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Source officielle Vérifiée le 25 septembre 2026Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr
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Comment calculer les indemnités journalières maternité ou paternité ?

Calculez vos indemnités journalières maternité ou paternité : conditions, mode de calcul, montants et délais de versement. Tout ce qu'il faut savoir.

Publié le 30/04/2026 · Mis à jour le 01/11/2026 · 18 min de lecture

Comment calculer les indemnités journalières maternité ou paternité ?
Comment calculer les indemnités journalières maternité ou paternité

Le calcul des indemnités journalières (IJ) maternité ou paternité suit des règles précises, variables selon le statut professionnel, le salaire et la durée de l'arrêt. Pour les salariés du régime général, le calcul repose sur le salaire brut des trois ou douze derniers mois selon les cas. Pour les indépendants et les fonctionnaires, les règles diffèrent. Ce guide détaille les méthodes de calcul pour chaque situation, avec les plafonds applicables et les démarches à effectuer.

À retenir : pour les salariés du régime général, l'IJ maternité est calculée sur la base du salaire brut journalier moyen des trois mois précédant l'arrêt (ou des douze mois en cas d'activité partielle). Le montant est plafonné. Pour les travailleurs indépendants, les forfaits sont forfaitaires selon la catégorie professionnelle. La CPAM verse les IJ sans délai de carence.

Le calcul pour les salariées du régime général

La base de calcul

Pour les salariées, l'IJ maternité est calculée à partir du salaire brut journalier de référence. Deux méthodes sont possibles selon la situation :

  • Méthode sur 3 mois : si la salariée a travaillé au moins 150 heures au cours des trois mois précédant l'arrêt, l'IJ est calculée sur la base du salaire brut des trois derniers mois.
  • Méthode sur 12 mois : si la salariée a travaillé en activité partielle (chômage partiel, temps partiel), l'IJ est calculée sur la base du salaire brut des douze derniers mois.

Le salaire brut retenu inclut toutes les composantes de la rémunération : salaire de base, heures supplémentaires, primes et accessoires de salaire soumis à cotisation. Les remboursements de frais professionnels ne sont pas retenus.

Bon à savoir : la méthode sur 3 mois est plus avantageuse pour les salariées ayant perçu des primes ou des heures supplémentaires récentes. La méthode sur 12 mois lisse les variations mais peut être plus faible si l'activité a été réduite en fin de période.

Le plafond de l'IJ

L'IJ journalière maternité ne peut pas dépasser un plafond fixé selon la réglementation en vigueur. Ce plafond est revalorisé régulièrement. Au-delà, l'IJ est limitée au plafond.

La formule de calcul

L'IJ journalière est égale à :

`` IJ = salaire brut journalier moyen × 0.21 (pour les 3 premiers mois) IJ = salaire brut journalier moyen × 0.21 (au-delà, selon plafonds) ``

Attention : ce taux est indicatif. Le taux exact et les plafonds applicables sont fixés par décret. Vérifier sur ameli.fr pour la valeur actuelle.

Le montant versé

L'IJ journalière est versée par la CPAM tous les 14 jours, par virement bancaire. Le bulletin de paie de l'employeur mentionne les IJ versées (subrogation) ou la salariée reçoit directement les IJ si l'employeur n'assure pas la subrogation.

À retenir : si l'employeur pratique la subrogation, la salariée perçoit son salaire net habituel, et l'employeur est remboursé par la CPAM. Sans subrogation, la salariée reçoit directement les IJ de la CPAM et l'employeur peut lui verser un complément ou non.

Le calcul pour les travailleuses indépendantes

Les travailleuses indépendantes (artisans, commerçantes, professions libérales) relèvent d'un régime spécifique. L'IJ maternité est forfaitaire, c'est-à-dire qu'elle ne dépend pas du revenu.

