L'élection présidentielle est le scrutin qui désigne le chef de l'État français. Elle se déroule au suffrage universel direct, c'est-à-dire que chaque électeur inscrit sur une liste électorale vote personnellement pour un candidat, sans intermédiaire. Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois consécutivement. La prochaine élection se tiendra les 18 avril et 2 mai 2027.
Derrière cette simplicité apparente, le scrutin obéit à un mécanisme précis : deux tours, une majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un second tour entre les deux candidats arrivés en tête, et un contrôle intégral par le Conseil constitutionnel. Cet article explique le déroulement, les conditions pour voter et pour être candidat, le financement de la campagne, ainsi que les situations particulières.
La réponse en bref
Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour cinq ans. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir plus de la moitié des suffrages exprimés. Si aucun candidat n'atteint cette majorité, les deux candidats arrivés en tête se présentent au second tour, organisé deux semaines après le premier.
Le mandat est renouvelable une seule fois consécutivement. Cette limite résulte de la révision constitutionnelle de 2008, qui a plafonné à deux mandats successifs l'exercice de la fonction présidentielle.
La prochaine élection est fixée au 18 avril 2027 pour le premier tour et au 2 mai 2027 pour le second. Ces dates sont publiques et peuvent être vérifiées auprès du ministère de l'Intérieur.
De quoi parle-t-on exactement ?
L'élection présidentielle n'est pas un simple vote de confiance : elle confère au Président des pouvoirs propres définis par la Constitution du 4 octobre 1958. Le chef de l'État nomme le Premier ministre, peut dissoudre l'Assemblée nationale, peut soumettre un projet de loi au référendum, et dispose de pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave. Il est aussi le garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire.
Le mode de scrutin a évolué. Sous la IIIe et la IVe République, le Président était élu par les parlementaires. L'élection au suffrage universel direct a été introduite par la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962, approuvée par référendum. Depuis lors, le Président est élu directement par les citoyens.
La durée du mandat a également changé. Elle était de sept ans jusqu'en 2000, avant d'être ramenée à cinq ans par la révision constitutionnelle du 24 septembre 2000, applicable à partir de l'élection de 2002. Ce passage au quinquennat a aligné la durée du mandat présidentiel sur celle du mandat législatif, afin de réduire le risque de cohabitation.
Le scrutin est encadré par la Constitution, par la loi organique du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République, et par le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 portant application de cette loi organique. Les articles 5 à 19 de la Constitution définissent les pouvoirs du Président ; l'article 7 organise l'élection.
Qui peut voter ?
Pour voter à l'élection présidentielle, il faut remplir plusieurs conditions cumulatives :
- avoir la nationalité française ;
- être âgé de dix-huit ans révolus le jour du scrutin ;
- jouir de ses droits civils et politiques ;
- être inscrit sur une liste électorale.
L'inscription est en principe automatique pour les jeunes qui ont effectué leur recensement citoyen à seize ans. Elle peut aussi être volontaire, en mairie ou en ligne. Depuis la loi du 27 juin 2018, il est possible de s'inscrire jusqu'au sixième vendredi précédant le scrutin, ce qui a raccourci les délais par rapport au régime antérieur.
Les personnes détenues peuvent voter, soit par procuration, soit par correspondance dans certains établissements, soit en étant autorisées à sortir sous escorte. Les personnes sous tutelle peuvent voter si le juge ne les en a pas privées. Les personnes condamnées à une peine d'inéligibilité sont privées du droit de vote pour la durée fixée par la décision.
Les citoyens de l'Union européenne résidant en France ne votent pas à l'élection présidentielle : ce scrutin est réservé aux nationaux français. Ils votent en revanche aux élections municipales et européennes.
Qui peut être candidat ?
Pour se présenter, il faut :
- avoir la nationalité française ;
- être âgé de dix-huit ans révolus ;
- jouir de ses droits civils et politiques ;
- ne pas être placé sous tutelle ou curatelle ;
- satisfaire à l'obligation de parrainages.
