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Source officielle Vérifiée le 25 septembre 2026Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr
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Chômage : toutes les démarches à effectuer auprès de France Travail

Vous êtes au chômage ? Découvrez les démarches à effectuer auprès de France Travail : inscription, actualisation, allocation, rendez-vous et recours.

Publié le 19/10/2022 · Mis à jour le 01/11/2026 · 18 min de lecture

Chômage : toutes les démarches à effectuer auprès de France Travail
Chômage : toutes les démarches auprès de France Travail

France Travail — ex-Pôle Emploi — accompagne chaque année plusieurs millions de demandeurs d'emploi. Le nom a changé, mais les missions de fond restent les mêmes : verser les allocations, aider à retrouver un emploi, financer des formations, orienter vers les bons interlocuteurs. Reste que le système est touffu. Inscription, actualisation, rendez-vous avec un conseiller, aides à la mobilité, cas de radiation : on s'y perd vite quand on découvre le dispositif. Voici un panorama complet des démarches, dans l'ordre où elles interviennent réellement.

S'inscrire : la première étape, souvent en ligne

L'inscription ouvre les droits. Elle se fait principalement sur le portail candidat.francetravail.fr, ou en agence sur rendez-vous. Il faut un numéro de sécurité sociale, une pièce d'identité valide, un RIB et — si on y a droit — l'attestation employeur qui récapitule les salaires perçus. L'inscription doit intervenir dans les douze mois suivant la perte d'emploi pour ouvrir les droits à l'ARE (Allocation d'aide au retour à l'emploi).

À retenir : sans inscription, pas d'allocation. Sans attestation employeur correctement remplie, pas de calcul possible du salaire journalier de référence (SJR).

La première connexion déclenche l'ouverture d'un espace personnel. On y renseigne son parcours, ses compétences, ses contraintes (mobilité, garde d'enfants, santé). Tout cela sert plus tard au conseiller pour adapter l'accompagnement.

Bon à savoir : la double authentification (SMS ou application mobile) est fortement recommandée. Elle protège l'accès au dossier en cas de perte du mot de passe.

Le rendez-vous d'inscription et de diagnostic (EID)

Une fois inscrit, le demandeur reçoit une convocation pour un entretien d'inscription et de diagnostic — l'EID. C'est le premier vrai contact humain avec un conseiller. L'entretien dure environ 45 minutes, en agence, en visio ou parfois par téléphone. Le conseiller y fait le point sur le projet professionnel, identifie les freins éventuels (logement, santé, famille) et propose un contrat d'engagement.

Attention : le contrat d'engagement n'est pas une formalité. Il prévoit des engagements chiffrés — nombre de candidatures par mois, participations à des ateliers, prises de contact avec des employeurs. Son non-respect répété peut motiver une radiation.

C'est aussi à ce moment qu'on évoque les aides disponibles : AIF, aide à la mobilité, aide au permis, etc. Le conseiller oriente en fonction du profil.

L'actualisation : un geste mensuel obligatoire

Chaque mois, entre le 1er et le 15, le demandeur doit actualiser sa situation. C'est ce qui conditionne le versement de l'allocation. L'actualisation se fait en ligne sur le portail candidat ou par téléphone. On y déclare les jours travaillés, les revenus perçus, les changements de situation (adresse, composition du foyer). Si on oublie, la radiation tombe automatiquement après 15 jours.

À retenir : pas d'actualisation = pas de versement. Au-delà de six mois de radiation pour défaut d'actualisation, on repart de zéro, sans conservation de l'ancienneté.

Le versement de l'ARE arrive généralement entre le 5 et le 10 du mois suivant, sous réserve de l'actualisation. Pour les demandeurs qui exercent une activité réduite en parallèle, le maintien partiel est calculé selon une formule de différentiel : allocation diminuée de la fraction de salaire journalier qui dépasse un certain seuil. Ce mécanisme permet de garder un filet de sécurité tout en reprenant un emploi, même partiel.