Montants forfaitaires

Les montants forfaitaires sont fixés par décret selon la catégorie professionnelle :

  • Artisans et commerçantes : forfait journalier selon la réglementation en vigueur.
  • Professions libérales : forfait différent selon la caisse de retraite professionnelle.
  • Exploitantes agricoles : forfait selon les règles MSA.

À retenir : les montants forfaitaires sont généralement inférieurs aux IJ des salariées, mais ils sont complétés par des allocations forfaitaires de maternité versées en complément.

Durée de versement

Les IJ sont versées pendant toute la durée du congé maternité légal (16 semaines pour un premier enfant, 26 semaines à partir du troisième, davantage pour les grossesses multiples).

Démarches

La déclaration se fait directement auprès de la caisse d'assurance maladie des indépendants (SSI pour les artisans et commerçants, caisse de retraite pour les professions libérales).

Le calcul pour les agentes de la fonction publique

Le régime de la fonction publique diffère sensiblement du régime général. Les agentes fonctionnaires perçoivent leur traitement habituel pendant le congé maternité, sous réserve de certaines conditions.

Maintien du traitement

Les fonctionnaires (d'État, territoriale, hospitalière) bénéficient du maintien de leur traitement indiciaire pendant le congé maternité. Le calcul ne repose pas sur un salaire journalier mais sur le traitement mensuel brut habituel.

À retenir : le maintien du traitement est un droit statutaire. Il est appliqué automatiquement par l'employeur public. Les IJ de la sécurité sociale ne sont pas applicables aux fonctionnaires (ils ne cotisent pas au régime général).

Conditions d'octroi

  • Fonctionnaires titulaires : maintien intégral du traitement.
  • Contractuels de droit public : maintien du traitement selon la durée du contrat et l'ancienneté.
  • Agents en stage : maintien du traitement selon les règles statutaires.

Durée du congé

La durée du congé maternité des fonctionnaires est alignée sur le régime général : 16 semaines pour un premier enfant, 26 semaines à partir du troisième, durées allongées pour les grossesses multiples.

Le calcul pour les agentes contractuelles de droit privé

Les agentes contractuelles de droit privé (CDD, CDI dans le secteur public mais en contrat de droit privé) relèvent du régime général. Le calcul suit les mêmes règles que pour les salariées du privé.

Le cas particulier du congé paternité

Durée et calcul

Le congé paternité est indemnisé selon les mêmes règles que le congé maternité, à partir du salaire brut journalier de référence du père. La durée est de 25 jours calendaires (32 jours en cas de naissances multiples), dont 3 jours de congé de naissance obligatoires.

À retenir : le congé paternité peut être fractionné en deux périodes : une première période obligatoire dans les 30 jours suivant la naissance, et une seconde période dans les 6 mois suivants.

Calcul spécifique

L'IJ paternité est calculée sur la même base que l'IJ maternité, avec le même plafond. Le taux de remplacement est identique.

Démarches

La demande est effectuée par l'employeur (déclaration d'arrêt) ou directement par le salarié sur ameli.fr. La CPAM verse les IJ selon les mêmes modalités que pour la maternité.

La durée du congé selon la situation familiale

Premier ou deuxième enfant

Le congé maternité est de 16 semaines : 6 semaines avant l'accouchement (prénatal) et 10 semaines après (postnatal).

Troisième enfant et plus

Le congé est allongé à 26 semaines : 8 semaines prénatales et 18 semaines postnatales.

Grossesse gémellaire

Pour des jumeaux, le congé est de 34 semaines (12 prénatales et 22 postnatales). Pour des triplés ou plus, il est de 46 semaines (24 prénatales et 22 postnatales).

À retenir : la durée peut être ajustée pour raisons médicales. En cas de complication, le congé prénatal peut être prolongé. À l'inverse, la salariée peut reporter une partie du congé prénatal sur le postnatal si la grossesse se passe bien.

L'impact du congé sur les droits à la retraite

Les périodes de congé maternité sont prises en compte pour la retraite, sous conditions.

