Titres de séjour et immigration
Question-réponse
Source officielle· Service-Public.fr Vérifiée le 24 octobre 2026Comment faire pour embaucher un salarié étranger ?
Mettre en favori

Comment faire pour embaucher un salarié étranger ?

Embaucher un salarié étranger suppose de vérifier, avant la signature du contrat, qu'il est autorisé à travailler en France. Cette vérification est une oblig…

Publié le 25/10/2026 · Mis à jour le 01/11/2026 · 15 min de lecture

Comment faire pour embaucher un salarié étranger ?

Photo : erwinbosman / Pixabay ? Pixabay Content License · Licence Pixabay Content License

Embaucher un salarié étranger suppose de vérifier, avant la signature du contrat, qu'il est autorisé à travailler en France. Cette vérification est une obligation de l'employeur. Elle ne se limite pas à la nationalité : elle dépend du titre de séjour, du type de contrat et de la situation du salarié.

Les formalités d'embauche habituelles s'appliquent ensuite : déclaration préalable à l'embauche, immatriculation à la sécurité sociale, contrat de travail, registre du personnel. L'employeur qui néglige la vérification préalable s'expose à des sanctions lourdes.

La réponse en bref

L'employeur qui souhaite recruter un salarié étranger doit vérifier au préalable que celui-ci dispose d'une autorisation de travail en France.

Certaines situations dispensent d'autorisation : les ressortissants de l'Espace économique européen, de Suisse, de Monaco, d'Andorre et de Saint-Marin, ainsi que les titulaires de certains titres de séjour.

Les formalités d'embauche habituelles doivent ensuite être suivies.

Qui est dispensé d'autorisation

Les ressortissants de l'Espace économique européen bénéficient de la libre circulation des travailleurs. Ils n'ont pas besoin d'autorisation de travail pour exercer en France.

Les ressortissants de Suisse, de Monaco, d'Andorre et de Saint-Marin bénéficient également d'un régime spécifique. Ils sont dispensés d'autorisation de travail.

Certains titulaires de titres de séjour sont dispensés. C'est notamment le cas des titulaires d'une carte de résident, d'un visa de long séjour valant titre de séjour, d'un passeport talent ou de certains titres de séjour familiaux.

Les règles varient selon le titre. Il faut vérifier la mention portée sur le titre et la situation du salarié.

Les ressortissants algériens et britanniques

Les Algériens, les Britanniques et les ressortissants de pays ayant conclu un accord bilatéral avec la France sont soumis à des règles particulières.

Ces règles peuvent différer du régime général, notamment en matière d'autorisation de travail et de titres de séjour.

Il est conseillé de vérifier la situation au regard de l'accord applicable. Un accompagnement peut être utile.

Un régime particulier ne signifie pas absence de formalités.

Les titres qui autorisent le travail

Le visa de long séjour valant titre de séjour autorise le travail. La carte de résident autorise également le travail.

Les cartes de séjour portant la mention salarié, travailleur temporaire ou passeport talent autorisent le travail. Les cartes de séjour pour recherche d'emploi ou création d'entreprise peuvent également ouvrir des droits.

Pour la carte de séjour temporaire vie privée et familiale en tant que membre de la famille, l'autorisation de travailler s'applique à compter du premier jour de la deuxième année suivant la délivrance du titre pour les époux. Elle s'applique sans délai pour les enfants s'ils séjournent en France depuis au moins un an.

Il faut vérifier la mention exacte du titre. Une mention restrictive peut limiter l'activité.

Le cas des étudiants

Un étudiant titulaire d'un visa de long séjour ou d'une carte de séjour étudiant peut travailler dans la limite de 60 % de la durée annuelle du travail, soit 964 heures.

Au-delà de cette limite, une autorisation de travail spécifique est nécessaire. L'employeur doit la demander avant le début de l'activité.

L'étudiant qui souhaite compléter sa formation par une expérience professionnelle doit respecter les conditions de rémunération prévues.

Le dépassement de la limite peut entraîner des sanctions pour l'employeur et pour le salarié.

Les contrats concernés

L'étranger peut être embauché s'il détient une autorisation de travail valable pour l'emploi qu'il va occuper, quel que soit le type de contrat.

