Le permis de conduire ouvre la possibilité de circuler sur la voie publique avec un véhicule à moteur. En France, son obtention suit des règles précises, encadrées par le code de la route et gérées par l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). On vous explique concrètement comment s'inscrire, comment se déroule l'examen, et comment fonctionne le système à points.
À retenir : tout commence par une inscription en ligne sur le site de l'ANTS, suivie d'une formation (code + conduite) et de deux épreuves, l'une théorique (le « code »), l'autre pratique.
Les catégories de permis existantes
Le permis n'est pas un document unique. Il existe plusieurs catégories, chacune correspondant à un type de véhicule.
Le permis B, le plus courant, autorise la conduite d'une voiture. Il se passe à partir de 18 ans, ou 17 ans si vous suivez l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC). Le permis AM, lui, concerne les cyclomoteurs et quadricycles légers et se prépare dès 14 ans. Pour les motos, on distingue le A1 (125 cm³ à partir de 16 ans), le A2 (moto intermédiaire à partir de 18 ans) et le A (toutes motos à partir de 20 ans, ou 18 ans après deux ans de A2).
Pour les usages professionnels, d'autres catégories existent : le permis C pour les poids lourds, le D pour les transports en commun, le CE ou DE pour les ensembles avec remorque. Ces permis demandent une formation spécifique, souvent dispensée dans des centres agréés par les services de l'État.
Bon à savoir : depuis quelques années, il est possible de passer le permis B en boîte automatique avec une formation réduite, puis de suivre une formation de 7 heures pour lever la restriction et conduire une boîte manuelle.
L'inscription : une démarche 100 % en ligne
L'inscription au permis de conduire s'effectue désormais uniquement en ligne sur le site permisdeconduire.ants.gouv.fr. L'ANTS a absorbé l'ensemble des préfectures sur ce sujet : il n'est plus possible de s'inscrire en guichet, sauf accompagnement spécifique.
Pour créer votre compte, il faut fournir plusieurs informations : nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse postale, ainsi qu'une pièce d'identité en cours de validité et un justificatif de domicile de moins de six mois. Le numéro NEPH (numéro d'enregistrement préfectoral des habilitations) vous est attribué automatiquement : c'est l'identifiant qui vous suivra tout au long de votre parcours.
Vous aurez besoin d'une photo d'identité au format numérique, conforme aux normes en vigueur (vous pouvez la faire dans un photomaton agréé ou via une application dédiée). Pour les candidats mineurs, l'accord parental est obligatoire.
Attention : aucune démarche d'inscription n'est payante. Les frais que vous réglerez (auto-école, présentation à l'examen) ne transitent jamais par l'ANTS. Méfiez-vous des sites qui se font passer pour l'administration.
Le code de la route : l'épreuve théorique générale
L'examen du code, appelé officiellement épreuve théorique générale (ETG), porte sur la signalisation, les règles de circulation, la sécurité routière et les premiers secours. Il se passe désormais sur tablette dans un centre d'examen agréé, généralement géré par l'auto-école ou un opérateur privé partenaire de l'État.
Le résultat tombe immédiatement après l'épreuve. Pour être reçu, il faut atteindre le seuil minimal de réponses correctes (35 sur 40 questions, selon la réglementation en vigueur). En cas de réussite, vous recevez une attestation valable plusieurs années, pendant lesquelles vous pouvez passer l'épreuve pratique sans repasser le code.
En cas d'échec, vous pouvez vous représenter sans limitation de durée, sous réserve d'avoir toujours une attestation en cours de validité.
À retenir : si vous avez obtenu votre code il y a plus de cinq ans sans passer l'épreuve pratique, vous devrez repasser l'ETG pour actualiser vos connaissances.
La conduite et l'examen pratique
Une fois le code en poche, place à la formation pratique. La durée minimale obligatoire est fixée par la réglementation en vigueur : 20 heures pour le permis B traditionnel, 13 heures pour la boîte automatique. Ces heures sont consignées dans votre livret d'apprentissage, document officiel qui vous accompagne pendant toute la formation.
L'examen pratique dure environ 32 minutes. Il évalue votre capacité à conduire en sécurité, à respecter le code de la route, à maîtriser les manœuvres et à adopter une attitude responsable au volant. L'inspecteur utilise une grille d'évaluation précise : les erreurs sont classées par catégorie (mineures, graves, éliminatoires).
En cas de réussite, votre permis définitif vous est envoyé par courrier sécurisé, généralement sous quelques semaines. Vous pouvez aussi suivre sa production en ligne sur le site de l'ANTS.