Régime général

Les trimestres d'assurance sont validés normalement pendant le congé maternité (sous réserve de cotisation). Les salaires reportés sur le relevé de carrière sont ceux de l'année précédente ou des trois derniers mois selon les cas.

Régime des indépendants

Les périodes de congé maternité sont validées gratuitement pour la retraite, selon la réglementation en vigueur.

À retenir : vérifier son relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr pour s'assurer que les trimestres de congé maternité sont bien comptabilisés.

L'employeur maintient-il le salaire ?

Subrogation

De nombreux employeurs maintiennent le salaire intégral pendant le congé maternité, sous réserve de percevoir les IJ de la CPAM. C'est la « subrogation ». Elle est pratiquée par :

  • La fonction publique (maintien statutaire).
  • Certaines grandes entreprises (par accord d'entreprise).
  • Les conventions collectives de certaines branches.

Bon à savoir : la subrogation n'est pas une obligation légale (sauf dans certains cas prévus par la convention collective). Sans subrogation, la salariée reçoit directement les IJ et perçoit un revenu inférieur à son salaire habituel.

Complément de salaire par l'employeur

Sans subrogation, certains employeurs versent un complément de salaire pour atteindre le niveau habituel. Ce complément est négocié ou prévu par la convention collective.

IJ et bulletin de paie

Pendant le congé maternité, le bulletin de paie mentionne les IJ versées (si subrogation) ou l'absence pour maternité (si la salariée reçoit directement les IJ).

Quand l'IJ est réduite ou nulle

Plafond atteint

Si le salaire brut journalier dépasse le plafond, l'IJ est limitée au plafond. C'est le cas pour les salaires élevés.

Activité partielle

En cas d'activité partielle (chômage partiel, temps partiel), le calcul peut être moins favorable. La méthode sur 12 mois est appliquée.

Arrivée récente dans l'emploi

Si la salariée n'a pas travaillé suffisamment longtemps (moins de 150 heures sur 3 mois), le calcul est basé sur les 12 derniers mois.

À retenir : si l'IJ est très inférieure au salaire habituel, il est possible de négocier avec l'employeur un complément de salaire, ou de vérifier ses droits à la prévoyance d'entreprise.

Les démarches à effectuer

Pour la salariée

  1. Déclarer la grossesse à la CPAM et à la CAF dans les trois premiers mois.
  2. Informer l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant le certificat médical.
  3. Obtenir le certificat médical d'arrêt de travail du médecin ou de la sage-femme.
  4. Déclarer l'arrêt sur ameli.fr (déclaration de salaire en ligne par l'employeur).

Pour l'employeur

  1. Recevoir la déclaration d'arrêt de la salariée.
  2. Vérifier les droits au congé maternité (durée selon la situation).
  3. Transmettre la déclaration de salaire à la CPAM.
  4. Verser le salaire selon les règles de subrogation ou verser directement les IJ.

À retenir : les délais de transmission sont importants. Un retard peut retarder le versement des IJ.

Cas particuliers

Adoption

Le congé maternité s'applique aussi en cas d'adoption. La durée varie selon le nombre d'enfants déjà à charge et selon la réglementation en vigueur. L'IJ est versée sur la même base qu'un congé maternité classique.

Grossesse pathologique

En cas de grossesse pathologique, un arrêt maladie peut être prescrit avant le début du congé maternité. Il est indemnisé comme un arrêt maladie classique, sur la base du salaire habituel.

Naissance prématurée

En cas de naissance prématurée, le congé postnatal est allongé pour atteindre la durée totale prévue. Si la naissance a lieu plus tôt que prévu, les semaines prénatales non prises peuvent être reportées en postnatal.

Décès périnatal

En cas de décès de l'enfant en cours de grossesse ou peu après la naissance, des droits spécifiques existent : congé maternité allongé, indemnités journalières majorées, accompagnement psychologique.

À retenir : les situations de deuil périnatal sont accompagnées par des dispositifs spécifiques. Le médecin et la sage-femme peuvent orienter les parents vers des structures d'accompagnement.

