Mains empilées en signe de solidarité — social et entraide

Allocation aux adultes handicapés (AAH) : conditions, montant et demande

L'allocation aux adultes handicapés (AAH) permet de garantir un revenu minimal pour faire face aux dépenses du quotidien aux personnes en situation de handicap et ayant de faibles ressources. Les conditions d'attribution, les plafonds de ressources et le montant diffèrent selon votre taux d'incapacité, votre situation familiale et votre lieu de résidence.

Vue d'ensemble

Ce qu'il faut retenir sur l'allocation aux adultes handicapés (AAH) : conditions, montant, demande et suivi.

Ce qu'il faut savoir

  • L'AAH garantit un revenu minimal aux personnes en situation de handicap ayant de faibles ressources.
  • Les conditions exigent un taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou de 50 % à 79 % avec une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi, un âge d'au moins 20 ans (16 ans dans certains cas), une résidence en France et des ressources plafonnées.
  • Depuis le 1ᵉʳ octobre 2023, l'AAH est calculée sur vos seules ressources personnelles (déconjugalisation), sans tenir compte des revenus de votre conjoint, sauf si ce mode de calcul vous est moins avantageux.
  • Le montant maximal est de 1 041,59 € par mois (cas général) et de 518,73 € à Mayotte ; il est réduit si vous percevez une pension ou une rente.
  • La demande se fait auprès de la MDPH (en ligne ou par courrier) ; la CDAPH instruction la demande et répond dans un délai de 4 mois.

Conditions essentielles

  • Taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou 50 % à 79 % avec restriction substantielle et durable d'accès à un emploi.
  • Âge d'au moins 20 ans (au moins 16 ans si vous n'êtes plus à charge de vos parents pour les prestations familiales).
  • Résidence en France (régimes particuliers à Mayotte).
  • Ressources annuelles inférieures aux plafonds en vigueur (voir section ressources).

Les étapes

  • Vérifier votre taux d'incapacité (décidé par la CDAPH) et votre situation de ressources.
  • Déposer la demande d'AAH auprès de la MDPH de votre lieu de résidence (en ligne ou par formulaire Cerfa).
  • Joindre les documents justificatifs exigés.
  • Attendre l'instruction de la CDAPH (délai de 4 mois, rejet implicite en cas d'absence de réponse).
  • En cas de décision favorable, percevoir l'AAH via la Caf ou la MSA.
  • Déclarer tout changement de situation et, si besoin, demander une révision ou former un recours.

Cette synthèse présente les points essentiels. Le détail des conditions, des plafonds, du montant, des cumuls et des recours est développé dans les sections suivantes.

Cette synthèse ne remplace pas la fiche

Pour les règles propres aux recours en cas de refus, voir la section « Recours et changement de situation ».

Les conditions d'attribution

L'AAH est attribuée sous réserve de remplir des critères d'incapacité, d'âge, de résidence et de ressources.

Vous devez respecter certains critères d'incapacité, d'âge, de résidence et de ressources pour percevoir l'AAH. L'incapacité est évaluée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), en fonction d'un guide-barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités.

Taux d'incapacité
Le taux doit être d'au minimum 80 %. Toutefois, il peut être de 50 % à 79 % si vous avez une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi. La restriction est substantielle dès lors que vous rencontrez des difficultés importantes d'accès à un emploi qui ne peuvent pas être compensées par des mesures d'aménagement spécifique comme un poste de travail adapté. Elle est durable dès lors qu'elle est d'une durée prévisible d'au moins 1 an à partir du dépôt de la demande.
Âge
Vous devez avoir au moins 20 ans. Toutefois, vous pouvez avoir au moins 16 ans si vous n'êtes plus considéré à la charge de vos parents pour l'attribution des prestations familiales — c'est le cas, par exemple, si vous avez quitté le domicile familial.
Résidence
L'AAH est attribuée en France métropolitaine et dans la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon (cas général). Des dispositions particulières s'appliquent à Mayotte : les Français peuvent la percevoir s'ils résident à Mayotte ; les Européens s'ils y résident depuis plus de 3 mois (durée non exigée en cas d'activité professionnelle) ; les personnes d'une autre nationalité s'ils y résident depuis au moins 15 ans et sont en situation régulière (carte de résident ou titre de séjour en cours de validité).

