La classe de troisième est un carrefour. Une partie des élèves se dirige vers le lycée général, une autre vers le lycée professionnel, une autre encore vers l'apprentissage. Cette dernière voie est parfois mal comprise : certains la considèrent comme un choix par défaut, alors qu'elle permet d'obtenir les mêmes diplômes, avec un statut de salarié et une expérience professionnelle réelle.
L'apprentissage après la troisième est possible, mais il suppose de remplir une condition d'âge et de trouver une entreprise. Ce sont souvent ces deux points qui posent difficulté : un élève de quinze ans peut-il signer un contrat ? Faut-il être majeur ? Que se passe-t-il si l'on ne trouve pas d'employeur ?
Cet article répond à ces questions, décrit les étapes concrètes et signale les pièges les plus fréquents. Il s'appuie sur les règles officielles et sur les dispositifs d'accompagnement existants.
La réponse en bref
- Oui, un élève de troisième peut entrer en apprentissage après le collège.
- Il peut préparer un CAP en deux ans ou un bac professionnel en trois ans.
- Il doit avoir au moins 16 ans au 31 décembre de l'année civile où il termine sa troisième.
- Il doit trouver un employeur et signer un contrat d'apprentissage.
- Il doit être accepté dans un centre de formation d'apprentis (CFA).
- Le diplôme préparé est identique à celui préparé par la voie scolaire.
- L'alternance alterne périodes en entreprise et périodes en CFA.
Qui peut entrer en apprentissage après la troisième
L'apprentissage est ouvert aux jeunes qui ont terminé leur scolarité obligatoire ou qui sont en âge de la terminer. Après la troisième, l'élève peut signer un contrat d'apprentissage s'il a au moins 16 ans au 31 décembre de l'année civile où il termine son année de troisième.
Un élève qui a 15 ans en juillet et qui aura 16 ans en novembre peut donc entrer en apprentissage dès la rentrée de septembre. La condition est calculée au 31 décembre, et non au jour de la signature du contrat.
Les jeunes qui n'ont pas atteint cet âge peuvent parfois bénéficier d'un dispositif spécifique, notamment la troisième prépa-métiers. Ce dispositif permet de découvrir les métiers et de préparer une orientation, avant de signer un contrat d'apprentissage.
L'apprentissage est également ouvert aux jeunes majeurs, dans la limite d'âge prévue par la loi. Des dérogations existent pour certains publics, notamment les personnes en situation de handicap.
Les diplômes accessibles
Après la troisième, l'apprenti peut préparer deux diplômes principaux : le certificat d'aptitude professionnelle, en deux ans, et le baccalauréat professionnel, en trois ans.
Le CAP est un diplôme de niveau 3. Il atteste d'une qualification d'ouvrier ou d'employé qualifié dans un métier déterminé. Il existe dans de nombreux secteurs : bâtiment, industrie, services, alimentation, agriculture, commerce.
Le bac professionnel est un diplôme de niveau 4. Il combine un enseignement professionnel, un enseignement général et des périodes en entreprise. Il permet d'entrer dans l'emploi ou de poursuivre en brevet de technicien supérieur.
D'autres diplômes peuvent être préparés en apprentissage, notamment le brevet professionnel, le brevet des métiers d'art ou des certificats de spécialisation. Ces diplômes s'adressent souvent à des personnes déjà qualifiées ou expérimentées.
Le diplôme préparé en apprentissage est identique à celui préparé par la voie scolaire. Les programmes, les épreuves et les jurys sont les mêmes. La mention obtenue peut varier, mais le diplôme a la même valeur.
Trouver un employeur
La recherche d'un employeur est l'étape la plus difficile. L'apprentissage suppose un contrat de travail, et donc une entreprise prête à accueillir et à former le jeune.
Les entreprises peuvent être privées ou, sous conditions, publiques. Les secteurs qui recrutent des apprentis sont nombreux : artisanat, commerce, industrie, bâtiment, services à la personne, transport, restauration.
La recherche peut se faire par candidature spontanée, par contact direct, par le réseau familial et professionnel, par les salons et les forums, ou par les plateformes de mise en relation. Les CFA peuvent aider les candidats à trouver une entreprise.
