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Source officielle· Service-Public.fr Vérifiée le 24 octobre 2026L'employeur peut-il rompre de façon anticipée le CDD d'un salarié déclaré inapte ?
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CDD et inaptitude : l'employeur peut-il rompre le contrat avant son terme ?

Un salarié en contrat à durée déterminée peut être déclaré inapte par le médecin du travail à la suite d'un accident ou d'une maladie. L'employeur peut alors…

Publié le 25/10/2026 · Mis à jour le 01/11/2026 · 15 min de lecture

CDD et inaptitude : l'employeur peut-il rompre le contrat avant son terme ?

Photo : StockSnap / Pixabay — Pixabay Content License · Licence Pixabay Content License

Un salarié en contrat à durée déterminée peut être déclaré inapte par le médecin du travail à la suite d'un accident ou d'une maladie. L'employeur peut alors rompre le CDD de façon anticipée, mais à certaines conditions. Il doit d'abord rechercher une possibilité de reclassement, sauf si l'avis d'inaptitude l'en dispense. Si aucun reclassement n'est possible, il peut engager une procédure de licenciement.

La période qui suit l'avis d'inaptitude est particulière. Pendant le premier mois, l'employeur recherche une solution de reclassement et le salarié n'est pas rémunéré. Si aucun reclassement n'intervient à l'issue de ce délai, l'employeur doit reprendre le versement du salaire correspondant à l'emploi occupé avant l'inaptitude, jusqu'au licenciement.

Cet article explique les conditions, la procédure, la rémunération, les indemnités et les erreurs fréquentes. Il s'appuie sur la fiche officielle F1729 et sur les articles L1243-1 et L1226-2 à L1226-4-3 du Code du travail.

La réponse en bref

  • Oui, l'employeur peut rompre de façon anticipée le CDD d'un salarié déclaré inapte, qu'elle soit d'origine professionnelle ou non.
  • Il doit d'abord rechercher une possibilité de reclassement, sauf si l'avis d'inaptitude mentionne que le maintien dans l'emploi porterait gravement atteinte à la santé du salarié ou que son état rend impossible tout reclassement.
  • Pendant le premier mois suivant l'avis d'inaptitude, le salarié n'est pas rémunéré.
  • Si aucun reclassement n'intervient à l'issue de ce délai, l'employeur peut engager la procédure de licenciement pour motif personnel.
  • Il doit alors reprendre le versement du salaire correspondant à l'emploi occupé avant l'inaptitude, jusqu'au licenciement.
  • Le salarié a droit à une indemnité de rupture au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, ou au double en cas d'inaptitude d'origine professionnelle.
  • L'indemnité de précarité est versée au salarié.

Qui est concerné

Le dispositif concerne les salariés en CDD déclarés inaptes par le médecin du travail à la suite d'un accident ou d'une maladie. Il s'applique aux CDD de droit commun, aux CDD à temps partiel et aux contrats de mission d'intérim, sous réserve des règles spécifiques.

Il concerne les employeurs qui emploient des salariés en CDD et qui sont confrontés à une inaptitude. Ils doivent respecter la procédure et les droits du salarié.

Les salariés en CDI relèvent d'un autre régime, même si les principes de reclassement sont proches. Les règles de rupture ne sont pas les mêmes.

Les agents publics contractuels relèvent de règles spécifiques. Le dispositif du Code du travail ne s'applique pas directement.

Les salariés en apprentissage ou en contrat de professionnalisation ont des règles propres. Il faut vérifier les textes.

Le cadre juridique

Le dispositif figure dans le Code du travail. L'article L1243-1 autorise la rupture anticipée du CDD en cas d'inaptitude constatée par le médecin du travail. Les articles L1226-2 à L1226-4-3 organisent le reclassement, le versement du salaire et l'indemnité de rupture pour l'inaptitude non professionnelle.

Les articles L1226-18 à L1226-22 concernent les salariés titulaires d'un CDD en cas d'inaptitude d'origine professionnelle. Ils prévoient des règles spécifiques, notamment le doublement de l'indemnité.

La procédure de licenciement pour motif personnel s'applique : convocation à un entretien préalable, notification de la lettre de licenciement, respect des délais.

L'avis du médecin du travail est déterminant. Il fixe les restrictions et les possibilités de reclassement. Il peut dispenser l'employeur de recherche dans certains cas.