Certains contrats visant à favoriser l'emploi ne permettent pas d'obtenir une première autorisation de travail. C'est le cas du contrat d'apprentissage, du contrat parcours emploi compétences et du contrat de professionnalisation.

Une exception existe pour le mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance avant seize ans. Il peut obtenir une première autorisation pour un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.

L'employeur doit vérifier la nature du contrat avant de recruter.

La vérification du titre

L'employeur doit vérifier lors de l'embauche que le futur salarié a une autorisation de travail. Il doit contrôler son authenticité auprès du préfet du département du lieu d'embauche ou du préfet de police à Paris.

Cette vérification n'a pas à être effectuée lorsque l'étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi de France Travail.

La démarche doit être effectuée au moins deux jours avant la date d'effet de l'embauche. Sans réponse dans les deux jours ouvrables suivant la réception de la demande, l'obligation de l'employeur est considérée comme remplie.

L'employeur doit conserver les preuves de la vérification.

La demande d'autorisation de travail

Si le salarié ne détient pas de titre autorisant le travail, son futur employeur doit demander une autorisation de travail. La demande se fait en ligne.

L'autorisation est accordée si la demande respecte les conditions cumulatives liées à l'emploi, à l'employeur et au salarié.

La décision est notifiée à l'employeur ou à son mandataire. En cas d'accord, les autorisations sont adressées à l'Ofii pour les contrats de plus de trois mois et les contrats saisonniers.

Après délivrance de l'autorisation, l'employeur peut procéder aux formalités d'embauche.

La taxe pour autorisation de travail

Lorsque l'autorisation de travail est accordée, l'employeur doit payer une taxe. Cette taxe ne s'applique pas aux ressortissants européens, andorrans, monégasques et de Saint-Marin.

La taxe est due à l'occasion de la première délivrance du titre de séjour du salarié ou du travailleur détaché.

Son montant dépend de la durée du contrat, du niveau de rémunération et du type de contrat. Pour un salaire mensuel brut inférieur ou égal à 1 823,03 euros, la taxe est de 74 euros. Entre 1 823,03 et 2 734,55 euros, elle est de 210 euros. Au-delà de 2 734,55 euros, elle est de 300 euros.

Pour les travailleurs détachés, la taxe est de 55 % du salaire mensuel brut si celui-ci est inférieur à 4 557,58 euros, et de 2 506,67 euros s'il est supérieur ou égal à ce montant. Les particuliers employeurs sont exonérés.

Les formalités d'embauche

Après vérification du titre et de l'autorisation, l'employeur peut procéder aux formalités habituelles. Il doit établir un contrat de travail et déclarer l'embauche.

La déclaration préalable à l'embauche est effectuée auprès de l'Urssaf. Elle permet d'informer les organismes sociaux.

L'employeur doit immatriculer le salarié à la sécurité sociale s'il n'a jamais été immatriculé en France. La demande se fait en ligne auprès de l'Assurance maladie.

Le salarié doit être inscrit au registre unique du personnel.

Les restrictions d'activité et de zone

L'autorisation de travail délivrée en France métropolitaine ne confère des droits qu'en métropole. Elle peut être limitée à certaines activités professionnelles ou à certaines zones géographiques.

L'employeur doit respecter ces restrictions. Une embauche hors du champ de l'autorisation peut être irrégulière.

Le salarié doit vérifier que son titre couvre l'emploi proposé.

Un changement d'employeur ou d'activité peut nécessiter une nouvelle autorisation.

Les sanctions

L'employeur qui emploie un salarié étranger sans autorisation de travail s'expose à des sanctions pénales et administratives.

Les sanctions pénales peuvent être de 30 000 euros d'amende par étranger concerné et cinq ans d'emprisonnement. Des peines complémentaires peuvent être prononcées.

Les sanctions administratives peuvent inclure le refus des aides publiques, le remboursement des aides versées, la fermeture temporaire de l'établissement ou l'exclusion des marchés publics.

Une amende administrative peut également être prononcée. Son montant dépend de la situation.

Le rôle de l'Ofii

L'Ofii intervient dans certaines procédures d'immigration professionnelle. Il peut être destinataire des autorisations de travail pour les contrats de plus de trois mois et les contrats saisonniers.