L'ARE : comment ça marche vraiment

L'ARE est l'allocation de référence pour les demandeurs d'emploi involontairement privés d'emploi. Son montant dépend du salaire journalier de référence (SJR), calculé sur les salaires soumis à cotisation chômage. Selon la réglementation en vigueur, l'allocation s'établit autour d'un pourcentage du SJR, encadrée par un plancher et un plafond, tous deux revalorisés chaque année au 1er juillet.

Information à vérifier : le montant exact, le plancher et le plafond applicables à votre situation sont à consulter sur le simulateur officiel de francetravail.fr ou sur service-public.fr.

La durée d'indemnisation dépend de l'âge et de la durée d'affiliation antérieure. Selon la réglementation en vigueur, elle peut aller jusqu'à 24 mois pour les seniors, avec des règles spécifiques pour les personnes de 53 ans et plus, ou celles ayant cotisé plus longtemps.

Pour les demandeurs qui reprennent un emploi de courte durée (CDD, mission d'intérim) en cours d'indemnisation, le cumul allocation-salaire est possible sous conditions. La formule de différentiel préserve l'incitation à reprendre, même un emploi partiel.

Attention : le SJR est calculé différemment selon la date d'ouverture des droits. Les règles antérieures et postérieures à la réforme de l'assurance chômage diffèrent. Le détail figure sur la notification de décision.

Le rôle du conseiller référent

Le conseiller référent est l'interlocuteur principal pendant tout le parcours. Il est désigné à l'EID selon le profil du demandeur et la nature de son projet. Il existe plusieurs types de conseillers : conseiller « entreprise », conseiller « formation », conseiller « social ». Cette spécialisation permet d'adapter l'accompagnement.

La fréquence des rendez-vous varie selon le niveau d'accompagnement. Pour le suivi classique, un rendez-vous tous les six mois. Pour les demandeurs en suivi renforcé (chômage de longue durée, freins périphériques importants), un rendez-vous toutes les deux semaines ou toutes les semaines. Le conseiller dispose d'un tableau de bord partagé avec le demandeur, où sont consignées les actions en cours et leur avancement.

Bon à savoir : le conseiller référent peut être changé sur demande motivée, mais cette demande est examinée au cas par cas.

Les aides à la formation

France Travail dispose d'un budget conséquent pour la formation des demandeurs d'emploi. Les principaux dispositifs :

  • AIF (Aide Individuelle à la Formation) : finance les formations non couvertes par les autres dispositifs. Le conseiller valide la cohérence avec le projet professionnel.
  • AFC (Action de Formation Conventionnée) : formation collective dans les secteurs en tension, intégralement prise en charge.
  • AFPR / POE (Préparation Opérationnelle à l'Emploi) : formation financée avant une embauche identifiée, conjointement par France Travail et l'employeur.
  • CPF (Compte Personnel de Formation) : compte individuel, mobilisable à tout moment, y compris pendant le chômage. France Travail peut le compléter.

Pendant la formation, le demandeur peut percevoir la RFFT (Rémunération des Formations France Travail), dont le montant varie selon la situation. Les formations de niveau CAP ou BEP ouvrent droit à une rémunération plancher ; les formations longues, davantage.

À retenir : le CPF reste la propriété du salarié, même au chômage. Son solde est consultable sur moncompteformation.gouv.fr.

Les aides à la mobilité

La mobilité reste un obstacle majeur au retour à l'emploi, surtout pour les publics modestes ou les territoires enclavés. France Travail propose plusieurs aides :

  • Aide à la mobilité géographique : finance les frais de déménagement quand un emploi est situé loin du domicile.
  • Aide à la double résidence : prend en charge une partie des loyers quand l'emploi impose de maintenir deux logements.
  • Aide au permis de conduire B : finance l'inscription à l'auto-école, sous conditions et avec l'accord du conseiller. Plafond selon la réglementation en vigueur.
  • Aide au transport : indemnités kilométriques ou prise en charge d'abonnements pour les trajets vers un emploi ou une formation.

