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Comment créer sa micro-entreprise ?

Créer une micro-entreprise consiste à déclarer une activité indépendante exercée en nom propre sur le guichet des formalités des entreprises. La démarche est gratuite, se fait en ligne et peut être déposée au plus tôt un mois avant le début de l’activité. Les difficultés viennent rarement de la formalité elle-même, mais de la préparation du dossier et des obligations qui suivent l’immatriculation.

Vue d’ensemble

La création d’une micro-entreprise repose sur une déclaration unique, mais elle suppose d’avoir tranché plusieurs questions en amont : nature de l’activité, domiciliation, nom commercial et protection du patrimoine.

Ce qu'il faut savoir

  • La demande se fait sur le guichet des formalités des entreprises, au plus tôt un mois avant le début d’activité et au plus tard 15 jours après.
  • L’immatriculation est gratuite pour une activité commerciale, artisanale ou libérale. Seule l’inscription de l’agent commercial au RSAC est facturée 23,21 €.
  • Le dépôt produit un récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise (RDDCE), valable un mois au maximum.
  • Un dossier incomplet peut être complété dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la réception du récépissé.
  • Après immatriculation, l’entrepreneur reçoit un justificatif d’immatriculation avec son numéro Siren et son code APE.
  • La micro-entreprise n’a ni statuts ni capital social : le dossier est plus léger qu’une création de société.

Conditions essentielles

  • Exercer une activité compatible avec la micro-entreprise.
  • Disposer d’une adresse de domiciliation.
  • Réunir les pièces d’identité, de domiciliation et, le cas échéant, d’autorisation d’exercice.

Les étapes

  • Préparer le projet et vérifier la compatibilité de l’activité.
  • Choisir la domiciliation et, si besoin, protéger le patrimoine.
  • Créer un compte sur le guichet des formalités des entreprises.
  • Remplir la demande et joindre les pièces.
  • Suivre le dossier, récupérer le justificatif d’immatriculation puis mettre en place les obligations de gestion.

Avant de commencer

La formalité d’immatriculation n’est que la dernière étape. Les décisions prises en amont déterminent la solidité du dossier et la facilité de gestion.

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    Qualifier l’activité

    Déterminez si l’activité est commerciale, artisanale ou libérale, et si elle relève des BIC ou des BNC. Cette qualification conditionne le seuil applicable, le taux de cotisations et les registres à tenir.

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    Vérifier si l’activité est réglementée

    Certaines professions exigent un diplôme, un titre, une autorisation ou un agrément. Vérifiez cette condition avant de déposer le dossier, car le guichet peut demander la copie du justificatif.

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    Choisir la domiciliation

    L’entreprise doit avoir une adresse. Elle peut être fixée au domicile de l’entrepreneur, dans un local, chez un domiciliataire, dans un espace de coworking ou dans une pépinière. Cette adresse figurera sur les factures et les contrats.

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    Choisir un nom commercial

    Le nom de la micro-entreprise correspond en principe au nom et au prénom de l’entrepreneur, avec la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ». Un nom commercial facultatif peut être utilisé pour communiquer.

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    Protéger le patrimoine

    La résidence principale est protégée sans formalité. Pour protéger d’autres biens immobiliers, une déclaration notariée d’insaisissabilité doit être établie et publiée.

L’immatriculation au guichet unique

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création, de modification et de cessation se font en ligne sur le guichet des formalités des entreprises.

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    Créer un compte utilisateur

    Le déclarant crée un compte personnel sur le guichet. Les détenteurs d’un compte e-procédures de l’INPI peuvent l’utiliser. Un mandataire ou un délégataire peut réaliser la formalité avec un mandat ou une délégation.

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    Remplir la demande

    La demande porte sur l’identité de l’entrepreneur, l’activité exercée, l’adresse de domiciliation, la date de début d’activité et, le cas échéant, les autorisations professionnelles. La saisie peut être sauvegardée en brouillon.

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    Joindre les pièces

    Les pièces sont téléversées dans le dossier. Elles sont ensuite transmises aux organismes compétents : Insee, services fiscaux et sociaux, greffe, chambres consulaires.

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    Suivre le traitement

    L’avancement est consultable dans l’espace personnel. Un récépissé de dépôt est délivré. Si le dossier est incomplet, un récépissé indique les éléments manquants à fournir sous 15 jours ouvrables.