Il accompagne les salariés étrangers dans leur intégration et dans certaines démarches administratives.

L'employeur peut le contacter pour connaître les modalités applicables.

L'Ofii ne remplace pas la préfecture pour la délivrance des titres.

Le rôle de France Travail

France Travail peut intervenir dans le recrutement et dans la vérification de la situation des demandeurs d'emploi.

Lorsque l'étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi, la vérification d'authenticité du titre n'a pas à être effectuée par l'employeur.

France Travail peut également orienter les employeurs vers les dispositifs d'aide à l'embauche.

Il ne dispense pas des autres formalités.

Les changements de situation

Un changement de situation du salarié peut avoir des conséquences sur son autorisation de travail. Un changement d'employeur, d'activité ou de lieu de travail peut nécessiter une nouvelle demande.

L'employeur doit vérifier la situation avant tout changement. Il ne peut pas se contenter de l'autorisation initiale.

Le salarié doit informer son employeur des changements.

Un défaut de mise à jour peut entraîner des difficultés.

Erreurs fréquentes

La première erreur consiste à embaucher sans vérifier le droit au travail. La vérification est une obligation.

La deuxième erreur consiste à confondre titre de séjour et autorisation de travail. Un titre peut ne pas autoriser le travail.

La troisième erreur consiste à ignorer les restrictions d'activité ou de zone.

La quatrième erreur consiste à ne pas payer la taxe due pour l'autorisation de travail.

La cinquième erreur consiste à négliger l'immatriculation à la sécurité sociale.

Le cadre juridique

Le droit au travail des étrangers est encadré par le Code du travail et par le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

L'autorisation de travail est la pièce qui permet à un étranger d'exercer une activité salariée. Elle peut être délivrée sous forme de titre de séjour ou de document distinct.

L'employeur doit vérifier cette autorisation avant l'embauche. Il engage sa responsabilité s'il emploie une personne non autorisée.

Le cadre juridique évolue régulièrement. Il faut vérifier les textes en vigueur.

Les titres de séjour et le droit au travail

Tous les titres de séjour n'autorisent pas le travail. Certains titres sont délivrés pour des motifs qui excluent l'activité professionnelle.

Les titres qui autorisent le travail le mentionnent expressément. Il faut lire la mention et vérifier les restrictions.

Un titre de séjour peut autoriser le travail à temps partiel ou dans une activité déterminée.

L'employeur doit s'assurer que l'emploi proposé entre dans le champ du titre.

Le salarié détaché

Un salarié étranger peut être détaché en France par un employeur établi à l'étranger. Le détachement obéit à des règles spécifiques.

L'employeur étranger doit respecter les obligations de déclaration et de sécurité sociale. Le salarié conserve son contrat de travail.

La durée du détachement et les formalités dépendent de la situation. Certaines prestations de courte durée sont dispensées d'autorisation.

Un détachement irrégulier peut entraîner des sanctions.

Le travail saisonnier

Le travail saisonnier est encadré. L'employeur doit vérifier l'autorisation de travail du salarié.

Les contrats saisonniers peuvent faire l'objet de procédures spécifiques. Les autorisations sont transmises à l'Ofii.

Le salarié saisonnier doit respecter les conditions de son titre.

Un défaut d'autorisation expose l'employeur à des sanctions.

Le recrutement à l'étranger

L'employeur peut recruter un salarié résidant à l'étranger. Il doit alors engager les démarches d'autorisation de travail avant l'arrivée du salarié.

La procédure peut impliquer l'Ofii et les autorités consulaires. Les délais peuvent être longs.

Le contrat de travail doit être conforme au droit français. Les conditions de logement et de transport peuvent être examinées.

Un recrutement irrégulier peut entraîner le refus du titre et des sanctions.

La taxe et sa déclaration

La taxe due pour l'autorisation de travail est déclarée et payée annuellement à la Direction générale des finances publiques.

Elle est déclarée à l'appui de la déclaration de TVA de l'année suivante. Les modalités dépendent du régime d'imposition.

Les particuliers employeurs sont exonérés. Certaines situations peuvent également bénéficier d'une exonération.