Ces aides sont cumulables entre elles dans la limite des plafonds respectifs.

L'aide à la création ou reprise d'entreprise

Pour les demandeurs qui envisagent de créer leur propre activité, deux dispositifs coexistent :

  • ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) : versement en capital d'une partie des droits ARE restants. La moitié à la création, l'autre moitié six mois plus tard, sous condition de pérennité de l'activité.
  • Maintien de l'ARE : alternative à l'ARCE, le créateur continue à percevoir l'ARE en complément des revenus d'activité, sous conditions de ressources.

L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) complète le dispositif en exonérant partiellement les cotisations sociales pendant les douze premiers mois d'activité.

Attention : ARCE et maintien de l'ARE sont incompatibles. Le choix se fait au moment de la création, et il est difficile de revenir en arrière.

Le contrôle et la lutte contre la fraude

France Travail croise les déclarations des demandeurs avec les fichiers de l'URSSAF, de la sécurité sociale et de la DGFIP pour détecter les incohérences. Les contrôles peuvent être automatisés (algorithmiques) ou déclenchés par un signalement.

En cas de fraude avérée — fausse déclaration, dissimulation d'activité, faux documents — les sanctions sont lourdes : remboursement majoré, pénalité pouvant atteindre 30 % du trop-perçu, radiation de 6 mois à 3 ans, et poursuites pénales pour escroquerie au sens du code pénal.

À retenir : la bonne foi du demandeur est un élément déterminant dans la proportionnalité des sanctions. Une omission involontaire n'est pas traitée comme une fraude caractérisée.

Le remboursement d'un trop-perçu

Le trop-perçu survient quand France Travail verse une allocation à laquelle le demandeur n'avait pas droit, ou dont le montant était surévalué. Les causes les plus fréquentes : omission de déclaration d'une activité réduite, erreur dans le calcul du SJR, versement durant une période de formation indemnisée par un autre organisme.

La notification de trop-perçu arrive par courrier recommandé. Elle détaille le montant, la période concernée et les voies de recours. Le demandeur dispose de deux mois pour formuler ses observations. Au-delà, le remboursement devient exigible.

Un échéancier peut être négocié avec l'agence, sur justificatifs. En cas de désaccord persistant, la Commission de Recours Amiable (CRA) peut être saisie gratuitement.

La radiation : causes et conséquences

La radiation est prononcée par le directeur d'agence après mise en mesure de présenter des observations. Les motifs sont limitativement énumérés par la loi : refus d'un emploi conforme sans motif légitime, manquement répété au contrat d'engagement, absence d'actualisation, fraude, reprise d'activité non déclarée.

La durée varie de un mois à trois ans selon la gravité. Pour les radiations courtes, la réinscription peut se faire sans perte d'ancienneté. Pour les radiations longues, c'est une nouvelle inscription avec calcul de nouveaux droits.

Attention : le délai de recours contre une décision de radiation est de deux mois à compter de la notification. Au-delà, la décision devient définitive.

Les voies de recours

Plusieurs recours existent, à exercer dans l'ordre : recours gracieux auprès du directeur d'agence, recours hiérarchique auprès du directeur général, recours contentieux devant le tribunal administratif. La saisine du médiateur de France Travail est gratuite et peut intervenir à tout moment.

Pour les contestations relatives au calcul du SJR ou au montant de l'allocation, la CRA est compétente. Sa saisine est gratuite et n'impose pas la représentation par avocat.

Bon à savoir : la Commission de Recours Amiable examine les litiges techniques liés à l'indemnisation. Le tribunal administratif est compétent pour les décisions de radiation et les refus d'inscription.

Contacter France Travail au quotidien

Plusieurs canaux sont à disposition. Le 3949 reste le numéro de référence, joignable en semaine de 8 h à 17 h. Un serveur vocal interactif est disponible hors horaires. Le portail candidat permet d'adresser des demandes écrites, avec un délai de réponse moyen de cinq jours ouvrés.

