Travail et emploi
Question-réponse
Source officielle· Service-Public.fr Vérifiée le 24 octobre 2026Faute grave ou lourde commise par le salarié pendant un préavis : quelles conséquences ?
Mettre en favori

Faute grave ou lourde pendant le préavis : quelles conséquences pour le salarié ?

Le préavis est une période pendant laquelle le contrat continue de produire ses effets. Le salarié qui a démissionné ou qui a été licencié doit, en principe,…

Publié le 25/10/2026 · Mis à jour le 02/11/2026 · 15 min de lecture

Faute grave ou lourde pendant le préavis : quelles conséquences pour le salarié ?

Photo : Ayajiw / Pixabay ? Pixabay Content License · Licence Pixabay Content License

Le préavis est une période pendant laquelle le contrat continue de produire ses effets. Le salarié qui a démissionné ou qui a été licencié doit, en principe, continuer à travailler jusqu'au terme. Mais l'employeur conserve son pouvoir disciplinaire. Si une faute grave ou lourde est commise ou découverte pendant cette période, il peut interrompre le préavis avant son terme.

Cette interruption n'est pas un licenciement. Elle met fin à l'exécution du préavis, avec des conséquences financières différentes selon que le salarié effectuait ou non son préavis. Les indemnités ne sont pas toutes supprimées : l'indemnité compensatrice de congés payés reste due, et l'indemnité de licenciement peut l'être.

Cet article explique les conditions, la procédure, les conséquences financières, la distinction entre faute grave et faute lourde et les erreurs fréquentes. Il s'appuie sur la fiche officielle F22 de Service-Public.gouv.fr et sur le Code du travail.

La réponse en bref

  • L'employeur conserve son pouvoir disciplinaire pendant le préavis.
  • Il peut interrompre le préavis avant son terme si une faute grave ou lourde est commise ou découverte.
  • Il doit respecter la procédure disciplinaire avant de prononcer la sanction.
  • L'interruption du préavis n'est pas un licenciement. C'est une mesure distincte.
  • Si le salarié effectue son préavis, il ne perçoit pas le salaire correspondant à la période restante, mais il perçoit le salaire de la partie déjà effectuée.
  • L'indemnité compensatrice de congés payés reste due dans tous les cas.
  • Si le salarié est dispensé de préavis, il doit être payé comme s'il avait travaillé. En cas de faute grave découverte pendant le préavis, l'indemnité compensatrice de préavis reste acquise.

Qui est concerné

Le dispositif concerne les salariés du secteur privé en préavis de licenciement ou de démission. Il peut aussi concerner d'autres situations de préavis, par exemple une rupture conventionnelle ou un départ à la retraite, selon les règles applicables.

Il concerne les employeurs qui constatent une faute pendant le préavis. La faute peut avoir été commise pendant le préavis ou avant, mais découverte pendant cette période. Dans les deux cas, l'employeur peut réagir.

Les salariés protégés relèvent de règles spécifiques. Les représentants du personnel, les femmes enceintes et certains autres salariés bénéficient d'une protection renforcée. L'employeur doit respecter les procédures particulières.

Les agents publics ne sont pas concernés par ce dispositif, qui relève du Code du travail. Leur régime disciplinaire est différent.

Le cadre juridique

Les règles figurent dans le Code du travail, notamment aux articles L1234-1 à L1234-8 pour le préavis et l'indemnité compensatrice de préavis. Les articles relatifs à la faute grave et à la faute lourde complètent le dispositif.

La faute grave est définie comme un manquement aux obligations du salarié qui rend impossible son maintien dans l'entreprise. Elle peut résulter de faits violents, d'un vol, d'un refus d'exécuter les tâches prévues au contrat ou d'un abandon de poste.

La faute lourde est une action commise dans l'intention de nuire à l'employeur. Elle suppose une intention malveillante. Elle est plus grave que la faute grave et peut justifier des conséquences supplémentaires.

La procédure disciplinaire doit être respectée. L'employeur doit convoquer le salarié à un entretien, lui permettre de s'expliquer et notifier la sanction. Une interruption du préavis sans procédure peut être contestée.

Le principe : le pouvoir disciplinaire continue

Le préavis ne suspend pas le lien de subordination. Le salarié reste tenu d'exécuter ses obligations. L'employeur conserve le pouvoir de sanctionner les manquements.

