écrit et conserver une copie de sa demande.

La quatrième étape consiste à préparer la fin du contrat. L'employeur doit remettre les documents de fin de contrat et payer les sommes dues. Le salarié doit vérifier le solde de tout compte, l'indemnité compensatrice de congés payés et, le cas échéant, l'indemnité de rupture.

En cas de désaccord, le salarié peut solliciter l'aide d'un représentant du personnel, d'une organisation syndicale ou d'un avocat. Il peut également saisir le conseil de prud'hommes dans les délais applicables.

Les documents à conserver

Le contrat de travail et ses avenants constituent la première pièce à conserver. Ils permettent de vérifier le terme, la clause de renouvellement et les conditions de rupture.

Les arrêts de travail et les justificatifs médicaux doivent être conservés. Ils permettent d'établir l'origine de l'arrêt et sa durée.

Les échanges avec l'employeur, notamment les courriers recommandés, les courriels et les messages, doivent être conservés. Ils permettent de prouver les demandes formulées et les réponses reçues.

Les bulletins de paie et les documents de fin de contrat doivent être conservés. Ils permettent de vérifier les sommes versées et de préparer une éventuelle réclamation.

Coûts et délais

La procédure de fin de contrat n'entraîne pas de coût administratif direct pour le salarié. Elle peut toutefois avoir des conséquences financières : perte de rémunération pendant l'arrêt, calcul des indemnités, éventuelle contestation.

Les délais dépendent de la date du terme, de la durée de l'arrêt et des règles applicables. Le salarié doit agir dans les délais de recours prévus par le Code du travail. En cas de contentieux, les délais de prescription doivent être vérifiés avec précision.

Cas particuliers

Le CDD à terme imprécis

Lorsque le CDD est conclu pour une durée minimale, sans terme précis, le contrat prend fin lorsque la tâche est achevée ou lorsque le salarié remplacé reprend son poste. L'arrêt de travail ne prolonge pas automatiquement le contrat. Les règles de rupture anticipée s'appliquent dans les mêmes conditions.

Le contrat de travail temporaire

Le salarié intérimaire est lié à une entreprise de travail temporaire par un contrat de mission. Les règles applicables sont proches de celles du CDD, avec des adaptations. En cas d'arrêt de travail, le contrat de mission prend fin à la date prévue, sauf clause ou disposition conventionnelle contraire.

Le CDD d'usage

Le CDD d'usage est conclu pour des emplois dont l'usage constant de ne pas recourir au CDI est reconnu. L'arrêt de travail ne prolonge pas le contrat. Les règles de rupture anticipée et les protections applicables doivent être vérifiées au regard de la situation.

La salariée enceinte

La salariée enceinte bénéficie de protections spécifiques. La rupture anticipée du CDD est encadrée. L'employeur ne peut pas se fonder sur la grossesse pour rompre le contrat. Les règles applicables doivent être vérifiées avec précision.

Le salarié victime d'un accident du travail

Le salarié victime d'un accident du travail bénéficie d'une protection renforcée. La rupture du contrat est encadrée. En cas de clause de renouvellement, l'employeur doit justifier d'un motif réel et sérieux non lié à l'accident pour mettre fin au contrat avant le terme.

Le renouvellement du CDD

Le renouvellement du CDD est possible dans les conditions prévues par le Code du travail et par le contrat. Il peut être prévu par une clause de renouvellement. Le nombre de renouvellements et la durée totale doivent respecter les limites légales et conventionnelles.

La suspension du contrat pendant l'arrêt

L'arrêt de travail suspend l'exécution du contrat de travail. Le salarié n'est pas tenu de travailler et l'employeur n'est pas tenu de fournir du travail. Cette suspension ne rompt pas le contrat et ne reporte pas, à elle seule, son terme.

Pendant la suspension, le salarié perçoit les indemnités journalières prévues par le régime d'assurance maladie, ainsi que, le cas échéant, les garanties complémentaires prévues par un accord collectif ou par la complémentaire santé de l'entreprise. L'employeur peut être tenu de maintenir tout ou partie du salaire selon les dispositions applicables.

La suspension a également des effets sur les congés payés. Le salarié continue d'acquérir des congés payés pendant certaines périodes d'arrêt, dans les conditions prévues par le Code du travail. Les règles ont évolué et doivent être vérifiées au regard de la situation.

À la fin de l'arrêt, le salarié reprend son poste si le contrat est toujours en cours. Si le terme est intervenu pendant l'arrêt, le contrat prend fin et le salarié ne reprend pas. Il conserve les droits liés à la fin du contrat, notamment l'indemnité compensatrice de congés payés.