Pour les personnes sourdes ou malentendantes, un service de traduction en langue des signes française est proposé en visio depuis le portail. L'envoi postal reste possible pour les contestations, idéalement en recommandé avec accusé de réception.

Pour les situations de grande précarité (impayés de loyer, factures d'énergie, difficultés alimentaires), le service social de l'agence peut être saisi. Des aides ponctuelles peuvent être versées sur les crédits d'action sociale de France Travail.

Quelques situations particulières

Demandeurs en situation de handicap : ils sont accompagnés par le réseau Cap Emploi, partenaire de France Travail, spécialisé dans l'évaluation des capacités résiduelles et l'aménagement des postes. Le conseiller Cap Emploi travaille en lien avec le conseiller France Travail.

Jeunes de 16 à 25 ans : la Mission Locale est l'interlocuteur de premier niveau. France Travail intervient ensuite, ou directement pour les jeunes sortis de formation initiale.

Travailleurs frontaliers : les règles de coordination européenne s'appliquent. Le formulaire U1 (ex-E301) atteste des périodes d'emploi dans un autre pays de l'UE et permet la totalisation pour l'ouverture des droits.

Personnes en formation de plus de neuf mois : le statut de demandeur d'emploi est suspendu, mais les droits non consommés sont conservés. La réinscription se fait sans nouveau délai administratif.

Le premier entretien d'inscription : à quoi s'attendre

La première rencontre avec son conseiller France Travail ne ressemble pas aux rendez-vous administratifs classiques. C'est un entretien d'évaluation qui dure en moyenne quarante-cinq minutes, parfois davantage si la situation est complexe.

Le conseiller commence par reprendre les informations d'inscription et vérifier que le dossier est complet. Il pose ensuite des questions ouvertes : quel type d'emploi cherchez-vous, dans quel secteur, avec quel niveau de rémunération, êtes-vous mobile, avez-vous des contraintes horaires ou familiales qui limitent vos choix ? Ces questions ne sont pas anodines. Elles servent à calibrer le Projet Personnalisé d'Accès à l'Emploi (PPAE), qui détermine ensuite le rythme des rendez-vous et le type d'accompagnement.

À retenir : préparez votre premier entretien. Listez vos compétences, vos dernières expériences, vos contraintes et vos préférences avant de vous rendre à l'agence. Un candidat qui arrive sans aucune idée de ce qu'il cherche se retrouve souvent catalogué en accompagnement « classique » avec peu de suivi.

À l'issue de cet entretien, le conseiller peut orienter vers trois types d'accompagnement : intensif (pour les chômeurs les plus éloignés de l'emploi), suivi (le cas général), ou guidé (pour les profils proches du retour à l'emploi). Le classement n'est pas définitif : il peut être revu à tout moment, à la demande du candidat ou du conseiller.

Le conseiller référent unique : un interlocuteur privilégié

Chaque demandeur d'emploi se voit attribuer un conseiller référent. C'est l'interlocuteur de confiance tout au long du parcours. Il connaît le dossier, l'historique, les freins éventuels. C'est lui qui convoque aux rendez-vous, qui valide les formations, qui propose les offres correspondant au profil.

Mais le conseiller référent n'est pas omniscient. Il a en moyenne cent à cent cinquante demandeurs en suivi intensif, parfois davantage en suivi classique. Le réflexe à avoir est de venir préparé à chaque rendez-vous, avec des questions précises plutôt que des interrogations vagues. Les conseillers apprécient les candidats structurés et prennent davantage de temps pour eux.

Bon à savoir : il est possible de demander un changement de conseiller référent, sans avoir à se justifier. La démarche se fait en ligne sur le portail candidat ou directement à l'accueil de l'agence. Le changement prend effet sous quelques jours ouvrés.

