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Source officielle· Service-Public.fr Vérifiée le 24 octobre 2026Peut-on transmettre un bien à deux bénéficiaires successifs ?
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Peut-on transmettre un bien à deux bénéficiaires successifs ?

Transmettre un bien à une personne, puis à une autre après son décès, est une possibilité prévue par le Code civil. Elle permet de faire durer une intention…

Publié le 25/10/2026 · Mis à jour le 02/11/2026 · 15 min de lecture

Peut-on transmettre un bien à deux bénéficiaires successifs ?

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Transmettre un bien à une personne, puis à une autre après son décès, est une possibilité prévue par le Code civil. Elle permet de faire durer une intention sur plusieurs générations : maintenir un bijou dans la famille, garantir un logement à un proche, préparer la transmission d'un patrimoine.

Cette technique porte un nom : la donation ou le legs graduel, ou la donation ou le legs résiduel, selon le degré de liberté laissé au premier bénéficiaire. Les deux mécanismes reposent sur une idée commune : le premier bénéficiaire reçoit le bien, mais il doit le transmettre à une seconde personne désignée.

Le dispositif est encadré. Il ne doit pas porter atteinte à la réserve héréditaire, il doit respecter les formes prévues et il produit des effets fiscaux spécifiques. Cet article explique les deux régimes, les formes à respecter et les points de vigilance.

La réponse en bref

  • Oui, vous pouvez transmettre un bien mobilier ou immobilier à deux bénéficiaires successifs.
  • La transmission peut être faite par donation ou par legs.
  • Vous devez désigner les deux bénéficiaires dans l'acte de donation ou dans le testament.
  • Deux mécanismes existent : la transmission graduelle et la transmission résiduelle.
  • Dans le graduel, le premier bénéficiaire doit conserver le bien et le transmettre à son décès.
  • Dans le résiduel, le premier bénéficiaire n'est pas obligé de conserver ; il transmet ce qu'il en reste.
  • Les bénéficiaires n'ont pas besoin d'un lien de parenté avec le donateur ou le testateur.

Le principe

Le Code civil permet de transmettre un bien à deux bénéficiaires successifs. Le premier reçoit le bien, et le second le reçoit au décès du premier. Cette transmission est organisée par l'acte de donation ou par le testament.

Le mécanisme déroge à l'interdiction des substitutions. En principe, une personne ne peut pas imposer à un héritier de conserver un bien pour le transmettre à un tiers. Cette règle évite que les biens soient immobilisés pendant des générations. Elle protège la circulation des richesses et la liberté des héritiers.

Les donations et legs graduels ou résiduels sont des exceptions autorisées. Ils permettent de concilier la volonté du donateur avec la liberté du premier bénéficiaire, dans les limites prévues par la loi.

Chaque bien transmis doit être identifié. Il peut s'agir d'un bien immobilier, d'un meuble, d'un portefeuille de valeurs mobilières, d'un objet d'art. L'identification permet de savoir ce qui est transmis et à qui. Elle évite les ambiguïtés lors de la succession.

La transmission graduelle

Dans la donation ou le legs graduel, l'acte oblige le premier bénéficiaire à conserver les biens transmis. Il ne peut pas les vendre, les donner ou les hypothéquer librement.

Au décès du premier bénéficiaire, les biens sont transmis au second bénéficiaire désigné dans l'acte. Le premier bénéficiaire n'a pas la liberté de choisir un autre destinataire.

Ce mécanisme est utilisé pour maintenir un bien dans une famille. Un parent peut léguer des bijoux à sa fille, en lui demandant de les conserver et de les transmettre à ses propres enfants.

Il est aussi utilisé pour garantir un bien à une personne vulnérable, tout en préparant sa transmission. Le premier bénéficiaire doit conserver le bien, ce qui le protège contre les aliénations imprudentes.

Le premier bénéficiaire a la charge de conserver. Il doit entretenir le bien, payer les charges et éviter les dégradations. Il ne peut pas disposer du bien sans respecter les règles.