Liens utiles pour aller plus loin

Attention : les règles et plafonds applicables évoluent régulièrement. Pour une information à jour, consulter directement ameli.fr ou le service-public.gouv.fr.

Exemple concret de calcul pour une salariée

Prenons un exemple pour illustrer le calcul. Une salariée du privé perçoit un salaire brut mensuel de 2 800 euros, avec des primes ponctuelles portant la rémunération à environ 3 000 euros par mois sur les trois derniers mois.

Méthode sur 3 mois :

Salaire brut total des 3 derniers mois : 3 000 × 3 = 9 000 euros (avec primes) ou 2 800 × 3 = 8 400 euros (sans primes).

Salaire brut journalier moyen : 9 000 ÷ 90 = 100 euros par jour (avec primes) ou 8 400 ÷ 90 = 93,33 euros par jour (sans primes).

IJ journalière (taux de remplacement approximatif) : 100 × 0,21 = 21 euros par jour (avec primes) ou 93,33 × 0,21 = 19,60 euros par jour (sans primes).

Attention : ce calcul est indicatif. Le taux de remplacement réel et les plafonds applicables sont fixés par décret. Vérifier sur ameli.fr pour les valeurs actuelles. Le salaire net perçu pendant le congé maternité est généralement différent du salaire net habituel en raison des cotisations spécifiques.

Avec subrogation de l'employeur :

Si l'employeur pratique la subrogation, la salariée perçoit son salaire net habituel (environ 2 200 euros par mois pour un salaire brut de 2 800 euros). L'employeur est remboursé par la CPAM à hauteur des IJ.

Sans subrogation :

Sans subrogation, la salariée perçoit directement les IJ de la CPAM. Le montant mensuel est inférieur au salaire habituel : environ 21 × 30 = 630 euros par mois dans cet exemple. Un complément de salaire par l'employeur ou par la prévoyance peut compenser.

À retenir : les IJ maternité sont toujours inférieures au salaire net habituel pour la majorité des salariées. Sans subrogation ou complément, le revenu chute sensiblement pendant le congé.

Cas d'une salariée à temps partiel

Une salariée à 80 % perçoit un salaire brut mensuel de 2 240 euros. Sur les trois derniers mois, le salaire brut total est de 6 720 euros.

Méthode sur 12 mois :

Si l'activité partielle est avérée (moins de 150 heures sur 3 mois), le calcul repose sur les 12 derniers mois. Le salaire brut total sur 12 mois est de 2 240 × 12 = 26 880 euros, soit un salaire journalier moyen de 26 880 ÷ 365 = 73,64 euros par jour.

IJ journalière : 73,64 × 0,21 = 15,46 euros par jour.

À retenir : le temps partiel peut réduire le montant de l'IJ. La méthode sur 12 mois lisse les variations mais peut être défavorable en cas de baisse d'activité récente.

Cas d'une fonctionnaire territoriale

Une fonctionnaire territoriale perçoit un traitement indiciaire brut de 2 500 euros par mois. Pendant le congé maternité, son traitement est maintenu intégralement par l'employeur public. Aucune démarche auprès de la CPAM n'est nécessaire.

À retenir : le régime de la fonction publique est plus favorable que le régime général en termes de maintien du revenu pendant le congé maternité. Les fonctionnaires ne cotisent pas au régime général et ne perçoivent pas d'IJ de la CPAM.

Détail du plafond des IJ

Le plafond de l'IJ journalière maternité est fixé selon la réglementation en vigueur. Au-delà de ce plafond, l'IJ est limitée.

Pour les salaires élevés (cadres dirigeants, professions libérales salariées), le plafond est rapidement atteint. La perte de revenu pendant le congé peut être significative, et il est souvent intéressant de négocier une prévoyance d'entreprise ou un complément de salaire.

À retenir : les conventions collectives de branche prévoient souvent des dispositions plus favorables que la loi (maintien du salaire, subrogation obligatoire, complément de salaire). Vérifier sa convention collective.