En cas d'échec, il faut attendre au minimum deux semaines avant de vous représenter. Entre deux tentatives, votre auto-école peut vous proposer des heures supplémentaires pour travailler les points faibles identifiés lors de l'examen.
Le permis à points : un système unique en Europe
Le permis de conduire français fonctionne selon un système à points depuis 1992, l'un des plus stricts au monde. Le capital initial est de 6 points pour un permis probatoire et de 12 points pour un permis confirmé.
Le permis probatoire est la période qui suit la première obtention du permis B. Il dure trois ans (ou deux ans en cas de conduite accompagnée), pendant lesquels vous ne disposez que de 6 points. Si vous ne commettez aucune infraction durant cette période, le capital passe automatiquement à 12 points à l'échéance.
Pour les infractions, le retrait dépend de leur gravité. Les infractions de 1ère classe (stationnement dangereux, défaut de ceinture) retirent 1 point. Les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h au-dessus de la limite retirent 1 point également. Au-delà, le retrait grimpe : 2 points pour un excès de 20 à 29 km/h, 3 points entre 30 et 39 km/h, 4 points entre 40 et 49 km/h, et 6 points pour un excès supérieur à 50 km/h.
L'alcool au volant est l'une des infractions les plus sanctionnées : 6 points retirés pour un taux entre 0,5 et 0,8 g/L, jusqu'à la suspension ou l'annulation du permis pour les taux supérieurs ou en cas de refus de contrôle. L'usage du téléphone au volant, depuis 2017, retire 3 points.
Attention : pour un conducteur en permis probatoire, les retraits sont souvent majorés. Un excès de vitesse de moins de 20 km/h retire 3 points au lieu d'1 pour un conducteur confirmé.
La récupération de points
Bonne nouvelle : les points perdus ne sont pas définitifs. Vous récupérez 1 point par an automatiquement si vous ne commettez aucune nouvelle infraction. Après trois années sans infraction, l'ensemble du capital est reconstitué.
Vous pouvez aussi suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, d'une durée de deux jours (14 heures). Ce stage, animé par un expert en sécurité routière et un psychologue, vous permet de récupérer 4 points, dans la limite du plafond (12 points pour un permis confirmé). Un seul stage est autorisé par période de 12 mois.
En cas de perte totale des points (solde à 0), votre permis est invalidé. Vous ne pouvez pas le repasser immédiatement : il faut attendre un délai de 6 mois (ou 1 an en cas de récidive). Pour récupérer votre droit de conduire, vous devrez repasser l'ETG, puis l'examen pratique.
Le permis international
Si vous partez à l'étranger, le permis français suffit dans l'Union européenne et dans de nombreux pays. Pour les destinations hors UE, il vous faudra un permis international, délivré par votre préfecture sur présentation de votre permis français valide, d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile.
Le coût du permis international correspond au timbre fiscal. Il est valable 1 an selon les destinations. Attention : il ne remplace jamais votre permis français, il l'accompagne. Vous devez donc avoir les deux documents sur vous lors de vos déplacements.
Recours en cas de retrait ou de refus
Si vous estimez qu'un retrait de points est injustifié, vous pouvez contester la décision. Pour une suspension administrative prononcée par le préfet, le recours s'exerce devant le tribunal administratif dans les deux mois suivant la notification. Le tribunal examine la régularité de la procédure et peut annuler la décision.
Pour une suspension judiciaire prononcée par le tribunal correctionnel, vous pouvez faire appel devant la cour d'appel. L'appel est suspensif : la suspension ne s'applique pas pendant la procédure d'appel.
Si vous subissez un préjudice important du fait d'un retrait injustifié (perte d'emploi, par exemple), vous pouvez demander une indemnisation à l'État. La procédure est longue mais peut aboutir.
L'apprentissage anticipé de la conduite (AAC) en détail
L'apprentissage anticipé de la conduite, parfois appelé « conduite accompagnée », permet de débuter la formation pratique dès 15 ans, à condition d'avoir obtenu l'accord parental et l'attestation de réussite au code. Cette formule présente plusieurs avantages concrets : elle augmente significativement les chances de réussite à l'examen pratique, elle réduit la durée du permis probatoire à deux ans au lieu de trois, et elle offre une vraie expérience de la route avant de conduire seul.
Le déroulé est strictement encadré. Vous devez d'abord suivre une formation initiale dans une auto-école (code + minimum 20 heures de conduite). Une fois l'attestation de fin de formation initiale (AFFI) délivrée, vous pouvez conduire avec un accompagnateur (parent, ami, proche) titulaire d'un permis B depuis au moins cinq ans sans interruption. La conduite s'effectue sur le territoire français, avec un véhicule équipé d'un autocollant « A » (apprenti) à l'arrière.
