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Divorce, séparation : un enfant mineur peut-il être entendu par le juge ?

Oui, l'**enfant mineur** peut être entendu par un juge dans les procédures qui le concernent : **résidence**, **droits de visite et d'hébergement**, **exercice de l'autorité parentale**. L'audition peut être demandée par le mineur lui-même, par ses parents, ou être initiée par le juge. Les **parents ont l'obligation d'informer le mineur** de son droit à être entendu, et le juge vérifie que cette information a bien été donnée au moyen d'une attestation sur l'honneur.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur l'audition d'un enfant mineur par le juge dans un divorce ou une séparation : qui peut la demander, à quoi elle sert, comment elle se déroule et ses effets.

Ce qu'il faut savoir

  • Oui, l'enfant mineur peut être entendu par un juge dans les procédures qui le concernent (résidence, garde, droits de visite et d'hébergement, autorité parentale).
  • L'audition permet à l'enfant de donner son opinion, mais il ne décide pas : quel que soit son âge, il donne son avis.
  • La demande d'audition peut être présentée par les parents (l'un ou l'autre ou les deux) ou par l'enfant lui-même.
  • Même en l'absence de demande, le juge peut prendre l'initiative d'entendre l'enfant.
  • Les parents ont l'obligation d'informer le mineur de son droit à être entendu ; le juge vérifie cette information par attestation sur l'honneur.
  • L'audition n'est pas obligatoire : la loi ne fixe pas d'âge, mais le mineur doit être capable de discernement.
  • L'enfant convoqué peut être entendu seul, avec un avocat (aide juridictionnelle automatique) ou avec une personne de son choix.

Conditions essentielles

  • La procédure judiciaire concerne l'enfant (résidence, droits de visite et d'hébergement, autorité parentale).
  • L'enfant est capable de discernement, apprécié par le juge au cas par cas (âge, maturité, degré de compréhension).
  • La demande d'audition est formulée par l'enfant sur papier libre ou par les parents par demande écrite au Jaf.
  • Les parents ont informé le mineur de son droit à être entendu (attestation sur l'honneur).

Les étapes

  • Vérifier que la procédure judiciaire concerne bien l'enfant.
  • Les parents informent le mineur de son droit à être entendu et établissent une attestation sur l'honneur.
  • Formuler la demande d'audition : par l'enfant sur papier libre ou par les parents par demande écrite au Jaf.
  • Le cas échéant, l'enfant choisit d'être entendu seul, avec un avocat ou avec une personne de son choix.
  • Attendre la convoquation de l'enfant par lettre simple.
  • Participer à l'audition, qui a lieu au tribunal devant le juge ou une personne désignée.
  • Recevoir la décision du juge, qui indique que l'enfant a été entendu.

Cette synthèse couvre l'essentiel de l'audition du mineur par le juge aux affaires familiales. Les modalités de demande, de convoquation, de déroulement de l'audition et ses effets sur la décision du juge sont détaillés dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour le détail des modalités de demande, de convoquation, de déroulement de l'audition et de ses effets sur la décision du juge, voir les sections « Comment demander l'audition d'un mineur ? », « Comment l'enfant est-il convoqué ? », « Comment se passe l'audition ? » et « Que se passe-t-il après l'audition ? ».

À quoi sert l'audition d'un enfant mineur ?

L'audition permet à l'enfant de donner son opinion quand ses parents ont entamé une procédure judiciaire qui le concerne. C'est notamment le cas lorsque le juge doit prendre des décisions sur la résidence de l'enfant, les droits de visite et d'hébergement ou l'exercice de l'autorité parentale.

L'audition permet à l'enfant de donner son opinion quand ses parents ont entamé une procédure judiciaire qui le concerne. C'est notamment le cas lorsque le juge doit prendre des décisions sur les éléments suivants : résidence de l'enfant ; droits de visite et d'hébergement du parent qui n'a pas la garde de l'enfant ; exercice de l'autorité parentale. L'enfant peut, par exemple, dire qu'il préfère vivre chez un parent en particulier, car il se sent mieux chez lui, qu'il préfère rester avec ses frères et sœurs.

L'audition de l'enfant mineur est une procédure par laquelle le juge aux affaires familiales (Jaf) recueille l'opinion de l'enfant sur les mesures qui le concernent. Cette audition est un droit reconnu à l'enfant par le Code civil et le Code de procédure civile. Elle ne se confond pas avec l'audition de l'enfant par un juge des enfants dans le cadre de la protection judiciaire de la jeunesse, qui relève d'une autre procédure.

À savoir

  • Quel que soit son âge, l'enfant ne décide pas : il donne son avis.
  • L'audition n'est pas obligatoire : le juge décide de la nécessité d'entendre l'enfant.
  • La demande d'audition peut être présentée au Jaf à n'importe quel moment de la procédure, y compris pour la première fois devant le juge en appel.
  • L'audition porte sur les mesures qui concernent l'enfant : résidence, droits de visite et d'hébergement, autorité parentale.

L'audition est un droit de l'enfant, mais elle n'est pas automatique : elle dépend de la demande formulée ou de l'initiative du juge.

