Mains empilées en signe de solidarité — social et entraide

Prestation de compensation du handicap (PCH)

La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide financière destinée à couvrir des dépenses liées à la perte d'autonomie d'une personne en situation de handicap. Elle prend en charge six catégories de besoins — aide humaine, aide technique, aménagement du logement, aide au transport, charges spécifiques ou exceptionnelles et aide animalière — sous réserve de conditions d'âge, de perte d'autonomie, de ressources et de résidence.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur la prestation de compensation du handicap : conditions d'attribution, aides couvertes, procédure de demande et voies de recours.

Ce qu'il faut savoir

  • La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide financière qui prend en charge des dépenses liées à la perte d'autonomie d'une personne en situation de handicap.
  • Elle couvre six catégories de besoins : aide humaine, aide technique, aménagement du logement, aide au transport, charges spécifiques ou exceptionnelles, et aide animalière.
  • Les conditions d'attribution portent sur la perte d'autonomie (difficulté absolue pour une activité, ou grave pour au moins deux activités), l'âge (moins de 60 ans, avec exceptions), les ressources et la résidence en France.
  • La PCH est attribuée sans condition de ressources, mais celles-ci déterminent le taux de prise en charge : 100 % si vos ressources annuelles sont inférieures ou égales à 31 162,62 €, 80 % au-delà.
  • La demande se fait auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), en ligne (téléservice) ou par courrier (formulaire Cerfa).
  • La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) instruit la demande et répond dans un délai de 4 mois ; l'absence de réponse au-delà vaut décision implicite de rejet.
  • La PCH est attribuée à vie si votre état de santé ne peut pas s'améliorer, sinon pour 10 ans maximum. Elle est versée par le conseil départemental.

Conditions essentielles

  • Avoir moins de 60 ans pour faire la demande (exception possible au-delà si les conditions étaient remplies avant 60 ans ou si vous continuez à travailler).
  • Remplir une condition de perte d'autonomie : difficulté absolue pour une activité importante du quotidien, ou difficulté grave pour au moins deux activités.
  • Justifier de difficultés définitives ou d'une durée prévisible d'au moins un an.
  • Résider en France (si vous êtes étranger, résider en France depuis au moins 3 mois et avoir un titre de séjour valide, sauf étudiants ou en formation professionnelle).
  • Pour les moins de 20 ans : percevoir l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et avoir droit à un complément de l'AEEH.

Les étapes

  • Vérifier que vous remplissez les conditions d'âge, de perte d'autonomie, de ressources et de résidence.
  • Rassembler les documents justificatifs mentionnés dans le formulaire ou lors de la demande en ligne.
  • Déposer la demande auprès de la MDPH de votre lieu de résidence, en ligne (téléservice) ou par courrier (formulaire Cerfa).
  • La CDAPH de la MDPH instruit votre demande d'aide.
  • Attendre la décision de la CDAPH, qui intervient dans un délai de 4 mois (absence de réponse = rejet implicite).
  • En cas de refus, former un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) auprès de la MDPH dans un délai de 2 mois.
  • Percevoir la PCH, versée par le conseil départemental, sous forme régulière ou ponctuelle selon les besoins.

Cette synthèse reprend l'essentiel de la fiche. Les détails — montants et taux de prise en charge de chaque aide, conditions de résidence en établissement, recours devant le tribunal judiciaire — sont traités dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres à chaque type d'aide couverte par la PCH (aide humaine, technique, logement, transport, charges, animalière) et pour les voies de recours, voir les sections correspondantes.

La PCH, une aide pour compenser la perte d'autonomie

La prestation de compensation du handicap est une aide financière qui vise à compenser les dépenses résultant de la perte d'autonomie d'une personne en situation de handicap.

La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide destinée à couvrir des dépenses liées à votre perte d'autonomie. Elle finance des besoins de compensation que vous ne pouvez assumer seul, qu'il s'agisse d'une aide à la personne, d'un équipement, d'un aménagement ou de charges liées au handicap.

Contrairement à certaines prestations qui compensent une perte de revenus, la PCH compense directement les conséquences fonctionnelles du handicap : difficulté à réaliser des activités quotidiennes, besoin d'une tierce personne, recours à des équipements adaptés, aménagement du logement ou du véhicule. Cette orientation vers la compensation des dépenses explique l'absence de condition de ressources pour l'attribution, et le prise en compte de celles-ci uniquement pour fixer le taux de remboursement.