La faute peut être commise pendant le préavis. Par exemple, un salarié qui insulte un collègue ou qui refuse d'exécuter une tâche peut être sanctionné. La faute peut aussi avoir été commise avant le préavis et être découverte pendant celui-ci.

L'employeur doit agir dans un délai raisonnable. Une sanction tardive peut être contestée. Il doit respecter les règles de prescription des faits fautifs.

L'interruption du préavis est une mesure grave. Elle prive le salarié du salaire de la période restante. L'employeur doit donc disposer d'éléments sérieux et respecter la procédure.

La procédure disciplinaire

La procédure varie selon la nature de la sanction et la taille de l'entreprise. En principe, l'employeur convoque le salarié à un entretien préalable, par lettre recommandée ou remise en main propre.

Lors de l'entretien, le salarié peut se faire assister par une personne de son choix, selon les règles applicables. Il peut présenter ses explications et ses observations.

L'employeur notifie ensuite la sanction par écrit. La lettre précise les faits reprochés, la sanction et ses conséquences. Elle doit être motivée.

Si l'employeur envisage une faute grave ou lourde, il doit le mentionner. La lettre doit permettre au salarié de comprendre les reproches et de préparer sa défense.

Le respect de la procédure est essentiel. Une irrégularité peut entraîner la nullité de la sanction ou des dommages-intérêts. Le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes.

Les conséquences si le salarié effectue son préavis

Lorsque le salarié effectue son préavis, l'interruption l'empêche de percevoir le salaire correspondant à la période restante. Il perçoit le salaire de la partie déjà effectuée.

Cette règle peut paraître sévère, mais elle découle de l'absence de travail. Le salarié n'a pas exécuté la prestation pendant la période restante. Il ne peut donc pas prétendre au salaire correspondant.

En revanche, l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement reste due si le salarié remplit les conditions, notamment d'ancienneté et de nature de la rupture. Il faut distinguer l'indemnité de licenciement et l'indemnité compensatrice de préavis, qui obéissent à des règles différentes.

L'indemnité compensatrice de congés payés reste due dans tous les cas. Elle correspond aux congés acquis et non pris. Elle ne peut pas être supprimée par la faute.

Les conséquences si le salarié est dispensé de préavis

Lorsque l'employeur dispense le salarié d'effectuer son préavis, le salarié doit être payé comme s'il avait travaillé. L'indemnité compensatrice de préavis lui est due.

Si l'employeur découvre, pendant le préavis, une faute grave ou lourde, la totalité de l'indemnité compensatrice de préavis reste acquise au salarié. Cette règle protège le salarié qui n'a pas travaillé parce que l'employeur l'a dispensé.

L'indemnité de licenciement reste due si les conditions sont remplies. La faute grave peut avoir des conséquences sur cette indemnité, selon les règles applicables.

L'indemnité compensatrice de congés payés reste due dans tous les cas. Elle est calculée sur les droits acquis.

La distinction entre faute grave et faute lourde

La faute grave rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. Elle justifie une rupture immédiate, sans préavis ni indemnité de licenciement, selon les règles applicables.

La faute lourde suppose une intention de nuire à l'employeur. Elle est plus grave et peut justifier des conséquences supplémentaires, notamment sur le plan civil ou pénal.

Les deux notions sont appréciées par les juges. L'employeur doit démontrer la réalité des faits et leur gravité. Une simple erreur ou une négligence ne suffit pas.

La qualification de la faute a des conséquences importantes. Elle détermine les indemnités dues, la possibilité de rupture immédiate et les recours du salarié.

Le préavis : ce qu'il faut savoir

Le préavis est la période qui sépare la notification de la rupture de la fin effective du contrat. Il permet à l'employeur de réorganiser le service et au salarié de retrouver un emploi. Sa durée dépend de l'ancienneté, du statut et de la convention collective.

Pendant le préavis, le contrat continue. Le salarié doit travailler, sauf dispense. Il perçoit son salaire. Il acquiert des congés payés. Il reste soumis au pouvoir disciplinaire de l'employeur.

Le préavis peut être effectué, dispensé ou réduit. L'employeur peut dispenser le salarié de travailler tout en maintenant sa rémunération. Le salarié peut demander une dispense, mais l'employeur n'est pas obligé d'accepter.