Il est conseillé de préparer un CV, une lettre de motivation et un discours de présentation. Les entreprises recherchent des jeunes motivés, ponctuels et capables de s'adapter. L'expérience acquise lors des stages de troisième peut être valorisée.
Il faut parfois multiplier les contacts. Un refus n'est pas un échec : il fait partie du processus. La persévérance et la préparation font la différence.
Choisir un CFA
Le centre de formation d'apprentis assure la formation théorique et pratique. Il peut être public ou privé, dépendre d'un lycée, d'une chambre consulaire, d'une branche professionnelle ou d'un organisme privé.
Le choix du CFA dépend du diplôme préparé, de la spécialité, de la proximité géographique et des modalités d'accueil. Certains CFA proposent un internat, d'autres non.
Il est conseillé de visiter le CFA, de rencontrer les formateurs et de vérifier les équipements. Les journées portes ouvertes permettent de découvrir les locaux et les formations.
Le CFA doit être habilité à préparer le diplôme visé. Cette habilitation garantit que la formation correspond au référentiel et que l'apprenti pourra se présenter à l'examen.
L'inscription au CFA se fait généralement avant la signature du contrat, ou en parallèle. Le CFA peut aider à trouver une entreprise et à préparer le dossier.
Signer le contrat
Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail particulier. Il est signé par l'apprenti, son représentant légal s'il est mineur, et l'employeur. Il est enregistré auprès de l'administration compétente.
Le contrat précise la durée, la date de début, le diplôme préparé, le nom du maître d'apprentissage, le lieu de travail et les modalités de la formation. Il doit être conforme au modèle prévu par la réglementation.
Le maître d'apprentissage est le salarié qui accompagne l'apprenti dans l'entreprise. Il doit avoir les compétences et l'expérience nécessaires. Il est responsable de la formation pratique.
Le contrat peut être à durée déterminée ou indéterminée. Dans le premier cas, il est conclu pour la durée de la formation. Dans le second, il peut être rompu dans les conditions prévues.
L'enregistrement du contrat est une formalité essentielle. Sans enregistrement, le contrat n'est pas valable. L'employeur ou le CFA s'en charge généralement.
L'alternance au quotidien
L'apprenti alterne des périodes en entreprise et des périodes en CFA. Le rythme varie selon les formations : quelques semaines en entreprise, quelques semaines en formation, ou des rythmes plus courts.
Pendant les périodes en entreprise, l'apprenti travaille sous l'autorité de l'employeur. Il exécute des tâches en lien avec sa formation. Il doit respecter les horaires, les règles de sécurité et la confidentialité.
Pendant les périodes en CFA, l'apprenti suit des cours, des travaux pratiques et des évaluations. Il prépare l'examen. Le CFA assure le suivi pédagogique et le lien avec l'entreprise.
L'apprenti a des obligations. Il doit assister aux cours, respecter le règlement, exécuter les tâches confiées et se comporter de manière professionnelle. Il a aussi des droits : formation, rémunération, protection sociale, congés.
L'alternance demande de l'organisation. L'apprenti doit gérer son temps, ses déplacements et ses obligations. Le CFA et l'entreprise peuvent l'aider à s'adapter.
La rémunération
L'apprenti perçoit une rémunération. Elle est calculée en pourcentage du Smic, selon son âge et l'année d'exécution du contrat. Elle augmente au fil de la formation.
La rémunération est versée par l'employeur. Elle est soumise à des cotisations, mais l'apprenti bénéficie d'exonérations. Le salaire net dépend de la situation.
L'apprenti peut bénéficier d'aides, notamment pour le transport, le logement ou l'équipement. Les aides varient selon les régions, les branches et les situations.
La rémunération ne doit pas être confondue avec les frais de formation. La formation est gratuite pour l'apprenti : les frais sont pris en charge par l'employeur et les opérateurs de compétences.
Le cadre juridique
Le contrat d'apprentissage est régi par le Code du travail, aux articles L6211-1 et suivants. Ces articles fixent les conditions de formation, la durée, la rémunération et les obligations des parties.