Il faut conserver les justificatifs de paiement de la taxe. Ce document peut être demandé lors d'un contrôle ou d'une vérification comptable. Une copie classée avec le dossier du salarié facilite les recherches. L'absence de justificatif peut compliquer la démonstration de la régularité.

Le contrôle de l'employeur

L'employeur doit pouvoir présenter les documents relatifs à l'embauche lors d'un contrôle. Il doit conserver le titre de séjour, l'autorisation de travail et les preuves de vérification.

Les inspections du travail et les services de police peuvent contrôler la régularité de l'emploi.

Un défaut de documents peut entraîner des sanctions.

La coopération avec les autorités est recommandée.

Les aides à l'embauche

Certaines aides à l'embauche peuvent être mobilisées pour un salarié étranger, sous réserve des conditions.

Les aides peuvent concerner l'insertion, la formation ou l'adaptation au poste. Elles ne dispensent pas de l'autorisation de travail.

L'employeur doit vérifier l'éligibilité du salarié et du contrat.

Un accompagnement par France Travail ou un OPCO peut être utile.

La rupture du contrat

La rupture du contrat de travail obéit aux règles du droit du travail. Elle ne dispense pas des obligations liées au séjour.

Le salarié étranger peut voir son droit au séjour affecté par la perte de son emploi, selon son titre.

L'employeur doit respecter la procédure de rupture et les obligations d'information.

Un accompagnement juridique peut être nécessaire.

Le bilan

L'embauche d'un salarié étranger suppose une vérification préalable et des formalités. L'employeur doit être rigoureux.

Les dispenses existent, mais elles doivent être vérifiées. Un titre de séjour ne vaut pas toujours autorisation de travail.

Les sanctions sont lourdes. Mieux vaut anticiper et documenter les démarches.

La déclaration préalable à l'embauche

La déclaration préalable à l'embauche est obligatoire pour tout salarié. Elle est effectuée auprès de l'Urssaf avant le début du contrat.

Elle permet d'informer les organismes sociaux et de vérifier la situation du salarié. Elle ne remplace pas l'autorisation de travail.

L'employeur doit conserver la preuve de la déclaration.

Un défaut de déclaration peut entraîner des sanctions.

L'immatriculation à la sécurité sociale

L'immatriculation à la sécurité sociale est nécessaire pour un salarié qui n'a jamais été affilié en France.

La demande se fait en ligne auprès de l'Assurance maladie. Elle permet d'obtenir un numéro de sécurité sociale.

L'employeur doit accompagner le salarié dans cette démarche.

Un défaut d'immatriculation peut retarder les remboursements et les droits.

Le registre du personnel

Le registre unique du personnel recense les salariés de l'entreprise. Il doit être tenu à jour.

Il contient les informations prévues par la réglementation. Il peut être consulté lors d'un contrôle.

L'employeur doit y inscrire le salarié étranger comme tout autre salarié.

Un registre incomplet peut être sanctionné.

Le contrat de travail

Le contrat de travail doit être établi par écrit pour certains contrats. Il précise la fonction, la rémunération et la durée.

Pour un salarié étranger, le contrat doit être compatible avec l'autorisation de travail.

Il peut être à durée déterminée ou indéterminée, selon les besoins.

Un contrat verbal est possible dans certains cas, mais un écrit est recommandé.

La période d'essai

La période d'essai permet à l'employeur et au salarié de vérifier que le poste convient.

Sa durée dépend du contrat et de la convention collective.

Elle doit être prévue dans le contrat.

Une rupture pendant la période d'essai obéit à des règles spécifiques.

La fin de la période d'essai

À la fin de la période d'essai, le contrat devient définitif. L'employeur doit confirmer le salarié ou mettre fin à la période d'essai.

La rupture doit respecter les délais et les formes prévus.

Le salarié étranger conserve son autorisation de travail pendant la relation contractuelle.

Un changement de situation doit être signalé.

Le rôle du service public de l'emploi

France Travail et les autres acteurs du service public de l'emploi peuvent accompagner les employeurs. Ils peuvent aider à identifier les candidats et à vérifier les démarches.

Les maisons de l'emploi et les missions locales peuvent également intervenir selon le public.

Ces organismes ne remplacent pas les autorités compétentes pour l'autorisation de travail.