Règle

Ces conditions sont cumulatives : le non-respect d'un seul critère (incapacité, âge, résidence ou ressources) entraîne le refus de l'allocation. L'évaluation du taux d'incapacité par la CDAPH est le premier verrou de la procédure.

Un simulateur en ligne permet de savoir si vous avez droit à l'AAH avant même de déposer une demande formelle.

Les ressources et la déconjugalisation

L'AAH est attribuée sous condition de ressources, avec un mode de calcul réformé depuis octobre 2023.

L'AAH est attribuée sous condition de ressources. Les ressources prises en compte sont celles figurant à la ligne revenu net catégoriel de votre avis d'imposition de 2024 (pour une demande d'AAH faite en 2026). Certains revenus sont pris en compte partiellement (revenus des activités commerciales, artisanales, libérales ou agricoles ; traitements et salaires, pensions, rentes viagères à titre gratuit et rémunérations des gérants et associés de certaines sociétés ; rémunération garantie versée en cas de travail en Ésat), tandis que les revenus fonciers sont pris en compte intégralement.

Depuis le 1ᵉʳ octobre 2023, le montant de l'AAH est calculé uniquement à partir de vos ressources personnelles, sans tenir compte des revenus de la personne avec laquelle vous vivez en couple. Ce mode de calcul est appelé déconjugalisation. Toutefois, dans certains cas (par exemple si vos ressources personnelles sont plus élevées que celles de votre conjoint), la déconjugalisation peut être moins avantageuse : dans ce cas, l'ancien mode de calcul (la conjugalisation) est conservé. C'est votre Caf ou MSA qui évalue et applique automatiquement le mode de calcul le plus avantageux pour vous : vous n'avez pas de démarche à faire.

  • 0

    Ressources (déconjugalisation)
    12 499 €
    Ressources personnelles (conjugalisation)
    12 499 €
    Ressources du couple (conjugalisation)
    22 623 €
  • 1

    Ressources (déconjugalisation)
    18 749 €
    Ressources personnelles (conjugalisation)
    18 749 €
    Ressources du couple (conjugalisation)
    28 873 €
  • 2

    Ressources (déconjugalisation)
    24 998 €
    Ressources personnelles (conjugalisation)
    24 998 €
    Ressources du couple (conjugalisation)
    35 122 €
  • 3

    Ressources (déconjugalisation)
    31 248 €
    Ressources personnelles (conjugalisation)
    31 248 €
    Ressources du couple (conjugalisation)
    41 372 €
  • 4

    Ressources (déconjugalisation)
    37 497 €
    Ressources personnelles (conjugalisation)
    37 497 €
    Ressources du couple (conjugalisation)
    47 621 €

Règle

Les plafonds sont exprimés en ressources annuelles et modulés selon le nombre d'enfants à charge au sens des prestations familiales. Le tableau compare le régime de la déconjugalisation (ressources personnelles uniquement) et celui de la conjugalisation (ressources personnelles et ressources du couple, ce dernier régime s'appliquant aux personnes déjà bénéficiaires de l'AAH).

Pour Mayotte, des plafonds spécifiques et plus bas s'appliquent (par exemple 6 225 € de ressources personnelles pour une personne seule sans enfant), liés aux dispositions particulières du régime mahorais.

Comment faire la demande ?

La demande d'AAH se dépose auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du lieu de résidence.

La demande peut être faite en ligne par le biais d'un téléservice, si la MDPH de votre lieu de résidence le propose, ou par courrier à l'aide d'un formulaire (Cerfa n° 15692). Vous devez joindre les documents justificatifs mentionnés à l'occasion de votre demande ; les documents sont envoyés (ou scannés si la demande est en ligne) à la MDPH de votre lieu de résidence.