L'articulation avec la visite de reprise

Dans certains cas, le salarié doit passer une visite de reprise auprès du médecin du travail avant de reprendre son poste. Cette visite est obligatoire dans les situations prévues par le Code du travail, notamment après un arrêt pour accident du travail, maladie professionnelle ou absence prolongée.

Lorsque le terme du CDD intervient avant la visite de reprise, le contrat prend fin à la date prévue. La visite de reprise n'a pas pour effet de prolonger le contrat. Elle peut toutefois être utile pour établir l'aptitude du salarié et pour préparer la suite de son parcours professionnel.

Si le salarié est déclaré inapte à son poste, les règles relatives à l'inaptitude s'appliquent. L'employeur doit rechercher un reclassement dans les conditions prévues par le Code du travail. En cas d'impossibilité de reclassement, le contrat peut être rompu selon la procédure applicable.

Les erreurs fréquentes

La première erreur consiste à croire que tout arrêt de travail prolonge automatiquement le CDD. Ce n'est pas le cas. Seule une clause de renouvellement, dans les conditions prévues, peut permettre une prolongation en cas d'arrêt d'origine professionnelle.

La deuxième erreur consiste à ignorer la clause de renouvellement. Le salarié doit lire son contrat et vérifier si une telle clause existe.

La troisième erreur consiste à penser que l'employeur peut mettre fin au contrat sans justification. La rupture anticipée est encadrée et ouvre droit à des dommages et intérêts en cas d'irrégularité.

La quatrième erreur consiste à ne pas conserver les documents. Les arrêts de travail, les courriers et les bulletins de paie sont essentiels pour faire valoir ses droits.

La cinquième erreur consiste à confondre l'indemnité de rupture et l'indemnité compensatrice de congés payés. Ce sont deux sommes distinctes, calculées selon des règles différentes.

La sixième erreur consiste à attendre la fin du contrat pour signaler un problème. Il est préférable d'agir dès que la difficulté apparaît.

Questions fréquentes

Un arrêt de travail prolonge-t-il automatiquement un CDD ?

Non. En principe, l'arrêt de travail ne prolonge pas le CDD. En cas d'arrêt d'origine professionnelle, une clause de renouvellement peut permettre la prolongation.

Le CDD prend-il fin pendant l'arrêt de travail ?

Oui. Lorsque le terme intervient pendant l'arrêt, le contrat prend fin à la date initialement prévue.

L'employeur peut-il rompre le CDD avant le terme ?

La rupture anticipée est possible dans les cas prévus par la loi. En cas d'arrêt d'origine professionnelle et de clause de renouvellement, l'employeur doit justifier d'un motif réel et sérieux non lié à l'accident ou à la maladie.

Quelles indemnités le salarié peut-il percevoir ?

Le salarié peut percevoir son dernier salaire, l'indemnité compensatrice de congés payés et, le cas échéant, une indemnité de rupture. En cas de rupture irrégulière, il peut demander des dommages et intérêts.

La grossesse prolonge-t-elle le CDD ?

Non, en principe. L'employeur n'est pas tenu de prolonger le CDD en raison de la grossesse. La salariée bénéficie toutefois de protections spécifiques.

Le salarié peut-il refuser la prolongation ?

La prolongation résulte de l'application de la clause de renouvellement et des règles applicables. Le salarié peut refuser un renouvellement dans les conditions prévues par le Code du travail, mais il doit vérifier les conséquences de ce refus.

Que se passe-t-il si le terme du CDD tombe pendant un arrêt pour accident du travail ?

Le contrat prend fin à la date initialement prévue. La clause de renouvellement, si elle existe, peut permettre une prolongation. À défaut, le salarié conserve les droits liés à l'accident du travail et perçoit les sommes dues à la fin du contrat.

Que faire si l'employeur ne respecte pas la clause de renouvellement ?

Le salarié peut adresser une réclamation écrite à l'employeur, puis saisir le conseil de prud'hommes. Il doit réunir les pièces justificatives et respecter les délais de recours.

L'employeur peut-il prolonger le CDD sans clause de renouvellement ?

En principe, non. La prolongation suppose une clause de renouvellement ou un accord des parties dans les conditions prévues. Une prolongation imposée peut être contestée. Le salarié doit vérifier son contrat et les textes applicables avant d'accepter.

Ce qu'il faut retenir

Le CDD n'est pas prolongé automatiquement par un arrêt de travail. Le contrat prend fin à la date prévue. En cas d'arrêt d'origine professionnelle, une clause de renouvellement peut permettre une prolongation. Si l'employeur rompt le contrat sans motif réel et sérieux, il doit verser une indemnité couvrant les salaires et avantages jusqu'au terme de la période de renouvellement.

Le salarié doit lire son contrat, informer son employeur, conserver les documents et agir dans les délais. En cas de doute, il peut consulter un représentant du personnel, une organisation syndicale ou un avocat.

Sources

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