Le conseiller n'est pas seul : il travaille avec un réseau de spécialistes. Le conseiller entreprise pour les profils pénuriques (santé, bâtiment, transport, etc.), le conseiller formation pour le bilan de compétences, le conseiller spécialisé handicap via Cap Emploi, le conseiller mobilité pour les questions de transport. Ces expertises sont accessibles sur orientation du conseiller référent.

Cas des intérimaires : des règles spécifiques

Les intérimaires ont un rapport particulier à l'assurance chômage, parce que leur alternance entre contrats courts et périodes d'inactivité crée des situations atypiques. La règle de base reste la même : pour ouvrir des droits à l'ARE, il faut avoir travaillé au moins six mois sur les vingt-quatre derniers mois. Mais pour les intérimaires, ces six mois sont rarement continus : ce sont des contrats de quelques jours ou quelques semaines, ponctués de phases d'intermission.

Chaque fin de mission ouvre une période d'inscription. Si la mission suivante ne se présente pas, le demandeur reste inscrit et continue à percevoir son ARE. Le calcul du SJR intègre l'ensemble des contrats des vingt-quatre ou trente-six derniers mois, ce qui peut donner des montants surprenants : un SJR calculé sur des missions courtes mais nombreuses peut être supérieur à celui d'un salarié en CDI.

Attention : la carence entre deux missions intérim est souvent plus courte que dans un contrat classique, parce que l'indemnité de fin de mission (IFM) représente une part moindre du salaire. À l'inverse, certains intérimaires choisissent volontairement de prendre des missions courtes pour préserver leurs droits à l'ARE.

À retenir : si vous êtes intérimaire, déclarez chaque mission au portail candidat, même si elle ne dure que quelques jours. Une mission oubliée ne peut pas être intégrée au calcul des droits.

Cas des indépendants : ARE sous conditions

Depuis l'entrée en vigueur du dispositif en 2019 puis sa réforme en 2023, les indépendants qui cessent leur activité peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d'une allocation d'aide au retour à l'emploi. Les conditions sont différentes de celles des salariés.

Le demandeur doit avoir été affilié à l'assurance chômage pendant au moins cinq ans (en tant qu'indépendant, salarié, ou les deux), et avoir généré un revenu d'activité au moins égal à un seuil minimal défini par décret. La durée d'indemnisation est plafonnée, et le montant est forfaitaire par tranche de revenus antérieurs.

À retenir : le passage du statut d'indépendant à demandeur d'emploi n'est pas automatique. Il faut faire une démarche explicite de cessation d'activité auprès du guichet unique (URSSAF, CFE) avant de s'inscrire à France Travail.

Pour les créateurs d'entreprise qui ont perçu l'ARCE (versement de l'ARE en capital), la réinscription ultérieure est possible mais le calcul des nouveaux droits prend en compte la période déjà indemnisée. Les règles sont complexes et il est recommandé de se faire accompagner par un conseiller France Travail spécialisé dans les transitions professionnelles.

Fiscalité : déclarer ses allocations aux impôts

L'ARE est imposable au titre de l'impôt sur le revenu. Elle figure sur le bulletin de paie virtuel établi chaque mois par France Travail et transmis à l'administration fiscale via la déclaration pré-remplie.

Il existe un abattement de 10 % pour les frais de recherche d'emploi, mais son application dépend du choix du contribuable. Les demandeurs d'emploi peuvent soit conserver l'abattement automatique, soit déduire leurs frais réels (déplacements, frais de correspondance, frais de garde d'enfants, etc.) si ces frais sont supérieurs.

Attention : les allocations perçues en cumul avec une activité réduite apparaissent sur une ligne spécifique de l'avis d'imposition. Si vous êtes dans cette situation, gardez vos bulletins mensuels pour pouvoir justifier du montant en cas de contrôle.

Pour les demandeurs d'emploi qui perçoivent uniquement l'ARE sans activité réduite, la déclaration est pré-remplie et ne nécessite aucune intervention, sauf si vous souhaitez corriger un montant.