La dispense de préavis ne met pas fin au contrat. Elle suspend l'obligation de travailler. Le contrat prend fin à la date prévue. Les indemnités sont calculées selon les règles applicables.

Le préavis peut être interrompu pour faute grave ou lourde. Il peut aussi être interrompu par un accord entre les parties, par une rupture conventionnelle ou par un événement extérieur.

Des exemples de fautes pendant le préavis

Une insulte envers un collègue ou un supérieur peut constituer une faute grave si elle est suffisamment grave. Une violence physique, un vol, une destruction de matériel peuvent également justifier une rupture immédiate.

Un refus d'exécuter une tâche prévue au contrat, sans justification, peut être une faute. Un abandon de poste pendant le préavis peut aussi être sanctionné.

Une divulgation d'informations confidentielles, une concurrence déloyale ou un sabotage peuvent constituer des fautes graves ou lourdes. L'intention de nuire caractérise la faute lourde.

Une faute commise avant le préavis peut être invoquée si elle est découverte pendant le préavis. L'employeur doit toutefois respecter les délais de prescription et agir rapidement.

Une simple erreur, une maladresse ou un retard isolé ne suffisent pas. La faute doit être suffisamment grave pour rendre impossible le maintien du salarié.

Le rôle du conseil de prud'hommes

En cas de litige, le conseil de prud'hommes examine la réalité des faits, la gravité de la faute et la régularité de la procédure. Il peut annuler la sanction ou accorder des dommages-intérêts.

Le salarié peut contester la qualification de faute grave ou lourde. Il peut aussi contester l'interruption du préavis et demander le paiement des salaires ou indemnités dus.

L'employeur doit prouver les faits. Il doit produire les éléments : lettres, témoignages, rapports, constats. Le salarié peut produire ses propres éléments.

Le juge apprécie la proportionnalité de la sanction. Une faute grave peut justifier une rupture, mais la sanction doit être cohérente avec les faits et les précédents.

Le juge peut accorder des dommages-intérêts pour préjudice. Il peut aussi ordonner la remise de documents, comme l'attestation Pôle emploi ou le certificat de travail.

Les effets sur les autres droits

L'interruption du préavis peut affecter les droits à l'assurance chômage. Le salarié doit déclarer la situation et fournir les documents. France Travail apprécie les conditions d'indemnisation.

Les droits à la retraite peuvent être affectés si la période de préavis non effectuée n'est pas validée. Il faut vérifier le relevé de carrière.

Les droits à congés payés sont préservés pour la période déjà travaillée. L'indemnité compensatrice de congés payés est due.

Les droits à la formation et au compte personnel de formation sont conservés. Le salarié peut les utiliser après la rupture.

Les droits à l'épargne salariale dépendent des règles du plan. Il faut vérifier les conditions de déblocage.

Comment se défendre

Le salarié qui conteste l'interruption du préavis doit conserver tous les documents : contrat, lettres, bulletins de paie, échanges, témoignages. Il doit demander une copie du dossier disciplinaire.

Il peut se faire assister par un avocat, un représentant du personnel ou un défenseur syndical. L'assistance est recommandée pour préparer l'audience.

Il doit respecter les délais de prescription. Les faits peuvent être contestés pendant plusieurs années, mais il ne faut pas attendre.

Il peut demander une conciliation devant le conseil de prud'hommes. Une transaction peut être envisagée, mais elle doit être libre et éclairée.

Il peut également saisir l'inspection du travail si la procédure n'a pas été respectée. L'inspection peut intervenir et constater les manquements.

Le déroulement de l'entretien

L'entretien préalable est un moment clé. Le salarié doit pouvoir s'exprimer, présenter sa version et poser des questions. Il peut être accompagné par une personne de son choix, selon les règles applicables.

L'employeur doit indiquer les faits reprochés et recueillir les explications. Il ne doit pas prendre sa décision avant l'entretien. Une décision prise à l'avance peut être contestée.

Le salarié peut demander des précisions sur les faits, les témoins et les documents. Il peut produire des éléments de preuve. Il peut aussi garder le silence, mais une explication est souvent utile.