La transmission résiduelle

Dans la donation ou le legs résiduel, l'acte n'impose pas au premier bénéficiaire de conserver les biens. Il doit simplement transmettre ce qu'il en reste au second bénéficiaire.

Le premier bénéficiaire peut donc vendre, donner ou consommer le bien. Il doit toutefois transmettre ce qui subsiste au moment de son décès.

Ce mécanisme est plus souple. Il est utilisé pour garantir un logement à un proche, tout en lui permettant de vendre le bien s'il ne peut plus l'entretenir. Le second bénéficiaire recevra ce qui reste, ou rien si le bien a été consommé.

Un père peut donner un appartement à son fils en situation de handicap, en désignant sa petite-fille comme second bénéficiaire. Si le fils vend l'appartement, la petite-fille ne recevra pas le bien. Elle recevra ce qui reste du prix, si le premier bénéficiaire l'a conservé.

Le résiduel est donc moins protecteur pour le second bénéficiaire. Il offre plus de liberté au premier. Le choix entre les deux régimes dépend de l'objectif poursuivi.

Choisir entre graduel et résiduel

Le choix dépend de la volonté du donateur ou du testateur. S'il souhaite garantir la conservation du bien, il optera pour le graduel. S'il souhaite laisser de la liberté au premier bénéficiaire, il optera pour le résiduel.

Le graduel est adapté aux biens familiaux, aux objets de valeur, aux biens qui ont une charge affective. Il garantit que le bien parviendra au second bénéficiaire.

Le résiduel est adapté aux biens qui peuvent être vendus ou transformés, notamment un logement. Il permet au premier bénéficiaire de s'adapter à sa situation.

Le choix doit être explicite. L'acte doit indiquer le régime retenu. À défaut, le juge peut être amené à interpréter la volonté du disposant.

Il est conseillé de consulter un notaire pour rédiger l'acte. Le notaire vérifie la conformité du dispositif, identifie les biens et conseille sur le régime le plus adapté. Il peut aussi anticiper les difficultés pratiques et proposer des clauses de sauvegarde.

La forme de l'acte

Pour une donation, un acte notarié est obligatoire. La donation entre vifs doit être établie par notaire, à peine de nullité. Le notaire rédige l'acte, vérifie la capacité des parties et procède aux formalités.

Pour un legs, un testament suffit. Le testament peut être olographe, authentique ou mystique. Le testament olographe doit être écrit, daté et signé de la main du testateur.

Le testament peut désigner les deux bénéficiaires et préciser le régime. Il peut aussi prévoir des charges, des conditions ou des modalités.

Le legs doit être déposé chez un notaire pour être exécuté. Le notaire vérifie la validité du testament et organise la transmission.

La donation peut également prévoir une charge de conservation ou une obligation de transmettre. Le notaire rédige les clauses correspondantes.

Le cadre juridique

Les articles 1048 à 1056 du Code civil régissent la donation ou le legs graduel. Ils prévoient l'obligation de conserver et la transmission au second bénéficiaire.

Les articles 1057 à 1061 du Code civil régissent la donation ou le legs résiduel. Ils prévoient la liberté du premier bénéficiaire et l'obligation de transmettre ce qui reste.

Les articles 931 à 952 du Code civil régissent la donation notariée. L'article 931 impose un acte notarié pour les donations.

Les articles 1003 à 1009 du Code civil organisent le dépôt et la mise en exécution des testaments. Le notaire joue un rôle central dans cette procédure.

L'article 896 du Code civil interdit les substitutions. Les articles 1048 et suivants prévoient l'exception des libéralités graduelles et résiduelles.

La fiscalité

Les droits de mutation dus par le second bénéficiaire dépendent de son lien de parenté avec le défunt. Les droits payés au moment de la première transmission sont pris en compte pour calculer le montant dû.

Cette règle évite une double imposition excessive. Elle ne supprime pas les droits, mais elle les module en fonction de la situation.

Le lien de parenté détermine l'abattement et le barème. Un enfant, un petit-enfant, un frère ou un tiers ne bénéficient pas des mêmes règles.