Trois scénarios-types pour s'orienter

Scénario 1 : un salarié en CDI qui perd son emploi

Licenciement économique, rupture conventionnelle, ou fin de CDD. Le salarié s'inscrit à France Travail dans les douze mois suivant la fin du contrat. Il bénéficie de l'ARE calculée sur la base de son salaire antérieur. L'accompagnement est de type « suivi » ou « guidé » selon son profil.

Scénario 2 : un jeune diplômé sans expérience

Pas de droit à l'ARE car pas d'emploi préalable. Le jeune s'inscrit quand même à France Travail pour bénéficier de l'accompagnement à la recherche d'emploi. Il est orienté vers la Mission Locale s'il a moins de 25 ans. Accès à la Garantie Jeunes, aux dispositifs d'insertion professionnelle.

Scénario 3 : un demandeur d'emploi de longue durée (plus de 12 mois)

Accompagnement intensif, rendez-vous plus fréquents, accès prioritaire aux formations longues (AFPR, POEI, Action Collective). Possibilité de bénéficier d'un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) s'il est licencié économique après un an d'inscription.

Erreurs courantes des demandeurs d'emploi

Plusieurs erreurs reviennent régulièrement dans l'expérience quotidienne des conseillers France Travail. Les éviter, c'est gagner du temps et préserver ses droits.

Oublier l'actualisation mensuelle : chaque mois, entre le 1er et le 15, le demandeur d'emploi doit actualiser sa situation sur le portail candidat. Un oubli peut entraîner un retard de versement et, en cas de récidive, une procédure de radiation.

Ne pas déclarer une activité réduite : même quelques heures de travail doivent être déclarées. Le non-respect de cette obligation peut entraîner une radiation et une demande de remboursement des sommes perçues indûment.

Refuser une offre raisonnable sans motif légitime : la notion de « motif légitime » est encadrée par la loi. Refuser un emploi sous prétexte que la rémunération est inférieure aux attentes n'est pas légitime. Refuser pour des raisons familiales ou médicales peut l'être.

Ne pas se présenter aux rendez-vous : trois absences non justifiées peuvent déclencher une radiation. Si vous ne pouvez pas venir, prévenez l'agence au préalable et justifiez votre absence.

Confondre ARE et prime d'activité : ce sont deux dispositifs distincts. L'ARE est versée par France Travail, la prime d'activité par la CAF. Ils sont cumulables dans certains cas.

À retenir : le conseiller France Travail est un allié, pas un adversaire. Les contrôles existent pour vérifier que les allocations sont versées à bon droit, mais l'accompagnement est sincère. Une bonne communication avec le conseiller référent évite la majorité des problèmes.

Ce qui change depuis la réforme de 2024

La transformation de Pôle Emploi en France Travail a élargi le périmètre d'accompagnement : tous les publics en recherche d'emploi, y compris les personnes en activité en transition ou en reconversion, sont désormais éligibles à un suivi. L'accompagnement intensif pour les chômeurs de longue durée a été généralisé. Les contrôles ont été renforcés.

Le nom a changé, mais les fondamentaux restent. Inscription, actualisation, rendez-vous, recherche d'emploi : l'orchestration est la même. Ce qui évolue, c'est l'intensité du suivi et l'éventail des aides accessibles. Pour qui accepte de jouer le jeu avec son conseiller, le système fonctionne. Pour qui s'en éloigne, il devient vite un piège.


Information à vérifier auprès de l'organisme compétent. Les montants, délais et conditions indiqués dans cet article sont fournis à titre indicatif et peuvent varier selon la réglementation en vigueur. Pour toute démarche, consulter le portail officiel candidat.francetravail.fr ou service-public.fr.

Sources officielles

Sources officielles

Chaque fait administratif de cet article est sourcé sur les sites officiels ci-dessus. Les règles, montants et délais évoluent : vérifiez la date de mise à jour avant toute démarche.

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Sources

  • Article original rédigé pour demarcheenfrance.fr

    Organisme · vérifiée le 25/09/2026

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