Un procès-verbal peut être établi. Le salarié peut refuser de le signer. Il peut demander une copie.

Après l'entretien, l'employeur doit respecter un délai avant de notifier la sanction. Ce délai permet la réflexion et garantit la régularité de la procédure.

Les sanctions autres que la rupture

L'employeur peut choisir une sanction moins grave qu'une rupture. Un avertissement, un blâme, une mise à pied peuvent être prononcés. La sanction doit être proportionnée aux faits.

La mise à pied disciplinaire suspend le contrat et la rémunération pendant une durée déterminée. Elle doit être motivée et notifiée. Elle peut être contestée.

La sanction peut être inscrite au dossier du salarié. Elle peut avoir des conséquences sur la carrière. Le salarié peut demander son retrait après un certain temps, selon les règles applicables.

L'employeur doit respecter le principe de proportionnalité. Une sanction excessive peut être annulée par le juge. Il doit tenir compte des circonstances et de l'ancienneté.

La sanction doit être prononcée dans un délai raisonnable. Une sanction tardive peut être contestée. L'employeur doit agir avec diligence.

Les erreurs fréquentes

Confondre interruption du préavis et licenciement. L'interruption n'est pas un licenciement. Elle met fin à l'exécution du préavis. Les conséquences juridiques diffèrent.

Oublier la procédure disciplinaire. L'employeur doit convoquer le salarié, l'écouter et notifier la sanction. Une interruption sans procédure est contestable.

Croire que la faute supprime toutes les indemnités. L'indemnité compensatrice de congés payés reste due. L'indemnité de licenciement peut l'être selon les conditions.

Ne pas payer la partie du préavis déjà effectuée. Le salaire correspondant au travail accompli est dû.

Confondre salarié dispensé et salarié qui travaille. Les conséquences financières ne sont pas les mêmes.

Invoquer une faute ancienne ou prescrite. L'employeur doit respecter les délais de prescription et agir dans un délai raisonnable.

La faute lourde : conséquences particulières

La faute lourde est caractérisée par l'intention de nuire à l'employeur. Elle est plus grave que la faute grave. Elle peut justifier une rupture immédiate et priver le salarié de certaines indemnités.

La preuve de l'intention est essentielle. L'employeur doit démontrer que le salarié a agi volontairement pour lui causer un préjudice. Une négligence, même grave, ne suffit pas.

La faute lourde peut avoir des conséquences civiles. L'employeur peut demander des dommages-intérêts pour le préjudice subi. Il peut aussi engager une action pénale si les faits constituent une infraction.

La qualification de faute lourde est rare. Les juges l'apprécient strictement. Une faute grave suffit souvent à justifier la rupture, sans qu'il soit nécessaire de caractériser l'intention de nuire.

L'articulation avec l'indemnité de licenciement

L'indemnité de licenciement est due au salarié qui remplit les conditions d'ancienneté et de nature de la rupture. La faute grave peut la supprimer, selon les règles applicables.

La faute lourde peut également la supprimer. Il faut vérifier la convention collective et les textes applicables.

L'indemnité compensatrice de préavis est distincte. Si le salarié effectue son préavis, il ne perçoit pas le salaire de la période restante. S'il est dispensé, l'indemnité reste due.

L'indemnité compensatrice de congés payés est due dans tous les cas. Elle correspond aux congés acquis et non pris.

Il faut vérifier le solde de tout compte. L'employeur doit payer les salaires, les indemnités et les congés. Un document doit être remis au salarié.

Le cas du préavis de démission

Le salarié qui démissionne doit respecter un préavis, sauf accord ou dispense. Pendant ce préavis, l'employeur conserve son pouvoir disciplinaire.

Si le salarié commet une faute grave pendant son préavis de démission, l'employeur peut interrompre le préavis. Les conséquences sont comparables à celles du préavis de licenciement.

Le salarié qui démissionne peut demander une dispense de préavis. L'employeur peut accepter ou refuser. Une dispense ne dispense pas du respect des obligations.

La démission doit être claire et non équivoque. Un abandon de poste peut être requalifié en démission ou en licenciement, selon les circonstances.

Questions fréquentes

L'employeur peut-il interrompre mon préavis pour une faute commise avant ?

Oui, si la faute est découverte pendant le préavis et si elle est grave ou lourde. L'employeur doit respecter la procédure disciplinaire.