Le notaire calcule les droits et établit la déclaration. Il vérifie les justificatifs et s'assure que les biens sont correctement évalués.

Une erreur d'évaluation peut entraîner un redressement. Il faut donc déclarer les biens à leur valeur réelle et conserver les justificatifs.

La protection des héritiers réservataires

La donation ou le legs graduel ou résiduel ne doit pas porter atteinte à la réserve héréditaire. La réserve est la part des biens qui revient obligatoirement à certains héritiers.

Le disposant ne peut transmettre que la quotité disponible. Si la libéralité empiète sur la réserve, elle peut être réduite à la demande des héritiers réservataires.

Le notaire vérifie la situation familiale et calcule la quotité disponible. Il conseille le disposant sur les limites de son pouvoir.

Une libéralité qui porte atteinte à la réserve peut être contestée après le décès. Les héritiers peuvent demander la réduction de la libéralité.

Il est donc essentiel d'anticiper et de vérifier la conformité du dispositif. Une rédaction imprécise peut entraîner des contentieux.

Les origines du dispositif

Le mécanisme trouve son origine dans l'ancien droit, qui permettait de grever un bien d'une charge de transmission. Le Code civil a repris cette possibilité, tout en l'encadrant pour éviter les immobilisations perpétuelles.

L'objectif est de permettre au disposant de transmettre un bien sur deux générations, sans créer une chaîne infinie d'obligations. Le second bénéficiaire n'est pas tenu de transmettre à son tour, sauf clause contraire.

Le dispositif est utilisé dans les familles qui souhaitent préserver un patrimoine, mais aussi dans les situations de protection. Il permet de garantir un bien à une personne tout en préparant l'avenir.

La loi encadre le dispositif pour protéger les héritiers réservataires et les créanciers. Le premier bénéficiaire ne peut pas faire ce qu'il veut, surtout dans le régime graduel.

Rédiger les clauses

La rédaction des clauses est essentielle. L'acte doit désigner les deux bénéficiaires, identifier les biens et préciser le régime retenu.

Il doit indiquer si le premier bénéficiaire a l'obligation de conserver ou s'il peut disposer. Cette indication conditionne l'application du régime graduel ou résiduel.

L'acte peut prévoir des obligations accessoires : entretien du bien, paiement des charges, assurance, interdiction de vendre sans accord. Ces clauses renforcent la protection du second bénéficiaire.

Il peut aussi prévoir ce qui se passe si le second bénéficiaire décède avant le premier, ou si le premier renonce. Ces hypothèses doivent être anticipées.

Le notaire rédige les clauses et vérifie leur conformité. Une clause ambiguë peut être source de contentieux. Il vaut mieux préciser que de laisser au juge le soin d'interpréter.

Le rôle du notaire

Le notaire est un acteur central. Il rédige l'acte, vérifie la capacité des parties et s'assure de la conformité du dispositif.

Il identifie les biens et vérifie leur situation juridique. Il consulte le fichier des testaments et vérifie l'absence de dispositions antérieures.

Il calcule la quotité disponible et vérifie que la libéralité ne porte pas atteinte à la réserve. Il conseille le disposant sur les conséquences de son choix.

Il organise la publicité foncière pour les biens immobiliers. Il conserve les actes et délivre des copies.

Il intervient aussi au décès du premier bénéficiaire. Il organise la transmission au second, vérifie les droits et établit les actes nécessaires.

Des exemples concrets

Un grand-père souhaite transmettre une maison de famille à sa fille, puis à ses petits-enfants. Il opte pour une donation graduelle. Sa fille doit conserver la maison et la transmettre à ses enfants à son décès.

Une mère souhaite garantir un logement à son fils en situation de handicap, tout en préparant la transmission à sa petite-fille. Elle opte pour une donation résiduelle. Son fils peut vendre le logement s'il ne peut plus l'entretenir, et la petite-fille reçoit ce qui reste.

Un collectionneur souhaite transmettre une œuvre à son neveu, puis à un musée. Il opte pour un legs graduel. Son neveu doit conserver l'œuvre et la transmettre au musée à son décès.