Un rendez-vous pédagogique est obligatoire après 1 000 km parcourus, puis après 3 000 km. Ces rendez-vous, d'une durée de trois heures chacun, sont organisés par l'auto-école et permettent de faire le point sur la progression. Ils sont indispensables pour pouvoir se présenter à l'examen pratique à 17 ans.
À retenir : la conduite hors de France n'est pas autorisée pendant la phase AAC, sauf dérogation très exceptionnelle pour de courts séjours dans l'Union européenne. Avant tout déplacement, vérifiez votre assurance : certaines garanties excluent l'accompagnateur en cas de sinistre à l'étranger.
L'échange de permis étranger pour les résidents en France
Si vous êtes titulaire d'un permis délivré dans un pays hors de l'Union européenne et que vous vous installez en France, vous devez en principe l'échanger contre un permis français pour continuer à conduire légalement. La démarche s'effectue en ligne sur le site de l'ANTS, avec votre permis étranger, une pièce d'identité, un justificatif de domicile et, selon votre pays d'origine, une traduction assermentée ou un certificat de conformité.
L'échange est gratuit dans de nombreux cas, mais peut entraîner des frais si une expertise technique du véhicule est demandée. Le délai de traitement varie de quelques semaines à plusieurs mois selon les pays. Pendant l'instruction, vous pouvez continuer à conduire avec votre permis étranger si vous avez un visa long séjour ou un titre de séjour en cours de validité.
Pour les permis délivrés dans l'Union européenne, l'Espace économique européen ou la Suisse, aucune démarche n'est nécessaire : votre permis est reconnu automatiquement tant qu'il est en cours de validité dans son pays d'origine. Après quelques années de résidence en France, l'échange devient obligatoire pour les permis non européens, selon votre statut (salarié, étudiant, retraité, etc.).
Attention : un permis international délivré par votre pays d'origine ne peut pas être échangé contre un permis français. Seul le permis national définitif du pays d'origine est accepté.
Le suivi de votre demande de permis sur le portail ANTS
Une fois votre dossier déposé en ligne, l'ANTS met à votre disposition un espace de suivi détaillé. Vous y retrouvez votre numéro NEPH, le statut de votre demande (en cours d'instruction, validé, en production, expédié), et l'historique complet des échanges de documents avec l'administration.
Le numéro NEPH est votre identifiant unique tout au long de la vie de votre permis. Il figure sur votre certificat d'examen du code et sur votre livret d'apprentissage. En cas de perte, vous pouvez le retrouver dans votre espace personnel ou le demander à votre auto-école.
Pour les demandes de permis international, le suivi se fait sur le même portail, avec un statut spécifique. La production du permis international est généralement plus rapide que celle du permis définitif (quelques jours à quelques semaines).
En cas de retard anormal (plus de six semaines pour un permis définitif), vous pouvez saisir le médiateur de l'ANTS via le formulaire en ligne dédié. La saisine est gratuite et le médiateur examine les litiges entre les usagers et l'administration. Pour les situations urgentes (départ à l'étranger imminent), vous pouvez contacter le serveur vocal 34 00 pour signaler votre dossier.
La visite médicale pour le permis : quand et pourquoi
La visite médicale n'est pas obligatoire pour tous les candidats au permis de conduire. Elle est requise dans plusieurs situations précises.
Candidats atteints de certaines affections : les candidats qui déclarent une affection médicale compatible avec la conduite (vue, audition, diabète, épilepsie, etc.) doivent passer une visite médicale auprès d'un médecin agréé par la préfecture. La liste des médecins agréés est disponible en préfecture et sur le site service-public.fr.
Candidats passant le permis lourd : les candidats au permis C, D, CE ou DE doivent obligatoirement passer une visite médicale, même en l'absence d'affection déclarée. Cette visite vérifie l'aptitude physique à conduire des véhicules lourds ou à transporter des passagers.
Conducteurs en renouvellement de permis : à partir de 70 ans, et selon la catégorie du permis, des visites médicales périodiques peuvent être exigées. La réglementation en vigueur fixe les conditions de renouvellement pour les conducteurs seniors.
Candidats ayant fait l'objet d'une suspension ou annulation : après une suspension de permis pour alcool ou stupéfiants, ou après une annulation, une visite médicale est obligatoire avant la restitution du permis. Elle est réalisée par un médecin agréé ou un médecin de la commission médicale départementale.