Un accompagnement permet de sécuriser le recrutement. Il aide à vérifier les documents, à comprendre les délais et à préparer les formalités. Les employeurs peuvent ainsi éviter les erreurs qui coûtent du temps et exposent à des sanctions. Un recrutement bien préparé est aussi plus attractif pour le candidat.

Les bonnes pratiques

L'employeur doit documenter chaque étape du recrutement et conserver les pièces dans le dossier du salarié. Une fiche de contrôle interne peut aider à vérifier les points essentiels. Il est également utile de se tenir informé des évolutions réglementaires. Ces pratiques réduisent les risques et rassurent le salarié.

La traçabilité des démarches

La traçabilité est essentielle en cas de contrôle. L'employeur doit conserver les demandes, les réponses et les justificatifs de vérification. Un dossier bien tenu permet de démontrer sa bonne foi. Il facilite aussi le suivi des échéances et des renouvellements.

La préparation du recrutement

La préparation commence par la définition du poste et des compétences recherchées. L'employeur doit vérifier si le profil peut être pourvu par un candidat déjà autorisé à travailler. Cette vérification évite d'engager des démarches longues inutilement.

Il est ensuite utile de préparer les documents demandés et de vérifier leur validité. Un dossier incomplet peut retarder la délivrance de l'autorisation. L'employeur doit aussi anticiper les délais et informer le candidat.

La préparation inclut enfin l'organisation de l'arrivée du salarié. Le logement, le transport et l'intégration peuvent influencer la réussite du recrutement. Une attention particulière à ces aspects améliore la relation de travail.

Le bilan de l'embauche

L'embauche d'un salarié étranger repose sur trois piliers : la vérification du droit au travail, l'accomplissement des formalités et la traçabilité des démarches. Aucun de ces piliers ne peut être négligé sans exposer l'employeur à des risques. Un recrutement préparé protège l'entreprise, sécurise le salarié et facilite son intégration. La vigilance doit se poursuivre pendant toute la relation de travail. Un changement de titre, de poste ou de lieu de travail peut nécessiter une nouvelle vérification. L'employeur qui suit ces évolutions évite les ruptures de régularité et les sanctions. Il protège aussi le salarié, qui conserve un statut clair et des droits stables. Une veille simple, appuyée sur les services compétents, suffit généralement à sécuriser la situation. Elle permet d'anticiper les renouvellements et de vérifier les nouvelles obligations. L'employeur peut ainsi se concentrer sur son activité, tout en restant conforme à ses obligations. Cette organisation limite les risques de contentieux et protège la relation de travail sur la durée.

Questions fréquentes

Quels étrangers sont dispensés d'autorisation de travail ? Les ressortissants de l'Espace économique européen, de Suisse, Monaco, Andorre et Saint-Marin. Certains titulaires de titres de séjour spécifiques autorisent également le travail sans demande supplémentaire.

Qu'en est-il des Algériens et des Britanniques ? Algériens, Britanniques et ressortissants de pays ayant conclu un accord bilatéral avec la France sont soumis à des règles particulières distinctes du régime général.

Un étudiant étranger peut-il travailler en France ? Un étudiant titulaire d'un visa de long séjour ou d'une carte de séjour étudiant peut travailler dans la limite de 60 % de la durée annuelle du travail, soit 964 heures. Au-delà, une autorisation de travail spécifique est nécessaire.

L'autorisation de travail s'applique-t-elle sur tout le territoire français ? L'autorisation délivrée en France métropolitaine ne confère des droits qu'en métropole. Elle peut être limitée à certaines activités ou zones géographiques.

Quelles sont les formalités obligatoires après embauche ? Les formalités habituelles doivent être respectées. Si le salarié n'a jamais été immatriculé en France, une demande d'immatriculation auprès de la CPAM ou de la MSA est obligatoire.

Sources

Démarches liées

Sources

  • Comment faire pour embaucher un salarié étranger ?

    Service-Public.fr · vérifiée le 24/10/2026

    Ouvrir →
Cet article vous a aidé ?
Consultez les démarches correspondantes pour passer à l'action.

Démarches en France est un site indépendant, sans affiliation officielle avec l’administration française.