Un couple souhaite transmettre un portefeuille de valeurs mobilières à un enfant, puis à un petit-enfant. Il opte pour une donation résiduelle. L'enfant peut vendre les titres, mais doit transmettre ce qui reste.

Ces exemples montrent la diversité des situations. Le choix du régime dépend de l'objectif et de la nature du bien.

Les droits du premier bénéficiaire

Le premier bénéficiaire reçoit le bien et peut l'utiliser. Dans le régime graduel, il doit le conserver ; dans le régime résiduel, il peut en disposer.

Il peut percevoir les revenus du bien, l'habiter ou le louer. Il doit payer les charges, les impôts et les frais d'entretien. Il doit se comporter en propriétaire prudent.

Il ne peut pas hypothéquer le bien sans respecter les règles. Dans le graduel, l'hypothèque peut être contestée si elle compromet la transmission. Dans le résiduel, elle est possible, mais le second bénéficiaire supporte le risque.

Il peut renoncer à la libéralité. La renonciation doit être faite dans les formes prévues. Elle peut avoir des conséquences fiscales et civiles.

Il doit rendre compte au second bénéficiaire, dans certaines situations. Le notaire peut organiser les modalités de cette information.

Les droits du second bénéficiaire

Le second bénéficiaire a un droit de créance sur le bien. Il ne devient propriétaire qu'au décès du premier, ou dans les conditions prévues par l'acte.

Dans le graduel, il peut surveiller la conservation du bien et agir si le premier bénéficiaire ne respecte pas ses obligations. Il peut demander des comptes ou saisir le juge.

Dans le résiduel, il ne peut pas empêcher la vente, mais il a droit à ce qui reste. Si le premier bénéficiaire a consommé le bien, il ne reçoit rien.

Il peut renoncer à son droit. La renonciation doit être faite dans les formes prévues. Elle peut avoir des conséquences fiscales.

Il doit payer les droits de mutation à son entrée en possession. Le notaire calcule les droits et établit la déclaration.

Les limites du dispositif

Le dispositif n'est pas un moyen de contourner la réserve héréditaire. La libéralité doit respecter la quotité disponible. Une libéralité excessive peut être réduite.

Il ne permet pas non plus de créer une chaîne perpétuelle de transmissions. Les substitutions sont interdites, et seules les libéralités graduelles et résiduelles sont autorisées, dans les conditions prévues.

Il ne garantit pas le second bénéficiaire contre la mauvaise gestion du premier. En cas de résiduel, le premier peut consommer le bien. En cas de graduel, il peut le dégrader, même s'il est tenu de le conserver.

Il ne dispense pas des formalités fiscales. Les droits doivent être déclarés et payés. Une omission peut entraîner des sanctions.

Il ne remplace pas un conseil adapté. Chaque situation est différente. Le notaire est le mieux placé pour conseiller et rédiger l'acte.

Cas particuliers

Second bénéficiaire décédé avant le premier. La charge devient sans objet. Le premier bénéficiaire conserve le bien. L'acte peut prévoir une solution, notamment un autre bénéficiaire.

Premier bénéficiaire qui aliène le bien. En cas de graduel, l'aliénation est contraire à la charge. Le second bénéficiaire peut agir. En cas de résiduel, l'aliénation est possible.

Bien immobilier. La donation doit être notariée. L'acte doit être publié au service de la publicité foncière.

Bien indivis. La transmission d'un bien indivis nécessite l'accord des indivisaires ou une décision de justice. La situation doit être vérifiée.

Bénéficiaire mineur. Le représentant légal agit pour le mineur. Une autorisation du juge peut être nécessaire pour certains actes.

Bénéficiaire étranger. La fiscalité et la loi applicable peuvent varier. Un conseil spécialisé est recommandé.

Libéralité en nue-propriété. Le dispositif peut être combiné avec une donation en nue-propriété. Les règles sont techniques.

Erreurs fréquentes

Croire que la transmission à deux bénéficiaires est interdite. Elle est autorisée, dans le cadre des libéralités graduelles et résiduelles.