Dépôt de la demande
En ligne (téléservice MDPH, si disponible) ou par courrier avec le formulaire Cerfa de demande de prestations handicap (AAH, PCH, admission en Ésat, hébergement...). Les pièces justificatives accompagnent la demande.
RQTH systématique
Une procédure de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est systématiquement engagée à l'occasion de l'instruction d'une demande d'AAH, même si vous ne demandez pas explicitement cette reconnaissance.
Instruction par la CDAPH
La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la MDPH instruit la demande. Sa réponse intervient dans un délai de 4 mois. L'absence de réponse de la CDAPH pendant plus de 4 mois vaut décision implicite de rejet.

Règle

Le dépôt en ligne est conditionné à la disponibilité du téléservice dans votre département : toutes les MDPH ne l'offrent pas. Dans tous les cas, les documents justificatifs doivent parvenir à la MDPH pour que la demande soit instruite.

La MDPH est votre interlocutrice pour le dépôt et le suivi de la demande ; la Caf ou la MSA est ensuite l'organisme qui verse l'allocation et gère les déclarations de ressources.

Le montant de l'AAH

Le montant de l'AAH dépend de vos ressources et de votre situation : montant maximal, différence avec une pension, ou réduction.

Le montant de l'AAH dépend de vos ressources. Le montant maximal est de 1 041,59 € par mois (cas général), que votre taux d'incapacité soit compris entre 50 % et 79 % ou supérieur. À Mayotte, le montant maximal est de 518,73 € par mois.

Vous n'avez aucune ressource
Vous recevez le montant maximal de l'AAH, soit 1 041,59 € par mois (cas général) ou 518,73 € (Mayotte).
Vous percevez une pension ou une rente
Si vous percevez une pension ou une rente (invalidité, retraite, accident du travail), vous recevez la différence entre le montant de votre pension et le montant maximal de l'AAH (1 041,59 €).
Vous travaillez en milieu ordinaire
Le montant de votre AAH est calculé en fonction de vos revenus d'activité. Vous devez effectuer une déclaration trimestrielle de vos ressources auprès de la Caf ou de la MSA, en remplissant un formulaire envoyé par courrier postal.
Estimation en ligne
Un simulateur officiel permet de faire une estimation du montant de l'AAH auquel vous pouvez prétendre, en fonction de votre situation.

Règle

Le principe est simple : l'AAH sert de complément jusqu'au montant maximal. Plus vos ressources ou vos pensions sont élevées, plus le montant versé est réduit, jusqu'à disparaître lorsque vos ressources dépassent les plafonds.

Le calcul du montant tient compte des ressources personnelles (déconjugalisation) ou du couple (conjugalisation) selon le mode le plus avantageux, appliqué automatiquement par la Caf ou la MSA.

Les réductions de montant

Le montant de l'AAH peut être réduit en cas d'hospitalisation, d'hébergement en établissement ou d'incarcération prolongée.

Lorsque vous êtes hospitalisé ou hébergé en maison d'accueil spécialisée (Mas), ou incarcéré, le montant de l'AAH peut être réduit si la situation dure plus de 60 jours.

Hospitalisation ou hébergement en Mas moins de 60 jours
Vous continuez à percevoir le montant maximal de l'AAH, soit 1 041,59 € par mois (cas général).
Hospitalisation ou hébergement en Mas plus de 60 jours
Le montant de l'AAH est réduit à 30 %, soit 312 € par mois (cas général). Toutefois, cette réduction ne s'applique pas si vous êtes dans l'une des situations suivantes : vous payez un forfait journalier (23 € par jour) ; vous avez au moins 1 enfant à charge au sens des prestations familiales ; vous avez 1 ascendant à charge au sens fiscal (vous lui versez une pension alimentaire) ; la personne avec laquelle vous vivez en couple ne travaille pas pour un motif reconnu par la CDAPH. À la fin de votre hospitalisation ou hébergement, vous recevez de nouveau le montant maximal de l'AAH.
Incarcération moins de 60 jours
Vous continuez à percevoir le montant maximal de l'AAH.
Incarcération plus de 60 jours
Le montant de l'AAH est réduit à 30 %, soit 312 € par mois (cas général) ou 156 € (Mayotte). La réduction ne s'applique pas si vous avez au moins 1 enfant ou 1 ascendant à charge, ou si la personne avec laquelle vous vivez en couple ne travaille pas pour un motif reconnu par la CDAPH. À la fin de votre incarcération, vous recevez de nouveau le montant maximal de l'AAH.