L'inaptitude

L'inaptitude est constatée par le médecin du travail. Elle peut être d'origine professionnelle, c'est-à-dire liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, ou non professionnelle.

Le médecin examine le salarié et détermine s'il peut reprendre son poste, si des aménagements sont possibles ou si le reclassement est nécessaire. Il rédige un avis motivé.

L'avis peut mentionner que le maintien dans l'emploi porterait gravement atteinte à la santé du salarié ou que son état rend impossible tout reclassement. Dans ce cas, l'employeur est dispensé de recherche.

L'inaptitude ne se confond pas avec l'incapacité permanente. Elle concerne l'aptitude au poste. Les taux d'incapacité relèvent d'un autre régime.

Le salarié peut contester l'avis du médecin du travail. Il peut demander une expertise. Les délais et les procédures sont fixés par le Code du travail.

Le reclassement

L'employeur doit rechercher les possibilités de reclassement. Il doit examiner les postes existants dans l'entreprise qui pourraient être adaptés aux capacités du salarié et les lui proposer.

La recherche doit être sérieuse. L'employeur doit consulter le médecin du travail, les représentants du personnel et les services internes. Il doit documenter ses recherches.

Le reclassement peut prendre la forme d'une adaptation du poste, d'une mutation, d'un aménagement du temps de travail ou d'une formation. Il doit être compatible avec les restrictions médicales.

Si aucun poste n'est disponible, l'employeur peut envisager le licenciement. Il doit pouvoir démontrer l'absence de solution.

Le salarié peut refuser une proposition de reclassement. Le refus peut avoir des conséquences, selon les règles applicables. Il doit être examiné avec attention.

La période d'un mois

Pendant le premier mois suivant l'avis d'inaptitude, l'employeur recherche une solution de reclassement. Le salarié n'est pas rémunéré pendant cette période.

Cette règle peut surprendre. Elle est prévue par le Code du travail. Elle vise à laisser à l'employeur le temps de trouver une solution, sans charge salariale immédiate.

Le salarié peut bénéficier d'indemnités journalières de la sécurité sociale ou d'une rente, selon sa situation. Il doit vérifier ses droits auprès de la caisse.

Si le reclassement intervient pendant le mois, le salarié reprend le travail aux nouvelles conditions. La rémunération reprend.

Si aucun reclassement n'intervient, l'employeur peut engager la procédure de licenciement. Il doit reprendre le versement du salaire correspondant à l'emploi occupé avant l'inaptitude, jusqu'au licenciement.

La procédure de rupture

L'employeur convoque le salarié à un entretien préalable. Il lui expose les motifs et recueille ses observations. Le salarié peut se faire assister.

L'employeur notifie ensuite la lettre de licenciement. Elle doit être motivée et préciser les raisons de la rupture. Elle doit respecter les délais.

La rupture prend effet à la date indiquée. Le salarié reçoit les documents de fin de contrat : certificat de travail, attestation France Travail, solde de tout compte.

Le salarié peut contester la rupture devant le conseil de prud'hommes. Il peut contester la réalité de l'inaptitude, la recherche de reclassement ou la procédure.

Les indemnités

Le salarié a droit à une indemnité de rupture. Son montant est au moins égal à celui de l'indemnité légale de licenciement, ou à l'indemnité prévue par la convention collective si elle est plus favorable.

En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, l'indemnité est au moins égale au double de l'indemnité de licenciement. Cette règle compense la nature professionnelle de l'inaptitude.

En cas d'ancienneté inférieure à un an, le montant est calculé proportionnellement à la durée d'emploi. Il faut vérifier les règles de calcul.

L'indemnité de précarité est versée au salarié. Elle est due pour les CDD, sauf exceptions prévues par la loi.

Les congés payés acquis et non pris sont indemnisés. L'indemnité compensatrice de congés payés est due.

Les obligations de l'employeur

L'employeur doit respecter la procédure de licenciement. Il doit convoquer le salarié, l'écouter et notifier la décision.

Il doit rechercher le reclassement de manière sérieuse. Il doit documenter ses recherches et proposer les postes disponibles.

Il doit reprendre le versement du salaire après le mois, jusqu'au licenciement. Il doit payer les indemnités dues.

Il doit remettre les documents de fin de contrat. Il doit déclarer la rupture aux organismes compétents.