Règle

Pour percevoir la PCH, vous devez respecter des conditions de perte d'autonomie, d'âge, de ressources et de résidence. Ces quatre conditions constituent le socle cumulatif d'éligibilité à la prestation.

Si vous êtes sans domicile stable, vous devez d'abord faire une démarche de domiciliation (ou élection de domicile) pour pouvoir obtenir la PCH. Cette condition préalable est indispensable car la demande s'adresse à la MDPH de votre lieu de résidence.

Les conditions d'attribution

L'attribution de la PCH suppose de remplir quatre conditions cumulatives : perte d'autonomie, âge, ressources et résidence.

Vous devez être dans l'une des situations suivantes de perte d'autonomie : rencontrer une difficulté absolue pour la réalisation d'une activité importante du quotidien (par exemple, se laver), ou rencontrer une difficulté grave pour la réalisation d'au moins 2 activités importantes du quotidien (par exemple, se laver et marcher). La difficulté est qualifiée d'absolue si vous ne pouvez pas du tout réaliser l'activité, et de grave si vous pouvez difficilement la réaliser.

Les activités importantes du quotidien sont définies par un référentiel d'activités prévu par le code de l'action sociale et des familles. Les difficultés dans la réalisation de cette ou de ces activités doivent être définitives, ou d'une durée prévisible d'au moins 1 an. La condition d'âge est de moins de 60 ans pour faire la demande, avec une exception si vous remplissiez déjà les conditions d'attribution avant 60 ans ou si vous continuez à travailler. Pour les moins de 20 ans, la PCH suppose de percevoir l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et d'avoir droit à un complément de l'AEEH.

Règle

La PCH est attribuée sans condition de ressources. Toutefois, vos ressources sont prises en compte pour déterminer le taux de prise en charge de vos dépenses : à 100 % si vos ressources annuelles sont inférieures ou égales à 31 162,62 €, à 80 % si elles sont supérieures. Les ressources prises en compte correspondent au revenu fiscal de référence (RFR) figurant sur votre avis d'imposition.

  • Âge : moins de 60 ans pour faire la demande (exception si conditions remplies avant 60 ans ou poursuite d'une activité professionnelle).
  • Perte d'autonomie : difficulté absolue pour une activité importante, ou difficulté grave pour au moins deux activités.
  • Durée : difficultés définitives ou d'une durée prévisible d'au moins 1 an.
  • Résidence : résider en France ; si étranger, résider en France depuis au moins 3 mois et avoir un titre de séjour valide (exception étudiants et formation professionnelle).
  • Ressources : attribution sans condition, mais taux de prise en charge de 100 % ou 80 % selon le RFR (seuil de 31 162,62 €).

Vous pouvez percevoir la PCH si vous vivez à votre domicile ou en établissement. Si vous êtes hébergé en établissement social ou médico-social, ou hospitalisé, la PCH reste possible. Un hébergement dans un établissement situé en Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie ou Espagne peut aussi ouvrir droit à la PCH, si la CDPAH a décidé de cet hébergement et si le séjour dure entre 1 et 5 ans avec prise en charge par l'Assurance maladie ou l'aide sociale du département ; la demande doit alors être faite avant votre départ de France.

L'aide humaine

L'aide humaine couvre l'intervention d'une tierce personne pour vous accompagner dans les actes de la vie quotidienne.

L'aide humaine sert à couvrir l'intervention d'une tierce personne, assurée par un aidant familial (membre de la famille qui n'est pas salarié pour cette aide), un salarié ou un service prestataire d'aide à domicile. Elle vise à financer une aide à la personne pour les activités que vous ne pouvez réaliser seul.

L'aide humaine peut être attribuée si vous éprouvez des difficultés telles que gérer votre stress face à l'imprévu, gérer les interactions sociales, planifier, organiser, entamer, exécuter et gérer le temps d'activités habituelles ou inhabituelles, ou effectuer des tâches multiples de la vie quotidienne comme préparer un repas ou se rendre à un rendez-vous médical. Vous pouvez également être accompagné dans les transports. Le temps d'aide humaine peut atteindre 3 heures par jour. Il est attribué sous la forme de crédit temps capitalisé sur une durée de 12 mois. Ce temps consiste à vous accompagner dans la réalisation de ces activités, sans les réaliser à votre place.