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    Recevoir le justificatif d’immatriculation

    Une fois l’immatriculation prononcée, le micro-entrepreneur reçoit un justificatif comportant le numéro Siren, le code APE et les mentions d’identification de l’entreprise.

À savoir

  • L’activité commerciale est inscrite au registre national des entreprises et au registre du commerce et des sociétés. L’activité artisanale ou libérale est inscrite au registre national des entreprises.
  • Le récépissé de dépôt permet d’accomplir certaines démarches en attendant l’immatriculation, notamment la souscription des assurances.
  • Un changement d’activité, d’adresse ou de situation doit ensuite être déclaré sur le même guichet.

Documents à préparer

Le dossier est numérique. Préparez les pièces en format lisible avant de commencer la saisie.

  • Pièce d’identité en cours de validité.
  • Justificatif de domiciliation de l’entreprise avec une adresse identifiable.
  • Déclaration sur l’honneur de non-condamnation et attestation de filiation datées et signées.
  • Copie du diplôme ou du titre exigé pour l’activité réglementée.
  • Copie de l’autorisation d’exercice ou de l’agrément.
  • Copie du contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape), si applicable.
  • Copie de la déclaration notariée d’insaisissabilité, si elle a été établie.
  • Justificatif de création d’activité, utile notamment pour la demande d’Acre.

À savoir

  • Les pièces demandées peuvent varier selon la situation : activité réglementée, ressortissant étranger, agent commercial, conjoint collaborateur.
  • Un dossier incomplet n’est pas perdu : il peut être complété dans le délai indiqué par le guichet.
  • Conservez les copies des pièces déposées et le récépissé dans le dossier de l’entreprise.

Après l’immatriculation

L’immatriculation marque le début des obligations. Les premières semaines servent à mettre en place les outils de suivi.

  • Ouvrir un compte bancaire dédié si le chiffre d’affaires doit dépasser 10 000 € pendant deux années consécutives.
  • Ouvrir un livre des recettes et, pour les activités concernées, un registre des achats.
  • Mettre en place un compte en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr pour déclarer le chiffre d’affaires.
  • Souscrire les assurances obligatoires liées à l’activité et vérifier l’opportunité d’une responsabilité civile professionnelle.
  • Créer des modèles de devis et de factures conformes aux mentions obligatoires.
  • Prévoir la déclaration annuelle de revenus et, le cas échéant, l’option pour le versement forfaitaire libératoire.
  • Se faire connaître auprès de La Poste et des organismes utiles à l’activité.
  • Classer les justificatifs et prévoir leur conservation pendant 10 ans.

À savoir

  • Les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, et non sur les factures émises.
  • La contribution à la formation professionnelle est versée en novembre.
  • La cotisation foncière des entreprises est due à partir de l’année suivant la création, sauf exonération.

Coût et délais

L’immatriculation est gratuite dans la quasi-totalité des cas. Le délai dépend de la complétude du dossier et du traitement par les organismes.

ÉtapeCoût ou délai
Dépôt de la demandeAu plus tôt 1 mois avant le début d’activité, au plus tard 15 jours après
Immatriculation — activité commercialeGratuite
Immatriculation — activité artisanale ou libéraleGratuite
Inscription au RSAC — agent commercial23,21 €
Récépissé de dépôt (RDDCE)Valable 1 mois maximum
Complément de dossier15 jours ouvrables
Annonce légaleNon exigée pour une micro-entreprise

À savoir

  • Les délais de traitement peuvent varier selon les organismes et la période.
  • Un dossier incomplet rallonge la procédure : vérifiez les pièces avant l’envoi.
  • Aucun capital social n’est à déposer pour créer une micro-entreprise.

Cas particuliers

Activité réglementée

La copie du diplôme, du titre, de l’autorisation ou de l’agrément est jointe au dossier. L’immatriculation peut être refusée si l’autorisation manque.

Ressortissant étranger

Un titre de séjour autorisant une activité indépendante est en principe exigé pour les ressortissants hors Union européenne. Les ressortissants de l’UE, de l’EEE et de la Suisse en sont dispensés.

Agent commercial

L’agent commercial s’inscrit au registre national des entreprises et au registre spécial des agents commerciaux. L’inscription au RSAC coûte 23,21 €.