Il doit respecter l'obligation de sécurité. Il doit prendre en compte les restrictions médicales et éviter d'exposer le salarié à un danger.

Le cadre de l'inaptitude

L'inaptitude est une notion médicale et juridique. Elle est constatée par le médecin du travail, qui évalue la capacité du salarié à occuper son poste ou un autre poste.

Le médecin peut prononcer une inaptitude temporaire ou définitive. Il peut proposer des aménagements, des restrictions ou un reclassement. Il peut également dispenser l'employeur de recherche.

L'avis doit être motivé. Il doit indiquer les restrictions et les possibilités. Il est communiqué à l'employeur et au salarié.

Le salarié peut contester l'avis. Il peut demander une expertise médicale. La procédure est encadrée.

L'inaptitude peut être d'origine professionnelle ou non. La distinction a des conséquences sur les indemnités et les droits.

Le reclassement en détail

Le reclassement doit être recherché dans l'entreprise, puis, le cas échéant, dans le groupe. L'employeur doit examiner les postes disponibles et adaptés.

Il doit tenir compte des restrictions médicales, de la qualification et de l'expérience du salarié. Il peut proposer une formation ou une adaptation.

Il doit documenter ses recherches. Un registre des postes, des courriers et des réponses permettent de prouver la démarche.

Le salarié doit être informé des postes proposés. Il peut accepter ou refuser. Un refus peut être examiné au regard de la situation.

Si aucun poste n'est disponible, l'employeur peut engager la procédure. Il doit pouvoir démontrer l'absence de solution.

Le calcul de l'indemnité

L'indemnité de rupture est calculée selon les règles de l'indemnité de licenciement. Elle dépend de l'ancienneté et du salaire de référence.

En cas d'inaptitude professionnelle, elle est doublée. Cette règle s'applique aux salariés en CDD et en CDI.

L'indemnité de précarité est due pour les CDD, sauf exceptions. Elle est calculée sur la rémunération totale brute.

Les congés payés sont indemnisés. L'indemnité compensatrice de congés payés est due.

Il faut vérifier la convention collective. Elle peut prévoir des montants plus favorables.

Le rôle des représentants et du médecin

Les représentants du personnel peuvent accompagner le salarié. Ils peuvent demander des informations et vérifier la procédure.

Le médecin du travail peut être consulté. Il peut préciser les restrictions et les possibilités de reclassement.

L'inspection du travail peut intervenir en cas de manquement. Elle peut conseiller et contrôler.

Le salarié peut se faire assister par un avocat ou un représentant syndical. L'assistance est recommandée en cas de litige.

Les délais doivent être respectés. Un recours tardif peut être irrecevable.

Cas particuliers

Inaptitude d'origine professionnelle. L'indemnité est doublée. Le salarié peut bénéficier d'une rente ou d'une indemnisation spécifique. Il faut vérifier les droits auprès de la caisse.

Inaptitude non professionnelle. L'indemnité est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement. Le salarié peut bénéficier d'indemnités journalières.

Dispense de reclassement. Si l'avis mentionne une impossibilité, l'employeur peut engager la procédure sans recherche. Il doit respecter les autres obligations.

Refus de reclassement. Le salarié peut refuser une proposition. Le refus peut avoir des conséquences. Il doit être examiné au regard des restrictions médicales.

CDD à terme proche. Si le CDD arrive à échéance pendant la procédure, la rupture peut être anticipée ou le contrat peut prendre fin normalement. Il faut vérifier les dates.

Salarié protégé. Les représentants du personnel et certains salariés protégés relèvent d'une procédure spécifique. L'employeur doit consulter l'inspection du travail.

Les droits pendant la période

Pendant la période de recherche de reclassement, le salarié n'est pas rémunéré par l'employeur. Il peut bénéficier d'indemnités journalières de la sécurité sociale, s'il remplit les conditions.

Le salarié conserve sa protection sociale. Il peut continuer à bénéficier de la couverture maladie et des droits à la retraite, selon les règles applicables.

Le salarié peut être convoqué par le médecin du travail. Il doit se présenter. Il peut demander des explications.

Le salarié peut rechercher un emploi ou une formation. Il doit informer l'employeur de sa situation. Il ne doit pas dissimuler une activité.

Le salarié doit conserver les documents relatifs à l'inaptitude, aux recherches de reclassement et aux échanges avec l'employeur.