La condition des parrainages est la plus discutée. Chaque candidat doit recueillir cinq cents présentations signées par des élus : parlementaires, conseillers régionaux, conseillers départementaux, maires, conseillers municipaux, représentants des Français de l'étranger, etc. Ces présentations doivent provenir d'au moins trente départements ou collectivités, sans qu'un même département puisse fournir plus de dix pour cent du total. Les signatures sont publiées par le Conseil constitutionnel.
Le Conseil constitutionnel vérifie aussi que le candidat a respecté les obligations de transparence financière et qu'il a déposé une déclaration de patrimoine. Il arrête la liste définitive des candidats.
Le cadre juridique
L'article 7 de la Constitution fixe les grandes lignes : élection au suffrage universel direct, majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, second tour entre les deux premiers, et proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel.
L'article 6 fixe la durée du mandat à cinq ans et limite à deux mandats consécutifs. Cette règle s'applique depuis la révision de 2008. Un Président qui a effectué deux mandats consécutifs ne peut pas se représenter immédiatement ; il pourrait en revanche se présenter après une interruption.
La loi organique du 6 novembre 1962 précise les modalités : date du scrutin, convocation des électeurs, campagne officielle, financement, contentieux. Le décret du 8 mars 2001 en assure l'application.
Le Conseil constitutionnel joue un rôle central. Il reçoit les parrainages, arrête la liste des candidats, contrôle la régularité des opérations, examine les comptes de campagne et proclame les résultats. En cas de contestation, c'est lui qui statue.
Pour aller plus loin
Le déroulement du scrutin
Le premier tour a lieu un dimanche. Les bureaux de vote sont ouverts de 8 heures à 19 heures en général, avec des horaires adaptés dans certaines communes. Les électeurs votent dans le bureau correspondant à leur inscription, avec une pièce d'identité et leur carte électorale — cette dernière n'étant pas obligatoire si l'électeur est inscrit et peut justifier de son identité.
Le dépouillement commence à la fermeture. Les résultats sont remontés des communes vers les préfectures, puis vers le ministère de l'Intérieur, qui publie les chiffres provisoires. Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs après vérification.
Si un candidat obtient plus de la moitié des suffrages exprimés, il est élu dès le premier tour. Les suffrages exprimés correspondent aux bulletins déposés dans l'urne, déduction faite des votes blancs et des votes nuls. Un bulletin blanc est un bulletin vide ou une enveloppe vide ; un bulletin nul est un bulletin déchiré, annoté ou ne correspondant pas aux bulletins officiels.
Si aucun candidat n'atteint la majorité absolue, un second tour est organisé deux semaines plus tard. Seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent s'y présenter. Le second tour se déroule selon les mêmes règles, à la différence qu'il n'y a que deux choix.
En cas de décès ou d'empêchement d'un candidat entre les deux tours, le Conseil constitutionnel peut reporter le scrutin. En cas de décès ou d'empêchement définitif du Président élu avant son investiture, il est procédé à une nouvelle élection.
La campagne électorale
La campagne officielle commence le deuxième lundi précédant le premier tour et s'achève le samedi précédant le scrutin à minuit. Pendant cette période, tous les candidats bénéficient d'un accès à peu près égal aux médias audiovisuels publics, sous le contrôle du Conseil supérieur de l'audiovisuel, devenu Arcom.
Avant la campagne officielle, la période de « campagne préalable » n'est pas encadrée de la même manière, mais les règles de financement s'appliquent dès la déclaration de candidature.
Le jour du scrutin, la propagande électorale est interdite. Aucun message de soutien à un candidat ne doit être diffusé, et aucun résultat ne peut être publié avant la fermeture du dernier bureau de vote.