Règle

Les taux de prise en charge varient selon le mode d'intervention et le taux (plein ou partiel) : emploi direct d'une tierce personne à 100 % (taux plein) ou 80 % (taux partiel) dans la limite de 19,92 € l'heure, ou 20,70 € en cas de réalisation de gestes liés à des soins ou aspirations endo-trachéales ; service mandataire dans la limite de 21,91 €, ou 22,77 € pour les gestes de soins ; service prestataire agréé dans la limite de 25,00 € l'heure ou du montant fixé avec le département ; aidant familial avec dédommagement à hauteur de 4,93 € l'heure, ou 7,40 € l'heure si l'aidant réduit ou abandonne son activité professionnelle.

  • Emploi direct d'une tierce personne

    Prise en charge à taux plein
    100 % dans la limite de 19,92 € l'heure (ou 20,70 € pour gestes de soins / aspirations endo-trachéales)
    Prise en charge à taux partiel
    80 % dans la limite de 19,92 € l'heure (ou 20,70 € pour gestes de soins)
  • Service mandataire

    Prise en charge à taux plein
    100 % dans la limite de 21,91 € (ou 22,77 € pour gestes de soins)
    Prise en charge à taux partiel
    80 % dans la limite de 21,91 € (ou 22,77 € pour gestes de soins)
  • Service prestataire agréé

    Prise en charge à taux plein
    100 % dans la limite de 25,00 € l'heure ou du montant fixé avec le département
    Prise en charge à taux partiel
    80 % dans la limite de 25,00 € l'heure ou du montant fixé avec le département
  • Aidant familial

    Prise en charge à taux plein
    100 % avec dédommagement de 4,93 € l'heure (ou 7,40 € si réduction/abandon d'activité)
    Prise en charge à taux partiel
    80 % avec dédommagement de 4,93 € l'heure (ou 7,40 € si réduction/abandon d'activité)

L'aide humaine comprend également la possibilité de rémunérer une personne pour vous aider dans les actes quotidiens afin d'élever votre enfant si vous êtes en situation de handicap (aide à la parentalité). Par ailleurs, si vous êtes atteint des deux déficiences (surdité et cécité), vous pouvez avoir un forfait d'aide humaine correspondant à un temps d'aide de 30, 50 ou 80 heures par mois.

L'aide technique

L'aide technique finance l'achat ou la location d'un matériel destiné à compenser votre handicap.

L'aide technique est destinée à l'achat ou la location d'un matériel pour compenser votre situation de handicap, par exemple un fauteuil roulant. Le niveau de remboursement diffère selon que l'aide figure ou non sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) par la Sécurité sociale.

Pour savoir si un équipement figure sur la LPPR, il faut se renseigner auprès de votre caisse d'assurance maladie. Si l'aide figure sur la LPPR, la prise en charge est de 100 % (taux plein) ou 80 % (taux partiel) dans la limite de 13 200 € par période de 10 ans. Lorsque l'aide technique est tarifée à au moins 3 000 €, cette limite est majorée des montants des tarifs concernés après déduction de la prise en charge accordée par la Sécurité sociale. Si l'aide ne figure pas sur la LPPR, la prise en charge est de 75 % dans la même limite de 13 200 € par période de 10 ans.

Règle

L'aide technique comprend également la possibilité de prendre en charge le matériel de puériculture (par exemple, table à langer, poussette) pour votre enfant dès sa naissance et à son 3ᵉ et 6ᵉ anniversaire.

  • Aide figurant sur la LPPR

    Prise en charge à taux plein
    100 % dans la limite de 13 200 € par période de 10 ans (majoration possible si tarif au moins 3 000 €)
    Prise en charge à taux partiel
    80 % dans la limite de 13 200 € par période de 10 ans
  • Aide ne figurant pas sur la LPPR

    Prise en charge à taux plein
    75 % dans la limite de 13 200 € par période de 10 ans
    Prise en charge à taux partiel
    75 % dans la limite de 13 200 € par période de 10 ans

La distinction LPPR / hors LPPR est déterminante pour le taux de remboursement : 100 % ou 80 % d'un côté, 75 % de l'autre. Il est donc important de vérifier la situation de votre équipement auprès de votre caisse d'assurance maladie avant de constituer votre dossier.

L'aide à l'aménagement du logement

L'aide à l'aménagement du logement prend en charge une partie des travaux d'adaptation de votre logement à votre handicap.

L'aide à l'aménagement du logement est destinée à prendre en charge une partie des travaux de votre logement pour compenser votre situation de handicap. Les taux de prise en charge dépendent du montant des travaux.