Règle

La réduction à 30 % s'applique donc uniquement au-delà de 60 jours d'hospitalisation, d'hébergement ou d'incarcération, et sous réserve des exceptions protectrices (enfants, ascendants à charge, forfait journalier, conjoint sans emploi reconnu).

Ces réductions visent à tenir compte de la prise en charge par l'établissement (hospitalisation, Mas) ou de la situation de détention, tout en protégeant les personnes ayant des charges familiales.

La durée d'attribution et la révision

L'AAH est accordée pour une durée limitée, fonction de votre taux d'incapacité, et peut être révisée.

L'AAH est accordée pour une durée comprise entre 1 an et 5 ans. Si le handicap est stable et qu'aucune amélioration n'est possible, l'AAH peut être accordée pour une durée plus longue, jusqu'à 10 ans maximum. Avant la fin du délai d'attribution, le droit à l'AAH peut être révisé si votre situation change.

Taux d'incapacité d'au moins 80 %
L'AAH est accordée pour une durée de 1 à 10 ans, ou à vie si votre handicap ne peut pas évoluer favorablement. Lorsque l'AAH n'est pas attribuée à vie, vous pouvez refaire une demande avant la fin de la période d'attribution, en respectant la même démarche que pour la demande initiale (même formulaire et mêmes pièces).
Taux d'incapacité de 50 % à 79 %
L'AAH est accordée pour une durée de 1 à 2 ans, ou de 1 à 5 ans si votre handicap ne peut pas évoluer favorablement au cours de cette période. Avant la fin de la période d'attribution, vous pouvez refaire une demande en respectant la même démarche.
Révision
La révision peut être demandée par vous-même, par la Caf ou la MSA, ou par le préfet. Elle intervient si votre situation (taux d'incapacité, ressources, situation familiale) évolue.

Règle

La durée d'attribution est donc corrélée au taux d'incapacité : plus le taux est élevé, plus la durée (et la possibilité d'une attribution à vie) est longue. Le renouvellement suppose une nouvelle demande déposée avant l'échéance.

Penser à déposer la demande de renouvellement avant la fin de la période d'attribution permet d'éviter une interruption de versement.

L'AAH au moment de la retraite

Le maintien ou la fin de l'AAH au moment du départ à la retraite dépend de votre taux d'incapacité.

Tout dépend de votre taux d'incapacité. L'article 254 de la loi de finances pour 2024 permet aux personnes qui perçoivent l'AAH de continuer à recevoir cette allocation s'ils décident de poursuivre leur activité professionnelle après leur âge d'ouverture des droits à la retraite ; cette mesure entrera en vigueur à une date fixée par décret.

Taux d'incapacité d'au moins 80 %
Vous pouvez cumuler votre pension de retraite et l'AAH si le montant de votre pension est inférieur au montant maximal de l'AAH (1 041,59 €). Vous recevez alors la différence entre le montant de votre pension et le montant maximal de l'AAH. Si vous avez perdu votre droit à l'AAH du fait de l'augmentation de votre retraite liée à la réforme des retraites, vous pouvez néanmoins continuer à percevoir les compléments AAH, à savoir la majoration pour la vie autonome (MVA) et le complément de ressources (si vous y aviez encore droit).
Taux d'incapacité de 50 % à 79 %
Le versement de l'AAH prend fin à partir de l'âge légal du départ à la retraite. Si vous n'avez jamais cotisé à l'assurance vieillesse ou si vous ne percevez aucun avantage, l'AAH est remplacée par l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).

Règle

La distinction est nette : au-delà de 80 % d'incapacité, l'AAH peut se prolonger sous forme de complément de la retraite ; en deçà, elle s'arrête à l'âge légal et laisse place, le cas échéant, à l'Aspa.