Chaque candidat doit déposer une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d'intérêts auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Le financement de la campagne
Le financement est strictement encadré. Chaque candidat doit ouvrir un compte de campagne unique, tenu par un mandataire financier. Les dons des personnes physiques sont plafonnés et ne sont pas déductibles au-delà d'un certain montant. Les dons des personnes morales, à l'exception des partis politiques, sont interdits.
Les dépenses sont plafonnées. Le plafond dépend du nombre de candidats et du tour. Les comptes sont déposés à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, qui les examine et peut les rejeter. Un rejet entraîne la perte du remboursement forfaitaire et peut, dans les cas graves, être accompagné d'une sanction d'inéligibilité prononcée par le Conseil constitutionnel.
L'État rembourse une partie des dépenses aux candidats qui obtiennent au moins cinq pour cent des suffrages exprimés. Ce seuil est déterminant pour les petits partis, car il conditionne la survie financière de leur campagne.
Coûts et délais
Il n'y a pas de « coût » pour l'électeur : voter est gratuit. Les seuls frais éventuels concernent le déplacement et, le cas échéant, la procuration, qui est gratuite.
Les délais à connaître sont les suivants :
- l'inscription sur les listes électorales est possible jusqu'au sixième vendredi précédant le scrutin ;
- les parrainages doivent être adressés au Conseil constitutionnel avant une date fixée par décret, généralement en mars de l'année du scrutin ;
- la campagne officielle dure deux semaines avant le premier tour ;
- le second tour a lieu quatorze jours après le premier ;
- la proclamation des résultats définitifs intervient dans les jours qui suivent.
Cas particuliers
Le premier cas particulier est celui de l'intérim. Si la présidence devient vacante pour quelque cause que ce soit, les fonctions sont exercées provisoirement par le Président du Sénat. Une nouvelle élection doit être organisée dans un délai de vingt à trente-cinq jours, sauf cas de force majeure constaté par le Conseil constitutionnel.
Le deuxième cas est celui du Président sortant. Il peut se représenter s'il n'a pas déjà effectué deux mandats consécutifs. S'il est candidat, il bénéficie de la même réglementation que les autres, notamment en matière de financement, mais l'usage lui reconnaît une position particulière dans les médias.
Le troisième cas est celui des Français établis hors de France. Ils votent dans les bureaux de vote consulaires, ou par correspondance électronique dans certaines circonscriptions, ou par procuration. Les élections peuvent se tenir avec un décalage horaire, mais la date officielle reste la même.
Le quatrième cas est celui des électeurs empêchés. Une procuration peut être établie au profit d'un autre électeur inscrit dans la même commune. Depuis 2022, la procédure peut être entièrement dématérialisée pour les personnes disposant d'une identité numérique certifiée.
Le cinquième cas est celui du contentieux. Les contestations relatives à l'élection présidentielle relèvent du Conseil constitutionnel, qui statue en premier et dernier ressort. Les autres juridictions ne sont pas compétentes.
Ce que change le quinquennat
Le passage du septennat au quinquennat, décidé par la révision constitutionnelle du 24 septembre 2000, n'est pas un simple ajustement de calendrier. Il a modifié l'équilibre des institutions. En alignant la durée du mandat présidentiel sur celle de l'Assemblée nationale, le constituant a cherché à réduire les périodes de cohabitation, ces moments où un Président et une majorité parlementaire appartiennent à des camps opposés.
L'argument invoqué à l'époque était la lisibilité démocratique : un Président élu pour cinq ans, une Assemblée élue pour cinq ans, un mandat clair devant les électeurs. L'argument opposé était la perte de recul : cinq ans peuvent sembler courts pour conduire des réformes structurantes, et la proximité des échéances électorales pousse à la décision rapide.