Si vous êtes hébergé, les travaux d'aménagement du domicile de la personne qui vous héberge peuvent également être pris en charge, à condition que vous résidiez chez un ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au 4ᵉ degré, ou chez un ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au 4ᵉ degré de votre conjoint, concubin ou partenaire de Pacs. Les frais de déménagement peuvent également être pris en charge lorsque l'aménagement du logement est impossible ou trop coûteux et que vous faites le choix de déménager dans un logement répondant aux normes d'accessibilité ; cette prise en charge est d'au maximum 3 000 € par période de 10 ans.

Règle

Les travaux jusqu'à 1 500 € sont pris en charge à 100 % (taux plein) ou 80 % (taux partiel) dans la limite de 10 000 € par période de 10 ans. Les travaux supérieurs à 1 500 € sont pris en charge à 50 % (quel que soit le taux) dans la même limite de 10 000 € par période de 10 ans.

  • Travaux jusqu'à 1 500 €

    Prise en charge à taux plein
    100 % dans la limite de 10 000 € par période de 10 ans
    Prise en charge à taux partiel
    80 % dans la limite de 10 000 € par période de 10 ans
  • Travaux supérieurs à 1 500 €

    Prise en charge à taux plein
    50 % dans la limite de 10 000 € par période de 10 ans
    Prise en charge à taux partiel
    50 % dans la limite de 10 000 € par période de 10 ans

Le plafond global de 10 000 € par période de 10 ans s'applique à l'ensemble des travaux d'aménagement. Le déménagement, lorsqu'il est autorisé par l'impossibilité ou le coût excessif de l'aménagement, bénéficie d'un plafond distinct de 3 000 € par période de 10 ans.

L'aide au transport

L'aide au transport comprend l'aménagement de votre véhicule et les surcoûts liés aux trajets.

L'aide au transport comprend l'aménagement de votre véhicule et les surcoûts liés aux trajets. Pour pouvoir en faire la demande, il faut avoir le permis portant la mention restrictive d'un poste de conduite adapté.

Les surcoûts liés aux trajets peuvent également être pris en charge lorsqu'il s'agit de transports réguliers, fréquents ou correspondant à un départ annuel en congés, ou de déplacements entre votre domicile et l'établissement médico-social dès lors qu'ils sont effectués par un tiers ou que la distance aller-retour est supérieure à 50 km. Les taux de prise en charge varient selon la nature des frais et le taux plein ou partiel.

Règle

Les frais d'aménagement du véhicule jusqu'à 1 500 € sont pris en charge à 100 % (taux plein) ou 80 % (taux partiel). Au-delà de 1 500 €, ils sont pris en charge à 75 % dans la limite maximale de 10 000 € sur une période de 10 ans. Le surcoût lié au trajet en voiture particulière est pris en charge à 100 % (taux plein) ou 80 % (taux partiel) dans la limite de 0,50 € par km et de 24 000 € sur une période de 10 ans. Le surcoût lié au trajet avec d'autres moyens de transport est pris en charge à 75 % dans la limite de 10 000 € sur une période de 10 ans.

  • Frais d'aménagement du véhicule jusqu'à 1 500 €

    Prise en charge à taux plein
    100 %
    Prise en charge à taux partiel
    80 %
  • Frais d'aménagement du véhicule au-delà de 1 500 €

    Prise en charge à taux plein
    75 % dans la limite de 10 000 € sur 10 ans
    Prise en charge à taux partiel
    75 % dans la limite de 10 000 € sur 10 ans
  • Surcoût lié au trajet en voiture particulière

    Prise en charge à taux plein
    100 % dans la limite de 0,50 €/km et 24 000 € sur 10 ans
    Prise en charge à taux partiel
    80 % dans la limite de 0,50 €/km et 24 000 € sur 10 ans
  • Surcoût lié au trajet avec d'autres moyens de transport

    Prise en charge à taux plein
    75 % dans la limite de 10 000 € sur 10 ans
    Prise en charge à taux partiel
    75 % dans la limite de 10 000 € sur 10 ans

La condition de possession du permis avec la mention restrictive d'un poste de conduite adapté est impérative pour bénéficier de l'aide à l'aménagement du véhicule. Les surcoûts de trajets obéissent à des critères de régularité ou de distance qui doivent être justifiés dans le dossier.