Le Code de l'éducation fixe les conditions d'accès aux diplômes. Les articles D337-1 à D337-4 concernent le CAP. Les articles D337-51 à D337-54 concernent le bac professionnel. Les articles D337-95 à D337-98 concernent le brevet professionnel.
La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a réformé l'apprentissage. Elle a ouvert la voie à de nouveaux publics, modifié le financement des CFA et renforcé le rôle des branches.
Les articles L331-7 et L331-8 du Code de l'éducation organisent la procédure d'orientation. Ils prévoient les droits des familles et les modalités d'affectation.
La troisième prépa-métiers
La troisième prépa-métiers est une classe de troisième particulière. Elle s'adresse aux élèves qui souhaitent découvrir les métiers et préparer leur orientation vers la voie professionnelle.
Cette classe permet de découvrir plusieurs spécialités, de visiter des entreprises et des CFA, et de préciser un projet. Elle ne remplace pas l'apprentissage, mais elle peut y préparer.
L'élève qui entre en prépa-métiers reste au collège. Il suit des enseignements généraux et des séquences de découverte professionnelle. Il peut effectuer des stages.
À la fin de l'année, l'élève peut s'orienter vers un CAP, un bac professionnel ou un apprentissage. La prépa-métiers lui a permis de mûrir son choix.
Cette classe est particulièrement utile pour les élèves qui ne savent pas encore quel métier choisir ou qui ont besoin de confiance. Elle évite les orientations par défaut.
Le rôle du CFA et de l'entreprise
Le CFA et l'entreprise sont deux partenaires de la formation. Le CFA apporte les savoirs et les savoir-faire, l'entreprise apporte l'expérience du terrain.
Le CFA organise les enseignements, les évaluations et le suivi. Il veille au respect du référentiel et prépare l'apprenti à l'examen. Il assure aussi un rôle d'accompagnement et de médiation.
L'entreprise accueille l'apprenti et lui confie des missions. Elle désigne un maître d'apprentissage, qui encadre et évalue le jeune. Elle participe à l'évaluation finale.
La coordination entre le CFA et l'entreprise est essentielle. Le livret de liaison, les visites et les échanges permettent de suivre la progression de l'apprenti.
Un désaccord peut survenir. Le CFA peut intervenir pour trouver une solution. En cas de difficulté grave, une rupture du contrat peut être envisagée.
Les avantages et les limites de l'apprentissage
L'apprentissage présente des avantages. Il permet d'obtenir un diplôme en étant rémunéré, d'acquérir une expérience professionnelle et de découvrir le monde de l'entreprise.
Il favorise l'autonomie et la responsabilité. L'apprenti doit gérer son temps, respecter des règles et s'adapter à un environnement professionnel.
Il peut faciliter l'insertion. De nombreux apprentis trouvent un emploi à l'issue de leur formation, parfois dans l'entreprise qui les a accueillis.
L'apprentissage a aussi des limites. La recherche d'employeur peut être difficile. Le rythme de l'alternance peut être exigeant. L'apprenti peut se sentir isolé.
Certains métiers sont peu accessibles en apprentissage, faute d'employeurs ou de CFA. Les jeunes doivent parfois choisir une autre voie.
L'apprentissage n'est pas une voie de garage. Il permet de poursuivre des études, notamment en BTS ou en certificat de spécialisation. Les passerelles existent, et de nombreux apprentis choisissent de continuer après leur diplôme. Cette possibilité doit être connue des familles qui hésitent encore.
Le suivi et l'évaluation
Le suivi de l'apprenti est assuré par le maître d'apprentissage et par le CFA. Il permet de vérifier la progression, d'identifier les difficultés et d'ajuster la formation.
Le livret de liaison ou le carnet de bord permet de consigner les activités, les compétences acquises et les observations. Il est un support de dialogue entre l'entreprise et le CFA.
Les évaluations peuvent prendre différentes formes : contrôles en cours de formation, épreuves pratiques, projets, rapports. Elles préparent l'examen final.
L'examen final est organisé selon les modalités du diplôme. Il comprend des épreuves écrites, orales et pratiques. Le jury est composé de professionnels et d'enseignants.