La visite médicale coûte entre 36 € et 50 €, non remboursés par la Sécurité sociale. Le médecin agréé établit un certificat d'aptitude ou d'inaptitude, transmis à la préfecture.
À retenir : un candidat qui dissimule une affection médicale lors de l'inscription au permis s'expose à des poursuites en cas d'accident. La transparence est toujours préférable.
Le suivi post-permis et la formation continue
Une fois le permis obtenu, le conducteur n'est pas livré à lui-même. Plusieurs dispositifs de formation continue existent pour améliorer la sécurité routière tout au long de la vie.
Le rendez-vous post-permis : dans les six mois suivant l'obtention du permis B, un rendez-vous pédagogique gratuit est proposé par votre auto-école. Ce rendez-vous, d'une durée de trois heures, permet de faire le point sur les premiers mois de conduite et d'identifier les comportements à risque. Il est facultatif mais fortement recommandé, surtout pour les jeunes conducteurs.
La formation continue en auto-école : à tout moment, un conducteur peut suivre une formation de perfectionnement (conduite sur autoroute, conduite de nuit, éco-conduite, récupération de points). Ces formations, d'une durée de quelques heures à quelques jours, sont prises en charge par certaines assurances.
La conduite supervisée : pour les accompagnateurs de la conduite accompagnée qui le souhaitent, la conduite supervisée permet de continuer à conduire avec un accompagnateur après l'obtention du permis, dans les six premiers mois. C'est un bon moyen de renforcer son expérience sans la pression des premiers mois de conduite autonome.
L'éco-conduite : depuis 2020, une formation à l'éco-conduite peut être prescrite par France Travail pour les demandeurs d'emploi. Cette formation, gratuite, permet de réduire sa consommation de carburant et son impact environnemental.
À retenir : un conducteur formé en continu est un conducteur plus sûr. Les statistiques montrent que les conducteurs ayant suivi un rendez-vous post-permis ont moins d'accidents dans les deux premières années.
Permis et handicap : aménagements et dispense
Les personnes en situation de handicap peuvent obtenir le permis de conduire, sous réserve d'aménagements spécifiques du véhicule et/ou des épreuves. La réglementation en vigueur prévoit des dispositions adaptées pour chaque type de handicap.
Handicap moteur : des aménagements du véhicule sont nécessaires (boîte automatique, commandes au volant, siège adapté, etc.). Le candidat passe l'examen sur le véhicule aménagé, et la mention de l'aménagement est inscrite sur le permis. Le coût de l'aménagement est à la charge du candidat, mais des aides financières existent (AGEFIPH, MDPH, assurance).
Handicap visuel : pour les malvoyants, des conditions spécifiques sont prévues : correction visuelle obligatoire pour la lecture des panneaux, agrandissement des documents, temps supplémentaire. Une acuité visuelle minimale est requise.
Handicap auditif : les candidats sourds ou malentendants peuvent passer le permis avec des aménagements (traduction en langue des signes, supports visuels). L'épreuve orale est remplacée par une épreuve écrite spécifique.
Troubles dys ou cognitifs : les candidats dyslexiques, dysphasiques ou avec un trouble de l'attention peuvent bénéficier d'un temps supplémentaire et d'une présentation adaptée des questions.
La dispense d'examen de français (et non de permis) est différente : elle concerne uniquement les candidats à des titres de séjour ou à la naturalisation, et non le permis lui-même.
Attention : l'aménagement ne modifie pas le niveau d'exigence de l'examen. Le candidat doit démontrer qu'il peut conduire en sécurité malgré son handicap. En cas de handicap trop sévère, l'inaptitude à la conduite peut être prononcée par le médecin agréé.
Conduite après 70 ans : visite médicale et renouvellement
Contrairement à une idée répandue, il n'y a pas en France de limite d'âge supérieure pour conduire. Mais à partir de 70 ans, certains conducteurs peuvent être soumis à une visite médicale périodique, selon la catégorie de leur permis et leur état de santé.
Conducteurs de véhicules légers (permis B) : la réglementation actuelle ne prévoit pas de visite médicale obligatoire pour les conducteurs de voiture particulière après 70 ans. Ils peuvent conserver leur permis jusqu'à expiration, puis le renouveler selon la procédure standard.
Conducteurs de poids lourds ou transports en commun (permis C, D, CE, DE) : la visite médicale est obligatoire tous les cinq ans pour ces catégories. À partir de 70 ans, certains transporteurs peuvent exiger un suivi médical renforcé.
Conducteurs présentant des pathologies : diabète, troubles cardiaques, épilepsie, déficit visuel ou auditif important peuvent motiver une visite médicale, quel que soit l'âge. Le médecin agréé évalue l'aptitude à la conduite.