Les charges spécifiques et exceptionnelles

Les charges spécifiques et exceptionnelles couvrent des dépenses liées au handicap non prises en charge par les autres éléments de la PCH.

Les charges spécifiques sont des dépenses permanentes et prévisibles liées au handicap et non prises en compte par un des autres éléments de la PCH, par exemple des frais d'entretien d'un fauteuil roulant. Les charges exceptionnelles sont des dépenses ponctuelles liées au handicap et non prises en compte par un des autres éléments de la PCH, par exemple des frais de réparation d'un lit médicalisé.

Ces deux catégories de charges répondent à une logique de complément : elles interviennent lorsque les aides humaine, technique, logement ou transport ne couvrent pas une dépense spécifique au handicap. La distinction entre permanent/prévisible et ponctuel détermine le plafond applicable.

Règle

Les charges spécifiques sont prises en charge à 75 % dans la limite de 100 € par mois. Les charges exceptionnelles sont prises en charge à 75 % dans la limite de 6 000 € par période de 10 ans.

AidePrise en charge
Charges spécifiques75 % dans la limite de 100 € par mois
Charges exceptionnelles75 % dans la limite de 6 000 € par période de 10 ans

Ces charges ne peuvent être prises en charge que si elles ne relèvent pas déjà d'un autre élément de la PCH (aide humaine, technique, logement ou transport). Le cumul avec les autres aides est donc exclu pour une même dépense.

L'aide animalière

L'aide animalière finance l'acquisition et l'entretien d'un animal destiné à compenser votre handicap.

L'aide animalière est destinée à l'acquisition et à l'entretien d'un animal, par exemple un chien d'aveugle. Dans ce cas, l'animal doit avoir été éduqué par des éducateurs qualifiés.

L'aide animalière vise à financer les coûts liés à un animal d'assistance, qu'il s'agisse de son achat, de son éducation ou de son entretien courant. La condition d'éducation par des professionnels qualifiés garantit que l'animal est réellement adapté à la compensation du handicap.

Règle

Le remboursement peut aller jusqu'à 100 % des frais en cas de prise en charge à taux plein (80 % à taux partiel), dans la limite de 6 000 € par période de 10 ans.

L'aide animalière est soumise au même plafond de 6 000 € par période de 10 ans que les charges exceptionnelles. Elle nécessite de justifier de la qualification de l'éducateur et de l'adaptation de l'animal à votre situation de handicap.

Comment faire la demande

La demande de PCH s'adresse à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre lieu de résidence, en ligne ou par courrier.

La demande peut être faite en ligne par le biais d'un téléservice, si la MDPH de votre lieu de résidence le propose. Vous pouvez aussi faire votre demande par courrier par le biais d'un formulaire. Vous devez joindre les documents justificatifs mentionnés à l'occasion de votre demande en ligne ou sur le formulaire.

Les documents doivent être envoyés (ou scannés si vous faites votre demande en ligne) à la MDPH de votre lieu de résidence. Le téléservice de demande de prestations MDPH permet de solliciter la PCH en même temps que d'autres prestations (AAH, admission en Ésat, hébergement, etc.) et d'assurer le renouvellement. Le formulaire papier Cerfa permet quant à lui de faire une demande ou un renouvellement de prestations handicap (AEEH, AAH, PCH, CMI, hébergement, Ésat...).

Règle

La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la MDPH instruit la demande. C'est cette commission qui statue sur l'attribution de la PCH et sur le taux de prise en charge applicable.

  • Vérifier les conditions d'âge, de perte d'autonomie, de ressources et de résidence avant de constituer le dossier.
  • Choisir le canal : demande en ligne via le téléservice MDPH (si disponible dans votre département) ou demande par courrier avec le formulaire Cerfa.
  • Joindre les documents justificatifs requis, en original ou copie, ou les scanner pour la demande en ligne.
  • Envoyer le dossier à la MDPH de votre lieu de résidence.
  • Attendre l'instruction par la CDAPH, qui dispose d'un délai de 4 mois pour répondre.
  • En cas de refus, former un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) dans un délai de 2 mois.

Si vous êtes sans domicile stable, vous devez d'abord effectuer une démarche de domiciliation (ou élection de domicile) afin de pouvoir adresser votre demande à la MDPH compétente. Cette étape préalable est indispensable pour ouvrir droit à la PCH.

L'instruction et le délai de réponse

La demande est instruite par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la MDPH, qui répond dans un délai de quatre mois.