Le quinquennat s'accompagne d'un autre effet, moins discuté : la présidentielle est devenue le scrutin directeur de la vie politique française. Les élections législatives qui suivent, organisées quelques semaines plus tard, confirment le plus souvent la majorité présidentielle, sauf dissolution ou cohabitation. Ce phénomène est parfois appelé « fait majoritaire ». Il explique pourquoi la campagne présidentielle concentre l'essentiel de l'attention médiatique et pourquoi les autres scrutins sont souvent analysés à travers son prisme.
Le contentieux et les recours
Le contentieux de l'élection présidentielle est concentré entre les mains du Conseil constitutionnel. Les électeurs peuvent contester la régularité des opérations de vote, mais les recours doivent être formulés dans des délais très courts et selon des formes précises. En pratique, les contestations portent rarement sur le résultat national ; elles visent des irrégularités locales, comme des bulletins manquants, des procurations contestées ou des erreurs de dépouillement.
Le Conseil constitutionnel examine aussi les comptes de campagne. Si un candidat a dépassé le plafond de dépenses ou a bénéficié d'un financement illicite, il peut être déclaré inéligible pour une durée déterminée. Cette sanction est distincte de l'annulation de l'élection, qui suppose que les irrégularités ont eu une influence sur le résultat.
Le juge pénal conserve sa compétence pour les infractions commises pendant la campagne : corruption, abus de biens sociaux, fausses factures, financement illégal. Les poursuites peuvent intervenir après l'élection et n'entraînent pas automatiquement la démission du Président, mais elles peuvent peser sur la vie politique.
La place de l'élection présidentielle dans le calendrier
L'élection présidentielle ne se déroule pas isolément. Elle s'inscrit dans un cycle électoral qui comprend les municipales, les départementales et régionales, les législatives, les européennes et les sénatoriales. Chaque scrutin a sa logique, son corps électoral et son mode de scrutin, mais tous subissent l'influence du contexte national.
Les législatives suivent la présidentielle de quelques semaines. Elles permettent d'élire les députés à l'Assemblée nationale, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours par circonscription. Le parti du Président élu obtient généralement une majorité, mais pas toujours : une cohabitation reste possible si les électeurs choisissent une majorité opposée.
Les municipales, organisées tous les six ans, portent sur la gestion locale. Elles sont souvent analysées comme un baromètre national, mais leur logique est d'abord territoriale. Les départementales et régionales, qui se tenaient le même jour avant leur report, portent sur les compétences des collectivités.
Les européennes se déroulent tous les cinq ans, au scrutin de liste à un tour avec représentation proportionnelle. Elles portent sur la composition du Parlement européen et non sur la politique nationale, même si le débat national y joue un rôle important.
Cette superposition de scrutins crée un rythme démocratique dense. Pour l'électeur, elle impose de vérifier régulièrement son inscription et de se tenir informé des dates. Pour les partis, elle impose de construire des stratégies différenciées selon le niveau de scrutin.
Le droit de vote des étrangers : un débat récurrent
La question du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales revient régulièrement dans le débat public. Elle supposerait une révision constitutionnelle, car l'article 3 de la Constitution réserve le droit de vote aux nationaux, sauf exception pour les citoyens de l'Union européenne aux élections municipales et européennes.
Les citoyens de l'Union européenne résidant en France peuvent voter aux municipales et aux européennes, à condition d'être inscrits sur une liste électorale complémentaire. Ils ne peuvent ni voter ni être candidats à la présidentielle, aux législatives, aux départementales, aux régionales ou aux sénatoriales.
Les ressortissants d'États tiers ne disposent d'aucun droit de vote, quel que soit leur titre de séjour. Ils peuvent en revanche participer à la vie locale par d'autres voies : conseils de quartier, associations, consultations non décisionnelles.
Le vote par procuration
L'électeur qui ne peut pas se déplacer le jour du scrutin peut charger un autre électeur de voter à sa place. La procuration doit être établie auprès d'un commissariat, d'une gendarmerie, d'un consulat ou, depuis la dématérialisation, en ligne avec une identité numérique certifiée. Le mandant doit justifier de son identité et indiquer le motif de son absence, ainsi que le mandataire choisi.