L'apprenti qui échoue peut parfois bénéficier d'une session de rattrapage ou d'une prolongation de formation. Les conditions varient selon les diplômes.
Préparer sa candidature
La candidature à un apprentissage se prépare. Un dossier soigné et une présentation claire augmentent les chances de convaincre un employeur.
Le CV doit mettre en avant les expériences, même modestes : stages, petits jobs, activités associatives, projets scolaires. Les compétences et les qualités personnelles doivent être explicitées.
La lettre de motivation doit expliquer le projet, la connaissance du métier et la motivation. Elle doit être personnalisée pour chaque entreprise. Les formules toutes faites sont à éviter.
L'entretien est un moment décisif. L'apprenti doit se renseigner sur l'entreprise, préparer des questions et montrer sa motivation. La ponctualité et la présentation comptent.
Les parents peuvent accompagner la démarche, mais l'apprenti doit être acteur. C'est lui qui suivra la formation et qui travaillera dans l'entreprise.
Les CFA organisent parfois des ateliers de préparation à la recherche d'employeur. Ces ateliers sont utiles pour travailler le CV, la lettre et l'entretien.
L'accompagnement des familles et de l'école
L'orientation vers l'apprentissage ne se décide pas seul. Les familles, l'équipe éducative et les professionnels de l'orientation peuvent accompagner le projet.
Le professeur principal, le psychologue de l'éducation nationale et le centre d'information et d'orientation peuvent informer sur les métiers, les diplômes et les débouchés.
Les CFA, les chambres de métiers et les branches professionnelles proposent des informations et des rencontres. Les journées portes ouvertes permettent de découvrir les formations.
Les familles peuvent accompagner la recherche d'employeur, mais elles ne doivent pas se substituer au jeune. L'autonomie est une compétence recherchée par les employeurs.
L'élève doit être soutenu dans son choix. Un projet d'apprentissage n'est pas un abandon des études : c'est une autre manière d'apprendre et d'obtenir un diplôme.
Le statut de l'apprenti
L'apprenti est un salarié, mais son statut comporte des spécificités. Il est titulaire d'un contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée, conclu pour la durée de sa formation.
Il est affilié à la sécurité sociale et bénéficie de la protection sociale. Il cotise pour la retraite, même si les cotisations sont calculées sur une base spécifique.
Il a droit aux congés payés, dans les conditions prévues par le Code du travail. Il a également droit à des temps de repos et à des conditions de travail adaptées à son âge.
Il est soumis au règlement intérieur de l'entreprise et du CFA. Il doit respecter les règles d'hygiène et de sécurité. Il peut être sanctionné en cas de manquement.
Le statut de l'apprenti n'est pas celui d'un stagiaire. L'apprenti travaille réellement, avec des missions et des responsabilités. Cette différence est importante pour comprendre les obligations réciproques de l'employeur et du jeune.
Cas particuliers
Élève de moins de 16 ans. Il peut préparer une troisième prépa-métiers ou attendre l'année suivante. Certains dispositifs permettent une entrée progressive en apprentissage.
Élève en situation de handicap. Des aménagements peuvent être prévus. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé peut ouvrir droit à des aides. Le CFA et l'employeur doivent être informés.
Élève allophone. L'apprentissage est possible, mais il suppose une maîtrise suffisante du français pour suivre la formation. Un accompagnement linguistique peut être nécessaire.
Changement d'orientation. Un apprenti qui s'aperçoit que la spécialité ne lui convient pas peut demander une rupture du contrat, dans les conditions prévues. Il peut aussi changer de CFA.
Employeur en difficulté. Si l'entreprise ferme ou ne peut plus former l'apprenti, une solution doit être trouvée. Le CFA et les services de l'État peuvent aider.
Apprentissage dans le secteur public. Certains employeurs publics peuvent recruter des apprentis. Les conditions et les modalités varient.
Erreurs fréquentes
Croire qu'il faut être majeur. Il faut avoir 16 ans au 31 décembre de l'année de la troisième. La majorité n'est pas exigée.
Croire qu'il suffit de s'inscrire en CFA. Il faut un employeur et un contrat. Le CFA ne peut pas se substituer à l'entreprise.