L'interruption du préavis est-elle un licenciement ?

Non. C'est une mesure distincte. Elle met fin à l'exécution du préavis. Les conséquences financières et juridiques ne sont pas celles d'un licenciement.

Est-ce que je perds mon indemnité de licenciement ?

Cela dépend de la qualification de la faute et des règles applicables. La faute grave peut avoir des conséquences sur l'indemnité de licenciement. L'indemnité compensatrice de congés payés reste due.

Est-ce que je perds mon indemnité compensatrice de préavis ?

Si vous effectuez votre préavis, vous ne percevez pas le salaire de la période restante. Si vous êtes dispensé de préavis, l'indemnité compensatrice reste due, même en cas de faute grave découverte pendant le préavis.

Puis-je contester l'interruption du préavis ?

Oui, vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes. Vous pouvez contester la réalité de la faute, sa gravité ou la procédure. Un avocat ou un représentant du personnel peut vous aider.

L'employeur peut-il me licencier pendant le préavis ?

L'employeur peut interrompre le préavis pour faute grave ou lourde, mais il ne peut pas prononcer un nouveau licenciement pour les mêmes faits. L'interruption est une mesure disciplinaire distincte. La procédure doit être respectée.

Puis-je travailler ailleurs pendant mon préavis ?

Si vous êtes dispensé de préavis, vous pouvez travailler ailleurs, sauf clause de non-concurrence ou obligation de loyauté. Si vous effectuez votre préavis, vous devez respecter vos obligations envers votre employeur.

Le préavis est-il prolongé en cas de maladie ?

La maladie peut suspendre le préavis, selon les règles applicables. Elle ne le prolonge pas automatiquement. Il faut vérifier la convention collective et les textes.

La faute lourde est-elle différente de la faute grave ?

Oui. La faute lourde suppose une intention de nuire à l'employeur. Elle est plus grave et peut avoir des conséquences supplémentaires.

Ce qu'il faut retenir

Le préavis n'est pas une zone de protection. L'employeur conserve son pouvoir disciplinaire et peut l'interrompre pour faute grave ou lourde, à condition de respecter la procédure. L'interruption n'est pas un licenciement. Le salarié qui effectue son préavis perd le salaire de la période restante, mais conserve l'indemnité compensatrice de congés payés. Le salarié dispensé de préavis conserve l'indemnité compensatrice de préavis, même si une faute grave est découverte. La qualification de la faute et la régularité de la procédure sont les points centraux d'un éventuel litige.

La transaction après le litige

Après une interruption de préavis contestée, les parties peuvent conclure une transaction. La transaction met fin au litige moyennant des concessions réciproques.

La transaction doit être écrite. Elle doit préciser les droits et obligations de chaque partie. Elle doit être signée par le salarié et l'employeur.

Le salarié doit être libre de consentir. Une transaction signée sous pression peut être annulée. Il est recommandé de consulter un avocat ou un représentant syndical avant de signer.

La transaction peut porter sur les salaires, les indemnités, les dommages-intérêts et les documents de fin de contrat. Elle ne peut pas porter sur des droits indisponibles.

Une transaction bien rédigée évite un contentieux long. Elle doit être claire et complète.

Le rôle des témoignages

Les témoignages peuvent être utiles pour établir les faits. Ils doivent être précis, datés et si possible écrits. Un témoignage vague a peu de valeur.

Le salarié peut produire des attestations de collègues. L'employeur peut produire des rapports ou des courriels. Le juge apprécie la crédibilité des éléments.

Les témoins peuvent être entendus par le juge. Ils doivent dire la vérité. Un faux témoignage peut avoir des conséquences.

Les enregistrements et les messages peuvent être utilisés, sous réserve du respect de la vie privée et de la loyauté de la preuve.

Un dossier bien documenté renforce la position des deux parties.

Sources

Démarches liées

Sources

  • Faute grave ou lourde commise par le salarié pendant un préavis : quelles conséquences ?

    Service-Public.fr · vérifiée le 24/10/2026

    Ouvrir →
Cet article vous a aidé ?
Consultez les démarches correspondantes pour passer à l'action.

À lire également

Démarches en France est un site indépendant, sans affiliation officielle avec l’administration française.