Qui peut demander l'audition d'un mineur ?

La demande d'audition peut être présentée par les parents (l'un ou l'autre ou les deux) ou par l'enfant lui-même. Même en l'absence de demande, le juge peut prendre l'initiative d'entendre l'enfant.

La demande d'audition peut être présentée par les parents (l'un ou l'autre ou les 2). Elle peut aussi être présentée par l'enfant lui-même. Même en l'absence de demande, le juge peut prendre l'initiative d'entendre l'enfant. Les parents ont l'obligation d'informer le mineur de son droit à être entendu, et le juge vérifie que cette information a bien été donnée.

L'obligation d'informer le mineur de son droit à être entendu pèse sur les parents. Cette information est vérifiée par le juge au moyen d'une attestation sur l'honneur du ou des parents. Cette garantie assure que l'enfant est informé de son droit avant toute décision judiciaire le concernant.

  • Les parents ont l'obligation d'informer le mineur de son droit à être entendu.
  • Le juge vérifie que l'information a bien été donnée au mineur, sur la base d'une attestation sur l'honneur du ou des parents.
  • L'enfant peut demander lui-même son audition ; ses parents peuvent également faire cette demande.
  • Même en l'absence de demande, le juge peut prendre l'initiative d'entendre l'enfant.
  • La demande peut être présentée à n'importe quel moment de la procédure, y compris en appel.

L'obligation d'informer le mineur pèse sur les parents ; le juge vérifie cette information avant toute audition.

L'audition est-elle obligatoire ? Quel âge ?

L'audition n'est pas obligatoire. La loi ne fixe pas l'âge à partir duquel un enfant peut être entendu. Le mineur doit être capable de discernement, apprécié par le juge au cas par cas.

L'audition n'est pas obligatoire. La loi ne fixe pas l'âge à partir duquel un enfant peut être entendu. Le mineur doit être capable de discernement. C'est au juge de déterminer, au cas par cas, en fonction de l'âge, de la maturité et du degré de compréhension de l'enfant s'il est capable de discernement.

Le discernement est la capacité de l'enfant à apprécier les situations et à exprimer un avis réfléchi. La faculté personnelle de l'enfant d'apprécier les situations, ainsi que sa capacité à exprimer un avis réfléchi, sont des éléments démontrant ce discernement.

  • La loi ne fixe pas d'âge minimal pour l'audition : c'est le discernement qui est déterminant.
  • Le discernement est apprécié par le juge au cas par cas (âge, maturité, degré de compréhension).
  • Si le juge n'accorde pas l'audition, il doit informer l'enfant et expliquer les motifs du refus.

Le refus d'audition ne peut pas faire l'objet d'un recours lorsque la demande émane de l'enfant. Lorsque c'est le mineur qui refuse d'être entendu, le juge doit examiner la légitimité de ce refus.

Comment demander l'audition d'un mineur ?

La demande d'audition diffère selon qu'elle est formulée par l'enfant lui-même (sur papier libre) ou par les parents (demande écrite au Jaf). Les motifs de refus du juge sont limitativement énumérés.

Demande formulée par l'enfant

La demande doit être faite par l'enfant lui-même sur papier libre. L'écrit de l'enfant doit ensuite être transmis au Jaf soit directement, soit par l'intermédiaire de l'un des parents. Si la procédure concerne bien l'enfant, le juge doit procéder à l'audition. Il peut refuser l'audition uniquement si l'enfant n'a pas le discernement nécessaire. Si le juge n'accorde pas l'audition, il doit informer l'enfant mineur et expliquer dans sa décision les motifs du refus. Le refus d'audition ne peut pas faire l'objet d'un recours.

Demande formulée par le(s) parent(s)

Le ou les parents doivent adresser une demande écrite au Jaf. Le juge peut refuser la demande dans les cas suivants : absence de discernement nécessaire de l'enfant ; procédure qui ne concerne pas l'enfant ; audition pas nécessaire à la solution du litige ; audition contraire aux intérêts de l'enfant. Si le juge n'accorde pas l'audition, il en informe les parents et explique dans sa décision les motifs de son refus. Le refus d'audition ne peut être contesté qu'une fois que la décision statuant sur les demandes des parents fait l'objet d'un appel.

Délai à retenir

La demande d'audition peut être présentée au Jaf à n'importe quel moment de la procédure. Elle peut même être faite pour la 1ʳᵉ fois devant le juge en appel. La demande reste possible quelle que soit la phase de la procédure de divorce ou de séparation.

Le refus d'audition émanant de l'enfant ne peut pas faire l'objet d'un recours ; le refus émanant des parents ne peut être contesté qu'après appel de la décision statuant sur les demandes des parents (garde, droits de visite, autorité parentale).

Comment l'enfant est-il convoqué ?

L'enfant est convoqué par lettre simple. Les parents ou leurs avocats sont également informés qu'une audition va avoir lieu. La convocation informe l'enfant de ses droits : être entendu seul, avec un avocat ou avec une personne de son choix (parent ou une autre personne).