Négliger la recherche d'employeur. C'est l'étape la plus difficile. Il faut s'y prendre tôt et multiplier les contacts.
Choisir une spécialité sans se renseigner. Les journées portes ouvertes et les stages permettent de découvrir les métiers. Le CIO peut aider.
Croire que l'apprentissage est une voie de garage. Il permet d'obtenir un diplôme reconnu et une expérience professionnelle. De nombreux apprentis poursuivent leurs études.
Oublier l'enregistrement du contrat. Sans enregistrement, le contrat n'est pas valable. Il faut vérifier que la formalité a été accomplie.
Négliger les périodes en entreprise. Elles sont évaluées et comptent pour le diplôme. L'assiduité est essentielle.
Penser que la formation est payante. Elle est gratuite pour l'apprenti. Les frais sont pris en charge par l'employeur et les opérateurs de compétences.
Questions fréquentes
Peut-on entrer en apprentissage après la troisième ?
Oui, si l'on a au moins 16 ans au 31 décembre de l'année civile où l'on termine la troisième.
Quels diplômes peut-on préparer ?
Le CAP en deux ans et le bac professionnel en trois ans. D'autres diplômes peuvent être accessibles selon les spécialités.
Faut-il un employeur ?
Oui. Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail. Il doit être signé avec un employeur et enregistré.
Comment trouver un employeur ?
Par candidature spontanée, par le réseau, par les CFA, par les salons et les plateformes de mise en relation. La persévérance est essentielle.
L'apprentissage est-il gratuit ?
Oui, pour l'apprenti. Les frais de formation sont pris en charge par l'employeur et les opérateurs de compétences.
L'apprenti est-il salarié ?
Oui. Il perçoit une rémunération, cotise pour sa retraite et bénéficie de la protection sociale.
Le diplôme a-t-il la même valeur ?
Oui. Le diplôme est identique à celui préparé par la voie scolaire.
Peut-on poursuivre ses études après un CAP ?
Oui. Un titulaire de CAP peut préparer un bac professionnel ou un certificat de spécialisation.
Que faire si l'on ne trouve pas d'employeur ?
Contactez le CFA, le CIO ou les services de l'éducation nationale. Des solutions peuvent exister : autre spécialité, autre entreprise, troisième prépa-métiers.
L'apprentissage est-il ouvert aux personnes handicapées ?
Oui. Des aménagements peuvent être prévus. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé peut ouvrir droit à des aides.
Peut-on changer d'employeur en cours d'apprentissage ?
La rupture du contrat est possible dans les conditions prévues par la loi. Une nouvelle entreprise peut être trouvée, avec l'accord du CFA. La procédure doit être respectée.
L'apprenti a-t-il des vacances ?
Oui. L'apprenti bénéficie de congés, dont les modalités sont fixées par le contrat et le Code du travail. Les périodes de vacances du CFA et de l'entreprise doivent être coordonnées.
Peut-on être apprenti et avoir un job d'été ?
Le contrat d'apprentissage encadre la relation de travail. Un emploi supplémentaire peut être possible, sous réserve du respect des obligations et des temps de repos.
L'apprentissage est-il reconnu à l'étranger ?
Le diplôme français est reconnu en France. Sa reconnaissance à l'étranger dépend des accords et des pays. Une equivalence peut être demandée.
Sources
- Service-Public.gouv.fr — Peut-on entrer en apprentissage après la classe de 3e ?
- Code du travail — articles L6211-1 et suivants (contrat d'apprentissage)
- Code de l'éducation — articles D337-1 à D337-4 (CAP)
- Code de l'éducation — articles D337-51 à D337-54 (bac professionnel)
- Code de l'éducation — articles D337-95 à D337-98 (brevet professionnel)
- Code de l'éducation — articles L331-7 et L331-8 (procédure d'orientation)
- Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel
- Ministère de l'Éducation nationale — Se former par l'apprentissage
- Ministère du Travail — Rechercher une formation en alternance
- Onisep — Futur Pro : les formations professionnelles après la collège
- Service-Public.gouv.fr — Contrat d'apprentissage