La contestation de l'inaptitude

Le salarié peut contester l'avis du médecin du travail. Il peut demander une expertise médicale. La procédure est prévue par le Code du travail.

La contestation doit être formée dans les délais. Elle peut suspendre la procédure. Il faut vérifier les règles applicables.

Le salarié peut également contester la décision de l'employeur devant le conseil de prud'hommes. Il peut demander l'annulation de la rupture et des dommages-intérêts.

Le juge examine la réalité de l'inaptitude, la recherche de reclassement et la procédure. Il peut ordonner une réintégration ou accorder des indemnités.

Il est recommandé de se faire assister par un avocat ou un représentant syndical.

L'articulation avec l'assurance maladie

L'inaptitude peut intervenir après un arrêt maladie ou un accident du travail. Les droits à l'assurance maladie peuvent se poursuivre.

Le salarié peut bénéficier d'indemnités journalières pendant l'arrêt. Il peut également bénéficier d'une rente en cas d'incapacité permanente.

Les droits à la retraite sont préservés pour les périodes d'arrêt et de reclassement, selon les règles applicables.

Le salarié doit déclarer sa situation à la caisse. Il doit fournir les justificatifs.

L'employeur doit déclarer l'accident du travail ou la maladie professionnelle. Il doit respecter les obligations de prévention.

Erreurs fréquentes

Rompre sans recherche de reclassement. L'employeur doit rechercher une solution, sauf dispense prévue par l'avis. Une rupture sans recherche est contestable.

Ne pas reprendre le salaire après le mois. L'employeur doit verser le salaire jusqu'au licenciement. Un défaut de paiement peut être sanctionné.

Ne pas respecter la procédure. La convocation, l'entretien et la lettre sont obligatoires. Une procédure irrégulière peut entraîner des dommages-intérêts.

Oublier l'indemnité de précarité. Elle est due pour les CDD, sauf exceptions. Il faut vérifier les conditions.

Sous-estimer l'indemnité de rupture. En cas d'inaptitude professionnelle, elle est doublée. Il faut appliquer la règle la plus favorable.

Ne pas tenir compte des restrictions médicales. L'employeur doit adapter le poste ou reclasser. Il ne doit pas exposer le salarié à un danger.

Questions fréquentes

L'employeur peut-il rompre mon CDD si je suis inapte ?

Oui, à certaines conditions. Il doit rechercher un reclassement, sauf dispense, puis engager la procédure de licenciement si aucun poste n'est disponible.

Suis-je payé pendant la recherche de reclassement ?

Non, pendant le premier mois suivant l'avis d'inaptitude, vous n'êtes pas rémunéré. Vous pouvez bénéficier d'indemnités de la sécurité sociale. Après le mois, l'employeur doit reprendre le salaire jusqu'au licenciement.

Ai-je droit à une indemnité ?

Oui. L'indemnité de rupture est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, ou au double en cas d'inaptitude d'origine professionnelle. L'indemnité de précarité est également due.

Puis-je refuser un reclassement ?

Oui, vous pouvez refuser une proposition. Le refus peut avoir des conséquences, mais il doit être examiné au regard de vos restrictions médicales et de vos droits.

Que se passe-t-il si l'employeur ne respecte pas la procédure ?

Vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes. Vous pouvez demander des dommages-intérêts et contester la rupture.

L'employeur peut-il me licencier pendant mon arrêt maladie ?

L'inaptitude doit être constatée par le médecin du travail. L'employeur ne peut pas rompre le contrat pendant l'arrêt sans respecter la procédure. Il doit attendre l'avis d'inaptitude et rechercher un reclassement.

Puis-je refuser une formation de reclassement ?

Vous pouvez refuser, mais le refus peut avoir des conséquences. La formation doit être compatible avec vos capacités et vos restrictions. Il faut examiner la proposition.

Le CDD peut-il prendre fin normalement malgré l'inaptitude ?

Oui, si le terme du CDD intervient avant la rupture. Le contrat prend fin à l'échéance. Les indemnités dues sont versées. Il faut vérifier les dates.

L'employeur doit-il me proposer un poste dans une autre entreprise ?

Le reclassement est recherché dans l'entreprise, puis dans le groupe, selon les règles. L'employeur n'est pas tenu de proposer un poste dans une entreprise extérieure, sauf obligation spécifique.