Quand la convention collective est plus favorable

Certaines conventions collectives prévoient :

  • Le maintien intégral du salaire pendant le congé maternité.
  • La subrogation obligatoire par l'employeur.
  • Des jours de congé supplémentaires (congé d'allaitement, congé de naissance).
  • Une prime de naissance complémentaire.

À retenir : la convention collective s'applique toujours, même si elle est moins favorable que la loi (dans ce cas, c'est la loi qui s'applique). Vérifier sa convention sur le site du ministère du Travail ou auprès de l'employeur.

L'impact des arrêts maladie avant le congé maternité

Une salariée peut être en arrêt maladie avant le début de son congé maternité (grossesse pathologique, fatigue, complication). Les indemnités journalières maladie sont calculées différemment des IJ maternité :

  • IJ maladie : taux réduit par rapport aux IJ maternité, avec délai de carence de 3 jours.
  • IJ maternité : taux plus élevé, sans délai de carence.

À retenir : la transition entre arrêt maladie et congé maternité peut être un moment délicat. Le médecin et l'employeur doivent coordonner pour assurer la continuité des droits.

Le cas des professions spécifiques

Professions libérales

Les professions libérales relèvent de leur caisse de retraite et d'assurance maladie spécifique (CARMF pour les médecins, CARPIMKO pour les infirmiers, etc.). Les IJ maternité sont forfaitaires et varient selon la caisse.

Artistes-auteurs

Les artistes-auteurs (écrivains, photographes, auteurs de bandes dessinées) relèvent du régime des artistes-auteurs. Les IJ maternité sont forfaitaires.

Exploitants agricoles

Les exploitants agricoles relèvent de la MSA. Les IJ maternité sont forfaitaires et adaptées au contexte agricole.

À retenir : chaque régime professionnel a ses propres règles. Pour les situations individuelles, contacter directement la caisse compétente.

Les erreurs courantes à éviter

Retarder la déclaration de grossesse. Passé le troisième mois, les droits peuvent être réduits.

Confondre IJ maladie et IJ maternité. Les taux et les plafonds diffèrent.

Ignorer la subrogation. Demander à l'employeur s'il pratique la subrogation peut éviter une perte de revenu significative.

Ne pas vérifier sa convention collective. Certaines conventions prévoient des dispositions plus favorables.

Oublier de mettre à jour sa déclaration fiscale. Les IJ sont imposables comme un salaire de remplacement, mais les modalités de prélèvement diffèrent.

Négliger l'impact sur la retraite. Les trimestres de congé maternité sont validés, mais il faut vérifier son relevé de carrière.

Conclusion : un dispositif protecteur mais perfectible

Le système d'IJ maternité et paternité français protège les parents pendant la période entourant la naissance. Les montants sont variables selon le statut, mais le droit au congé est garanti pour tous les salariés, indépendants et fonctionnaires.

Pour les salariées du privé, le maintien intégral du salaire dépend de la subrogation de l'employeur et des dispositions conventionnelles. Sans subrogation, le revenu peut chuter significativement. Une prévoyance individuelle ou d'entreprise peut compléter utilement.

Pour les fonctionnaires, le régime est plus favorable avec maintien du traitement. Pour les indépendants, les forfaits sont inférieurs aux IJ des salariés, mais complétés par des prestations forfaitaires.

Quelle que soit la situation, les périodes de congé maternité sont validées pour la retraite. Une vérification du relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr est recommandée.

La coordination entre les caisses

Pour les assurés relevant de plusieurs régimes (pluri-activité, cumul d'emplois), la coordination entre les caisses évite le cumul excessif d'IJ. Les IJ sont versées par chaque caisse au prorata de l'activité, dans la limite du plafond global.

À retenir : si vous exercez plusieurs activités professionnelles, déclarez chaque activité à la caisse compétente. La coordination est automatique, mais il faut avoir déclaré l'ensemble des revenus.