L'enfant est convoqué par lettre simple. Les parents ou leurs avocats sont également informés qu'une audition va avoir lieu. Dans sa convocation, l'enfant est informé qu'il peut être entendu seul, avec un avocat ou avec une personne de son choix (parent ou une autre personne). Si le choix de cette personne n'apparaît pas conforme à l'intérêt du mineur, le juge peut désigner une autre personne. Le mineur ayant choisi d'être entendu avec un avocat bénéficie automatiquement de l'aide juridictionnelle.

L'aide juridictionnelle permet au mineur qui choisit d'être assisté d'un avocat de bénéficier d'une prise en charge automatique des frais d'avocat. Si le mineur écrit qu'il veut être assisté d'un avocat et qu'il n'en a pas déjà choisi un, le juge demande la désignation d'un avocat commis d'office pour l'assister.

  • La convocation se fait par lettre simple.
  • Les parents ou leurs avocats sont informés de l'audition.
  • L'enfant peut être entendu seul, avec un avocat ou avec une personne de son choix.
  • Si le choix de la personne n'est pas conforme à l'intérêt du mineur, le juge peut désigner une autre personne.
  • Le mineur ayant choisi d'être entendu avec un avocat bénéficie automatiquement de l'aide juridictionnelle.
  • Si le mineur souhaite un avocat et n'en a pas choisi, le juge demande la désignation d'un avocat commis d'office.

Si le mineur écrit qu'il veut être assisté d'un avocat et qu'il n'en a pas déjà choisi un, le juge demande la désignation d'un avocat commis d'office pour l'assister.

Comment se passe l'audition ?

L'audition a lieu au tribunal. Le juge entend l'enfant lui-même ou désigne une personne pour réaliser l'audition. Le mineur peut être entendu seul ou avec son avocat, selon son choix exprimé dans la convocation.

L'audition a lieu au tribunal. Le juge entend l'enfant lui-même ou désigne une personne pour réaliser l'audition. Il s'agit d'une personne exerçant une activité dans le domaine social, psychologique ou médico-psychologique (enquêteur social, médiateur familial...). Le mineur peut être entendu seul ou avec son avocat s'il a souhaité en avoir un. Le rôle de l'avocat est d'expliquer à l'enfant le déroulement de l'audition et de l'aider à exprimer ses sentiments. L'audition de l'enfant fait l'objet d'un compte rendu établi dans l'intérêt de l'enfant.

Le compte rendu de l'audition est établi dans l'intérêt de l'enfant. Il ne s'agit pas forcément d'une retranscription mot à mot des propos de l'enfant. Ce compte-rendu est porté à la connaissance des parents selon des règles définies par le juge. Le juge peut décider d'entendre uniquement l'avocat du mineur qui rapporte la parole de l'enfant.

À savoir

  • L'audition a lieu au tribunal, devant le juge ou une personne désignée par lui.
  • Le mineur peut être entendu seul ou avec son avocat, selon son choix.
  • L'avocat explique à l'enfant le déroulement de l'audition et l'aide à exprimer ses sentiments.
  • Le juge peut décider d'entendre uniquement l'avocat du mineur, qui rapporte la parole de l'enfant.

Le compte rendu de l'audition est établi dans l'intérêt de l'enfant et n'est pas forcément une retranscription mot à mot des propos de l'enfant entendu par le juge.

Que se passe-t-il après l'audition ?

Le juge rend une décision qui indique que l'enfant a été entendu. Il n'a pas l'obligation de préciser la teneur des propos de l'enfant, et il n'est pas obligé de suivre l'avis donné par l'enfant. L'enfant ne peut pas contester cette décision.

Le juge rend une décision qui indique que l'enfant a été entendu. Il n'a pas l'obligation de préciser la teneur des propos de l'enfant. Le juge n'est pas obligé de suivre l'avis donné par l'enfant. L'enfant ne peut pas contester la décision rendue entre ses parents : il n'est pas partie à la procédure.

La décision du juge rendue après l'audition de l'enfant indique que l'enfant a été entendu, sans que le juge ait l'obligation de préciser la teneur de ses propos. L'enfant, bien qu'entendu, n'est pas partie à la procédure de divorce ou de séparation : il ne peut donc pas contester la décision rendue entre ses parents.

  • La décision du juge indique que l'enfant a été entendu.
  • Le juge n'a pas l'obligation de préciser la teneur des propos de l'enfant.
  • Le juge n'est pas obligé de suivre l'avis donné par l'enfant.
  • L'enfant ne peut pas contester la décision rendue entre ses parents : il n'est pas partie à la procédure.
  • La décision du juge statue dans l'intérêt de l'enfant, qui prime sur l'avis exprimé par celui-ci.

L'audition est un droit d'expression de l'enfant, sans valeur décisoire stricte : la décision finale appartient au juge, qui statue dans l'intérêt de l'enfant, primant sur l'avis exprimé par celui-ci.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Divorce, séparation : un enfant mineur peut-il être entendu par le juge ?

    Vérifiée le 2026-10-04

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Voir aussi

    Information à vérifier auprès de l'organisme compétent.

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