L'inaptitude professionnelle change-t-elle les droits ?

Oui. L'indemnité de rupture est doublée. Vous pouvez également bénéficier d'une rente ou d'une indemnisation spécifique. Il faut vérifier auprès de la caisse.

Ce qu'il faut retenir

Un CDD peut être rompu de façon anticipée en cas d'inaptitude constatée par le médecin du travail. L'employeur doit rechercher un reclassement, sauf dispense, puis respecter la procédure de licenciement. Le salarié n'est pas rémunéré pendant le premier mois, mais l'employeur doit reprendre le salaire ensuite jusqu'au licenciement. L'indemnité de rupture est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, ou au double en cas d'inaptitude professionnelle. L'indemnité de précarité et les congés payés sont dus.

Le reclassement dans le groupe

L'employeur doit rechercher un reclassement dans l'entreprise. Si l'entreprise appartient à un groupe, la recherche peut s'étendre aux autres sociétés, selon les règles applicables.

La recherche doit être sérieuse. L'employeur doit examiner les postes disponibles et adaptés aux restrictions médicales. Il doit proposer les postes au salarié.

Le salarié peut refuser une proposition. Le refus doit être examiné au regard de la distance, des conditions de travail et des restrictions.

L'employeur doit documenter ses recherches. Un registre des postes et des réponses permet de prouver la démarche.

Si aucun poste n'est disponible, l'employeur peut engager la procédure. Il doit pouvoir démontrer l'absence de solution.

Les indemnités accessoires

Outre l'indemnité de rupture, le salarié peut bénéficier d'autres sommes. L'indemnité de précarité est due pour les CDD, sauf exceptions.

Les congés payés acquis et non pris sont indemnisés. Le salarié doit vérifier le solde.

Les salaires dus jusqu'au licenciement doivent être versés. L'employeur doit reprendre le paiement après le mois de recherche.

Les primes et avantages prévus par la convention collective peuvent être dus. Il faut vérifier les conditions.

Le solde de tout compte doit être détaillé. Le salarié doit pouvoir vérifier chaque ligne.

La faute de l'employeur

Si l'employeur ne respecte pas ses obligations, il peut être condamné. Un défaut de reclassement, un défaut de paiement ou une procédure irrégulière peuvent entraîner des dommages-intérêts.

Le salarié peut demander l'annulation de la rupture et une réintégration, selon les cas. Il peut aussi demander des indemnités.

Le juge apprécie la gravité du manquement. Il peut accorder des sommes plus importantes en cas de mauvaise foi.

Le salarié doit conserver les preuves. Les courriers, les avis et les bulletins sont utiles.

Un avocat ou un représentant syndical peut aider à préparer le dossier.

Le rôle du médecin après la rupture

Le médecin du travail peut accompagner le salarié après la rupture. Il peut l'aider à préparer un retour à l'emploi ou une reconversion.

Le salarié peut demander une visite de préreprise. Elle permet d'anticiper les aménagements nécessaires.

Le médecin peut recommander des formations ou des adaptations. Il peut orienter vers les organismes compétents.

Le salarié doit conserver les avis médicaux. Ils sont utiles pour faire valoir ses droits.

La rupture ne met pas fin au suivi médical. Le salarié peut consulter son médecin traitant et le médecin du travail.

Les délais à respecter

La procédure de licenciement comporte des délais. L'employeur doit convoquer le salarié, respecter un délai entre la convocation et l'entretien, puis notifier la décision.

Le salarié doit être informé de ses droits. Il peut se faire assister. Il peut demander des documents.

Le délai d'un mois pour la recherche de reclassement est un minimum. L'employeur peut prendre plus de temps si nécessaire, mais il doit justifier la durée.

Les indemnités doivent être versées à la rupture. Un retard peut entraîner des intérêts.

Le salarié doit vérifier les dates et les montants. Un écart peut être contesté. Il doit également vérifier que la lettre de licenciement mentionne bien l'inaptitude et l'impossibilité de reclassement, car ces motifs conditionnent la régularité de la rupture. Une lettre trop vague peut être fragilisée devant le juge.

Sources

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Sources

  • L'employeur peut-il rompre de façon anticipée le CDD d'un salarié déclaré inapte ?

    Service-Public.fr · vérifiée le 24/10/2026

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