Le mandataire doit être inscrit dans la même commune que le mandant. Il ne peut détenir qu'une seule procuration établie en France, sauf exceptions prévues par la loi pour les personnes résidant à l'étranger. La procuration est valable pour un seul scrutin, mais elle peut couvrir les deux tours si elle est établie sans limitation de durée.
Il est conseillé de faire la démarche plusieurs semaines à l'avance, car les rendez-vous en commissariat sont parfois saturés avant les élections. Une procuration établie trop tard peut ne pas être prise en compte.
Erreurs fréquentes
La première erreur est de croire qu'un candidat peut être élu avec une majorité relative au premier tour. Il faut plus de la moitié des suffrages exprimés, ce qui est rare.
La deuxième erreur est de confondre suffrages exprimés et suffrages inscrits. Un candidat peut être élu avec moins de la moitié des inscrits, dès lors qu'il obtient la majorité des exprimés.
La troisième erreur est de penser que les votes blancs comptent dans le total. Ils sont exclus des suffrages exprimés, ce qui peut mathématiquement favoriser une majorité.
La quatrième erreur est de croire que le second tour oppose automatiquement le Président sortant et le principal opposant. Le second tour oppose les deux candidats arrivés en tête, quels qu'ils soient.
La cinquième erreur est de penser que l'inscription électorale est automatique pour tous. Elle l'est pour les jeunes recensés, mais pas pour les personnes qui déménagent sans mettre à jour leur inscription.
La sixième erreur est de croire que la campagne officielle correspond à toute la campagne. Les règles de financement s'appliquent bien avant, et les médias audiovisuels sont soumis à des obligations spécifiques pendant la période officielle.
Questions fréquentes
À quel âge peut-on voter ? À dix-huit ans révolus le jour du scrutin. Une personne qui fête ses dix-huit ans entre les deux tours ne peut pas voter au premier tour mais peut voter au second si elle est inscrite.
Faut-il une carte électorale pour voter ? Elle n'est pas obligatoire. Une pièce d'identité suffit, dès lors que l'électeur est inscrit dans le bureau.
Peut-on voter par internet ? Non, sauf pour certains Français de l'étranger inscrits sur une liste consulaire et autorisés à voter par voie électronique. En métropole, le vote est physique ou par procuration.
Un étranger résidant en France peut-il voter ? Non à l'élection présidentielle. Les citoyens de l'Union européenne votent aux municipales et aux européennes, pas à la présidentielle.
Que se passe-t-il si un candidat meurt entre les deux tours ? Le Conseil constitutionnel peut reporter le scrutin. La situation est rare et encadrée par l'article 7 de la Constitution.
Le Président peut-il exercer plus de deux mandats ? Pas consécutivement. Deux mandats successifs au maximum. Après une interruption, une nouvelle candidature est possible.
À retenir
- Scrutin au suffrage universel direct, mandat de cinq ans, renouvelable une fois consécutivement.
- Majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour ; sinon second tour entre les deux premiers, quatorze jours plus tard.
- Prochaines dates : 18 avril 2027 et 2 mai 2027.
- Conditions pour voter : nationalité française, dix-huit ans, droits civils et politiques, inscription.
- Conditions pour être candidat : mêmes conditions, plus cinq cents parrainages d'élus venus d'au moins trente départements.
- Contrôle du Conseil constitutionnel, financement encadré, campagne officielle de deux semaines.
Sources
- Service-Public.gouv.fr — Élection présidentielle (F1940)
- Guide Administratif — Fiche F1940
- Légifrance — Constitution du 4 octobre 1958, articles 5 à 19
- Légifrance — Loi organique relative à l'élection du Président de la République
- Légifrance — Décret n° 2001-213 du 8 mars 2001
- Vie-publique.fr — Comment est élu le président de la République ?
- Conseil constitutionnel — Élections présidentielles