Domiciliation à domicile

L’adresse personnelle peut être utilisée, mais elle devient publique sauf demande de non-diffusion auprès de l’Insee. Une convention de mise à disposition peut être utile si un local est partagé.

Création en cours d’année

Le seuil de chiffre d’affaires de la première année est ajusté au prorata temporis, sauf activité saisonnière. La date de début d’activité déclarée sert de référence.

Où s’adresser ?

Le guichet unique centralise la formalité, mais d’autres interlocuteurs interviennent ensuite dans la gestion.

InterlocuteurRôle
Guichet des formalités des entreprisesDépôt de la création et des modifications
UrssafCotisations, déclaration du chiffre d’affaires et Acre
Service des impôts des entreprisesImpôt sur le revenu, TVA et cotisation foncière
Chambre de commerce ou de métiersInformation, formation et accompagnement
  • Guichet des formalités des entreprises : formalites.entreprises.gouv.fr
  • Urssaf autoentrepreneur : autoentrepreneur.urssaf.fr
  • Impôts : impots.gouv.fr
  • Réseau CCI : cci.fr — réseau CMA : cma-france.fr

Questions fréquentes

Peut-on créer une micro-entreprise avant d’avoir des clients ?

Oui. L’immatriculation peut précéder le début de l’activité. Il faut ensuite déclarer le chiffre d’affaires, même s’il est nul.

Faut-il un local pour créer une micro-entreprise ?

Non. Une adresse de domiciliation est nécessaire, mais elle peut être le domicile personnel, un espace de coworking ou un domiciliataire.

Peut-on commencer à facturer avant l’immatriculation ?

En principe, l’activité doit être déclarée. Le récépissé de dépôt permet d’accomplir certaines démarches, mais il ne remplace pas le justificatif d’immatriculation. Vérifiez les règles applicables à votre activité.

Que faire si le dossier est refusé ?

Le guichet indique les éléments manquants ou le motif du refus. Le dossier peut être corrigé puis déposé à nouveau. Pour une activité réglementée, l’autorisation doit être obtenue avant de recommencer.

Sources officielles

  • Formalités d’immatriculation d’une micro-entreprise

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Comment devenir micro-entrepreneur ?

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Formalités d’immatriculation d’une entreprise individuelle

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Guichet des formalités des entreprises

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir
  • Micro-entrepreneur : ce qu’il faut savoir

    Vérifiée le 2026-11-04

    Ouvrir

Voir aussi

Sources officielles consultées le 5 novembre 2026. Information à vérifier auprès de l’organisme compétent.

Démarches associées

Déclaration du chiffre d’affaires : comment ça marche ?

Le micro-entrepreneur déclare son chiffre d’affaires à l’Urssaf tous les mois ou tous les trimestres, selon l’option choisie à la création. La déclaration porte sur les recettes réellement encaissées, hors taxes, et sert à calculer les cotisations sociales. Elle reste obligatoire même lorsque le chiffre d’affaires est nul.

Combien coûte la création d’une micro-entreprise ?

La création d’une micro-entreprise est gratuite dans la très grande majorité des cas : ni capital social, ni statuts, ni annonce légale. Les seuls frais certains sont l’inscription de l’agent commercial au RSAC, à 23,21 €. Les autres coûts sont facultatifs ou liés à l’activité : assurance, compte bancaire, matériel, stock, accompagnement.

Quelles sont les conditions pour devenir auto-entrepreneur ?

Pour devenir micro-entrepreneur, il faut exercer une activité compatible avec le régime, rester sous les seuils de chiffre d’affaires et, lorsque l’activité est réglementée, remplir les conditions d’accès à la profession. Le régime est réservé aux personnes physiques et ne permet pas de cumuler plusieurs entreprises individuelles.

Compte bancaire en micro-entreprise : est-il obligatoire ?

Un compte bancaire professionnel n’est pas obligatoire en micro-entreprise. Un compte dédié à l’activité le devient lorsque le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives. Une activité commerciale impose aussi un compte dédié.

Devenir auto-entrepreneur en 2026

Le micro-entrepreneur, anciennement appelé auto-entrepreneur, exerce en nom propre sous un régime fiscal et social simplifié. En 2026, la création reste gratuite et s’effectue en ligne sur le guichet des formalités des entreprises. Le régime suppose de respecter des seuils de chiffre d’affaires et d’accomplir des déclarations périodiques.

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