La CDAPH de la MDPH instruit la demande de PCH. Sa réponse intervient dans un délai de 4 mois. L'absence de réponse de la CDAPH pendant plus de 4 mois vaut décision implicite de rejet.

L'instruction consiste à examiner votre dossier, votre situation de handicap, vos besoins de compensation et les justificatifs fournis. La CDAPH apprécie le degré de perte d'autonomie au regard du référentiel d'activités, fixe le taux de prise en charge en fonction de votre revenu fiscal de référence, et arrête les aides attribuées. Le délai de 4 mois est un délai d'instruction maximal : à son issue, le silence gardé par l'administration vaut rejet, ce qui vous ouvre la voie du recours.

Règle

Le silence de la CDAPH au-delà de 4 mois vaut décision implicite de rejet. Cette décision implicite est susceptible de recours dans les mêmes conditions qu'une décision explicite de refus.

Le délai d'instruction de 4 mois est un délai légal. Il convient de conserver tous les justificatifs de dépôt du dossier (accusé de réception, confirmation en ligne) pour attester de la date de saisine de la MDPH et du point de départ du délai.

La durée d'attribution et le versement

La PCH est attribuée à vie ou pour une durée maximale de dix ans, et versée par le conseil départemental.

La PCH est attribuée à vie si votre état de santé ne peut pas s'améliorer. Sinon, elle est attribuée pour 10 ans maximum. Elle est généralement versée par le conseil départemental.

L'attribution à vie correspond aux situations où le handicap est stabilisé et non susceptible d'évolution favorable. Dans les autres cas, l'attribution est limitée à dix ans, au bout desquels une nouvelle évaluation de votre situation est nécessaire pour le renouvellement. Les versements peuvent être réguliers pour couvrir des besoins continus comme une aide humaine ou technique. Ils peuvent aussi être ponctuels pour des dépenses spécifiques ou exceptionnelles comme l'achat d'équipements adaptés.

Règle

Les sommes qui vous sont versées au titre de la PCH n'ont pas à être remboursées par vos héritiers à votre décès. La prestation est définitivement acquise et ne constitue pas une avance récupérable sur succession.

La distinction entre attribution à vie et attribution pour 10 ans dépend de l'évolution prévisible de votre état de santé, appréciée par la CDAPH. Le caractère non récupérable de la prestation sur succession est une spécificité importante de la PCH par rapport à certaines autres aides sociales.

Le recours en cas de refus

En cas de refus de la CDAPH, un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) doit être formé avant tout recours devant le tribunal.

La décision de refus de la CDAPH peut faire l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) auprès de la MDPH. Ce recours doit être exercé avant tout recours devant le tribunal.

Le RAPO constitue une étape préalable obligatoire : vous ne pouvez pas saisir directement le tribunal judiciaire sans avoir préalablement formé ce recours administratif. Le recours doit être déposé dans un délai de 2 mois à partir de la réception de la décision contestée, et cette décision doit être jointe au recours. L'absence de réponse de la CDAPH pendant plus de 2 mois vaut décision implicite de rejet du RAPO.

Règle

À partir de cette décision, explicite ou implicite, vous avez 2 mois pour faire un recours devant le tribunal judiciaire du lieu de votre résidence. Ce second recours judiciaire est donc ouvert après épuisement de la voie administrative préalable.

  • RAPO auprès de la MDPH, déposé dans un délai de 2 mois à compter de la réception de la décision de refus.
  • Décision jointe : la décision contestée doit être jointe au recours administratif préalable obligatoire.
  • Silence de la CDAPH pendant plus de 2 mois = décision implicite de rejet du RAPO.
  • Recours devant le tribunal judiciaire du lieu de résidence, dans un délai de 2 mois à partir de la décision (explicite ou implicite) sur le RAPO.

Le respect strict des délais de 2 mois est impératif, tant pour le RAPO que pour le recours devant le tribunal judiciaire. Un recours tardif est irrecevable. Il est conseillé de conserver toutes les preuves de réception et d'envoi (accusé de réception, courrier recommandé).

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Prestation de compensation du handicap (PCH)

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

Les conditions d'attribution, les taux de prise en charge et les plafonds de la prestation de compensation du handicap sont fixés par le code de l'action sociale et des familles et par arrêtés ministériels. Ces montants sont révisés périodiquement. Vérifier les tarifs et plafonds actualisés auprès de votre MDPH ou d'un conseiller juridique avant tout dépôt de dossier.

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