Confondre graduel et résiduel. Le premier oblige à conserver, le second permet de disposer. Les conséquences sont très différentes.

Omettre de désigner le second bénéficiaire. L'acte doit identifier les deux bénéficiaires. À défaut, le dispositif ne fonctionne pas.

Négliger la forme notariée. La donation doit être notariée. Un écrit sous seing privé ne suffit pas.

Oublier la réserve héréditaire. La libéralité ne doit pas empiéter sur la réserve. Une réduction est possible.

Sous-estimer la fiscalité. Les droits du second bénéficiaire dépendent de son lien de parenté. Le calcul doit être anticipé.

Croire que le second bénéficiaire est garanti. En cas de résiduel, il ne reçoit que ce qui reste. En cas de graduel, l'aliénation peut être contestée, mais le risque existe.

Ne pas prévoir le décès du second bénéficiaire avant le premier. L'acte doit envisager cette hypothèse pour éviter les difficultés.

Questions fréquentes

Peut-on transmettre un bien à deux bénéficiaires successifs ?

Oui. La transmission peut être faite par donation ou par legs, avec un régime graduel ou résiduel.

Quelle est la différence entre graduel et résiduel ?

Dans le graduel, le premier bénéficiaire doit conserver le bien. Dans le résiduel, il peut en disposer et doit transmettre ce qui reste.

Faut-il un notaire ?

Pour une donation, oui. Pour un legs, un testament suffit, mais le notaire est recommandé pour l'exécution.

Les bénéficiaires doivent-ils être parents ?

Non. Ils n'ont pas besoin d'un lien de parenté avec le donateur ou le testateur.

Quels biens peuvent être transmis ?

Tous les biens : immobiliers, meubles, valeurs mobilières, objets d'art. Chaque bien doit être identifié.

Comment sont calculés les droits de succession ?

Ils dépendent du lien de parenté du second bénéficiaire avec le défunt. Les droits payés lors de la première transmission sont pris en compte.

La libéralité peut-elle être contestée ?

Oui, si elle porte atteinte à la réserve héréditaire. Les héritiers réservataires peuvent demander une réduction.

Que se passe-t-il si le second bénéficiaire décède avant le premier ?

La charge devient sans objet. L'acte peut prévoir une solution, notamment un autre bénéficiaire.

Peut-on combiner avec une donation en nue-propriété ?

Oui, les dispositifs peuvent être combinés. Les règles sont techniques et nécessitent un conseil.

Le premier bénéficiaire peut-il vendre le bien ?

En cas de graduel, non, sauf autorisation. En cas de résiduel, oui, mais il doit transmettre ce qui reste.

Le second bénéficiaire peut-il agir si le bien est mal entretenu ?

Dans le graduel, oui. Il peut demander des comptes et saisir le juge si le premier bénéficiaire ne respecte pas son obligation de conservation.

La libéralité est-elle valable si elle est rédigée sur papier libre ?

Pour une donation, non : un acte notarié est obligatoire. Pour un legs, un testament olographe peut suffire, mais le notaire est recommandé.

Peut-on prévoir un troisième bénéficiaire ?

La loi encadre les transmissions successives. Un troisième bénéficiaire peut être prévu dans certains cas, mais le dispositif doit rester conforme aux règles sur les substitutions. Un notaire doit être consulté.

La libéralité est-elle imposée au second bénéficiaire ?

Non. Le second bénéficiaire peut renoncer à son droit. La renonciation doit être faite dans les formes prévues.

Le dispositif fonctionne-t-il pour les biens à l'étranger ?

La loi applicable peut varier selon la situation du bien. Un conseil spécialisé est recommandé pour les biens situés à l'étranger.

Faut-il déclarer la libéralité à l'administration fiscale ?

Oui. Les donations et les legs doivent être déclarés. Les droits sont calculés selon le lien de parenté et la valeur des biens.

Sources

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Sources

  • Peut-on transmettre un bien à deux bénéficiaires successifs ?

    Service-Public.fr · vérifiée le 24/10/2026

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