Renouvellement du permis : depuis la mise en place du permis au format européen (depuis 2013), le renouvellement est automatique pour les permis B des conducteurs français. Le titre est envoyé automatiquement avant expiration.
Cas des retraités actifs : de nombreux retraités conduisent sans problème après 70 ans. Les statistiques montrent que les seniors ont moins d'accidents que les jeunes conducteurs, mais les accidents sont souvent plus graves (fragilité physique).
À retenir : ne laissez pas votre permis expirer. Le renouvellement est gratuit et automatique, mais en cas de déménagement ou de changement d'état civil, pensez à vérifier l'adresse de correspondance.
Coût total du permis de conduire : anticiper son budget
Obtenir le permis de conduire représente un investissement qui peut varier considérablement selon la formule choisie. Voici les éléments à intégrer dans votre budget.
Tarif d'une auto-école traditionnelle : le prix moyen en France se situe entre 1 200 € et 1 800 € pour le forfait de base (code + 20 heures de conduite + présentation à l'examen). À ce tarif peuvent s'ajouter des heures supplémentaires en cas de difficulté.
Permis en boîte automatique : généralement moins cher (entre 1 000 € et 1 400 €) en raison du nombre réduit d'heures obligatoires (13 heures). La formation complémentaire de 7 heures pour conduire une boîte manuelle ajoute environ 250 € à 400 €.
Permis en candidat libre : passer l'examen sans auto-école coûte nettement moins cher (frais de présentation à l'examen + location de véhicule pour la journée d'examen), mais le taux de réussite est plus faible sans formation encadrée.
Auto-écoles en ligne : les formules 100 % en ligne ou hybrides (cours en ligne + heures de conduite en présentiel) peuvent réduire le coût de 30 % à 40 % par rapport aux auto-écoles traditionnelles. La qualité de la formation pratique reste le critère déterminant.
Financements : le CPF (Compte personnel de formation) peut financer tout ou partie du permis de conduire pour les salariés et les demandeurs d'emploi. Les missions locales proposent aussi des aides pour les jeunes.
À retenir : méfiez-vous des annonces de permis à prix cassés. Une formation trop courte ou bâclée compromet la réussite à l'examen et la sécurité routière à long terme.
Anticiper le jour de l'examen : checklist pratique
La réussite à l'examen pratique dépend largement de la préparation des derniers jours. Voici une checklist utile pour le jour J et la veille.
La veille au soir : vérifiez votre convocation (lieu, heure, documents à apporter), préparez votre pièce d'identité et votre permis de conduire si vous passez le permis B après une formation AAC, couchez-vous tôt pour être en forme.
Le matin de l'examen : prenez un petit-déjeuner copieux, habillez-vous confortablement (évitez les talons hauts et les chaussures inadaptées à la conduite), arrivez 30 minutes avant l'heure pour gérer le stress administratif.
Pendant l'examen : respectez les autres candidats et l'inspecteur, restez concentré pendant les 32 minutes, ne prenez pas d'initiative non sollicitée, restez calme en cas d'erreur mineure (rattrapable si elle est corrigée).
Après l'examen : si réussite, suivez la production de votre permis sur l'ANTS ; si échec, demandez le détail des fautes commises et programmez des heures complémentaires avec votre auto-école.
À retenir : l'examen pratique est avant tout une évaluation de votre comportement au volant, pas un piège. Restez vous-même, conduisez prudemment, et tout ira bien.
Information à vérifier auprès de l'organisme compétent. Les seuils, délais et montants évoqués dans cet article sont fixés par la réglementation en vigueur et peuvent évoluer. Pour toute démarche, consultez le site officiel permisdeconduire.ants.gouv.fr ou la fiche pratique service-public.fr — Permis de conduire.
Sources officielles
- service-public.fr — Permis de conduire
- ANTS — Permis de conduire en ligne
- Sécurité routière — Délégation à la sécurité routière
- Légifrance — Code de la route, article L223-1 (permis à points)
- Légifrance — Code de la route, article R221-1 (catégories de permis)
- Légifrance — Code de la route, articles R211-3 et suivants (apprentissage anticipé de la conduite)
Sources officielles
- Service-Public.fr — portail officiel de l'administration française
- Légifrance — textes de loi et jurisprudence
- data.gouv.fr — données ouvertes de l'État
Chaque fait administratif de cet article est sourcé sur les sites officiels ci-dessus. Les règles, montants et délais évoluent : vérifiez la date de mise à jour avant toute démarche.