La mesure de la loi de finances 2024 (poursuite d'activité après l'âge de la retraite) n'est pas encore en vigueur : sa mise en application est subordonnée à la publication d'un décret. Les informations de cette fiche restent valables dans l'attente.

Les cumuls possibles

L'AAH peut se cumuler avec certaines prestations, tandis que d'autres entraînent une réduction ou une exclusion.

L'AAH peut se cumuler avec plusieurs prestations, mais pas avec toutes. Si vous percevez d'autres allocations, vous recevez en général une AAH réduite.

Cumuls autorisés
L'AAH peut se cumuler avec la prime d'activité, la majoration pour la vie autonome (MVA), le complément de ressources (supprimé depuis décembre 2019, mais conservé pour les personnes qui y avaient droit, pendant une durée maximum de 10 ans), et la réduction sociale téléphonique.
Autres allocations
Si vous percevez d'autres allocations (par exemple une pension d'invalidité ou le RSA), vous recevez une AAH réduite.
Non-cumul avec l'ASS
Il n'est pas possible de cumuler l'AAH et l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Toutefois, si vous perceviez ces 2 aides au 31 décembre 2016, vous pouvez continuer à les percevoir tant que vous remplissez les conditions, pendant une durée maximum de 10 ans.

Règle

Le principe de non-cumul concerne l'ASS ; les autres prestations (prime d'activité, MVA) sont compatibles, tandis que les allocations de même nature (pension d'invalidité, RSA) réduisent le montant de l'AAH plutôt que de l'annuler.

Le cumul avec la prime d'activité est particulièrement utile pour les bénéficiaires qui reprennent une activité professionnelle : il permet de compléter les revenus d'activité au-delà de l'AAH seule.

Recours et changement de situation

En cas de refus de la CDAPH, un recours administratif préalable obligatoire puis un recours judiciaire sont possibles. Tout changement de situation doit être déclaré.

La décision de refus de la CDAPH peut faire l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) auprès de la MDPH. Ce recours doit être exercé avant tout recours devant le tribunal.

Recours administratif préalable obligatoire (RAPO)
Le RAPO doit être déposé dans un délai de 2 mois à partir de la réception de la décision contestée. Cette décision doit être jointe au recours. L'absence de réponse de la CDAPH pendant plus de 2 mois vaut décision implicite de rejet.
Recours devant le tribunal
À partir de la décision (explicite ou implicite), vous avez 2 mois pour faire un recours devant le tribunal judiciaire du lieu de votre résidence.
Déclaration de changement de situation
Tout changement dans votre situation (déménagement, coordonnées bancaires, vie familiale...) doit être déclaré à la Caf ou à la MSA, car il peut avoir un impact sur votre AAH. La déclaration peut se faire en ligne (avec vos identifiants ou FranceConnect, en scannant les pièces justificatives) ou sur place (formulaire de déclaration de changement de situation, avec les pièces jointes).
Décès du titulaire
Les héritiers doivent informer la Caf ou la MSA du décès du titulaire. Les héritiers n'ont pas à rembourser les sommes qui ont été versées au titulaire de l'AAH.

Règle

Le RAPO est une étape obligatoire : un recours directement devant le tribunal serait irrecevable. Les délais (2 mois pour le RAPO, 2 mois pour le tribunal) sont stricts et se décomptent respectivement à compter de la réception de la décision et à compter de la décision (explicite ou implicite) issue du RAPO.

Les informations de cette fiche sont vérifiées et datées (vérification du 5 octobre 2026). Les montants (1 041,59 €, 518,73 €, 312 €, 23 €) et plafonds évoluent régulièrement : vérifier les données en vigueur auprès de votre Caf, de votre MSA ou de votre MDPH.

Textes applicables

Sources officielles

  • Service-Public.fr

    Allocation aux adultes handicapés (AAH)

    Vérifiée le 2026-10-04

    Ouvrir

Voir aussi

    L'AAH est une prestation de la Sécurité sociale dont les conditions, plafonds et montants sont fixés par le code de la sécurité sociale et évoluent régulièrement. Vérifier les montants et plafonds en vigueur auprès de votre Caf, de votre MSA ou de votre MDPH avant tout dépôt de demande.

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