L'impact fiscal des IJ

Les IJ maternité et paternité sont imposables comme un salaire de remplacement. Elles sont soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires. Les modalités de prélèvement sont les suivantes :

  • Prélèvement à la source directement par la CPAM ou l'employeur.
  • Déclaration dans la case « traitements et salaires » de la déclaration de revenus.

À retenir : les IJ sont imposables mais elles sont souvent moins élevées que le salaire habituel. L'impôt sur le revenu total est donc réduit pendant le congé.

Cas des frontaliers et travailleurs étrangers

Les travailleurs frontaliers et les étrangers en situation régulière relèvent des IJ maternité selon leur régime d'affiliation. Les conventions bilatérales entre la France et certains pays coordonnent les droits.

À retenir : pour les travailleurs frontaliers, vérifier la convention bilatérale applicable entre la France et le pays d'emploi. Les règles peuvent différer sensiblement.

Le suivi post-congé : visite de reprise

À l'issue du congé maternité, une visite de reprise est obligatoire pour les salariées. Elle est effectuée par le médecin du travail. Elle permet de vérifier l'aptitude au poste et d'envisager, si nécessaire, des aménagements.

À retenir : la visite de reprise est un droit, pas une obligation de la salariée. Mais elle est vivement recommandée pour les postes à risque ou en cas de complication post-accouchement.

Récapitulatif des démarches

Pour résumer, voici les démarches clés en fonction du statut :

Statut Démarches clés
Salariée du privé Déclaration de grossesse, information employeur, demande d'arrêt à la CPAM
Indépendante Déclaration de grossesse à la SSI ou à la caisse professionnelle
Fonctionnaire Information de l'employeur public, maintien automatique du traitement
Travailleur frontalier Vérifier la convention bilatérale applicable
Pluri-activité Coordination entre les caisses d'affiliation

Aller plus loin : optimiser sa protection

Quelques réflexes permettent d'optimiser la protection financière pendant le congé maternité :

  • Vérifier sa convention collective et son contrat de prévoyance d'entreprise.
  • Demander à l'employeur s'il pratique la subrogation.
  • Consulter un conseiller en prévoyance pour évaluer les besoins complémentaires.
  • Vérifier son relevé de carrière sur lassuranceretraite.fr.

À retenir : le congé maternité est un droit. Les IJ ne sont qu'une partie de la protection. Les conventions collectives et la prévoyance individuelle ou d'entreprise jouent un rôle clé pour maintenir le niveau de vie.

Questions souvent posées

  • Le congé prénatal peut-il être décalé ? Une partie du congé peut être reportée sur le postnatal, dans la limite de trois semaines, sur prescription médicale et accord du médecin du travail.
  • L'employeur peut-il refuser le congé maternité ? Non. Le congé maternité est un droit opposable. Tout refus serait discriminatoire au sens du code du travail.
  • Le père peut-il bénéficier d'indemnités en cas de décès de la mère ? Oui, sous conditions, le père peut obtenir un congé de paternité majoré et des IJ spécifiques.
  • Comment vérifier le montant des IJ versées ? Sur le relevé de la CPAM ou du régime professionnel, accessible via le compte ameli ou l'espace assuré du régime concerné.

Bon à savoir : pour toute situation complexe (frontalière, multi-employeurs, profession libérale), un conseiller de l'assurance maladie ou un expert-comptable peut aider à estimer les IJ dues.

Information à vérifier auprès de l'organisme compétent. Les montants, délais et conditions mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon la réglementation en vigueur et la situation individuelle. Les textes applicables sont consultables sur legifrance.gouv.fr ; les modalités pratiques sur ameli.fr et service-public.gouv.fr.

Sources officielles

Chaque fait administratif de cet article est sourcé sur les sites officiels ci-dessus. Les règles, montants et délais évoluent : vérifiez la date de mise à jour avant toute démarche.

Démarches liées

Sources

  • Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr

    Organisme · vérifiée le 25/09/2026

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